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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 00:31
Depuis quelques temps ça me démangeait, les fourmis dans les quilles, les miennes et celles du bateau.
Une forte sensation, probablement la même que celle qui pousse l'ours à sortir de sa tanière hivernale, m'a fait larguer les amarres de mon refuge où j'ai quand même passé 5 mois.
Après une agréable semaine passée avec Camille, lundi un p'tit aller-retour en train à Stockholm pour la remettre dans l'avion direction Genève et mardi matin 28 avril c'était le moment.
Un au revoir à ces gens merveilleux du Falsterbokanalens Boat Klub qui m'ont si parfaitement accueilli, au point de me sentir presque chez moi, un "au revoir à une prochaine fois quelque part sur la planète bleue" à mes amis Isabelle et Magnus (qui sont sur le départ sur leur petit bateau rouge, direction l'Ecosse puis étrave pointée vers le Sud, un grand soulagement pour Isabelle après 2 hivers suédois), et en route....

   

J'ai dû attendre 11h pour l'ouverture du pont qui enjambe le canal et m'offre la possibilité de rejoindre la mer Baltique située de l'autre côté de cette presqu'île et me diriger vers le Nord et Stockholm.
 

Un petit kilomètre de canal et me revoici dans les grands espaces . Pas mécontent de voir de nouveau glisser de l'eau libre contre la carène de Vò lu mondu et les paysages devant mes yeux. Un grand plaisir !
2 bémols cependant à cette douce et agréable situation:
- il fait gris et pas vraiment chaud, environ 10°, et le petit vent ne fait que rajouter à cette fraîcheur sur l'eau.
- le vent est léger (ça, ça ne me dérange pas), mais surtout il vient exactement de là où je veux aller, droit dans le pif ! et avec des vagues qui, bien que petites, sont bien là. Donc, je continue au moteur.
Pas très drôle, pas trop bruyant (quoique ce soit relatif le "pas trop bruyant"), mais au moins je taille la route. Pas très vite, mais je peux aller quelque part. Je ne sais pas vraiment où je m'arrêterai ce soir, il y a plusieurs ports sur ma route.
Vers 18h, je rentre dans le petit port d'Abbekas (pour être correct il devrait y avoir un ° sur le 2ème A mais je n'ai pas de clavier suédois), plus petit que je pensais au vu du plan dont je dispose, j'ai tout juste la place de faire demi tour et je parviens à me mettre à quai.
Et là, pour en finir avec cette journée en fait pas totalement plaisante, une fois le moteur enfin en sourdine, je rencontre le premier, et j'espère le seul, suédois franchement désagréable, le garde-port.
Un coup bien sec contre la coque, je sors et ce gars me dit: "vous êtes belge (le pavillon du bateau est belge), c'est 11 € ". Ni bonjour, ni rien...
Moi: bonjour, ça va ?
Lui: bien, c'est 11 €.
Moi: mais ici c'est pas l'euro. Ça donne quoi en couronnes suédoises ?
Lui: 125 SEK
Je lui donne, il s'en va, ni merci, ni au revoir. Super l'accueil !
Quand je pense que j'ai dit à mes amis que je viens juste de quitter qu'ils avaient mis la barre très haute en matière d'accueil et que j'espérais ne pas avoir commencé par le meilleur....
Ça doit être pour ça que je me suis réveillé à 6 h du matin (très inhabituel pour moi !) et que je suis sorti du port 15 minutes plus tard.
Magnifique soleil et plus de vent du tout. Donc, c'est reparti pour une journée de vroum vroum.
Mer d'huile, je me retrouve sur le lac Léman. C'est comme un dimanche de juillet dans la rade de Genève, à la différence que je suis tout seul sur l'eau. Enfin, presque seul....
J'ai installé la semaine dernière un appareil électronique (un AIS pour ceux qui connaissent) qui permet de "voir" sur un écran des bateaux qui circulent dans les parages. La plupart du temps je ne les vois pas de visu. Mais sur l'écran, j'en ai parfois 25 à 30.
Je suis dans une zone de fort trafic commercial, ferries, tankers, cargos, etc....
Sur cet appareil, on peut déterminer un cercle autour de son bateau (on choisit le diamètre) et dès qu'un bateau équipé également de ce système pénètre dans le cercle, une alarme retentit.
J'ai réglé mon cercle de sécurité à 2 miles nautiques (environ 3,5 km), ce qui permet d'avoir du temps pour voir et réagir.
Sauf que quand l'intrus est un ferry qui déboule à 43 noeuds (env. 80 km/h), il vaut mieux être vigilant parce que 2 miles à cette vitesse, c'est très vite parcouru.

Alors que depuis le départ je me dirige plein Est, en suivant la côte je mets du Nord dans mon cap et, miracle, le vent se lève en restant orienté à l'Est. Pas bien fort, mais bien réel.
Enfin à la voile ! Et le silence..... quel plaisir !

Le bateau glisse, les vaguelettes clapotent contre la coque, que c'est bon !
Et ce bonheur dure ...... 15 minutes et je me retrouve ....tel le marin d'eau douce sur les eaux lémaniques; alors que je m'épanouis, Eole s'évanouit.
Plus un souffle, pas le moindre petit zéphyr, plus rien....
Bon, c'était déjà ça de pris. Après tout, 15 minutes, c'est pas si mal, pour une reprise.
Donc, vroum vroum again !
Et vers 15 heures, j'arrive dans le port de Simrishamn, port de pêche important et marina assez grande, aucun problème pour trouver une belle grande place d'amarrage.
Petit tour dans cette petite ville, assez agréable avec ses rues pavées bordées de petites maisons basses.

Je rencontre le garde-port qui remonte nettement le niveau de sa confrérie.
Bon, il m'annonce que le vent se lèvera dans la nuit pour souffler fort demain. Et il viendra d'où ce vent ? Ben tiens, de là où je veux aller, Nord Est. Comme par hasard !
Je suis à peu près sûr qu'il y a quelqu'un qui cherche à me tester.
Donc aujourd'hui, vacances, si j'ose dire.
P'tit déj tranquille, un petit problème de plomberie à régler, promenade, photo.
Vers midi le vent s'est un peu calmé et je commence à me dire que demain je devrais pouvoir reprendre mon chemin.
Et puis après avoir consulté sur Internet 4 sites de prévisions météorologiques, il se trouve qu'ils sont tous d'accord: "non, demain tu resteras bien au chaud là où tu es pour l'instant."
Et vers 15h, le vent a repris son entraînement dans le spiromètre, un bon force 6 avec la mer qui en subit les conséquences, des creux de plus de 2 m dès la sortie du port.

Finalement, je suis plutôt bien ici.
Pour samedi, ça à l'air de se présenter plutôt bien. Wait and see.
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Mireille+du+Gard 01/05/2009 11:27

Toujours y croire,le vent finira bien par venir, ici le mistral souffle mais la température est presque de saison et le ciel est bleu. Bon Vent !!

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"Passer sa vie à cheminer le long d'une route droite, profondément encaissée entre de hauts talus, est faire médiocre usage des jours que le destin nous a accordés, tandis qu'ils peuvent être ensoleillés si l'on grimpe le talus pour flâner en liberté sur le vaste plateau qui le surmonte."
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"La seule chose dont on soit sûr à l'avance de l'échec, est celle que l'on ne tente pas."
Paul-Emile Victor
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"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

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"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
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"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
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"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
Barbay d'Aurevilly
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" Faites ce que vous êtes capables d'effectuer ou croyez pouvoir faire. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie."
Goethe

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"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre."
Marguerite Yourcenar
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"Il faut sauver les condors. Pas tellement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines pour les sauver. Car ce seront celles-là mêmes dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle
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