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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 18:55

2 jours de rêve !
Je n’ai rien fait.
Pas tout à fait vrai: j’ai dormi, Morphée m’ayant pris en grande affection. Des heures et des heures. Comme jamais. Plein de rêves.
Et quand je ne dormais pas, je lisais ("Portrait du Gulf Stream" Erik Orsenna, de l’Académie Française, s’il vous plaît !) ou bien j’écoutais de la musique.
Cooooool !
Avec ça, il fait toujours dans les 25°.
Les vacances ! Sans souci, sans programme, se la couler douce.
Ce bien que ça fait ! Pas belle la vie ?
Allez, encore un petit roupillon. Et de nouveau, plein de rêves.
Celui-là, il est pas mal. Je vous le raconte.
Figurez vous que si la gourmandise était un vilain défaut, je pourrais rendre Baltic  parce que à ce niveau ça serait rédhibitoire ! Tout y passe, aussi bien la confiture que les pommes de terre et tout ce qu’on peut imaginer d’autre, sucré ou salé. Ça, ce n’est pas du rêve mais bien la réalité.
Donc dans le rêve, on a fait un marché tous les deux: elle aura le droit de lécher mon assiette ce soir, avec au menu des quenelles de saumon sauce au citron. En contrepartie, elle préparera le bateau pour le transport par la route. Ça paraît assez équitable, non ?
Et me voilà parti pour mes deux jours de dolce farniente.
Pendant ce temps, j’entends que ça s’agite sur le bateau, dans tous les sens.
Le son des quatre petites pattes qui courent sur le pont, de la proue à la poupe, des bruits métalliques d’outils qui heurtent l’aluminium.
C’est que ce n’est pas rien ces préparatifs: le gros du travail est de tout dégréer pour enlever le mât. Tous les cordages, tous les fils électriques qui passent dans ce grand tube d’aluminium de 15 m de long, le radar, les feux, l’antenne de la radio VHF, et, en dernier, les câbles qui tiennent le mât en l’air: 6 haubans, 2 pataras, 2 étais, 2 bastaques.
Sans oublier bien sûr de retirer les trois voiles, une vraie partie de plaisir !
Je ne sais pas comment elle va faire, mais, bon, dans les rêves tout est possible.
Une fois que tout est prêt, le grutier entre en action pour soulever délicatement le mât. C’est à ce moment-là et pas avant qu’on fini de desserrer les ridoirs qui relient les câbles à la coque, sinon .... je ne vous fais pas un dessin !
Puis l’espar est posé en douceur sur des chevalets sur le quai où, par la suite, les barres de flèches (c’est ce qui écarte les haubans du mât) seront démontées et tous les cordages et câbles seront saucissonnés le long du mât.

Puis, c’est au tour du bateau de faire un petit voyage dans les airs. Pas d’inquiétude ici, la grue a une capacité de 80 tonnes ! La mésaventure du Grau du Roi ne risque pas de se reproduire (voir article Le principe du "ça devrait aller..." ou comment tout aurait pu s'arrèter avant même d'avoir commencé.... ).
La coque est posée à terre sur ses quilles et son safran.
L’histoire n’est pas terminée car, le bateau étant à l’eau depuis presque un an, il a besoin d’un bon nettoyage sous la ligne de flottaison. Et cette même ligne est brune car ici l’eau, qui n’est pratiquement pas salée, a un peu l’apparence du thé. Cette teinte de l'eau est dûe aux tanins qui se trouvent dans les bois exploités industriellement dans la région.
Donc, dès la sortie de l’élément liquide, passage au nettoyeur haute pression. Je ne sais pas comment va faire ma petite chatte pour faire ça sans se mouiller, moi je n’y arriverais pas. Après tout, c’est son problème. La sauce des quenelles au saumon ça se mérite !
Après ce premier lavage, on repasse derrière avec une éponge et de l’eau savonneuse (peut être qu’elle jouera avec la mousse).
Quand c’est bien sec, Van Gogh entre en action avec son pinceau pour passer une couche de peinture sous marine (dans le cas de Vò Lu Mondu, c’est de la poudre de zinc destinée à prévenir l’électrolyse de l’aluminium en présence de d’éléments métalliques dans les environs). Et ce travail là, il n’est pas drôle du tout: à quatre pattes sous la coque, on se repeint soi-même également avec les gouttes et coulures. Pour ce qui est du quatre pattes, pas de problème pour mon petit Van Gogh, c’est sa position préférée. Reste la couleur. Je l’aimais bien avec ses couleurs mélangées. Bon, je m’habituerai à avoir un chat gris, style Chartreux, même en plein jour.
Et puis, il faudra démonter l’éolienne qui est trop haute pour passer sous les ponts, plier le kayak pour le remettre dans la soute où le vélo sera déjà retourné, enlever la capote et ma belle véranda toute neuve pas encore terminée (peut être que je pourrais faire un autre rêve dans lequel Baltic se mettrait à la machine à coudre....) et, à part quelques autres petites bricoles, c’est à peu près tout.
Moi, ça me prendrait bien deux jours bien remplis. Je me demande combien de temps il va lui falloir.
Tiens, en attendant, je me ferais bien un petit DVD.
Et il faudra bien que je prépare ces quenelles avant qu’elle ait fini.
Une petite sieste maintenant, le rêve est trop beau.

Eh, c’est quoi ce truc humide qui me râpe le nez ?
La langue de Baltic bien sûr, c’est son truc pour me réveiller le matin ou au milieu de la nuit quand elle a des insomnies et qu’elle veut jouer.
J’aurais bien dormi un peu plus, le rêve était tellement agréable, mais c’est que je n’ai pas que ça à faire, je dois préparer le bateau pour le transport. Au moins deux jours de boulot.
Une tasse de thé, deux tartines de confiture, tiens c’est drôlement calme aujourd’hui, le bateau ne bouge pas du tout, pas le moindre frémissement, et au travail si je veux être prêt avant l’arrivée du camion.
J’ouvre "la porte" et..... je suis au premier étage ! Le bateau est sur le quai, le mât est posé à côté sur des chevalets.
Bon, réveille toi, prends une autre tasse de thé, le rêve est fini, ce n’était qu’un rêve.
Incroyable, il y a même une échelle installée pour descendre !

Une fois les pieds sur le sol, là il faut que je me pince très très fort avec mes dix doigts et mes dix orteils en même temps, la carène est repeinte, l’anode de l’hélice a été changée, deux nouvelles anodes ont été installées (également pour éviter l’électrolyse de l’aluminium).
Mais ce n’est pas possible, c’était un rêve, rien qu’un rêve.
- Baltic, où es-tu ? Viens me faire voir de quelle couleur tu es.....

P.s.: l’éolienne n’est pas démontée, un peu haute pour elle, je pense, et le kayak n’est pas plié et là, je n’ai pas d’explication.





2 days dreaming !
I’ve done nothing.
Not exactely: I’ve slept, hours and hours. Like never before. Full of dreams.
And when I didn’t sleep, I read ("Portrait du Gulf Stream" Erik Orsenna) or I listened some music.
Cooooool !
Still 25° outside.
Hollidays ! No stress, no program, take it easy.
Soooo good !
Ok, one more little snap. And again, dreams.
This one is not too bad. I tell you that.
Baltic is very greedy. Everything is good for her, from jam to potatos, sweet or salted. It’s not part of the dream, it’s true.
So, in my dream, we made a deal: she will be allowed to lick my plate tonight, on the menu salmon quenelles with lemon sauce. In return, she will prepare the boat for the transport by truck to Norway.
Good deal, no ?
And I started my 2 days of rest.
During that time I could hear it was very busy on the boat.
Sound of the 4 little paws runing on the deck, from bow to stern, noise from tools hiting aluminium.
That’s not nothing to prepare the boat: the bigest job is to work on the rig to take the mast off. All the ropes, electric wires (radar, navigation lights, VHF antenna) and at last, all the cables holding the mast up right: 6 shrouds, 2 backstays, 2 forestays, 2 running backstays.
Not to forget to remove the 3 sails, a real pleasure !
I don’t know how she will achieve that, but in dreams all is possible.
Once everything is ready, the crane is in use to lift delicately the mast.
At the very last moment only, it’s time to release the cables or..... bad story !
Then the mast is put on the quay and the spreaders have to be removed and all the ropes and cables to be tied along the mast.
Then it’s the boat’s turn to fly a little bit. No worries this time, the crane can lift 80 tons ! The bad adventure that happened in Le Grau du Roi last october will not happen again (see article Le principe du "ça devrait aller..." ou comment tout aurait pu s'arrèter avant même d'avoir commencé.... )
The hull is put on the shore on her keels and rudder.
The story is not over because, as the boat has been in the water for almost one year, she needs to be cleaned under the water line. And this line is brown because the water, which is almost not salted, looks like tea. It’s because of the tanin of the timber.
So, as soon out of the water, the high pressure cleaner is in use. I don’t know how my kitten will do it without getting wet, I will not be able to do it. Well, it’s her problem. If she wants the salmon sauce....
After the first cleaning, it has to be washed by hand (paw) with a sponge and soap. Maybe she will play with the soap foam.
When it’s dry, Van Gogh starts his job with his brush to put a coat of under water paint (in Vò Lu Mondu’s case, zinc powder to prevent aluminium electrolysis).
And it’s not a funny job: you have to squat down under the hull and get painted aswell with paint drops.
To squat down is not a problem for my little Van Gogh. Considering the colour, I liked her well with her mixed fur. Well, I will get used to have a gray cat now.
And then the wind generator which too high to go under the bridges has to be removed, the kayak has to be folded and store in the hold where the bicycle is back, remove the spray hood and my brand new veranda which is not finish (I could have another dream where Baltic could use the sewing machine....) and, except some more small things, it will be done.
It will take me at least 2 full days. I wonder how much time she will need to do it.
During that time, I might watch a DVD.
And I will have to prepare the salmon quenelles before she has finished.
Another little snap, this dream is so good.

Hei, what’s that damp thing scratching my nose ?
Baltic’s thong for sure, it her way to wake me up in the morning or in the middle of the night when she has insomnia and wants to play.
I’d rather be sleeping longer, such a nice dream, but I have plenty of work to do, preparing the boat for transport. At least 2 days of work.
A cup of tea, two toast with jam, well, it’s very quiet today, the boat does not move at all, absolutely still, and then go to work if I want to be ready before the truck comes.
I open "the door" and.... I’m on the first stage ! The boat is on the quay with the mast alongside.
Ok, wake up, have another cup of tea, the dream is over, it was just a dream.
Incredible, there is even a ladder to go down !
Once on the ground, I have to pinch myself very very strong with my ten fingers and my ten toes at the same time, the hull is painted, the propeller anod has been replaced, two new anods installed (to prevent electrolysis aswell).
It’s not possible, it was a dream, just a dream.
Baltic, where are you ? I’d like to see you colour....

P.s.: the wind generator is still there, a bit too high for her, I think, and the kayak is not folded and for that, I have no explanation.
o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o

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commentaires

bruno 02/09/2009 20:34

aïe marc! Baltic a bien bossé; de retour d'un voyage vers le passé, côte d'émeraude+touraine ..repris le turbin. pensées+

Andreas Viltfjäll 21/08/2009 13:18

Hi Marc!

Nice to see that you now have reached Höga Kusten. Is this lift for the departure with the truck soon? Can't wait to see some pic of that later. Take care!!!

Framboise 17/08/2009 10:51

Quand j'étais petite, dans la cour de récré on chantait un truc du style :
"Bateau sur l'eau,
O gué des flots,
Un bateau ça va sur l'eau..."

Maintenant j'ai aussi dans mon cahier de chansons "d'époque" :
"Maman les petits bateaux qui vont sur l'eau
ont-ils des jambes?
Mais non s'ils en avaient ils marcheraient..."

Je pense à cela en imaginant ton bateau sur la route quelque part entre la Suède et la Norvège, il a bien mérité cette petite balade après des mois de navigation.
On attend la suite de tes aventures avec impatience.
Bonne route ! Bientôt le vent du large...

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"Seulement après que le dernier arbre a été coupé,
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"La vie c'est le truc qui passe pendant qu'on multiplie les projets."
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"Passer sa vie à cheminer le long d'une route droite, profondément encaissée entre de hauts talus, est faire médiocre usage des jours que le destin nous a accordés, tandis qu'ils peuvent être ensoleillés si l'on grimpe le talus pour flâner en liberté sur le vaste plateau qui le surmonte."
Alexandra David-Neel
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"7 heures du matin peut être. Je n'ai plus l'heure et je m'en moque."
Paul-Emile Victor
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"La seule chose dont on soit sûr à l'avance de l'échec, est celle que l'on ne tente pas."
Paul-Emile Victor
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"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

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"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
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"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
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"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
Barbay d'Aurevilly
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" Faites ce que vous êtes capables d'effectuer ou croyez pouvoir faire. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie."
Goethe

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"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre."
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"Il faut sauver les condors. Pas tellement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines pour les sauver. Car ce seront celles-là mêmes dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle
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