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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 23:16

Eh bien pour une bonne nuit c'était une bonne nuit !

10 heures de sommeil non stop, pas de réveil toutes les 2 ou 3 heures quand la situation n'imposait pas une plus grande fréquence. Et en plus dans le bateau qui ne bouge absolument pas bien attaché à un ponton. Et encore une autre belle et longue nuit en perspective dès que j'aurai envoyé cet article.

Me voilà donc "de l'autre côté" et très content d'y être de ce côté-là.

Faut dire que cette traversée ne s'est pas passée comme dans un rêve, c'était pas "la croisière s'amuse", vraiment pas.

Surtout la fin...

Pour une fois, reconnaissons le, MétéoFrance ne s'est pas trompé. "Avis de tempête" pile poil dans la zone où je me trouve. Le scénario de 2011, quand je revenais des Açores, s'est reproduit avec quelques différences quand même.

Cette fois c'était le vent de face, je commence à en avoir vraiment l'habitude, ce qui ne veut pas dire que je m'y habitue, je n'ai eu pratiquement que ça, quand il y avait du vent, depuis les caraïbes. Force 6 à 8 en permanence pendant 48 heures, vraiment rien d'agréable, je peux vous le garantir. Dans la série "mais qu'est-ce que je suis venu faire dans cette galère ?", c'était pas mal.

Le cap Ortegal, vous connaissez ? C'est la pointe à l'extrême Nord-Ouest de l'Espagne. J'y étais passé en 2011 en allant vers le Sud. Au moteur, pas de vent, et je me rappelle m'être dit alors que c'est le genre d'endroit où il ne doit pas faire bon d'y passer un jour de tempête. Les rochers qu'y se trouvent à la pointe de ce cap s'appellent Los Aiguillones. Pas besoin d'être hispanophone pour comprendre que l'endroit peut ne pas être accueillant du tout, je ne vous fais pas un dessin. Pas vraiment le cap Horn mais quand même...

Donc dans la liste des expériences à ne pas refaire je coche : passer le cap Ortegal par 30 à 40 nœuds de vent de Nord-Est.

Je vous passe les détails de la chose et je peux vous assurer que 2 nuits bien calmes sont tout à fait méritées après un tel épisode.

Petit retour en arrière sur les 12 jours de traversée de Horta aux Açores jusqu'à Viveiro en Gallice.

Jour 1

Que c'est lent !!! Après 3 mois de déplacement à 20-25 nœuds avec le bateau d'Hortacetaceos, la traversée du chenal entre les îles de Faïal et Pico à 3,5 nœuds face au courant, me parait interminable, j'ai l'impression de naviguer arrêté.
J2
Départ tout en douceur, tout en lenteur plutôt. Peu de vent, carène salie par 3 mois d'immobilité portuaire. L'orientation du vent ne me permet pas d'aller directement vers mon but, le Nord de l'Espagne, au Nord-Est, ce qui était prévu. Je vais devoir faire du Nord pendant encore 2 jours probablement puis, en principe, je devrais pouvoir infléchir ma trajectoire plus à l'Est. A voir...
Une sensation de vide s'est installée autour de moi après avoir laissé sur le quai mes amis, les mains en l'air accompagnées par les déclics photographiques. 3 mois se sont écoulés en leur compagnie à partager de joyeux moments et d'autres d'une grande intensité émotionnelle, 3 mois de contacts tout autant chaleureux qu'intéressants.
Ce vide est un peu comblé par un passager qui s'est invité à bord ce matin, un petit oiseau. Pas farouche du tout, il se laisse caresser. Il n'a rien mangé de ce que je lui ai présenté, par contre il avait apparemment très soif. Il est en ce moment installé sur la couchette avant et a l'air de se reposer. Je ne suis qu'à 90 milles nautiques de Terceira, peut-être vient-il de cette île.
Après quelques heures de repos pour lui et de compagnie pour moi, il a manifesté le désir de sortir mais ne trouvait pas l'issue. Il s'est laissé prendre dans la main sans manifester la moindre crainte et je l'ai posé délicatement dehors.
Que c'est léger un oiseau ! C'est plein d'air sous les plumes ces petites bêtes. C'est pour ça qu'on ne verra jamais voler une baleine, même si certaines s'y essaie parfois.
Et quelques minutes plus tard il a repris son vol. Dis, Tu vas où, p´tit oiseau ? Bon voyage.

Impressions de traversée
Impressions de traversée

J3
Vents légers légers et pas dans la bonne direction. J'alterne plusieurs fois par jour et par nuit les périodes à la voile et au moteur. Les conditions ne correspondent déjà plus aux prévisions prises juste avant le départ. Pffff! Je vais mettre combien de temps ? J'espère que ma balise de suivi fonctionne pour que ceux qui suivent ma progression voient que j'avance toujours et donc pas de souci à se faire.
Il était temps ! Un an que je n'étais pas allé chez le coiffeur et mes cheveux me faisaient comprendre en étant devenus cassants qu'ils commençaient à être vraiment longs. Pas de salon de coiffure au milieu de l'océan mais une paire de ciseaux dans un tiroir et les deux seules mains disponibles du bord ont fait l'affaire. Le résultat ? Les deux seuls yeux du bord constatent que ça aurait certainement pu être bien pire et moi je dis que comme il n'y a pas d'autre témoin ça ira très bien comme ça. Désolé les curieux, pas de photo...
Quelques réflexions sur le sujet :
- je ne me vois pas du tout me lancer dans la profession.
- pourquoi est-ce que ça dure aussi longtemps chez un coiffeur alors qu'avec l'entraînement qu'ils ont ils devraient pouvoir le faire plus rapidement que moi qui n'ai pas mis plus de 5 minutes ?
- pourquoi est-ce que ça coûte aussi cher alors que ça peut être fait en quelques minutes et quand en plus ils nous prennent quelque chose ? Ça devrait être du troc, les cheveux contre la coupe. Juste, non ?
J4
Visqueuse. Aujourd'hui l'océan matinal est constitué d'une masse visqueuse, lisse, sans ride, légèrement déformée par de longues ondulations régulières, lente et profonde respiration de Neptune, sur lesquelles Vo lu mondu monte et descend en se dandinant tout en douceur. Calme. Tout est calme, lisse.
Et le ciel est à l'unisson, sans la moindre nébulosité. Calme, lisse lui aussi. Une vague brume lointaine permet de souligner le trait de l'horizon, clair au-dessus, légèrement plus foncé en-dessous.
Ce trait dessine le cercle parfait qui nous entoure, le bateau et moi, et en étirant le sillage nous essayons d'en dessiner très lentement le diamètre. Interminablement long. Peine perdue ? Probablement... Peu importe, c'est mon chemin et c'est ce qui fait que ça en vaut la peine.
Je me retrouve pour l'instant avec le même scénario qu'il y a 2 ans sur cette même route : 2 ou 3 jours de vent léger qui me font remonter vers le Nord ( ma destination est au Nord-Est ) puis le souffle nourricier des voiles disparait. Cela va-t-il durer 11 jours comme en 2011 ?
Je ne le souhaite bien sûr pas.
22 heures, nuit sans lune pour l'instant, pas de nuages non plus. Le bleu du ciel qui m'a accompagné toute la journée a viré progressivement au noir profond et le plafond céleste est parsemé d'une myriade de petits trous qui laissent passer des points de lumière très brillante. Parfois un de ces points tente une échappée solitaire, prend la tangente et disparait en tirant un trait lumineux. C'est beau, tout simplement beau, comme souvent est la nature quand on prend le temps de l'observer un peu. C'est beau et cependant un peu triste comme la musique que j'écoute pour couvrir le bruit du moteur. C'est du fado qui sort de mes écouteurs, cette musique portugaise douce qui exprime la saudade, ce sentiment particulier entre la tristesse et la mélancolie. J'ai un peu ce sentiment ce soir parce que serait tellement plus beau de le partager avec quelqu'un, là, maintenant, sur le moment, en direct. Alors je le partage en pensée avec certaines personnes qui me sont chères et les lecteurs de ce blog. Ça rend le spectacle tout de même plus beau que de le garder seulement pour moi. Finalement, le bonheur c'est pas compliqué, c'est partager les étoiles filantes. Et le dernier morceau de chocolat noir.
Comme il y pas mal de ces étoiles fugitives, mon stock de vœux va finir par s'épuiser. Même si seulement la moitié d'entre eux se réalise je vais être comblé pour un bon moment. Profitez-en pour exprimer les vôtres, je vous en laisse volontiers quelques unes.
Bon, je vais aller poursuivre mes rêves en position horizontale, la nuit promet d'être particulièrement calme. Bonne nuit.

J5
La bonne surprise du petit jour c'est que le vent vient de se lever en même temps que moi. Oh, pas violent mais j'ai au moins pu arrêter le moteur et naviguer enfin en silence. Ça ne va toujours pas bien vite, environ 4 noeuds, mais Vo lu mondu peut tracer sa route. Et, incroyable, c'est la première fois depuis que j'ai quitté les Caraïbes que je n'ai pas le vent dans le nez, quand il y a du vent. Il vient de l'Ouest de manière vraiment inattendue. Je ne m'en plains bien sûr pas.
Petit retour en arrière sur mes derniers jours à Horta.
Les dernières sorties à la rencontre des cétacés ont pratiquement toutes été magiques : nombreuses espèces présentes, certaines surprenantes en cette saison et souvent du grand spectacle, dauphins par centaines, pseudorques se disputant un gros thon juste à côté du bateau, grands dauphins en groupe inhabituellement important.
Et la magie a vraiment opéré lors des 2 derniers jours.
Il arrive très fréquemment qu'un troupeau de dauphins soit un véritable melting pot : dauphins communs, dauphins tachetés et dauphins bleu et blanc, s'y mélangent le plus souvent et on observe parfois un hybride, un individu avec des caractéristiques de deux espèces différentes. Depuis longtemps je désirais faire une photos avec des individus différents. Pas évident, il faut qu'ils aient envie de respirer au même instant et qu'ils entrent dans le cadre de l'image. Et finalement il a fallu que j'attende l'avant dernier jour pour que l'opportunité se présente, un dauphin commun et un tacheté côte à côte. Ils n'ont respiré qu'une seule fois ensemble et j'étais prêt.

Impressions de traversée
Impressions de traversée

Une autre photo à laquelle je tenais, c'était un cachalot sautant hors de l'eau. Ces gros cétacés ont parfois ce genre de comportement, les jeunes le plus souvent. C'est très très spectaculaire, une masse de 10 à 15 tonnes propulsée au dessus de la surface et retombant dans un énorme splashhhhh....
Durant les très nombreuses sorties en mer effectuées pendant 3 mois j'ai pu observer quelques fois cet évènement mais toujours d'assez loin, donc sans photo.
Et le tout dernier jour j'ai eu mon cadeau, un cachalot de belle taille a sauté hors de l'eau à 100 m devant la bateau. Et il a été particulièrement sympa puis qu'il ne s'est pas montré qu'une seule fois mais 6 fois de suite en l'espace de 2 minutes. Si ça ce n'est pas un beau cadeau...
Merci merci le cachalot, merci Mère Nature pour un tel spectacle aussi grandiose et... merci mon ami Pedro.

Impressions de traversée
Impressions de traversée

Cependant le dernier jour n'était pas terminé. La toute dernière baleine que je verrai se montrera à la fin de ma dernière sortie, un rorqual boréal. Que faisait-il là, lui qui en cette saison devrait se trouver dans les eaux froides de l'Arctique ? C'était la cerise sur mon déjà très beau gâteau de départ. Le regard échangé avec Pedro à ce moment-là n'avait pas besoin d'être accompagné de mots. En y repensant j'en ai de nouveau la gorge bien serrée...

Impressions de traversée
Impressions de traversée

J6
Pfffffff !!!!!!!!!!!!! Trop fort le vent ! Ça bouge vraiment beaucoup, je retourne me mettre à l'horizontal pour écouter mes émissions de radio favorites, merci France Inter.
J7
Ça s'est un peu calmé pendant la nuit et, même si Vo lu mondu atteint enfin une vitesse relativement correcte, je ne cherche pas à aller plus vite, je suis plutôt en mode conservateur. C'est l'histoire du mec qui ménage sa monture...
Je commence à la trouver un peu longue cette traversée. Je pensais mettre une grosse semaine jusqu'en Espagne, ce devrait plutôt en être deux petites. C'est la première fois que je trouve que ma balise de suivi, imposée par mon assureur pour naviguer en solitaire, a une utilité. Comme ma progression est lente et que je mettrai plus de temps que prévu, j'imagine que ceux qui me suivent par ce moyen ne vont pas s'inquiéter en me voyant toujours avancer et sur une trajectoire cohérente. J'en profite pour remercier mon ami Bernard qui, en navigateur averti, depuis sa Haute-Savoie surveille ma progression par ce moyen et que ma nièce Nathalie, mon relais à terre, peut contacter en cas d'inquiétude familiale.
J8
Vous trouvez peut-être que je parle un peu trop souvent du vent mais c'est lui qui rythme ma vie, mon sommeil, mes repas, mes humeurs, j'en suis le jouet en fait et je ne peux bien sûr pas intervenir dans ce domaine.
Et depuis 2 ou 3 jours il est vraiment instable tant en force qu'en direction. Après la nuit dernière au moteur, le vent s'est levé en même temps que moi ce matin, à 8 heures, gentiment puis en se renforçant progressivement pour arriver à force 5 à 6 Beaufort. Direction Sud Sud Est ce que je n'attendais absolument pas, il devrait être Nord Nord Est selon les prévisions. Je ne me plains pas de cet imprévu, il me convient. Donc depuis douze heures Vo lu mondu va vite, plus de 6 noeuds de moyenne, et dans la bonne direction. En plus la mer n'est pas trop formée, ça reste relativement confortable. Le baromètre a commencé à remonter et ça devrait donc se calmer un peu pendant la nuit et la pluie qui a bien rincé les voiles devrait disparaitre. Pas vu le soleil aujourd'hui. Bref, je me réjouis de me diriger rapidement vers mon escale espagnole.
J9
Pfffffff !!!!!!!! Plus de vent du tout....
C'est décidé, en arrivant je postule à MétéoFrance comme prévisioniste. Je ne peux pas imaginer qu'il y ait une formation spéciale pour cette profession, apparemment peu importe la corrélation qu'il peut y avoir entre les prévisions et la réalité, d'après ce que je peux constater sur place. Donc pas compliqué comme boulot et peut-être que c'est pas mal payé.

J11
Pfffffff !!!!!!! Fort le vent...
Moi qui pensais passer une dernière journée tranquille avant l'escale, ben c'est raté. Un bon force 6 pas vraiment dans la bonne direction, comme d'hab, mais je peux quand même faire route directe vers le but. La mer est agitée mais pas vraiment mauvaise, Vo lu mondu se comporte très bien tout en faisant le yoyo sur les vagues.
Bon, je viens de voir que ma grand voile est déchirée entre le 2ème et le 3ème ris juste en arrière du mât. Pas de problème pour l'instant car je navigue avec 3 ris et il me reste 80 milles à faire. Je ne sais pas si je pourrai la faire réparer à Viveiro où je vais m'arrêter. Il me restera alors environ 300 milles jusqu'à l'estuaire de la Gironde et ça serait quand même préférable de pouvoir utiliser toute la surface de la voile.

La suite vous la connaissez déjà.

J'ai sorti ma trousse de voilerie aujourd'hui, enfilé ma paumelle, puis poussé et tiré l'aiguille pendant quelques heures. C'est fait, ma voile est totalement opérationnelle pour rentrer à la maison.

Les prévisions météo ont l'air toutes douces pour les jours qui viennent sur le golfe de Gascogne et donc en principe départ demain dans la journée, direction l'estuaire de la Gironde. Cela devrait prendre 4 jours puis je devrai attendre à Royan ou à Port Médoc le bon moment pour remonter la Gironde vers Bordeaux avec la marée montante. Si tout se passe bien comme prévu, passage de l'écluse du port à flot de Bordeaux jeudi 19 septembre au matin.

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commentaires

Lucie 21/01/2014 17:34

Effectivement vous avez eu beaucoup de chance de pouvoir voir ce cachalot et merci d´avoir immortailisé ce moment!

Ambre @france massanik 26/11/2013 15:57

Juste un petit commentaire pour vous dire que vous avez beaucoup de chance de voyager autant mais surtout d'être capable de naviguez ca dois donner une autre dimension aux voyages , un peu plus l'esprit d'aventure je dirais. J'espère que vous continuerez à poster des photos.

Vincent @orange marine 25/11/2013 11:07

Ces clichés sont splendides quelle chance d'avoir pu approcher ces animaux marins de si près , surtout pour le cachalot , ca dois quand même être impressionnant... Faisait-il du bruit? Quant à l'oiseau il est vraiment très jolie c'est une chance d'avoir pu "entrer" en contact avec.

Marc 25/11/2013 12:03

le bruit c'est surtout le gros splash à la fin du saut : 20 à 30 tonnes qui tombent dans l'eau, oui ça fait un gros splashhhh !

Sandy 04/11/2013 11:46

MAgnifiques photos et blog super intéressant ! Je reviendrai le lire un peu plus en "détail" dès que j'aurai 5 minutes !

Guy de BricolagePro 30/10/2013 17:56

Bonjour,
Ces photos sont magnifiques!!
J'ai la chance d'habiter prés de la mer d'Iroise, et l’or de mes sorties en bateau ,je vois très souvent des dauphins. C'est toujours un moment magique.
Je n'ai jamais vu de baleine !!!!

Guy

Eric 15/10/2013 14:32

Vraiment très belle ses photos, tout ce que l'on aime voir en bateau.
Eric.

marie 14/10/2013 10:48

Hello, ça y est enfin le temps de lire correctement ton récit d'aventure, le temps c'est comme le vent pas de photo! juste les mots. merci
PS : le Vo Lu Mondu au milieu du carrefour autoroutier ça me fait flipper.
besos marie

Narvalo 06/10/2013 19:55

Merci pour toutes ces photos qui me rapellent les baleines à bosses observées en bateau pendant plusieurs heures en Islande ... ! :)

Stéphane @accastillage 18/09/2013 17:41

Impressionantes ces photos de baleines et dauphin, quelle chance!

JP 14/09/2013 11:22

Bon retour Marc! avec ce double sentiment:tristesses des amis quittés et joies de la famille et/ou amis retrouvés.
Merci pour ce récit où moi tes histoires de vent ça me plait! ici pour nos sorties cata en bord de mer on reste surpris des prévisions plus que juste de la météo marine; peut être qu'au large c'est plus compliqué....En même temps, même ces moments de galères resteront au final de bons moments!
Bonne nav' et bon atterrissage semaine prochaine.(juste un clin d’œil; l'émission sur les épaules de Darwin que j'adore a obtenu la récompense de la meilleure émission de radio toutes stations confondues, pas mal non?!)

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"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

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"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
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"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
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"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
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"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre."
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