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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 01:18

La Corse, je pense que vous l'avez compris, je l'aime beaucoup.
Faut dire qu'elle sait y faire.
Alors, je vous en mets encore un peu. Après j'arrête. Promis.
Quoique, si vous insistez beaucoup (ou même juste un tout petit peu)....
Après tout, c'est mon blog, je fais ce que je veux, non ?

Petite histoire vécue.
Elle se passe l'été dernier dans le golfe de Porto, une petite discussion de fin de soirée avec Félix, qui cumule les casquettes de propriétaire de camping, de meilleur pizzaiolo de la planète et de personnage extrêmement sympathique, cultivé et intéressant:
- Félix, toi qui es d'ici, tu as déjà vu des dauphins dans le golfe ?
- Ça arrive parfois, plutôt vers Girolata.
- Je ne sais pas ce que je donnerais pour faire du kayak à côté des dauphins. Demain matin, j'irai faire un tour dans le coin, qui sait...
- Ne te fais pas d'illusion, ce n'est pas souvent et jamais quand on veut les croiser.
- Je sais, mais rien que pour la ballade, c'est super.

Vous ne connaissez pas la baie de Girolata ? un vrai décor de carte postale.

Tout y est. Il ne manque rien.
















A l'heure où le camping est encore assoupi, à l'heure où les guêpes ne viennent pas vous disputer la confiture de framboise de votre tartine, je glisse l'étrave de mon kayak sur l'huile du golfe. Pour moi, LE golfe, c'est pas le Persique, c'est celui de Porto. Je préfère préciser, pas de confusion, s.v.p..
L'eau est un miroir sans tain, on aurait presque l'impression de naviguer sur du rien, en lévitation.
La magie du kayak de mer.
Glisser, glisser sur un liquide indéfini, sans autre bruit que celui du chapelet de gouttes qui tombent des pales des pagaies à chaque fois qu'elles sortent de l'eau.
Glisser assis à même la mer. Assis sur une surface tellement mince qu'elle en est presque inexistante, et réaliser que sous ses fesses il y a 50 centimètres d'eau ou .... plus de 800 mètres au beau milieu du golfe.
Et là, vous commencez à gamberger ! Qu'est ce qu'il peut bien y avoir là-dessous ? L'eau a beau être claire, 800 mètres, c'est les nocturnes en plein soleil !
Personnellement, ça ne me fait ni chaud ni froid.
Enfin si, les fesses au frais au niveau de l'eau et le reste au soleil.
Ce que j'ai oublié de préciser, c'est que mon kayak est en toile, plastifiée, mais toile quand même. Parce qu'il est pliant mon kayak. Et comment je le mettrais dans la 2 CV autrement et maintenant dans le bateau ?
Moins d'un millimètre vous sépare des abysses !
J'espère que certains d'entre vous sont toujours d'accord pour continuer la ballade, tant pis pour les autres, ils ne savent pas ce qu'ils vont rater.
Direction la baie de Girolata en longeant la côte Nord du golfe.
Pendant 2 à 3 kilomètres on longe le maquis très escarpé qui descend vers la rive, sauf à quelques endroits où la roche rouge émerge directement de la mer. Bien regarder dans chaque anfractuosité, des fois qu'il y ait une grotte, un passage étroit entre les rochers. Ça passe, ça passe pas ? Faut aller voir.  Je commence à bien connaître ces coins-là.
Regardez là-haut à droite sur le piton, un nid d'aigle pêcheur, le balbuzard.
Il se plaît dans cette région et également dans la réserve naturelle de Scandola où il se reproduit fréquemment.
Avant d'arriver à la sortie du golfe, la première à droite, c'est la baie de Girolata.  Environ 4 kilomètres de large. L'année précédente, je m'y suis fait arraisonner par la Police Maritime, en plein milieu, trop loin du bord qu'ils m'ont dit.
C'était l'année d'avant, j'ai oublié; donc j'y retourne, l'esprit serein.
De l'autre côté, c'est le début de la réserve de Scandola, classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Une beauté époustouflante, vraiment. Déjà, vu d'un gros canot à moteur rapide et bruyant, c'est extraordinaire. Des falaises, des pitons, des criques, des creux, des trous, le tout taillé dans la roches rouge, brune, jaune par endroits.

Comment peut on passer devant ÇA à fond les manettes en disant, la clope au bec (ne souriez pas, je l'ai vu !, sur un jet ski en plus !).: - ouais, c'est pas mal.
Mais en kayak, vous êtes dedans, vous en faites partie, une partie infime tellement c'est grandiose.
Aujourd'hui, je n'irai pas plus loin vers la pointe de Scandola et direction Girolata en longeant la roche rouge.
Soudain, un bruit. Un bruit bizzare, inhabituel, un souffle, puis un autre.
Je rêve, 3 dauphins passent lentement à 20 mètres sur tribord.
Ils sont là, pour moi. Ils m'attendaient, c'est sûr !
J'arrête de pagayer pour me pincer, c'est un rêve.  Non, ça fait mal ! Hé, attendez moi ! Attendez moi !
Eux se promènent tranquillement et moi je pagaie comme un galérien pour les suivre, enfin, pour essayer de les suivre. Au bout de 10 minutes, je laisse tomber, au bout de mon souffle. Et eux, tranquilles....
J'en ai rêvé, ils m'ont entendus.
Je n'irai pas à Girolata aujourd'hui, mon kayak ne flotte plus, il vole, il plane sur les petites vaguelettes qui se forment maintenant avec le léger vent d'ouest qui vient de se lever.

Un coup d'oeil à tribord, un coup d'oeil à bâbord, pas de vedette étiquetée Police Maritime, je traverse de nouveau la baie. Et même s'ils arrivent, ils ne peuvent rien me dire, je ne suis plus sur une embarcation, je suis sur un nuage. Et là, ce n'est plus de leur compétence ! La Police de l'air d'accord, et encore, je pense que ça serait de l'ordre du vide juridique. Pensez donc, un nuage....
Je rentre, j'en ai assez vu pour aujourd'hui, assez d'émotions, je n'en reviens toujours pas.

Puis, soudainement, j'ai ressenti sa présence, sa prestance. Très fort.
J'ai levé la tête et c'est à ce moment-là que je l'ai vu. Dans l'axe de l'étrave du kayak, haut, très haut vers les nuages. Le vertige à l'envers. Je l'avais déjà remarqué, très beau, majestueux, dominant tout son environnement du haut de sa fierté.
Lui, c'est le Monte Senino, le maître des lieux, tour de guet de l'entrée du golfe, il toise tout le monde du haut de ses 618 mètres d'altitude.
618 m, ça vous fait rigoler.
- 618 m, il n'en faut pas beaucoup pour t'impressionner.
Quand vous saurez que ses "petits" 618 m font de lui un des plus hauts promontoires d'Europe...
618m de pente très raide, depuis le bleu marine jusqu'au bleu ciel.
Sentant le torticolis arriver, j'ai repris mon pagayage et l'idée est venue: je rentre et je vais voir  comment c'est d'en haut.

- Félix, tu es déjà monté au Senino ?
- Non, jamais.
- Par où on y va ?
- Je ne sais pas. Je crois qu'il y a un chemin depuis Bocca a Crocce (Col de la Croix). Je sais que ce n'est pas évident, c'est très raide. Tu demanderas à Jean-Baptiste ce soir, il passera sûrement. C'est lui qui connaît le mieux la région.

Oui, mais c'est maintenant que je veux y aller !
Des chaussures, une bouteille d'eau, la carte IGN au 1/25000 et direction Bocca a Crocce.  Ça ne devrait pas me prendre plus d'une heure jusqu'au col, je pense.
Les 3/4 du chemin sur la route, bonjour les vaches, salut les lézards !
Arrivé à Osani, je trouve le chemin escarpé qui me permet de quitter le goudron surchauffé. C'était sûrement le chemin de ânes.
Une fois arrivé au col, une piste carrossable part en direction du Mont Senino.
Je connais cette piste, elle permet de se rendre en voiture au petit embarcadère de la navette pour Girolata. Aucune route n'y mène, alors c'est en bateau ou à pied.
Juste à l'endroit où la piste commence à descendre vers la mer, je trouve un petit sentier qui part dans la direction désirée.
Tout de suite, je me retrouve sous les chênes, ombre bien faisante, ça commence à cogner dur.
Je n'ai pas la moindre idée de l'heure. Pas de souci pour Camille, elle est avec ses copines.
C'est effectivement assez raide et je transpire sous les encouragements des cigales, on se motive comme on peut. Merci les cigales.
Après avoir vu leurs traces, entendu leurs grognements, je les vois enfin, les cochons sauvages, le groin dans la terre noire à la recherche des glands dont ils raffolent. Trois adultes et quatre cochonnets pas bien vieux mais déjà très vifs.
Cette dure montée est cependant superbe, dominant la baie de Girolata, un point de vue original, différent de celui des cartes postales. Ces images que l'on trouve sur tous les présentoirs des boutiques à touristes de la côte Ouest, de Saint Florent au Nord à Propriano au Sud, sont presque toutes prises du bord de la route.
Ce point de vue là, il faut aller le chercher, il se mérite !
L'odeur du maquis m'envahit depuis un moment. Je suis bien.
D'après ce que je peux repérer sur la carte, le sentier n'y est pas reporté, je contourne par l'Ouest la Punta Castellacciu, la petite soeur du Senino. Elle culmine à 538 m.
Je prends de l'altitude rapidement,  je redescends un peu, erreur de parcours.
Puis je sors du couvert des arbres et le chemin se met à serpenter entre les rochers, des petits pitons, ici pour éviter un éboulis, là pour contourner une petite falaise.
S'il est assez facile de s'orienter dans la globalité dans cet environnement, il est très facile de se tromper, le chemin n'étant pas clairement identifiable sur la roche.
Il y a des petits cairns qui, tels les cailloux du Petit Poucet, permettent de ne pas trop s'égarer.
Plus de cairn visible ? Demi-tour, jusqu'à ce j'en retrouve un et que je repère le suivant.
Ça grimpe sérieusement, je m'arrête souvent pour souffler, il fait lourd, le temps se couvre.
Je vois le sommet maintenant, tout près, ouf !
Ça y est, j'y suis et je me rends compte immédiatement que ce sommet n'est pas le bon, c'est la Punta Castellacciu et ce filou de Senino me nargue de toute sa hauteur à environ un kilomètre de là.
Je reste un moment sur place pour souffler et profiter du panorama. Enfin, pas tout à fait panoramique, parce qu'il y a l'autre, le fier, qui obstrue une partie de l'horizon en direction du Sud Ouest.
Je rebrousse un peu chemin, et réalise que pour aller vers le sommet voisin, il faut.... redescendre !
Oui, redescendre sur une bonne distance une partie très abrupte dans les rochers, les pieds ne suffisent plus, les mains apportent leur contribution, je deviens cabri, je deviens... mouflon. Et j'adore ça. Avoir le pied aussi sûr que le mouflon. Pas vraiment le droit à l'erreur.
Et bien sûr, après la descente, de nouveau la montée.
Ne pas perdre les cairns de vue.
Certains passages sont vraiment de l'escalade, je me sens gamin. Je m'applique à trouver des belles prises, ce n'est quand même pas de la varappe, c'est  pour la beauté du geste, pour me faire plaisir.
Ah la vache, c'est dur, en plein soleil maintenant !
Zut, la bouteille d'eau est déjà vide ! La sueur coule dans les yeux. Ça pique...
La partie finale est facile, ce n'est plus de l'escalade, mais raide, raide, raide, heureusement pas trop longue.






J'y suis. Des pierres empilées par d'autres grimpeurs, dernier cairn, inutile pour le repérage, mais il est là sûrement pour accueillir, pour souhaiter la bienvenue.












Et soudain, quand je lève enfin les yeux du sol, inutile maintenant de chercher où poser ses pieds et ses mains, le souffle est coupé, ratiboisé: je suis sur le toit du monde, rien au dessus, tout en dessous.
Epoustouflant ! Hallucinant ! Beauté grandiose.
D'un côté le golfe comme je ne l'avais jamais vu, embrassé d'un seul regard, de l'autre, tout en bas, la baie de Girolata et Scandola, rouge de splendeur.
J'en ai les jambes coupées, même la marche n'a pas eu un tel effet.
Je m'assieds, contemplatif.
Un rêve. Un de plus.
Puis je regarde autour de moi, tout près, sur le mont.
Minéral.
Que du caillou, de la pierre, de la roche, de la caillasse, fendue, brisée, éclatée.
Et là, assis sur ce toit du monde, après avoir tendu le bras pour ramasser cinq petits cailloux, je me mets à jouer aux osselets, comme dans la cour de récréation de l'école communale de Moriani.
Je commence à frissonner, je suis en sueur et le vent souffle sur cette hauteur, rien pour l'arrêter depuis là où il vient.
Tiens, mais d'où il vient en fait ?


Je reprends mon observation panoramique.
Les bateaux sont minuscules, presque inexistants, sillages blancs sans origine.
J'imagine mon kayak rouge ce matin sur cette étendue d'un bleu profond et je sais qu'ils sont là, les dauphins, mes dauphins.





Puis je regarde l'horizon derrière le Capu Rossu. C'est beau l'horizon vu d'en haut.
Je ne sais pas quelle heure il est. Je regarde le soleil pour essayer de savoir.
4 h ? 5 h ? J'ai faim...
Rien mangé depuis ce matin. Heureusement que je n'ai pas dû partager avec les guêpes.
Puis je regarde de nouveau l'horizon,
si lointain, si proche... et l'idée surgit:
- Tiens, j'ai peut être encore le temps....

Il y a vraiment des jours.....

o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o

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commentaires

Bernard Morin 01/01/2010 06:33


Si tu savais les souvenirs qui me reviennent, en écho à ton si beau texte…


Pierre Liron ( ke'a ) 09/03/2009 22:03

C'a donne vraiment envie...d'y allez mouiller et musarder avec le bateau...superbes photos....La terre est ronde ... alors pourquoi pas un jour....

Framboise 09/03/2009 16:52

Une véritable déclaration d'amour... En plus, j'imagine que c'est réciproque!? Bises du Nord...

Syma 09/03/2009 09:56

Je savais que pour TOI, "ils" viendraient te voir ...tu ES des "leurs"....
Quant au reste, c'est absolument époustouflant, grandiose, ....! Je sens qu'on va vite retourner en Corse, tes "piqûres de rappel" vont vite nous démanger!... :-)

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"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

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"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
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"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
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"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
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Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle
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