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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 01:20

Il était une fois.... le plus beau bateau du monde.

Le p'tit gars blond aux yeux bleus vient chaque été au mois de juillet dans cette région, toujours au même endroit.

 Une pinède bordée par une plage au fond d'une grande baie, c'est là que ses parents plantent la tente, camping sauvage.
Chaque année au même emplacement.
La "cuisine-salle à manger-salle de séjour-dernier salon où l'on cause autour d'un pastis" est installée sur une butte sablonneuse à l'ombre de deux grands pins parasols. Depuis là, le regard embrasse toute la baie, un vrai nid de pie dans la mâture.
Sa tente canadienne, le p'tit gars il la cache toujours sous des buissons, ça fait plus "aventure" et surtout il profite de l'ombre matinale pour dormir plus longtemps; c'est que lui ne l'est pas matinal.

Pendant un mois, la vie se passe dans la chaleur, l'odeur de la sève des pins, le chant des cigales et les stridulations des criquets.


Cette plage et la côte rocheuse qui borde cette baie vers le Sud, il en connaît les moindres recoins pour les avoir parcourues en tous sens à chacun de ses séjours.
Les rochers, plus de secret, pas la peine de regarder où poser le pied nu, le chemin invisible est bien pourtant bien tracé, un vrai cabri corse.
Ce chemin mène tout au bout de la pointe. Et là, il faut franchir un bras de mer d'une centaine de mètres de large pour accéder à l'île. Il n'est pas très profond, plus ou moins un mètre en fonction des rochers et de la petite marée méditerranéenne, environ 20 cm.
Au sommet de l'île, une tour génoise comme on en trouve sur tous les promontoires des côtes corses. Celle-ci est carrée et n'est pas en ruine, même s'il manque des pierres en haut des murs.

 


Cette baie, c'est son terrain de jeu, son domaine, son paradis estival.
C'est aussi la liberté, il peut aller partout à condition de rester dans la baie, à priori plus ou moins visible depuis la vigie familiale.
Ces vadrouilles côtières ne sont pas toujours solitaires, une multitude de cousins viennent aussi, depuis moins longtemps, passer leurs vacances sous les pins.
Jusqu'à treize garçons pour une fille, sa soeur. Au choix: "quelle chance pour elle !" ou alors, "la pauvre !".
Une vraie colonie de vacances avec les patates, les spaghettis, les guêpes sur la confiture, les monos en moins.
Jamais d'ennui, les parties de ballon prisonnier succèdent aux concours de châteaux de sable qui succèdent au jeu de celui qui creuse le plus grand trou dans le sable.
Ce sable chauffé à blanc par le soleil de juillet, chaud au point d'y faire cuire un oeuf dur en cinq minutes.
Mais le paradis ne s'arrête pas à cette plage au sable si fin. Qui dit plage, dit mer.
La mer, c'est son autre domaine.
L'eau est toujours chaude, il faut marcher longtemps avant de perdre pied, quel terrain de jeu aquatique ! Des heures et des heures dans l'eau avec ou sans masque et palmes, comme tous les enfants du monde.
Aller dans l'eau, c'est bien; mais aller dessus, ça, il adore.
Il y a le bateau familial, une coque en polyester avec un moteur de 9,9 CV car personne n'a le permis dans la famille.
Le p'tit gars ne l'a pas bien sûr, il n'a même pas l'âge pour le conduire.
Mais bon, s'il ne va pas loin, promis, il est autorisé à s'en servir.
A cette époque, pas de contrôle, tellement peu de monde sur l'eau et dans l'eau que les risques sont réduits.
Donc il peut utiliser SON bateau quand bon lui semble.
Ce qu'il aime aussi beaucoup, c'est aller à la pêche à la palangrotte avec ses cousins, même s'il faut se lever très très tôt, 5 heures du matin.
Pour ça, ça vaut le coup.
Pas question de sortir de la baie, bien sûr, à portée de vue des jumelles de sa maman.
En milieu de matinée, grillés par le soleil et affamés comme une meute de loups, retour avec un seau généralement plein de girelles royales colorées, de perches, de sarres rayés de noir et les jours de chance quelques délicieux pageots, rougets et dorades.

 


Le paradis ! Le vrai !
La pêche, c'est aussi avec LE pêcheur du village.
Debout encore plus tôt car il faut faire à pied le long de la plage les 2 ou 3 kilomètres jusqu'au bateau du pêcheur.
Puis cap au large pour aller relever les filets, des filets dérivants qu'il fallait d'abord retrouver. Ça il peut le faire, écarquiller les yeux pour repérer le flotteur, si possible  avant le pêcheur.
Dur travail de remonter ces dizaines de mètres de filet, plus ou moins plein de poissons, ça ce n'est pas pour lui et ses petits bras.
Un jour, il s'en rappelle, il y avait même un requin, il a du se mettre debout sur le banc du bateau pour éviter les violents coups de queue de l'animal furieux de se retrouver hors de son élément. Et quel boulot pour parvenir à remettre le squale à l'eau !
Puis, sur le chemin du retour, il fallait extraire les prises des mailles du filet.
Il aime bien faire ça, même s'il n'est pas facile, quand on a pas l'habitude, de ne pas se piquer les doigts sur épines dorsales de ces poissons glissants comme des savonnettes.
C'est en général douloureux ces piqûres mais que se présentent une belle rascasse rouge ou une vive avec ses espèces de petits poignards empoisonnés sur le dos et les côtés, pas question pour lui de les toucher: trop risqué, surtout la vive.
Inutile de préciser qu'il les repérait vite ces poissons là.
Mais le pire, c'est quand un banc de roussettes s'était fait prendre.
La roussette, c'est un des plus petits requins et quand elle est prise dans les mailles, elle fait tout ce qu'elle peut pour s'en sortir en bougeant dans tous les sens avec une grande vigueur, ce qui ne fait qu'aggraver sa situation et elle arrive à se retrouver tellement serrée dans le textile qu'il est parfois impossible de l'extraire autrement qu'avec un couteau.
Il  n'aime pas ça le pêcheur car cela signifie qu'il devra passer des heures l'aiguille à ramender à la main pour réparer le filet.

Foutue roussette, et en plus ça ne se vend pas bien !
Quel plaisir de se retrouver en mer avec le pêcheur ! Et là, il a le droit de sortir de la baie.
Un jour à 5 heures, comme prévu, le p'tit gars arrive sur la plage devant le bateau mais le pêcheur n'est pas là.
Allongé sur le sable pour attendre, il finit par s'endormir jusqu'à ce que le soleil le réveille. Toujours pas de pêcheur alors il retourne déçu, lentement en traînant les pieds au campement.
Comment est-ce possible ? Ce n'est pas normal, il est toujours à l'heure pourtant.
Ce jour là, 21 juillet 1969, Neil Armstrong est le premier homme à poser le pied sur la lune, après Tintin, Milou et le capitaine Haddock.
Et le pêcheur a passé la nuit devant la télévision....(Foutue télévision !)

La pêche, c'est le matin.
Et en fin d'après midi, le p'tit gars se poste sur le nid de pie et, les jumelles à la main, commence à scruter l'horizon.
Va-t-il en voir un aujourd'hui ?
Oui, est-ce qu'il va voir arriver un voilier ou même un yacht à moteur qui vient mouiller dans la baie pour la nuit ?
C'est que dans les années 60, la navigation de plaisance n'est pas encore vraiment développée.
Eric Tabarly vient de gagner sa première course transatlantique et si la vague plaisance déferle rapidement sur la Bretagne, en Méditerranée, l'histoire commence tout juste.
Donc, ce n'est pas tous les jours qu'un bateau vient jeter l'ancre dans ce havre bien protégé des vents sauf quand ça souffle de l'Est.
Quand il voit un, l'ancre n'a pas encore touché l'eau qu'il est déjà dans SON bateau pour aller à sa rencontre et tourner autour pour le voir de près, de très près.
Peu importe le type de bateau, la taille, ils sont tous beaux et attirants.
Un jour, c'est un énorme yacht noir à moteur, un vrai paquebot qui s'installe dans la baie.
Ni une ni deux, avec un de ses cousins, moteur à fond les manettes, en direction du plus gros bateau qu'il ait jamais vu, à part les ferries empruntés pour venir du continent.

Arrivé à proximité, quelqu'un sur le grand bateau noir appelle les deux cousins en faisant des signes. Ils s'approchent doucement:
- Vous pouvez m'amener au village ?
- Ben, oui.
- Merci, c'est sympa.
- Il est beau ce bateau.
- Oui, c'est le Britannia, le yacht de la reine d'Angleterre et je suis le cuisinier des passagers du bord. Il faudrait que je trouve du poisson au village.
- Ben y en a plus à cette heure, c'est que le matin. Il n'y a rien au village. Mais si tu veux du poisson, on en a plein à la tente et on peut t'en donner si tu veux. Pêche miraculeuse ce matin.
- Bonne idée, merci, je leur ferai une soupe de poisson.
En échange, les deux cousins ont reçu chacun une cartouche de cigarettes .
Le p'tit gars aurait préféré pouvoir monter sur le grand bateau. Bon, un paquet de bonbons ou de chewing gum aurait fait l'affaire aussi. Les clopes ont donc été rapidement échangées contre quelque chose de beaucoup plus intéressant.

Les bateaux, ça le fait rêver.

Un jour, avant les vacances,son père avait apporté une télévision à la maison.
Il n'en avait jamais vu jusqu'à ce moment là.
Et, perché sur l'escalier dans la maison, il découvre cette lucarne en noir et blanc.
L'émission vedette de l'époque est
un feuilleton (qui ne s'appelait pas encore  une série), un des premiers à la télévision française: "Janique Aimée", l'histoire d'une jeune infirmière se déplaçant sur son Solex noir avec son bandeau dans les cheveux.
Cette histoire ne l'intéresse pas du tout.
Par contre, il y a un autre feuilleton qu'il ne manquerait sous aucun prétexte: "Aventures dans les îles" ou les aventures du capitaine Troy.
 On peut y suivre les aventures extraordinaires d'un marin qui navigue autour des îles du Pacifique, dans les superbes lagons sur fond de cocotiers, en général en très charmante compagnie, sur sa grande goélette blanche, le TIKI. Un magnifique voilier, long, étroit élancé, un véritable oiseau du large.
Peu importe l'histoire, il y a le bateau et pour lui, c'est bien le TIKI qui en est le héros.




Un jour, il aura aussi son bateau et il fera aussi des voyages avec des îles, des lagons, des cocotiers et tout et tout...
Pour la charmante compagnie, bof, on verra plus tard !

 C'est bien beau de regarder les bateaux des autres, mais il aimerait bien avoir son bateau rien qu'à lui. Bon, il y a bien celui qu'il utilise tous les jours, mais ce n'est pas vraiment le sien.
Même un petit, un tout petit bateau ça serait bien.
Pas question d'en acheter un dans un magasin, ce n'est pas les quelques sous récupérés grâce à la récolte des bouteilles consignées, vous savez, celles avec les étoiles autour de la base du goulot, qui suffiraient.
Et puis, des magasins, il n'y en a pas.
Même pas de boulangerie, c'est le boulanger se déplace avec sa 2CV camionnette qui sent bon la farine. Pour aller chercher le pain, il faut faire 2 kilomètres à pieds le long de la plage, en se dépêchant si on veut avoir une fougasse.
C'est son pain préféré la fougasse, avec ses trous et sa croûte bien souple.
Mais pourquoi il n'en amène pas plus des fougasses le boulanger ?
Il suffit de traîner un peu en chemin pour ne plus en avoir. Bon, les autres pains sont bons aussi, mais la fougasse, c'est la fougasse !

Donc, pour avoir un bateau, il va falloir le faire.

Le morceau de liège ramassé au bord de l'eau, c'est exactement ce qu'il lui faut..
L'opinel emprunté dans la cuisine de sa maman fera l'affaire pour ce travail.
Avec la forme du liège il se dit qu'il ne va pas pouvoir faire un voilier comme le TIKI du capitaine Troy, et puis il faudrait faire les mâts et les voiles...
Dommage.
Il va donc réaliser un vedette à moteur, c'est bien quand même.
Il l'imagine avec une étrave haute et bien évasée pour fendre les vagues, avec une belle cabine sur l'avant pour que le pilote voit bien devant. Il va ressembler un peu à un remorqueur avec une espèce de plage arrière. C'est certain, ça sera un beau bateau.
Ce jour là, pas de promenade sur les rochers ni de jeux avec les cousins ou de chasse aux lézards et aux tortues, il y autre chose de plus important à faire.
Le liège c'est tendre, avec un opinel ça se coupe facilement. Les doigts aussi...
Tout un après midi sur un tabouret de camping pliant à tourner, retourner, regarder et tailler ce que la mer lui a gentiment offert pour réaliser son rêve.
Pour la finition, il faut frotter le liège avec un caillou. Pas de Mr Bricolage dans le coin pour acheter du papier de verre. Il faut que la coque soit bien lisse pour aller vite.
C'est comme le bateau familial: de temps en temps on le retourne sur la plage pour nettoyer la coque avec du produit vaisselle. Surtout, il ne faut pas rincer, comme ça il glisse comme c'est pas possible et tu as l'impression d'avoir un bateau de course.
Bon, ça ne dure pas longtemps, la mer se chargeant de rincer rapidement le Paic citron.
En fin de journée, après avoir contemplé plusieurs fois son oeuvre, l'avoir retouchée un nombre incalculable de fois, ça y est, il est près à être mis à l'eau.
Pas de souci, il ne va pas couler, c'est du liège.
Mais, déception, il est complètement déséquilibré, il pique du nez, c'est pas beau !
Mais pourquoi, il avait l'air parfait pourtant ?
La déception un peu atténuée, il reprend son inspection pour tenter de comprendre. Et il trouve.
C'est normal, avec sa cabine, trop de poids sur l'avant.
Comment faire pour rétablir la situation, pour le mettre dans ses lignes comme disent les architectes navals, les vrais ?
Rajouter du poids sur l'arrière, voilà la solution !
Bon, il faut trouver de quoi le lester et ensuite comment fixer ce lest.
Le meilleur moyen de trouver, c'est de marcher en balayant le sol avec ses yeux, même si on ne sait pas exactement ce qu'on cherche.
Tiens, un morceau de filet de pêche, peut être celui qui a libéré le morceau de liège qu'il a trouvé l'autre jour.
Comme toujours, les filets ou les cordages qui partent à la dérive après une tempête se retrouvent coincés dans les rochers et les vagues les y enfoncent tellement fort qu'il est en général impossible de les en retirer.
Après avoir tiré dessus aussi fort que possible puis enlevé les algues prises dans les mailles en se bouchant le nez parce qu'il y avait aussi des restes de poissons pas très frais comme dans Astérix, quelque chose d'intéressant apparaît:
"Ouais, voilà ce qu'il me faut".
Il reste sur le filet quelques plombs destinés à le lester.
Ces plombs ont la forme de petits anneaux qui sont refermés sur le cordage. Il suffit d'en écarter un pour pouvoir le récupérer.
Heureusement le plomb est assez mou et avec un petit de bout de bois en s'appuyant sur un rocher, l'objet précieux est là dans sa main, après avoir bataillé un bon moment quand même, c'est que ça se mérite un bateau !
Pour fixer le plomb sur la coque, l'ouverture du plomb est refermée en pinçant l'arrière de la coque , et c'est chouette, on dirait qu'il a un moteur avec ce plomb placé comme une hélice.
Retour sur l'eau et là, merveille, il flotte comme il faut, l'avant est bien un peu plus haut que l'arrière  mais c'est pas grave.
Après une bonne poussée, la petite embarcation fend les vaguelettes comme son architecte-constructeur-capitaine le désirait.
Plus fier, tu trouves pas ! Vite, le montrer à maman.
C'est gagné, il l'a SON bateau, le plus beau bateau du monde, prêt à faire le tour du Monde.
Quant à la Reine d'Angleterre et son cuisinier, ils vont voir ce qu'il vont voir !




Seules la photo de la cigale et la dernière de l'article sont de moi. Les autres ont été aimablement fournies par Mr de la Toile.
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commentaires

Syma 10/02/2009 10:16

Toujours merveilleusement bien raconté, Marc!!! merci!!!!!

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"La seule chose dont on soit sûr à l'avance de l'échec, est celle que l'on ne tente pas."
Paul-Emile Victor
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"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

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"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
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"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
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"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
Barbay d'Aurevilly
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" Faites ce que vous êtes capables d'effectuer ou croyez pouvoir faire. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie."
Goethe

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"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre."
Marguerite Yourcenar
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"Il faut sauver les condors. Pas tellement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines pour les sauver. Car ce seront celles-là mêmes dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle
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