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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 23:44

Depuis la fin de la Höga Kusten, la Côte Haute, les paysages sont beaucoup moins attrayants et la météo est loin d’être en reste.
Donc, j’ai décidé de tailler la route rapidement vers le Nord, toujours plus au Nord.
Escale à Lulea, la dernière grande ville  sur la côte Est de la Suède, le dimanche 26 juillet.
On m’avait dit que l’archipel traversé pour y arriver est superbe. Je le crois volontiers et cependant, même si je l’ai effectivement traversé, je ne l’ai pas vu, ou tout au plus entr'aperçu.
Ben, mon gars, faut ouvrir tes yeux si tu veux voir quelque chose !
Je sais bien mais, même grands ouverts, mes yeux n’ont pas vu grand chose car pendant 2 jours j’ai navigué dans le noir. Tout était noir, la mer, le ciel, la terre ! Je me voyais en mineur de fond. Ne pensez pas que j’ai posé des mines au fond de la mer, non, j’étais mineur, le vrai, celui qui passe ses journées à extraire du charbon et quand il sort de son trou, c’est pour voir ces collines noires que sont les terrils.
La seule différence c’est que je n’étais pas couvert de poussière anthracite mais plutôt tendance vert de rage !
Non seulement, j’étais dans un tunnel non éclairé, mais en plus les vannes célestes étaient grandes ouvertes. Obligé de naviguer avec par moment le nez sur l’écran du radar tellement la visibilité était réduite à cause de la pluie.
C’est quand même un comble, 20 h de jour sur 24 h et c’est tout juste s’il ne faut pas allumer les phares à midi !
Je veux du BLEU !!!
Bleu marine, azur, ciel, des mers du sud, pastel, layette, tiens, même pétrole. Peu importe, la nuance, du bleu. Juste du bleu.
Heureusement, je ne risque ni le coup de blues ni les bleus à l’âme grâce à ma petite chatte Baltic. Elle rayonne en permanence comme 3 soleils en même temps.
Donc me voilà à Lulea qui sera surtout une escale technique: vaccination pour Baltic, coiffeur pour moi (pas un luxe !), trouver à faire remplir ma bouteille de gaz (jamais évident !), faire les dernières courses surtout alimentaires car le coût de la vie en Norvège est tout simplement.... exorbitant.
Incroyable: il fait grand beau ! J’y crois pas !!!
Pratique, le super marché est à 300m du port.
Bon, pour le gaz, 2 fois 6 km à pied. Une première fois pour trouver l’endroit où on m’avait dit qu’éventuellement, peut-être mais c’est pas sûr, on pourrait remplir ma bouteille. Evidemment les bouteilles suédoises sont différentes des bouteilles françaises, pas le même raccord. Heureusement le gaz est le même.
Sur place, le gars me dit que non, mais ça peut se faire à 50 km plus au sud, dans une autre ville.
Je discute un peu, j’insiste beaucoup pour qu’il me trouve une solution et pour finir il me sort un raccord en me demandant si je pense que ça correspond au filetage de ma bouteille: oui !
- Alors je peux le faire.
Même trajet le lendemain avec la bouteille. Heureusement j’ai un bon petit diable qui assure le transport mais il n’a pas de moteur, évidemment.
Et pour remplir ma bouteille: pas compliqué, on raccorde à une bouteille suédoise qu’on met au dessus et c’est le coup des vases communicants. On vide l’une dans l’autre. Interdit de fumer !!!!
3 jours en ville, ça suffit.
Départ vers 8 h en passant juste à côté des 4 brise-glace qui attendent sagement leur heure, c’est à dire quand la mer commencera à geler. Ils assureront en permanence pendant tout l'hiver une voie libre de glace pour la navigation commerciale. Et l'hiver est long ici, la mer peut encore être gelée au mois de mai.
Lulea est un port très important pour l’exportation du minerai de fer et du bois. Il est donc évidemment économiquement vital que ces transports puissent se faire toute l’année sans interruption.
Et quand c’est gelé, c’est gelé ! Plus d’1 m de glace.
Je crois que le fait d’avoir beaucoup râlé contre cette foutue météo a eu plus d’effet que je n’espérais: grand beau, chaud, enfin l’été.
Pourvu que ça dure.
Et ça dure.
Donc, je vais devoir apprendre à râler plus souvent et plus fort.
Encore 2 petites journées de navigation pour atteindre mon terminus baltique.
Très beau, et très peu de vent. Il en aura fait des heures mon moteur entre les vents contraires et les pas de vent du tout sur cette mer.
Le 2ème jour, départ à 8h45 pour 15 petits miles. 3 fois rien, une petite promenade sur un lac sans ride.
Sauf que....
Après une vingtaine de minutes, il me semble que quelque chose cloche mais je ne sais pas quoi, juste une impression.
Puis je remarque que l’échappement ne crache pas autant d’eau qu’il devrait.
Est ce que le filtre d’admission d’eau est partiellement bouché ? ça fait longtemps que je ne l’ai pas contrôlé, pas vraiment de raison de le faire.
Je vais voir et, en fait de voir, j’ai surtout entendu un bruit de cataracte dans la soute: un des tuyaux du circuit de refroidissement du moteur s’est débranché. Et si l’eau ne va pas dans le moteur, elle va où ? Dans le fond du bateau !.
Après avoir arrêté le moteur, je fonce soulever une trappe du plancher et le niveau de l’eau se trouve 1 cm en dessous !!!!
Je suis en train de vider la mer Baltique dans mon bateau !
Zut, il va rien rester pour les brise-glace. Chômage technique.
Et la pompe de cale automatique, elle fait quoi ? Rien !
Je la connecte en position manuelle et, si elle émet bien son bruit, elle n’évacue pas une goutte.
Et puis elle me dit que on est le 30 juillet et qu’elle ne reprend le boulot que le 1er août comme tout le monde en Suède et que de toutes façons, vu qu’elle n’a jamais travaillé, pas question de vider comme ça d’un coup 5 à 600 litres d’eau sans une  sérieuse préparation psychologique.
Pas négociable !
Tiens, j’aurais dû la laisser tourner à sec, elle a horreur de ça. Ça lui aurait fait... les pieds. Même si ce n’est pas une pompe... à pied.
Bon, l’autre pompe maintenant, la grosse jaune. Elle, elle aime bien la compagnie, il lui faut quelqu’un pour lui tenir la main et... pomper.
Donc je pompe et.... rien. Enfin pas tout à fait rien: je me prends une grosse giclée d’eau en pleine poire ! Et rien qui sort du bateau.
La pompe trouve très chouette ces petits geysers qu’elle fait. Certes, l’effet est assez intéressant mais je ne veux pas plusieurs jets d’eau dans le bateau mais un seul et très gros à l’extérieur. Rien à faire, elle fuit comme un panier en osier percé.
Dernière solution, le seau.
Donc, 5 à 600 l à évacuer en me mettant à 4 pattes sous la table pour remplir le seau puis aller le vider dans le cockpit. 3 heures il me semble, pas vraiment pensé à regarder l'heure.
Puis fin du trajet en commençant à mettre à sécher différentes choses stockées dans les coffres sous le plancher. Heureusement que le soleil est bien présent.
Je n’aurais pas aimé que ça m’arrive un jour avec du vent, des vagues et de la pluie.
C’était la péripétie du jour, du genre qui vous met du piment sur le plat du voyage et qui garnit l’armoire à souvenirs.
Et me voilà au bout du bout du golfe de Botnie et je considère que c’est la fin de ma 2ème étape, la 1ère étant le trajet fluvial qui m’a amené jusqu’à cette mer parsemée de tellement beaux archipels.
Je suis maintenant installé dans un chantier naval, sous la grue gigantesque qui mettra bientôt Vo Lu Mondu sur un camion pour une traversée terrestre cette fois et il trempera alors ses quilles dans de nouvelles eaux,  beaucoup plus salées, celles de la mer de Norvège.
Une surprise m’attendait ici.
Le décor, c’est un grand chantier naval (pas pour paquebots quand même), un village où il n’y a aucun commerce sauf un magasin d’antiquités et un café-chambres d’hôtes.
La surprise c’est que ce café est tenu par couple originaire de Nimes ! 80 km de mon lieu d’origine. Incroyable ! Quand j’ai entendu la voix de Lorraine, je me suis dit que cet accent là, m’était plus que familier.
Avec son mari Gilles, ils ont créé cet établissement il y a 2 ans et ont l’air de beaucoup apprécier la vie en Laponie suédoise.
Donc si vous voulez vous changer les idées, faire du ski de fond sur la mer, des randonnées en raquettes en forêt, des ballades en scooter des neiges, de la pêche sous la glace ou alors d’autres activités en été, c'est la bonne adresse : link
Tout ayant séché dans le bateau, nettoyage des coffres effectué (j’en ai profité, c’était bien mouillé !), cet après-midi a été consacré à la cueillette de myrtilles, il y en a partout, vraiment partout et pas besoin d’aller à la montagne pour ça. A 5 mn à pied depuis le bateau.
Les myrtilles, je n’en ai jamais raffolé. En tant que grand amateur de cassis, je les trouve douceâtres et peu goûteuses en comparaison.
Cependant, comme tout ce qui a un coût proportionnel à mon salaire, c’est à dire nul, m’intéresse, je ne fais pas le difficile et demain matin, activité confiture pour tout le monde.
Ah, un "petit détail": ici, ça fait 2 mois qu’il fait un temps estival !

Je termine aujourd’hui avec un message personnel à mon ami Max qui vient de partir pour un grand voyage sans retour.
Merci Max, si je suis là aujourd’hui tu y es pour quelque chose, j’aurais bien aimé te le dire de vive voix.
En homme libre tu as bien rempli ta vie et su transmettre ton état d’esprit à tes enfants et j'en ai également profité.
"Si tu tombes, essaye, essaye encore !"
"Courage, confiance"
Avec ces 2 principes qui t’étaient chers, tu nous as montré le bon chemin, celui de la liberté.
Encore merci et ne te gène pas pour me raconter comment c’est là-bas. En alexandrins, bien entendu.
Max avait 95 ans et je suis sûr qu’il aurait bien renouvelé le bail pour au moins aussi longtemps.

From the end of the Höga Kusten, the Hight Coast, the landscape is not very appealing and so is the weather.
So, I’ve decided to go faster to the North, always further North.
Stop in Lulea, the last important town on the east coast of Sweden.
I was told that the archipelago I had to go through to get there was beautiful. I do believe it but if I went through, I didn’t see it or just a very quick glance.
Well, man, open your eyes if you want to see something !
I know, but, even wide opened, my eyes didn’t see anything because for 2 days I’ve been sailing in the dark. Everything was dark, the sea, the sky, the land ! It was like if I’ve been very deep in a coal mine !
The only difference was I was not covered with black dust but I was green of anger !
I was in a very dark tunnel and it was raining cats and dogs. I had to go sometimes with the radar on because of such a poor visibility.
Can you imagine that, 20 h of daylight and I should turn on headlights in the middle of the day !
I want some BLUE !!!
Any kind of blue. Just blue around me.
Fortunately, I have with me my little cat Baltic, shining allways like 3 suns.
So, I’m in Lulea, a kind of technical stop: vaccination for Baltic, haircut for me, find  to refill my gas tube (never easy !), last big shopping before Norway, everything being so expensive overthere.
I cant believe it: wonderful weather !!!
Supermarket, 300 m from the harbour. Very handy.
For the gas, twice 6 km by foot. Once to find the place where it might be possible to have my tube refilled.
The swedish tubes are not the same as the french ones, not the same connexion. Well, the gas is the same...
When I got there, the guy told me it was not possible and I had to go in another town, 50 km further south.
After a while talking with him, asking him to find a solution, he showed me a connector and, yes, it will fit.
The next day I was back with the tube.
How to fill the tube ? Take a full swedish tube, connect it to the empty tube and empty the first one into the other one, just like if it was water with the help of gravity. Smoking absolutely forbidden !!!
3 days in town, that’s enough.
Start at 8 o’clock, going next to the 4 ice breakers waiting quietly for their time, when the sea will start to freeze. They have to make a free of ice way for commercial ships.
And winter lasts long uphere, the sea can be still frozen in may.
Lulea is a very important harbour for exportation of iron ore and wood. So, it’s vital for the economy, the shipping must not stop.
And when it’s frozen, it’s really frozen ! More than 1 meter thick ice.
2 more days sailing to go to the end of my baltic trip.
Beautiful weather, very light winds. So many hours motoring on this sea with opposite winds or no wind at all.
The second day, start at 8.45 for a small 15 miles trip on a real lake without any tiny wave.
But.....
After about 20 mn, I feel something strange, don’t know what, just a feeling.
Then I notice it should be more water coming out from the exhaust pipe.
Maybe the filter of the intake ? I didn’t clean it for a while, but no special reason to do it.
I go to check it but I can hear a water fall in the hold: the intake hose is disconnected. And if the water does not go in the cooling system, where doest it go ? In the bilge !
Once the engine stopped, I rush to lift the floor and the water level is just 1 cm below it !!!!
I’m emptying the baltic sea in my boat !
There will be nothing left for the ice breakers. Technical unemployment.
And what about the automatic bilge pump ? Nothing !
I switch it on manual and, if it makes some noise, no water going out of the boat.
And then it tells me we are on the 30th of july and it will go back to work on the 1st of august as everybody in Sweden and, as it has never worked before, it’s out of question to drain 5 to 600 l at once without a psychologic training.
No negociation !
Ok, the other pump now, the big yellow one. That one likes company, it needs somebody to hold its hand and.... to pump.
So, I start pumping and... nothing ! Well, not exactly nothing: I get a big flush in my face ! But nothing out of the boat.
The pump finds these small geysers it makes very nice. The effect is quite interesting but what I want is a big big flush outside  and not plenty of small geysers in the boat.
Nothing to do, it’s like a basket with plenty of holes.
Last solution, the bucket.
So, 5 to 600 l to drain going under the table to fill the bucket and then to empty it in the cockpit.
It took about 3 hours, I think, didn’t think to look at the watch.
Then the end of the trip starting to dry the things which have soaked in the bilge. Fortunately, the sun is there now.
I would not have liked this happens on a windy day with wawes and rain.
That was the fact of the day, the kind which put chili in your travel meal anf fill the memory cupboard.
And now I am at the very end of the gulf of Botnia and it’s for me the end of my 2nd stage, the 1st one being the river trip which led me to this sea with so beautiful archipelagos.
I stay now in a boatyard, under the huge crane which will lift soon Vo Lu Mondu to put her on a truck for a land trip this time and she will then dip her keels in new waters, much more salted, in the norvegian sea.
I’ve had a surprise here.
A large boatyard, a village without any shop execpt  an antics shop and a cafe with guest rooms.
The surprise is that the cafe owners come from Nimes, France. 80 km from where I come from. Incredible ! When I’ve heard Lorraine’s voice, her accent was very familiar to me.
With her husband, Gilles, they started their business 2 years ago and it seems they like very much the life in swedish Lappland.
So, if you wish to breath fresh air, to go cross country skiing on the sea, to go with snowshoes in the forest, to ride a skidoo, to fish through a hole in the ice or other activities in summer, this is the good spot: link
As everything is dry, the bilge cleaned, I went this afternoon for blueberries picking, blueberries everywhere and not necessary to go up in the mountain for that. 5 mn walking from the boat.
I’ve never been fond of blueberries. Compared to blackcurrant which I like so much, I find them too sweet and a little bit tasteless.
However, as everything which is free interest me, I take them easily and tomorrow morning, jam cooking for everybody on board.
A "small detail": it’s been a wonderful weather for 2 months here !

Today, the end will be a personal message to my friend Max who just left for a endless travel.
Thank you Max, if I’m here today you’ve made something for that, I would have liked to tell you that.
As a free man, you’ve well filled your life and transmitted your state of mind to your children and I’ve taken a part of it.
"If you fall down, try, try again !"
"Courage, confidence"
With these 2 principles, you’ve showed us the right way, the way to freedom.
Thank you again and tell me how it is overthere. With poems as you like to do.
Max was 95 and I’m sure he would have been ok for another 95 years.

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commentaires

Framboise 06/08/2009 17:40

Marc, il va falloir que tu penses à rédiger un livre/journal de bord avec toutes ces aventures qui se lisent comme un roman, on se sent vraiment embarqué.
Donc maintenant Volumondu va s'envoler de l'autre côté en Norvège? Heureusement le livre n'est pas encore terminé.

En guise de clin d'oeil et d'amical salut, j'ai connu un super monsieur qui s'est endormi à l'âge de 95 ans également, et qui parlait comme ton Max de ne jamais baisser les bras, de courage, de confiance et de respect de soi. C'était mon grand-père irlandais, il se prénommait Sean. Mon petit doigt me dit que ce genre de personnages doit se fréquenter là-haut ou ailleurs.
Toute mon amitié.

j-p 02/08/2009 11:12

hello Marc, merci pour tes nouvelles avec des petites galères qui sur le coup sont toujours énervantes mais comme tu le dis seront des souvenirs qui feront rire lorsque tu pourras les raconter autour d'un bon verre!
As tu pu réparer? et en espérant que cela ne soit pas des pannes trop importantes.
sinon merci pour ces descriptifs de la suède qui vraiment ne peuvent que nous y conduire un jour; on attend la norvège avec impatience.
Ou vas tu "atterir" en norvège?
bon vent....

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"Passer sa vie à cheminer le long d'une route droite, profondément encaissée entre de hauts talus, est faire médiocre usage des jours que le destin nous a accordés, tandis qu'ils peuvent être ensoleillés si l'on grimpe le talus pour flâner en liberté sur le vaste plateau qui le surmonte."
Alexandra David-Neel
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"7 heures du matin peut être. Je n'ai plus l'heure et je m'en moque."
Paul-Emile Victor
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"La seule chose dont on soit sûr à l'avance de l'échec, est celle que l'on ne tente pas."
Paul-Emile Victor
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"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

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"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
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"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
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"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
Barbay d'Aurevilly
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" Faites ce que vous êtes capables d'effectuer ou croyez pouvoir faire. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie."
Goethe

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"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre."
Marguerite Yourcenar
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"Il faut sauver les condors. Pas tellement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines pour les sauver. Car ce seront celles-là mêmes dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle
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