Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 00:03
Je n’ai jamais bu d’alcool.
Je n’ai jamais fumé de cigarette, de cigare, de pipe ou d’autres substances.
Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai: avec mes cousins, on fumait du «bois fumant», des lianes (de clématite, je crois) qui, une fois séchées, sont poreuses et peuvent se fumer comme une clope. Je n’ai pas accroché à la chose: alors que j’étais en train de vivre ma dernière minute (dommage, si jeune !) après inhalation d’un peu de fumée, je me rappelle m’être dit que si je m’en sortais, plus jamais je ne toucherai à ces poisons. Je m’en suis sorti, ouf !
Par contre j’ai 2 addictions: le cassis et la 2 CV.
Pour le cassis, c’est foutu. Faut dire que je ne fais rien pour arrêter. Confiture, sirop, gelée, glace, le fruit picoré à même le plant, tout y passe. Je ne vous dirai pas combien j’ai de pots de confiture dans le bateau. De quoi tenir un siège. Pas trop long quand même.
On vient même de m’en apporter 2 pots des cassis du jardin. J’en ai l'eau à la bouche rien que d’en parler.
Et qu’est ce que je viens d’apprendre sur France Culture (ben oui, j’écoute France Culture ici en Laponie suédoise, qu’est ce que vous croyez ?)? En Norvège, ma prochaine destination, ils font une grosse consommation de ce délicieux petit fruit noir. Apparemment, ils l’utilisent beaucoup comme apport de vitamines en hiver.
Et comment ils l’appellent en Norvégien: solbaer: la baie soleil !
Ça y est, je salive sur le clavier, il va pas aimer.
Donc accro à vie à la baie soleil. Y a pire comme addiction. Et ça ne peut pas faire de mal.
La 2ème, c’est la 2 CV. La deuche, la 2 pattes, appelez la comme vous voulez. Comme beaucoup de personnes de ma génération, qu’on soit tombé dedans quand on était petit ou que ça soit venu plus tard, j’aime cette voiture. Simple, économique, sympa, amusante, confortable bien que un peu bruyante, avec une tenue de route incroyable, etc....
Je pourrais en dire encore beaucoup plus, il vaut mieux que j’arrête là. Non, encore une chose: c’est une machine à sourires. Vous avez un peu le blues, ou pas, ce n’est pas indispensable, allez n’importe où, quelque part où vous avez quand même des chances de rencontrer quelqu’un, dans une 2 CV et je vous garantis que, en vous voyant passer, les visages vont s’éclairer, les yeux se mettre à briller et que vous recevrez plein de sourires. Tout plein.
Le problème, c’est qu'elle a commencé à prendre beaucoup de place dans ma vie et dans mon environnement. C’est une petite voiture alors une ça va, deux ça passe encore mais au delà, ça devient franchement encombrant. Et puis comme il faut les faire fonctionner, ça prend ... un tout petit peu de temps. Parce que la dernière arrivée, une tellement bonne affaire, juste 2 ou 3 bricoles à faire dessus, finalement elle se révèle un peu... capricieuse. Elle se fait prier pour redémarrer après être restée une quinzaine d’années dans une grange ou sous un pommier. Mais c’est pour mieux l’apprécier par la suite.
Bon, je l’avoue, j’en ai eu jusqu’à 7 en même temps. Partout. Il y en avait partout. Et puis il faut bien récupérer des pièces détachées, au cas où.
Envahissante. Mais tellement chouette.
Et puis j’ai dû m’y résoudre, m’en séparer, les unes après les autres. Impossible de les prendre sur le bateau. Même si j’en ai vu une sur une péniche, Vò lu mondu est un peu petit.
J’en ai gardé quand même une, ma fidèle et rare Dolly rouge et grise, série spéciale de 1985.













Donc, quand j’ai emprunté les routes aquatiques en octobre dernier, j’ai commencé mon sevrage. Douloureux comme tout sevrage. Le manque parfois. J’en ai bien croisé 2 ou 3 en Scandinavie, pensée émue pour ma rouge et grise.
Mais bon, je résiste, j’assume cette séparation. Et maintenant, c’est bon, tiré d’affaire, la dernière aperçue en Suède, je ne l’ai même pas photographiée. C’est vous dire, je suis sur la bonne voie de la guérison.
Et puis, et puis... j’ai replongé !
Hier, alors que je suis à 3500 km de la France, en Laponie, dans un coin on ne peut plus calme, vraiment pas grand monde, je les ai entendues. Ça y est, le syndrome de manque, le delirium tremens, les hallucinations. Une, deux, trois,..... sept fois ce bruit de moteur si caractéristique, à nul autre pareil. Je me pince, je laisse 3 moustiques faire jusqu’au bout leur sale besogne, je demande à Baltic de me griffer et de me mordre sauvagement: je ne rêve pas, sept 2 CV viennent de passer au bout du chemin qui mène au chantier naval. Et je les entends encore, à l’arrêt, pas bien loin.
Je laisse tomber mon travail de couture et je vais voir. Elles sont chez mes amis nîmois.
7 voiture françaises qui font un raid en Laponie. Escale ici ce soir.
Pas pu m'empêcher de les regarder sous tous les angles, détecter les particularités de celle-ci ou celle-là, de discuter avec leurs équipages.
Heureusement, aucun ne m’a proposé d’aller faire un tour. Parce que là, c’est sûr, l’overdose aurait été au bout du chemin....
Jusqu’ici elle me poursuit ! Et tout est à recommencer.



Pour changer de sujet, le transport, en camion, pas en 2 CV, du bateau vers la Norvège devrait se faire seulement jeudi ou vendredi (on est samedi), ce qui me laisse du temps pour continuer mes travaux sur le bateau (non, il n’est toujours pas terminé !).
Je viens de passer un nombre d’heures considérable à la confection d’une capote destinée à fermer complètement le cockpit, ce qui sera très appréciable pour un hiver au delà du cercle polaire, en principe bien froid et plutôt enneigé.
Ce n’est pas encore terminé mais le plus gros est fait. Et même si les coutures ne sont pas d’une précision micrométrique (la machine n’est pas vraiment faite pour ce genre de travail et moi je l’utilise... comme je peux !), l’ensemble est assez satisfaisant et remplira son office, ce qui est le principal après tout.
Ce soir, j’ai donc dîné sous ma véranda. Même si ce n’était pas nécessaire tellement la température est agréable.



Pas chouette mon atelier de couture ?

I’ve never drunk alcohol.
I’ve never smoked cigarettes, cigars or other things.
Well, it’s not absolutely true: with my cousins, we smoked «smoking wood», a creeper which, once dried, are porous and can be smoked like a cigarette. I did not kooked to that: as I was in my very last minut (a pity, I was so young !) after I have inhaled some smoke, I remember I told to myself that If I survive, I will never touch those poisons.
And I survived !
However, I have 2 addictions: blackcurrant and Citroën 2 CV.
Concerning blackcurrant, nothing possible. Well, I dont do anything to stop. Jam, sirup, gelly, ice cream, fruit just picked on the plant, everything is ok. I will not tell how many jam jars I have in the boat. I can live for a long while with that.
Some friends just brought me 2 more jars with fruits from the garden. Just talking about that, I have the mouth full of saliva.
And you know what I’ve just learned ? In Norway, my next destination, they have plenty of this delicious little black berry.
It seems they use it much to get vitamines in winter.
And they call it in norvegian; solbaer: sun berry !
Now, saliva on the keyboard, it will not like that.
So, hooked for life to the sun berry. This is not the worst addiction. And it’s harmless.
The second one is the 2 CV.
As many people of my generation, fallen in it as a kid or later, I love this car.
Simple, cheap, friendly, funny, comfortable but a little bit noisy, with an incredible road handling, etc.....
I could say much more, it’s better if I stop now. Just one more thing: it’s a smile factory. If you feel a bit sad, or not, it’s not necessary, you can go, with the 2 CV, anywhere where there are some people you can meet, and, I tell you, you will see faces lighting up, eyes starting to shine and you will get plenty of smiles. Plenty.
But the problem is it started to take much much room in my life and my background. It’s a small car, so one is ok, two still good, but beyond that, it becomes really crowdy. and to make them work, it takes... just a little bit of time. And the very last one, such a good deal, just 2 or 3 trinkets to do on it, is finally a little bit.... temperamental. It’s a bit reluctant to start after being for fifteen years in a barn or under an apple tree. But it’s to find it then more enjoyable.
Ok, I admit it, I’ve had up to seven at the same time. Everywhere. They were everywhere.
Not talking about the necessary spare parts, just in case....
Intrusive. But so nice.
As it was not possible to take them on the boat, I had to sell them, one after the other one.
I’ve seen one on a large barge once but Vò Lu Mondu is too small for that.
I still have one, a rare red and grey 1985 Dolly.
So when I went for my river trip last october, I started to get rid of that problem. Some how painful. Miss it sometimes. I’ve seen 2 or 3 of those in Scandinavia, little thought to my red and grey.
Well, I withstand and accept the separation. And now, it’s ok, out of that, I even didn’t take a picture of the last one I’ve seen in Sweden. I‘ m on the good way to recover.
And then, it started again ! Yesterday, 3500 km away from France, in swedish Lappland, in a remote and quiet area, not so many people around, I’ve heard them. Missing syndrom, hallucinations. I pinch myself, let 3 mosquitos do to the end they ugly job, ask Baltic to scratch and bite me strongly: I’m not dreaming, seven 2 CV passing next to the boatyard. I stop my sewing work and go to see them. They are at my french friends place.
Seven french cars doing a trip in Lappland. Stopover here tonight.
Impossible not to look at the cars in details, and have a chat with owners.
Fortunately, none ask me if I would like to go for a drive. Doing so would have bring me to an overdose, for sure.
It’s chasing me up to here ! And I’ve to start everything one more time.

Other subject: the boat transport on a truck, not on a 2 CV, to Norway should be only on thirsday or friday (today is saturday), so I have time to work on the boat which is still not finished.
I’ve spent a lot of hours making a cockpit cover, that will useful to be protected from snow during the winter beyond the polar circle.
It’s not finish yet but most of it is done. And if the sewing is a little bit rough (the sewing machine is not really made for that and I do what I can...), it’s not too bad and will do the job, which is, after all, the most important thing.

o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Framboise 10/08/2009 15:56

Je n'ai qu'un mot BRAVO !
Pour les cours de couture, je saurais à qui m'adresser.
Le résultat est très bien. J'espère que tu as mangé tout un pot de confiture cassis pour fêter ça. Tu l'as mérité.

Rosalie 09/08/2009 12:19

Dis donc bravo pour la capote....! Super! faudra que tu m'apprennes!....tu donnes des cours ? Bizzzz

pierrre Liron - Ke'a 09/08/2009 00:56

Salut mon pote ! vraiment genial ton article ! quel style ! bravo pour tes talents de couture...c'est tres reussi...et une tres bonne idée...Apres l'Alaska (genial) je redescends sur Victoria pour le prochain hiver...puis la polynesie ( qui me manque un peu ) au printemps prochain...

Présentation

  • : Le blog de Marc
  • Le blog de Marc
  • : voyage en bateau, nature, rencontres, photo, etc...
  • Contact

Où suis je ? Where I am.

Pour voir la position du bateau cliquez sur link puis utilisez le curseur à gauche pour vous approcher ou vous éloigner.

 


 


Trajet déjà parcouru
trajet

Recherche

Prophétie indienne

"Seulement après que le dernier arbre a été coupé,
seulement après que la dernière rivière a été polluée,
seulement après que le dernier poisson a été pêché,
alors seulement vous vous rendrez compte que l'argent ne peut être mangé."

Paroles de la mer

"Si le large t'appelle, vas-y, ce n'est pas en regardant l'océan qu'on découvre la perle, mais en plongeant dedans.
Alors vas-y, plonge.
Plus tard tu découvriras que la perle et l'océan sont aussi en toi."
Philippe Pelen

Texte Libre

A consommer sans modération

"La vie c'est le truc qui passe pendant qu'on multiplie les projets."
John Lennon

o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"Passer sa vie à cheminer le long d'une route droite, profondément encaissée entre de hauts talus, est faire médiocre usage des jours que le destin nous a accordés, tandis qu'ils peuvent être ensoleillés si l'on grimpe le talus pour flâner en liberté sur le vaste plateau qui le surmonte."
Alexandra David-Neel
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"7 heures du matin peut être. Je n'ai plus l'heure et je m'en moque."
Paul-Emile Victor
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"La seule chose dont on soit sûr à l'avance de l'échec, est celle que l'on ne tente pas."
Paul-Emile Victor
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
Barbay d'Aurevilly
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
" Faites ce que vous êtes capables d'effectuer ou croyez pouvoir faire. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie."
Goethe

o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre."
Marguerite Yourcenar
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o
"Il faut sauver les condors. Pas tellement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines pour les sauver. Car ce seront celles-là mêmes dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o