Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 11:10
7h40 ce matin, ils montent dans le bus et les voilà partis pour Sunsvall puis en train jusqu'à Stockholm pour rejoindre Bordeaux demain matin.
Catherine et Jean-Claude, mes amis de Bordeaux, m'ont accompagné pendant 10 jours et ça a été un vrai plaisir.
Tout d'abord, je leur dois un immense merci pour avoir apporté le soleil avec eux. Bon, ce qui est dommage, c'est qu'ils l'ont repris dans leurs bagages et, toute la pluie qui est tombée ici aujourd'hui ne tombera pas sur les vignobles du sud-ouest et le Saint Emilion de l'année n'en sera que meilleur.

Après avoir mis l'estomac de ma petite Baltic à rude épreuve pour atteindre notre lieu de rendez-vous (Sundsvall, environ 300 km au nord de Stockholm), la rencontre a eu lieu comme prévu.
Après une première nuit au port, une petite étape pour atteindre un beau mouillage pour un sommeil très calme.
Je crois que je devrais arrêter de dire "beau mouillage" car ici c'est un pléonasme. Ils sont tous beaux. Donc, quand vous voyez "mouillage", ......
Le lendemain, après environ 1 h de navigation, le brouillard nous a entouré, de manière fort inattendue.
Pour la 1ère fois j'ai dû utiliser le radar et naviguer avec son aide. Pas inutile du tout !!!
Avec un point GPS placé à l'entrée du petit fjord qui devait nous mener à Härnösand et le radar, il a été assez facile de trouver l'ouverture et de rester au milieu du chenal assez étroit dont nous ne pouvions pas voir les rives pourtant peu éloignées.
Dans le port, amarrage bord à bord avec bateau finlandais occupé par une famille avec 2 petites filles jumelles. Parents "typiquement finlandais", c'est à dire peu enclins au contact et à la conversation ou même au sourire. Mais quand on a un Jean-Claude à bord ..... Il pourrait entrer en contact et faire rire une troupe de finlandais autistes et dépressifs.
Donc, rapidement les parents sont sortis de leur réserve (un peu, mais c'est déjà ça) et l'opération charme a été menée à bien quand j'ai montré Baltic aux 2 petites filles, Paolina et Laura. Les 2 gamines
dans le bateau à jouer avec le chat et nous à discuter avec les parents. Nous les retrouverons 2 autres fois au hasard des ports.
Jean-Claude qui aime faire la cuisine et la fait très bien a tout de suite investi la cuisine. Ce à quoi je ne me suis surtout pas opposé !
Le jour suivant, encore du brouillard mais moins dense, par moment absent ou alors transpercé par des lumières superbes, atmosphère nordique, le froid en moins, horizon bouché ne posant pas de limite entre eau et air. avancée vers..... rien, le néant. Mais c'est la direction, donc, va pour le néant !


Le très joli petit port de Bönhamn convoité pour la nuit est plein comme une boîte de hareng fermenté donc nous nous rabattons sur le fond d'un fjord, élargi après un passage étroit: un vrai lac de montagne, avec des petites maisons de vacances posées les pilotis dans l'eau sombre.
Puis belle journée de voile, vent portant, 5 à 10 noeuds pour arriver avec un joli grain de pluie, de courte durée, juste de quoi dessiner un bel arc en ciel au dessus du village à notre arrivée. Assez magique. Amarrage au ponton et là, c'était beaucoup moins magique. Un peu le piège à touriste ! J'aurais dû me méfier, il y avait beaucoup trop de bateaux à moteur. Vraiment pas la même population que sur les embarcations qui se déplacent en silence à l'aide du vent.
Ceux-là ont dégagé autant de décibels que leur mode de propulsion préféré, c'est à dire beaucoup et surtout
très tard dans la nuit. Je retiens la leçon pour le futur.
Hummelvik, 20 miles plus au nord. Ce n'est pas là que nous serons dérangés pendant notre sommeil, bon un peu par les quelques moustiques qui disposent également de moteurs assez bruyants (vive les moustiques à voile !).
Fin d'après-midi d'un calme absolu, à peine troublé par le "pom pom pom" sympathique d'un canot en bois à moteur vieux de 45 ans qui vient nous rendre visite pour un brin de causette bien agréable.

Trysunda, "allez y, vous ne serez pas déçus, c'est une des plus belles îles." J'avais déjà repéré cet endroit après en avoir vu une photo. Donc, allons y !
Et nous n'avons pas été déçus ! Nous y sommes même restés le lendemain toute la journée. Pas de place au ponton, l'ancre à l'avant, l'arrière amarré à un arbre sur la plage. A 50 m du ponton, des sanitaires, du concert de jazz, vue imprenable sur le village de maisons rouge qui se mirent sur  la surface huileuse de la Baltique endormie dans cette anse. Mignon tout plein diraient certains.


Ajoutez à cela les douces épices de la belle rencontre  avec Katarina et Jon, nappez le tout d'une belle lumière sucrée qui met le feu aux maisons rouge "officiel" et Vive les vacances !
L'île est effectivement splendide et a des aspects très variés.
Elle est petite et on passe rapidement de l'ombre d'un sous bois odorant de pins et de mousses épaisses comme un vrai matelas de vraie princesse, vous savez, celle du petit pois, aux rochers ensoleillés de granit rouge, plus ou moins polis
par le frottement des glaciers qui se promenaient là il y un certain temps. Le granit s'interrompt subitement, très provisoirement cependant, pour laisser place à une plage au sable de paradis pour enfants.
Par hasard, nous y retrouvons Katarina et Jon. Discussion de vacanciers au soleil, entrecoupée de baignade pour 4 d'entre nous (devinez qui a été le seul assez raisonnable pour ne pas se tremper dans une eau à 16° ?) et de partage de sandwichs.
Poursuite de la promenade. A peine le sable évacué
d'entre les orteils, nous nous retrouvons à marcher dans les Pyrénées avec ses forêts de conifères droits comme des mâts de bateau, les voiles étant vertes, ses blocs de rochers gris de lichens, son mélange de senteurs de résine et de mousse humide, le tout accompagné par le bruit des vagues sur le granit rouge. La montagne à la mer. A moins que ce ne soit l'inverse.
Sortie de la forêt (quelques centaines de mètres seulement) sur une plage dont les grains de sable sont de la taille, pour les plus petits, d'oeufs d'autruche. Quant aux plus gros, ils feraient plutôt référence à ceux des reptiles préhistoriques, un seul oeuf pour une omelette pour 45 personnes.
Retour au village par un agréable chemin dans la forêt, quelques hectomètres de nouveau qui mènent tout droit vers la petite église au clocher si particulier et à l'intérieur entièrement recouvert de dessins et textes peints.
"Une des plus belles îles" m'avaient-ils dit. Ils n'avaient pas donné dans l'exagération !




































Au menu du soir, un pavé de saumon tout juste fumé avec des branches de pin. Un régal !
Jean-Claude y a aussi acheté LA spécialité locale; le SURSTRÖMMING: c'est du poisson en boite. C'est un peu.... particulier. Pour les amateurs, c'est du poisson fermenté. Pour les autres, de loin les plus nombreux, c'est du poisson... pourri !
Il parait qu'à l'ouverture, l'odeur est... époufroyable !  même les mouches les plus endurcies n'y résisteraient pas. Quant au goût (je ne parle pas de saveur), il est... particulier mais heureusement, pour ceux qui ont survécu à la mise à l'air de la chose, il semblerait qu'il ne ressemble pas à l'odeur.
Au fond, c'est un peu comme certains de nos fromages.
Usage de l'ouvre boite formellement interdit sur le bateau !!!!


 




















7.40 this morning, they take the bus and they are gone to Sunsvall then train to Stockholm to be back in Bordeaux tomorrow.
Catherine and Jean-Claude, my friends from Bordeaux, came along with me for 10 days and it’s been a real pleasure.
First, I have to thank them very much because they have brought the sun with them. Well, it’s a pity, they took it back in their luggage and since they left it rained the whole day here so the wineyards in the south west of France will not get it and the Saint Emilion will be better.
The meeting was, as planned, in Sundsvall, 300 km North of Stockholm.
After the first night in the harbour, a small stage to reach a beautiful anchorage for a very quiet sleep.
I think I will stop saying "beautiful anchorage" because it’s an evidence, they are all beautiful. So, when you see "anchorage"....
The next morning, after 1 hour sailing, the fog surrounded us, it was not expected at all.
For the first time I had to use the radar and sail with it’s help. Not useless at all !!!
With a waypoint on the GPS placed at the entrance of a small fjord which should lead us to Härnösand and the radar, it’s been quite easy to find the way and stay in the middle of the narrow channel as we did not see the close shores.
We moored next to a finnish boat with a finnish family with toyoung twin daughters.
The parents, "typically fins", neither opened nor smiling.
But when you have a Jean-Claude on board.... He could make talking and laughing and group of autist and depressive fins.
So, quickly, the parents had to open up (a little bit, not so bad) and the charming operation succeeded when I took Baltic out to show her to their daughters, Paolina and Laura.
The 2 girls came on board to play with the cat and we could talk with the parents.
We will meet them twice later on in other harbours.
Jean-Claude who loves to cook and do it very well felt quickly at home in the galley.
I did not do anything against that !
The next day, still foggy but not so much, sometimes no fog at all or it just let wonderful lights go through, nordic athmosphere, without cold, no horizon beetween water and air.
Way to... nothing. But it’s the direction we are going to, so let's go to nothing !
The beautiful small Bönhamn harbour was crowded  like fish in a can so we kept going to the end of a fjord: a real mountain lake, with trees diping their roots in the very lightly salted water and small summer cottages right on the dark waters.
Then a nice sailing day, down wind, 5 to 10 knots, a very short rain storm, beautiful rainbow on the village when we reached it. Magic moment !
Mooring to the pontoon and there it was not magic at all. Tourist trap !
I should have been more careful, to many motorboats !
Not the same people on board as the ones who go silently with the wind.
Those ones made as much noise as their engines and very late at night.
I keep that as a lesson for the future.
Hummelvik, 20 miles further north. We will not be disturb during our sleep in that place. Well, mosquitos use noisy engines aswell. Hurray for sailing mosquitos !
Very very quiet end of afternoon, not really disturbed by the friendly «pom pom» made by a 45 years old wooden boat which came to us for a pleasant little chat.

Trysunda, «go there, you will not be disapointed, it’s one of the best islands» I’ ve already spotted that place after seeing it on a picture.
And we were not disapointed at all ! We even stayed there the next day. No spare room at the pontoon so we anchored  with the back tied to a tree on the beach.
50 meters from the pontoon, the toilets and showers, the jazz concert, beautiful view on the red houses village reflecting on the mirror of the sleeping baltic sea.
Very cute would say some people.
Add to that mild spices like the beautiful meeting with Katarina and Jon, put on top of it a wonderful sweet light which set fire to the "official red" buildings. Holidays !
The island is really fantastic with very different aspects.
It’s small and we go quickly from the smelly shade of pine trees and  moss thick as a princess mattress, to the red granite rocks, more or less polished by glaciers running here some years ago. And the granite disappear suddenly, not for long, for a sandy beach, children paradise.
By chance, we met there Katarina and Jon, sunbathing. Holiday makers chat under the sun, just cut by a swim for 4 of us. And figure out who was reasonable enough not to go in the 16° water ?
Walking again after a while. The sand just off beetween our toes, we are in the Pyrénées mountains with mastlike pine trees, green sails, rocks covered with grey lichens, mix of resin and damp moss smells, this going along with the waves noise on the rocks in the background. The mountain by the sea. Or the sea by the mountain.
The forest ends after a few hundreds meters on a beach where sand grain are, for the smallest ones, like ostrich eggs. The bigger more like prehistoric reptiles eggs, one egg for a 45 guests omelette.
Back to the village by a pleasant path in the forest, a few hundreds meters leading to the small church with its very different church tower and many drawings on the inside walls.
"One of the best islands" did they said to me. They didn’t say too much !
On the evening menu, salmon, just smoked with pine branches. A delight !
Jean-Claude has got THE local speciality: SURSTRÖMMING: canned fish.
It’s a little bit.... special. For the ones who like it, it’s fermented fish. For others, by far much more numerous, it’s.... rotten fish.
It’s said when you open the can, the smell is absolutly terrible ! Even very strong flies would not survive to that.
About the taste, it is.... special aswell but fortunately, for those who survived to the opening to the "thing" and taste it, it seems it does taste like the smell.
Well, not worse as some of our french cheeses.
The use of a can opener is absolutely forbidden on board !!!

o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o


Partager cet article

Repost 0

commentaires

coach handbags 10/05/2010 10:36


cool, i have looking forward to such info for a long time, it is useful for me, thank you very much for taking your time to post this, keep up this great work!


bruno 01/08/2009 22:19

suberbe endroit mise en exergue par une incroyable iconographie enrichie d'un récit palpitant..Incredible work..BÖ temps, BÖ vent.. pensées+

ann-christin gardberg 28/07/2009 17:42

interesting you read about your new experiences in the north. Luckily you survived the surströmming! i understand it was the first and last time you ate it. People in the north eat it with milk believe me or not!
I´m sure Baltic did not touch it. Give her a carress.
Bon Voyage
ann christin

Présentation

  • : Le blog de Marc
  • Le blog de Marc
  • : voyage en bateau, nature, rencontres, photo, etc...
  • Contact

Où suis je ? Where I am.

Pour voir la position du bateau cliquez sur link puis utilisez le curseur à gauche pour vous approcher ou vous éloigner.

 


 


Trajet déjà parcouru
trajet

Recherche

Prophétie indienne

"Seulement après que le dernier arbre a été coupé,
seulement après que la dernière rivière a été polluée,
seulement après que le dernier poisson a été pêché,
alors seulement vous vous rendrez compte que l'argent ne peut être mangé."

Paroles de la mer

"Si le large t'appelle, vas-y, ce n'est pas en regardant l'océan qu'on découvre la perle, mais en plongeant dedans.
Alors vas-y, plonge.
Plus tard tu découvriras que la perle et l'océan sont aussi en toi."
Philippe Pelen

Texte Libre

A consommer sans modération

"La vie c'est le truc qui passe pendant qu'on multiplie les projets."
John Lennon

o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"Passer sa vie à cheminer le long d'une route droite, profondément encaissée entre de hauts talus, est faire médiocre usage des jours que le destin nous a accordés, tandis qu'ils peuvent être ensoleillés si l'on grimpe le talus pour flâner en liberté sur le vaste plateau qui le surmonte."
Alexandra David-Neel
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"7 heures du matin peut être. Je n'ai plus l'heure et je m'en moque."
Paul-Emile Victor
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"La seule chose dont on soit sûr à l'avance de l'échec, est celle que l'on ne tente pas."
Paul-Emile Victor
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
Barbay d'Aurevilly
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
" Faites ce que vous êtes capables d'effectuer ou croyez pouvoir faire. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie."
Goethe

o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre."
Marguerite Yourcenar
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"Il faut sauver les condors. Pas tellement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines pour les sauver. Car ce seront celles-là mêmes dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o