Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 19:42
Aujourd'hui il y avait météo-musée, pas des écomusées où tout se passe à l’extérieur, mais les vrais avec les salles plus ou moins sombres et des jolis éclairages.
Ça tombe plutôt bien car j’avais justement prévu de visiter le musée maritime de Karlskrona.
Karlskrona, ville majeure de la région de Blekinge, a de tout temps été une base navale très importante. Au point qu’en 1981, un sous-marin soviétique s’est échoué tout près de la ville alors que, à priori, il n’était pas là pour faire du tourisme balnéaire dans ce bel archipel.
Je vous raconte pas l’incident diplomatique !
Donc, cette ville a toujours été tournée vers la marine avec arsenal, chantiers navals, cales de radoub, corderie, etc…
Toutes ces infrastructures ont valu à la ville d’être classé au Patrimoine mondial de l'Humanité par l’UNESCO.
Le musée se trouve dans une partie de l’ancien arsenal, depuis peu ouvert aux civils.
Les installations sont modernes et les expositions de qualité bien qu’un peu trop tournées à mon goût vers une marine un peu trop martiale.
   

Belle salle avec des figures de proue très imposantes.
   

J’ai plus apprécié, dans un bâtiment annexe, l’exposition de petits bateaux.
Il y avait là, en restauration, une merveille de petit yacht vieux de 115 ans.
   

En repartant, en longeant ce bâtiment, un bruit qui m’est assez familier me prend par les oreilles et me tire jusqu’à regarder par une fenêtre. Moi, curieux ? Pensez donc.
À l’intérieur, plusieurs petits bateaux en bois en construction.
Le bruit perçu était bien celui du maillet terminant sa course sur le manche du ciseau à bois pénètrant dans une pièce de chêne.
Avec un peu de recul, je tente de déchiffrer, non pas des hiéroglyphes, mais l’enseigne écrite en suédois : il me semble que c’est une école de charpente de marine, ce qui m’est confirmé par une personne qui ouvre la porte et m’invite à entrer.
Pas besoin de renouveler la proposition. Sitôt dit, sitôt fait.
Il y a là, une dizaine de petits bateaux, des barques diraient des non-initiés, soit en construction à des états plus ou moins avancés soit en restauration.
Et l’odeur ! Ou plutôt les odeurs. Se mélangent les senteurs du chêne doré, du Pin d’Oregon blond et du sapin pâle  avec les effluves d’huile de lin et d’essence de térébenthine. Un régal !
Cette école qui peut recevoir jusqu’à 18 apprentis n’est pas une école professionnelle, elle ne délivre pas de diplôme mais juste un certificat. Cependant l’excellence de l’enseignement fait que ceux qui en sortent n’ont pas de problème pour trouver un emploi.
L’ambiance y est vraiment sympathique, calme, sans le moindre stress. Apparemment on prend son temps. L’entraide y est de rigueur.
J’y ai passé plusieurs heures, tous ont arrêté spontanément et fort gentiment (normal, on est en Suède !) leur activité pour répondre à mes questions et pour m’en poser aussi.
Les apprentis ne sont pas des tout jeunes mais d’âges variés, avec une certaine proportion de retraités qui suivent ces cours pour le plaisir.
Car le plaisir est de construire sa propre embarcation avec la possibilité de l’acheter à la fin pour un prix équivalent à celui des matériaux utilisés.
On y construit des bateaux traditionnels locaux, à voile ou à moteur, j’en ai vu 3 types différents, tous construits à clins, c’est-à-dire avec les bordés (les planches) qui se chevauchent de haut en bas.
Certains, à fond plat, sont en sapin (« en bois d’arbre de Noël » comme m’a dit une des personnes), les autres en chêne. Ceux-là sont très solidement charpentés.
La région est connue pour la qualité de ses forêts de chênes qui fournissent, soit des arbres de plaine bien droits pour pouvoir en tirer de beaux plateaux et belles planches, soit des arbres de montagne
"tordus" pour avoir du bois courbe pour les étraves, varangues et autres membrures.
Longue discussion avec une des maîtres d’atelier qui était il y a à peine deux semaines à Versoix (où habite son fils), petite ville que je connais bien à une dizaine de kilomètres de Genève.
Il a été bien déçu de ne dénombrer que deux bateaux en bois à Port Choiseul où il y a environ 450 embarcations.
Pour sa prochaine visite à son fils, je lui ai donné les coordonnées d’un copain constructeur de canots en bois à Rolle, un peu plus loin en direction de Lausanne. Il en a été ravi.
Cette visite m’a ravi, pas seulement pour l’activité qui se déroule dans cet endroit, mais, une fois de plus pour la gentillesse et la disponibilité des gens que j’y ai rencontrés. Merci, merci.

Et puis dans cet atelier il y a Marita.
Je vous parlerai très bientôt de Marita dans un article qui lui sera consacré.








o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Marc
  • Le blog de Marc
  • : voyage en bateau, nature, rencontres, photo, etc...
  • Contact

Où suis je ? Where I am.

Pour voir la position du bateau cliquez sur link puis utilisez le curseur à gauche pour vous approcher ou vous éloigner.

 


 


Trajet déjà parcouru
trajet

Recherche

Prophétie indienne

"Seulement après que le dernier arbre a été coupé,
seulement après que la dernière rivière a été polluée,
seulement après que le dernier poisson a été pêché,
alors seulement vous vous rendrez compte que l'argent ne peut être mangé."

Paroles de la mer

"Si le large t'appelle, vas-y, ce n'est pas en regardant l'océan qu'on découvre la perle, mais en plongeant dedans.
Alors vas-y, plonge.
Plus tard tu découvriras que la perle et l'océan sont aussi en toi."
Philippe Pelen

Texte Libre

A consommer sans modération

"La vie c'est le truc qui passe pendant qu'on multiplie les projets."
John Lennon

o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"Passer sa vie à cheminer le long d'une route droite, profondément encaissée entre de hauts talus, est faire médiocre usage des jours que le destin nous a accordés, tandis qu'ils peuvent être ensoleillés si l'on grimpe le talus pour flâner en liberté sur le vaste plateau qui le surmonte."
Alexandra David-Neel
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"7 heures du matin peut être. Je n'ai plus l'heure et je m'en moque."
Paul-Emile Victor
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"La seule chose dont on soit sûr à l'avance de l'échec, est celle que l'on ne tente pas."
Paul-Emile Victor
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
Barbay d'Aurevilly
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
" Faites ce que vous êtes capables d'effectuer ou croyez pouvoir faire. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie."
Goethe

o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre."
Marguerite Yourcenar
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"Il faut sauver les condors. Pas tellement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines pour les sauver. Car ce seront celles-là mêmes dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o