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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 13:40
Sympa, il est là quand on l'attend.
A croire qu'il a aussi le calendrier des pompiers, celui avec le petit chaton tout poilu, le chiot tout pataud ou le beau cheval alezan qui galope sur l'herbe tellement verte qu'on en mangerait bien une assiette avec un peu de vinaigrette citronnée.
C'est écrit que c'est le moment et hop ! le voilà qui pointe le bout du nez. C'est peut être pour ça que c'est écrit, pour ne pas qu'il oublie. Mais bon, faut encore faire l'hypothèse qu'il sait lire.
Et bien oui, ici aussi il est venu faire un tour aujourd'hui.
Il a même envoyé des émissaires : un vol de grues, des vraies cette fois, des grues cendrées, pas des grues pies comme le mois dernier.
Bon, si vous n'avez pas deviné, c'est du printemps que je parle.
Réveillé par le soleil, un p'tit déj avec le pain cuit hier soir que j'ai quand même entamé à la sortie du four à 23h47 juste avant de me brosser les quenottes, pas pu résister, ça sentait tellement bon. Je me suis bien un peu brûlé la langue mais, parfois, il faut prendre des risques pour avoir du plaisir.
Comme j'ai encore de ma confiture de cassis maison que même chez Fauchon vous n'en trouvez pas une aussi bonne,  c'était le petit grand bonheur matinal. Rien qu'en y pensant, j'en ai l'eau à bouche. Tiens, au fait, c'est pas réservé au matin, je pourrais m'en faire une tartine maintenant (19h41) en
guise d'apéro.
Quoique, il me reste encore du succulent saucisson que ma mère avait mis dans un colis, juste pour qu'il n'y ait  pas de vide dans l'emballage, à côté du paquet de carambars, les vrais, au caramel dans le papier jaune, comme quand on était mômes. 
Bon, saucisson en entrée pour ce soir et carambar pour le dessert. Après le dessert, avec ma tasse de Saveurs du Soir, LE plaisir du soir, un caramel breton au beurre salé (sel de Guérande bien sûr !) en provenance directe du Morbihan (merci
Corinne et Olivier). Et là, j'arrête la musique, je ferme les yeux et le bateau se retrouve envahi de cris de mouettes et goelands, d'odeurs de varech et de galette de sarrasin à l'andouille de Guéméné.
En général, je me refais immédiatement une piqûre de rappel....

Et puis faut que j'économise ma confiture...
Donc après ce délicieux moment matinal, au boulot.... en t-shirt!!!
J'ai même hésité  mettre un short !
Je vais enfin pouvoir mettre le radeau de survie à la place qui lui a été réservée.
Une fois que c'est fait, je réalise que, malgré la modification que j'ai effectuée, il va quand même passer une bonne partie de son existence les pieds dans l'eau et, même si le container est en polyester, c'est pas top.
Et on fait quoi dans ce genre de situation ?
On arrête tout, on s'assied devant, en suçotant un carambar (c'est très bon pour les neurones), et c'est parti pour une intense cogitation: si je ne le mets pas là, je l'installe où ?

Pour ceux qui n'ont pas d'idée de ce à quoi ça ressemble, c'est comme une grosse valise en polyester, sans poignée et sans roulettes, ça mesure environ 80 cm X 50 cm X 35cm et ça pèse aussi lourd (env. 50 kg) que la valise de ma fille quand elle part pour un week end.
Vu le poids de la chose, il doit être installé à un endroit où il est facile de le jeter rapidement à l'eau en cas de besoin urgent (sans oublier de l'attacher au bateau avant !), donc à l'abri sous la couchette avant, c'est pas une bonne idée. L'endroit prévu par l'architecte est très bien placé, juste un peu trop bien car déjà dans l'eau alors que, pour l'instant, l'urgence est loin d'être évidente.
Donc cette imprécision du dessin de l'architecte (là, je vous la fais cool en maniant l'euphémisme avec ma douceur habituelle !) me donne pas mal de boulot supplémentaire dont je me serais bien passé.
Et j'en arrive à la conclusion que je dois l'installer plus haut. Heureusement que j'avais un carambar pour trouver ça ! Imaginez sans ce bout de caramel, j'aurais peut être pensé que, au fond, si je peux dire, je n'ai qu'a l'attacher et le prendre en remorque.
Merci Monsieur Carambar.
Finalement, je lui trouve une place et après essai (la vache, 50 kg!), y a plus qu'a !
Mais le yapluka, ça sous entend kifokon lui fasse un support et tout ce qu'il faut pour qu'il veuille bien rester sur son trône. Encore que ceux qui sont sur un trône, ils ne demandent généralement qu'à y rester
(enfin, ça dépend de quel trône on parle), lui, chui pas sûr.
Je déniche dans le bateau 2 plaques d'aluminium de 10 mm et en avant la scie à métaux dans l'atelier du club.
Je ne sais  pas s'il y en a parmi vous certains qui se sont déjà attaqués à de l'aluminium de cette épaisseur à la scie à métaux, et bien c'est pas de la tarte aux pommes !
J'ai dû couper pas loin de 1 m linéaire, pô drôle du tout. Merci M'sieur l'architecte.
Entre temps, il y en a un qui n'est pas tout à fait d'accord de laisser son trône et qui a décidé de renvoyer encore un bon souffle du Nord, donc fini le t-shirt et retour à la polaire si bien nommée. Quant au short, il encore bien là où il est.
D'autre part, c'est bien beau de déplacer le bib (c'est comme ça qu'on appelle le radeau dans la langue de l'amiral de Kersauzon),  mais son emplacement d'origine sera toujours dans l'eau et prendra rapidement la couleur et l'aspect de la piscine du voisin qui n'avait pas mis la bâche en espérant qu'il pourrait s'en servir de patinoire pendant l'hiver.

Donc, merci M'sieur Carambar de nouveau, je transforme la piscine à poissons (rigolez pas, j'en ai déjà eu dedans ! et sans mettre d'appât. Véridique.) en coffre à jouets, ou plutôt à pare-battages, vous savez ces espèces de saucisses de Strasbourg de couleur blanche ou bleu marine qui pendouillent sur les côtés du bateau pour le protéger des contacts avec quai ou autre bateau. Mon bateau n'a pas vraiment besoin d'être protégé des individus de son espèce, sa peinture ne risque pas trop d'être rayée comme celle de la Twingo customisée vert pistache métallisé de Riton, vu que de la peinture, y en a pas. En plus, c'est un costaud rugueux alors c'est plutôt aux autres prendre soin de leur lustre. Mais bon, je suis gentil....
Donc, je prends du contre-plaqué dans la réserve (sous votre couchette dans la cabine arrière), la scie égoïne, les tréteaux, la ponceuse, les serre-joints, la résine époxy, la visseuse, les vis et encore une fois yapuka.
L'époxy n'aimant pas l'hiver, pas plus que le début de printemps scandinave, il se retrouve donc, après avoir imprégné le contre-plaqué, dans les toilettes pour handicapés pour passer la nuit bien au chaud.
Ça ne gênera personne, je suis tout seul dans le port pour les prochains jours, tous mes voisins sont partis.
Et demain, si la météo est conforme aux prévisions actuelles, assemblage du puzzle, collage au Sikaflex qui n'est pas du genre tropical lui, et peinture. En général quand je peins à l'extérieur, il pleut dans la demi-heure qui suit. Pourtant c'est pas écrit sur le pot qu'il faut de l'eau pour que ça sèche.
Et après demain, si la grenouille est d'accord, allons y pour encore un peu de barbouille.
Je vous avais dit dans un article précédent que j'avais dû mettre beaucoup de poids sur l'avant du bateau pour que mon bac à poissons soit vide et que je puisse travailler au sec.
Hier, pensant que ces travaux étaient achevés et me réjouissant de redonner à mon bateau une assiette plus proche de l'horizontale, j'avais commencé à retransférer du lest de l'avant vers l'arrière et j'ai pu enfin retrouver ma couchette à l'avant.
Mais bon, comme le programme a changé ce matin, j'en ai encore pour quelque jours à avoir le nez dans l'eau, masque et tuba, et, tel l'hotesse de l'air, les fesses en l'air. J'ai pas dit à l'air....
Pour les photos de l'installation, ce sera en début de semaine si vous m'envoyez de votre soleil printanier.
J'ai déjà les mimosas de Sylvie qui m'illuminent...
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Pierre Liron ( ke'a ) 22/03/2009 23:45

Ce qui est bien avec les carambars....c'est qu'is sont assez durs generalement...sauf sous les tropiques .... mais c'est pas le cas où tu es...alors le temps de le deguster , si tu ne veux pas y laisser une dent.. , te laisses le temps de cogiter....Bref , je constate que tu ne te laisses pas allez...
J'espere voir bientot les photos de ton oeuvre...puisque je t'ai envoyé un peu de soleil....
Amities
Pierre

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"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

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"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
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"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
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"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
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Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle
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