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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 00:08
Je vous les avais annoncées pour le début de la semaine mais la météo en a décidé autrement.
Donc, voici les photos des modifications, améliorations et installations réalisées à l'arrière du bateau. Pour que vous vous représentiez mieux la chose, photos avant/après.


Sur la photo de gauche, vous avez mon bac à poissons avec option algues, faut bien qu'ils aient quelque chose à se mettre sous la dent, et à côté la jupe avec une toute petite trappe ronde. C'est dans ce bac qu'était censé être installé le radeau de survie (le bib). A priori un bon emplacement pour cet objet encombrant qu'on aimerait bien qu'il soit un achat inutile, pas vraiment envie de devoir l'utiliser un jour. Cependant, à cet endroit, pour le mettre à l'eau, il faut descendre sur la jupe et se montrer convainquant avec ce lascar qui fait son demi quintal: c'est à dire qu'il faut employer toute sa force et surtout ses 2 mains pour l'éjecter. Un adage de la marine dit: "une main pour soi et une main pour le bateau". En d'autres termes, on se tient avec une main et on se débrouille avec l'autre pour faire ce qu'il y a à faire.
En général, quand la poisse fait que, que vous le vouliez ou non, il va falloir se servir du bib, c'est rarement par grand beau temps, lorsque Thalassa et Eole se paient une petite sieste.
C'est plutôt quand la petite sieste a mal tourné et qu'ils sont vraiment grinches, très grinches tous les deux.
Alors, dans ces conditions, descendre sur la jupe et utiliser ses deux mimines pour mettre l'engin au jus, donc ne pas respecter le bon vieil adage qui a fait ses preuves, non merci, très peu pour moi.
Sur la photo de droite, tel que c'est maintenant: le bac à poissons est transformé en coffre étanche, et pour cause, il n'a pas encore d'ouverture. Au dessus, le bib a trouvé une place plus rationnelle: pour le mettre à l'eau, il suffit de couper le cordage qui le retient et il ira tout seul au bouillon.
Merci M'sieur Newton.
La petite trappe ronde s'est vue remplacée par une rectangulaire beaucoup plus grande: j'ai donc récupéré un coffre de rangement dans ce volume qui ne servait à rien.

Sur cette vue plus éloignée, photo de gauche, on voit ou plutôt non, on ne voit rien, si ce n'est l'éolienne, noire comme un corbeau sur son poteau perchée. Elle bosse bien dès qu'il y a un petit zéphyr pour la faire démarrer. Elle me permet ici d'être auto-suffisant en électricité. Juste une fois pendant l'hiver, par précaution, j'ai rechargé mes batteries avec un branchement à terre après plusieurs jours sans le moindre souffle.
Sur la photo de droite, j'ai installé, pour lui donner un petit coup de pouce, un panneau solaire qui est, lui, plus du genre cigale qui ne chante bien que quand la grosse boule jaune se promène dans le bleu.
Vous voyez aussi le nouveau coffre qui recevra sa trappe et sa finition plus tard, quand il fera 17-18°. L'époxy et la peinture sont aussi du genre cigale.
Et au milieu de tout ça, trône un beau poteau vertical en inox.
Avec ce qui se trouve aux deux extrémités du-dit poteau, vous avez là le meilleur de tous les équipiers: le régulateur d'allure autrement dit un pilote automatique.
J'ai aussi un pilote automatique électrique qui fonctionne très bien mais est très gourmand en électricité.
Pour les non initiés, je vais tenter d'expliquer comment fonctionne ce régulateur d'allure.
Petite description:
- en haut, une pale blanche orientable fixée sur un balancier.
- le poteau dans lequel passe une tringle de transmission des mouvements de la pale.
- en bas, un tube horizontal (soudé au poteau) dans lequel passe un autre tube à l'extrémité duquel est fixée une pale en bois. On la voit sur la photo en position relevée. En fonctionnement, elle est dans l'eau, un peu comme un gouvernail.
Maintenant, comment ça marche ?
Je vais essayer de vous le faire simple et pas trop technique (pléonasme).
Le principe est que cet appareil, relié au gouvernail du bateau, permet de suivre un cap donné après avoir orienté la pale blanche par rapport au vent.
Dès que le bateau s'écarte du cap, le vent envoie un email à la pale blanche qui elle même, grâce à MSN, communique avec la pale en bois qui s'empresse d'appeler le gouvernail du bateau avec Skype pour lui dire qu'il faut faire quelque chose pour se remettre dans le droit chemin sinon le skipper va pas être très content en sortant soit du bouquin soit de la sieste.
Ça va, vous suivez ?
En fait, la pale blanche est censée être orientée dans le lit du vent (pas pour la sieste!), le bateau se déplaçant sur le cap voulu. Dès qu'elle n'est plus dans l'axe du vent, le souffle la fait pencher, ce qui fait basculer le balancier sur lequel elle est fixée. La tringlerie qui se trouve dans les tubes d'inox transmet le mouvement à la pale en bois qui s'en trouve orientée différemment.
La pression que l'eau applique alors sur la pale en bois provoque une bascule plus ou moins importante de celle-ci.
Au dessus de la pale en bois, il y a un bras de levier qui est relié à la barre par des drosses (des cordages) et la bascule de la pale en bois exerce une force sur l'une ou l'autre drosse avec pour effet d'agir sur sur la barre et corriger le cap du bateau.
J'espère que c'est assez clair et que la majorité d'entre vous a pigé le truc. Pour les autres, si vous voulez une piqûre de rappel, envoyez moi un message et je vous mettrai une double dose.
Alors pourquoi le meilleur des équipiers ?
Imaginez un peu: il bosse tout le temps sans se plaindre, il lui faut juste du vent, il est totalement silencieux, il ne parle pas, il ne vous contredit jamais, il ne fait pas de commentaire à tout moment,
on ne lui donne rien à manger, même pas un peu d'électricité, rien, il n'a jamais froid, pas besoin d'aller aux toilettes, jamais sommeil et il ne vous laisse jamais en rade.
Pas mal, non ?
Il serait vraiment premier de la classe s'il pouvait réagir intelligemment quand le vent tourne.
C'est son seul défaut, il suit obstinément la direction qu'on lui a indiquée par rapport au vent. Si le vent change de direction de 90° par exemple, le bateau changera de cap à angle droit. Si c'est 180°, retour à la case Départ où, hélas, ça fait bien longtemps qu'on ne touche plus 20 000.
Donc, il faut quand même surveiller son compas (boussole marine) de temps en temps.
Avec tout ça, ma liste "à faire" a pris une bonne claque ces derniers temps et je ne cache pas mon plaisir de la voir rétrécir comme un pull marin en laine bleu marine avec les boutons sur l'épaule gauche après un passage à la machine à 90°.
Rassurez vous, je suis encore loin du bord du gouffre de l'ennui.
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"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

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"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
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"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
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"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
Barbay d'Aurevilly
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" Faites ce que vous êtes capables d'effectuer ou croyez pouvoir faire. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie."
Goethe

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"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre."
Marguerite Yourcenar
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"Il faut sauver les condors. Pas tellement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines pour les sauver. Car ce seront celles-là mêmes dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle
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