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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 23:35

Après une escapade d'une semaine en direction du Sud de l'archipel des Lofoten, me voilà revenu à Svolvaer, mon port d'attache hivernal.
Cette petite croisière côtière a été émaillée de conditions météorologiques pour le moins variées.
Dans cette région du Nord de l'Europe, la météo est aussi lunatique qu'une diva caractérielle. Instabilité totale, changements d'humeur permanents, caprices instantanés, crises d'hystérie soudaines.
Les prévisions météorologiques sont.... ce qu'elles sont, c'est à dire qu'elles ont bien du mal à suivre les frasques de la prima dona.
Heureusement les côtes ne manquent pas d'abri, ports de pêche ou petites baies où on peut trouver un ponton ou se mettre au mouillage si ce n'est pas trop profond.
Après avoir été bloqué par un coup de vent pendant deux jours dans le port de Stamsund, j'ai repris ma route avec l'intention de m'arrêter dans un petit fjord, le Nysfjord, réputé pour son village de pêcheurs et un bel environnement. Environ deux heures de navigation. Le temps est assez calme.

Et voilà que la Castafiore se réveille: le calme est interrompu par quelques rafales passagères à près de trente noeuds amenant son lot de grain de pluie ou de neige. La mer devient noire comme de l'encre parsemée de blancs moutons. Souvent, ça ne dure pas très longtemps.

Du Nysfjord je ne verrais même pas l'entrée, dissimulée dans un gros nuage plein de neige.
Tant pis, je m'y arrêterai au retour. Direction Reine, port de pêche (encore !) et village. L'endroit est considéré comme un des plus beaux sites des Lofoten: le port est dominé par des pics et des falaises tout proches de la mer.
Effectivement, magnifique et... sinistre: le ciel est sombre, plombé. Paysage en noir, gris et blanc.

Je m'amarre le long d'un ponton, il n'y a personne et la nuit tombe d'autant plus vite que les nuages lui apportent une contribution efficace. Il n'y a donc pas que la nuit qui tombe, tous aux abris.... Pluie mêlée de neige, en quantité...
Et le vent !
On m'avait prévenu: "tu verras, à Reine, le vent "tombe" des montagnes. Violent"
Et c'est vrai ! Quelle violence ! Toute la nuit, des rafales, très fortes, font siffler les haubans, trembler le gréement, taper les drisses, danser la coques, grincer les amarres sur les taquets.
Pas vraiment bien dormi.
Au matin, toujours gris, foncé, toujours des rafales, moins fortes et plus espacées. Tiens, il ne pleut pas.
Pas vraiment envie de rester là, même si c'est le soit disant plus beau site de l'archipel.
Pas de connexion Internet pour voir les prévisions, toujours une indication même si la cantatrice se mêle de ce qui ne la regarde pas.
Un coup d'oeil par dessus la jetée me montre que "dehors" ça a l'air assez calme.
Vite, départ avant que les vocalises commencent.
Direction le Nysfjord.
Même menu qu'hier pour l'instant: calme provisoire, des petits grains de neige séparés parfois par une illusoire éclaircie ensoleillée.

Et, comme je viens de le dire le calme n'a été que provisoire: de nouveau des violentes rafales mais pas de vagues car le vent vient de la côte toute proche. L'abri du Nysfjord sera quand même le bien venu, il n'est plus qu'à deux milles.
Et voilà que le pilote automatique se met à faire n'importe quoi, ou plutôt ne fonctionne plus. Au pire moment. Trente noeuds, épais grain de neige et il faut que je barre.
Et dire que chaque jour j'apprécie encore plus la vision panoramique depuis l'intérieur du bateau, ce qui permet de naviguer confortablement en ce mois d'octobre au Nord du cercle polaire arctique.
Me voilà sur un bateau "normal": dehors dans le cockpit même s'il ne fait pas beau.
Mais ce n'est pas tout: plus de GPS, plus de cartographie électronique.
Apparemment gros problème électrique.
Si le temps était correct, ça ne serait pas trop gênant: je sais où je suis, je suis passé au même endroit hier, je fais des petites distances.
Mais là, sans visibilité dans les fortes giboulées de neige, c'est pas idéal. Est-ce encore un coup de la diva qui a fait péter les plombs en faisant ses vocalises matinales ?
J'arrête le bateau, le vent ne me porte pas à la côte, et, moi qui n'aime pas l'électricité, je me lance à l'aventure dans les ampères, les volts, les fusibles et les interrupteurs.
Je parviens à faire fonctionner le pilote automatique, l'ordinateur et son écran se montrent collaborants et m'affichent de nouveau les contours côtiers et les cailloux qui traînent à droite, à gauche et même au milieu. Par contre le petit bateau rouge censé représenter Vò lu Mondu sur l'écran a disparu. Je le retrouverais dix minutes plus tard en essayant de me rappeler comment avait fait mon ami Jonas lors de l'installation du logiciel l'hiver dernier. Tak Jonas !
Par contre pour le GPS, qui s'allume, fait bip bip et rien d'autre, ça a l'air plus grave.
Heureusement, j'en ai un de secours qui fonctionne lui, même s'il m'affiche que les batteries sont faibles.
Je remets en route mais pas vers le Nysfjord dont l'ouverture est de nouveau bien dissimulée dans la nébulosité ambiante.
Bon, retour à Stamsund, à moins que ça se calme un peu auquel cas je pourrais aller jusqu'à Henningsvaer où j'avais déjà fait escale.
Effectivement, Bianca a changé d'avis, une fois de plus, et le vent qui était d'Ouest a tourné au Sud-Ouest ce qui me permet de dérouler la trinquette et d'allonger un peu la foulée même si les vagues se sont bien formées avec cette nouvelle orientation.
Le port d'Henningsvaer est un très bon abri avec ce vent de secteur Sud Ouest.

En me promenant dans le village je rencontre une biologiste, Heike, dans son centre de recherche scientifique link. Elle étudie les orques en les enregistrant grâce à un hydrophone. Les orques sont des animaux qu'on pourrait qualifier de bavards: vivant en groupes familiaux, ils communiquent entre eux en émettant des vocalises et des "clics" qui leur sont utiles pour l'écholocation: ils disposent d'une sorte de radar naturel qui leur permet de se localiser et de repérer les proies.
Chaque groupe dispose d'un dialecte spécifique.
Les enregistrements obtenus par Heike lui permettent d'étudier ces différents groupes d'orques.
Notre conversation me donne des indications précieuses pour aller à la rencontre de ces mammifères marins.
Je m'engage à lui faire part de mes observations et de lui donner les photos qui lui permettront une identification des individus, et donc des groupes, rencontrés.
Pendant les trois jours suivants la diva est en vacances très loin d'ici et il fait un temps magnifique (pas tout le temps quand même), sans vent, même s'il ne fait pas bien chaud, environ 3°C.

Trois jours sur l'eau à guetter l'éventuelle apparition d'ailerons fendant les eaux du fjords.
Rien, ils ne sont pas encore là. Trois jours quand même bien agréables sur l'eau.
Puis retour à Svolvaer mardi après-midi, une tempête est annoncée pour mercredi. Pas de caprice cette fois, elle arrive pile à l'heure avec ses 35 noeuds, 40 dans les rafales. Même les bateaux de pêche sont à quai.
 











































































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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 09:55
Quelques nouvelles après ma petite farce du dernier article.
Tout d'abord merci à ceux qui m'ont envoyé des messages sympas une fois remis de leurs émotions après avoir cru dans un premier temps que c'était vrai.
D'autres qui n'ont lu que la première partie m'imaginent réellement sur le retour....
Quant à Max en Belgique, il est déçu que ce ne soit pas vrai, il pensait ainsi pouvoir me racheter mon bateau ! Désolé, Max.
Ensuite, réponse à certaines qui me demandent des nouvelles de Baltic: elle va très bien, même si elle est très très prudente quand elle ose sortir du bateau de crainte de se trouver nez à nez avec Zoé, la chatte du bateau voisin. Faut dire que cette dernière vient la narguer sur le bateau et "la discussion" à travers le hublot est pour le moins musclée et bruyante !
Sinon, elle grandit vite (cinq mois et demi) et a une énergie parfois explosive qui rend difficile la lecture ou l'utilisation de l'ordinateur. Je vous passe les détails....


Le temps s'étant mis au très beau sur les Lofoten, j'ai repris la mer pour un petit cabotage vers le sud de l'archipel.
Dans un premier temps, il me fallait trouver un endroit approprié pour échouer le bateau dans le but de changer l'hélice.
Une erreur de calcul du fournisseur sur les caractéristiques de l'hélice a fait que celle-ci n'est pas adaptée et que le bateau n'atteint pas les performances que je serais en droit d'attendre.
Donc, une nouvelle hélice a été fabriquée, je viens de la recevoir et je vais donc la mettre à la place de l'ancienne.
L'avantage d'avoir deux quilles et de se trouver dans des régions à marée est qu'il est possible de se poser à marée basse.
J'ai déjà repéré un tout petit fjord dont le fond est sablonneux et qui se découvre entièrement à marée basse. C'est là que l'opération va se dérouler.
J'y arrive à marée haute et, après avoir mis une ancre à l'avant et une autre à l'arrière avec 1,70 m de hauteur d'eau, il n'y a qu'à attendre que la mer se retire et que le bateau se pose en douceur sur son lit de sable.


































Le marnage (différence entre hautes eaux et basses eaux) aujourd'hui est de 2,70 m
Il n'y a pas la moindre ondulation sur l'eau ce qui fait que, occupé à faire ma pâte à pain, je ne me suis même pas rendu compte que le bateau était posé sur ses quilles et son safran.




















L'opération a duré dix minutes à peine puis il a fallu attendre quatre heures pour que le bateau flotte à nouveau, ce qui a porté à 1 h du matin.
J'ai déplacé le bateau de quelques centaines de mètres vers le large pour la fin de la nuit afin de pouvoir partir dans la matinée, histoire de ne pas me retrouver posé de nouveau au moment du départ. J'essaye de lui apprendre à marcher sur ses deux pieds mais c'est pas encore très au point...
De nouveau une très belle journée, sans vent, ce qui me permet de me rendre compte de l'effet du changement d'hélice: les performances sont améliorées de 1,5 à 2 noeuds et Vò lu Mondu atteint enfin une vitesse normale pour un bateau de sa taille, 6 noeuds en vitesse de croisière avec encore une bonne réserve de puissance.


Quelle belle journée ! Et quelle belle agréable sensation que de naviguer au bord des montagnes qui ont déjà mis leur bonnet blanc automnal ! Elles ne sont pas très hautes, cinq à six cent mètres, mais le fait qu'elles soient si près de la mer les fait paraître beaucoup plus élevées.






Je m'arrête en milieu de journée dans le très joli petit village d'Henningsvaer. Village de pêche tout en longueur autour de son port. Belles maisons colorées comme toujours. Le tour en est vite fait et, comme la saison de pêche à la morue n'a pas encore commencé, je n'y croise pratiquement personne et tout est fermé. Même pas un bistrot ouvert. Hors saison.





















Un coup de vent étant annoncé pour les jours qui viennent et n'ayant pas envie de rester ici pour attendre des jours meilleurs, je me remets en route en milieu d'après midi pour un autre port, Stamsund, à deux heures de navigation. D'après ce que je sais, c'est une petite ville avec un port de pêche important. Ce sera peut-être un peu plus animé, même si, là aussi, la saison de pêche n'a pas encore commencé.
Qu'est ce que j'apprécie d'avoir enfin une bonne vitesse et de pouvoir accélérer pour éviter un énorme nuage noir avec des grains de pluie qui se déplace dans ma direction.


Le temps est en train de changer et la dernière demi heure est bien ventée (25 noeuds), j'arrive juste à temps pour m'installer le long d'un ponton accueillant. Maintenant, Eole peut s'exprimer avec toute sa vigueur, je suis à l'abri. Et, à l'heure où je suis en train d'écrire, il ne se gène pas pour donner de la voix dans les haubans et ça devrait durer quarante huit heures.
La dernière heure de navigation m'a offert un magnifique spectacle lumineux.
Alors que je quitte le pur ciel bleu des trois derniers jours, un cortège de nuages arrive du Sud et le jeu de lumière avec le soleil qui essaye de faire de la résistance est extraordinaire, incroyables changements de couleurs entre les bleus, les gris, les jaunes, les noirs.
Magiques lumières du Nord....






 















Some news after my little joke in the last article.
First, many thanks to those who have sent me friendly messages after some emotions because they thought it was true.
Some who have read only the first part of the article imagine I’m really on my way back...
Concerning Max in Belgium, he’s a bit desapointed because it’s not true, he thought he could buy my boat ! Sorry Max.
Then, an answer to those who ask me news from Baltic: she is very well, even she is very very careful when she goes out of the boat, afraid to meet again Zoe, my neighbours cat.
Zoe comes on the boat to cheek Baltic and the "discussion" through the porthole is pretty loud !
She is growing quite fast (five and a half months) and she has so much energy it’s sometimes difficult to read or use the computer.



Beautiful weather being back on the Lofoten islands, I start sailing again to the south of the archipelago.
First, I have to find a good spot to beach the boat as I have to replace the propeller.
Due to a wrong calculation of the propeller at the factory, this one is not appropriate and the boat is very slow.
So a new propeller has been made and I just got it.
The advantage to have 2 keels and to be in a tidal area is that it’s possible to beach at low tide.
I’ve already spot a little fjord with a sandy bottom where there is no water any more at low tide.
I come there at high tide and, anchored in front and at the back, with 1.70 m water deep, I just have to wait the water goes off and the boat stands gently on the sandy bed.









































The tidal range is at the moment 2.70 m.
The water being absolutely still, I even did not feel when the boat was standing on her keels and rudder.




















The operation took only ten minuts and then I had to wait four hours for the boat was floating again, till 1 o’clock at night.
At that time I moved the boat a few hundreds meters offshore to be able to sail away in the morning at low tide.
And again a beautiful day, with no wind, so I can test the new propeller:  the performances improve for
1.5 to 2 knots and Vò lu Mondu has now a "normal" speed for a boat of her size, 6 knots cruising speed with plenty of spare power.

What a beautiful day ! And what a pleasant feeling to sail next to the mountains with their autumnal white hat ! They are not very high, 5 to 6 hundreds meters, but, as they are so close to the sea, they look much higher.

I stop around noon in a beautiful small village, Henningsvaer. It’s a fishing village streched along its harbour. As always, nice colored houses. It’s very quick to go around and, as the fishing season has not started yet, I did not see almost anybody and everything is closed.
Off season.























A gale being forecasted for the next days and as I don’t wish to stay here to wait for a better weather,
I keep going in the afternoon to another harbour, Stamsund, 2 hours away.
According to what I know, it’s a small town with an important fishing harbour.
Maybe it will be a bit more living, even if there aswell, the fishing season has not started.




It’s so good to have a good speed and to be able to speed up to escape a huge black cloud with rain showers coming towards me.

The wheather is changing and the last half an hour has been pretty windy (25 knots), I am just in time to moor along a welcoming pontoon.
Now it can blow strongly, I am well sheltered. And at the moment, while I’m writing it’ s blowing hard and it should last 48 hours.

The last sailing hour gave me a tremendous light show.
As I’m leaving the pure blue sky, a procession of clouds comes from the south and the light game with the sun is wonderful, incredible colour changes beetween blues, greys, yellows, blacks.
Magical lights of the North...























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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 23:15

Un an déjà. Un an que mes amarres ont été lovées sur le pont de Vò lu Mondu pour la première fois au départ du Grau du Roi.
L'heure de faire un bilan ? Bof, pas trop mon truc. Déjà que je ne fais pas de programme, manquerait plus que je fasse un bilan.
Quelques observations quand même.
2000 kilomètres de navigation fluviale, plus de 2000 milles de navigation maritime.
Beaucoup de très bons moments, d'autres moins agréables aussi pour être honnête.
Des paysages magnifiques, des lumières extraordinaires, la compagnie des oiseaux, des belles rencontres mais aussi des vents quasi systématiquement peu collaborants ce qui a impliqué un très grand nombre d'heures de déplacement au moteur, pas très drôle, beaucoup de gris et peu de belles journées vraiment estivales.
Au bout du compte, (bon, c'est quand même parti pour être un bilan), ce nouveau mode de vie me convient-il ? Oui et non. Oui pour ce que je viens de citer et non parce que je crois que fatalement la routine vous rattrape tôt ou tard, la sournoise,
Lever l'ancre le matin, se remettre en route, pour aller où ? Au prochain mouillage après une journée de bruits mécaniques dans les oreilles, donc même pas de musique pendant ce temps, puis le trouver ce mouillage, en slalomant entre les vils rochers sous marins, mouiller l'ancre, une fois de plus, se pencher sur les problèmes récurrents de charge de batteries, et puis nettoyage du bateau, et zut, pas fais la vaisselle depuis 2 jours ! Et puis, faut faire à manger, encore et encore. Et la vaisselle encore....
La routine. Comme avant. Comme pour tout le monde au fond. Foutue routine !
Et les grands moments de solitude, pas toujours du monde à rencontrer dans ces mouillages déserts, l'impression d'être toujours hors saison...
Alors ?
Alors, j'ai pris la décision aujourd'hui. C'est décidé, je rentre.
Un an, ça suffit. N'est-ce pas déjà trop finalement ?
Non, c'est assez, je rentre. Plus envie.
Je pense que c'est mon dernier article sur le blog (le 100 ème!). Et même pas envie d'y mettre une photo...
Merci de m'avoir lu tous ces mois, j'espère que je ne vous ai pas trop cassé les pieds avec mes histoires.



Meuhhhh non, je rigole !!!!! Vous n'y avez pas cru quand même ?
Vous quitteriez la table du meilleur resto du monde, celui que même le Guide Michelin il n'a pas assez d'étoiles pour lui, après l'entrée pourtant délicieuse ? Et quand on voit ce qu'il y a à venir sur la carte....
Moi pas ! Bien trop gourmand, bien trop gourmet, bien trop boulimique.

Quand on vu des aurores comme celle-ci











                                                                                           des petits matins comme celui-ci
des journées comme ça

                                 ou comme ça
ou comme ça


des fins de journée comme celles-ci



des nuits comme ça...



Quand on a fait plein de très chouettes rencontres....















plus tous ceux dont je n'ai pas tiré le portrait...

et quand en plus on est passé par des moments "forts"












sans oublier mes copains de tous les jours...

































quand on a un super bateau....


une tellement bonne compagnie....


alors, il n'y a pas d'hésitation possible, je garde la barre dans une main, l'appareil photo dans une autre, la plume-clavier avec ce qui reste de doigts et ça continue.
Et puis, et puis, je n'ai pas encore goûté à l'hiver au delà du cercle polaire avec les aurores boréales en toile de fond, aux douceurs et senteurs méditerranéennes, pas plus que je n'ai rencontré les dauphins de l'Atlantique, les rorquals de la mer de Cortez, les baleines à bosses d'Alaska, ni tutoyé les glaces des canaux de Patagonie, pas plus qu'approché les coraux des lagons polynésiens, ni mouillé mon ancre au pied des pitons basaltiques des îles Marquises, ni sniffé les parfums des fleurs de tiaré et de frangipanier, sans parler de la vanille de Huahine, le tout accompagné des rencontres avec ceux qui vivent au bord des mers et océans alors que je vis au bord de la terre....
Il me semble que la routine n'est pas prête à s'inviter à bord ou alors si elle fait une tentative, elle ne sera pas la bienvenue.

Et puis ce mode de vie, loin du "toujours plus" qu’on voudrait nous faire croire tellement idéal, oui, il me convient très bien.
"Travailler plus pour gagner plus", comme disait il n’y a pas si longtemps un irresponsable notoire.
Pourquoi ?
Pour dépenser plus ? Pour avoir plus que le voisin ? Pour changer de bagnole, de télé, de cuisine ? Pour manger plus ? Plus de viande industrielle, plus de tout ce que nous proposent les grands groupes chimico-agro-alimentaires ? Plus plus plus, plus de production, plus de croissance, plus de bénéfices pour ceux qui ont déjà tellement plus que la plupart d’entre nous et qui se foutent que cette croissance se fasse au détriment de ceux qui bossent pour eux et de l’état de notre planète.
Ce mode de fonctionnement est une absurdité. Irresponsable et absurde. Droit dans le mur !
En ce qui me concerne, j’ai fait le choix d’une autre voie et ne suis pas près d’en changer. C'est ma modeste contribution au changement qui devrait absolument se faire pour que tout tourne rond et dans le bon sens.
Une vie simple, une nourriture simple, bonne, peu chère, en quantité raisonnable. Même ici en Norvège, un des pays les plus chers du monde,  mon budget ne va pas exploser au bout de deux mois.
Plus plus plus ? oui, d’accord à 100 %.
Plus de temps pour soi et pour les autres, plus de liberté, plus d’attention pour ce qui m’entoure, plus de disponibilité, plus de respect, plus de bien-être au bout du compte.
N’est-ce pas là le but majeur que tout un chacun devrait chercher à atteindre ?
Ce mode de vie différent n’est pas lié au bateau (qui me permet de voir du pays comme j’en ai envie, en douceur), il est possible de mille autres façons, à chacun de trouver ce qui lui convient le mieux.
Liberté de choix.

Vous continuez à m'accompagner ?

"Passer sa vie à cheminer le long d'une route droite, profondément encaissée entre de hauts talus, est faire médiocre usage des jours que le destin nous a accordés, tandis qu'ils peuvent être ensoleillés si l'on grimpe le talus pour flâner en liberté sur le vaste plateau qui le surmonte."
Alexandra David-Neel

4th of october 2008 - 4th of october 2009.
Already one year. One year ago, my mooring lines have been coiled on the deck of Vò lu Mondu for the first time at the start in Le Grau du Roi.
Time for an evaluation report ? Well, not my cup of tea. I don’t make any program, so, no evaluation report.
At least some observations.
2000 kms of river cruise, more than 2000 nautical miles sailing on the sea.
A lot of wonderful moments, some less pleasant ones to be honest.
Magnificent landscapes, incredible lights, birds company, very nice meetings but so many opposite winds which means a very large amount of motoring hours, not funny, a lot of grey skies and few nice summer days.
At the end (well, it’s started to be an evaluation report), is this way of life ok for me ?
Yes and no. Yes because of what I’ve just said and no because I believe that the routine is always on your way.
Anchor up in the morning, on the road again, to where ? To the next anchorage after a full day with mecanical noises in my hears, so not even music during that time, then find a good anchoring spot, going beetween treacherous under water rocks, drop anchor, one more time, look after recurrent battery charging problems, clean the boat, did not do the dishes for 2 days ! And cook again and again. And dishes again....
Routine. Like before. Like everybody after all. Bloody routine !
And loneliness, not always somebody to meet in deserted anchorages, the feeling to be off season all the time.
So ?
So, I took the decision today. It’s decided, I go back home.
One year, it’s enough. Is not it too much finally ?
No, it’s enough, I go back.
I think it’s my last article on the blog (hundredth article !) And I don’t feel like to put a picture in it....
Thanks to have read my words during all these months, I hope I did not bother you too much with my stories.



Noooooo, I’m joking !!!!! You did not believe it ?
Would you leave the table of the very best restaurant in the world after the delicious starter ?
And when you see what will come after on the menu....
Not me ! Much too greedy, much too gourmet, much too bulimic.


When you have seen such dawns











            early mornings like this










days like this


                                                                                        or like that












or that


sunsets like this


nights like that



When you have met so nice people





















add those I did not take pictures of

and when you have been through strong moments





not forget my everyday friends


























when you have such a good boat


and a so nice company....


so, no possible hesitation, I keep the helm in one hand, the camera in the other one, the keyboard with the spare fingers and keep on going.

And then, I do not have tasted the winter further north than polar circle with the polar lights, the sweetness and mediterranean scents, I do not have met Atlantic dolphins, fin whales in the sea of Cortez, humpbacks whales in Alaska,  I do not have touched the ice in Patagonian chanels, I do not have been close to corals in the lagoons of Polynesia, I have not anchored at the foot of the basaltic peaks of the Marquesas islands, I have not been bewitched  by the perfumes of the tiare and frangipani flowers, not talking about the vanilla from Huahine, all this with the meeting with those living next to the sea and oceans while I live next to the land....
It seems to me that routine is not close to come on board and if it tries to, it will not be welcome.

And this way of life, far from what it is said to be so ideal, yes, it’s absolutely suitable for me.
"Work more to earn more" ? Why ? To spend more ? To have more than the neighbour ? To replace car, tv, kitchen furniture ? To eat more ? More industrial meat, more of what offers us great chemical food processing companies ? More more more, more production, more growth, more benefits for those who own already much more than most of us and who don’t care that this growth is made on the back of those who work for them and dont’t care about the state of the planet.
This way to do it is an absurdity. Going strait in the wall !
I have made my choice for another way and I’m not about to change it.
Simple life, simple food, good, cheap, in reasonable quantity. Even here in Norway, one of the most expensive countries in the world, my budget will not explode after 2 months.
More more more ? Yes, 100 % ok.
More time for myself, more freedom, more attention for my environment,  more avaliability, more respect, more well-being at last.
Is not it the major goal everybody should try to reach ?
This different way of life is not linked to the boat (which allows me to travel as I wish, slowly), it’s possible in thousands of ways,  each one must find what is best for him.


You keep going with me ?

"to spend his life going along a strait road, deeply embanked is to do a poor use of the days that fate gave us,  whereas they could be sunny if you climb the bank to roam freely on the large plateau which  is over it."
Alexandra David-Neel

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 23:00

Cartier, Rolex, Ferrari et j'en passe, les images, les icônes du luxe. D'aucuns voudraient nous faire croire que si on ne navigue pas dans ces eaux là, on est pas loin d'avoir gâché sa vie.
Si tel est le cas, je ne suis pas loin d'un immense gâchis. Je ne suis pas vraiment sur le chemin qui pourrait me mener vers ce genre de richesses.
Mon luxe à moi il ne se mesure pas à la satisfaction du banquier qui gère mon compte (surtout qu'il doit être tout sauf enthousiaste...).
Cela fait deux semaines que je suis à Svolvaer aux îles Lofoten et Vò lu Mondu n'a pas quitté le ponton le long duquel il danse tout en douceur au rythme des vagues qui parviennent à se faufiler derrière le brise-lame du port.

Depuis deux semaines le ciel répète ses gammes toujours sur la même partition. Pluie et vent. Du genre allegro forte. Les instruments à vent vont à nouveau donner de la voix cette nuit, 40 noeuds de vent prévus. Le grand orchestre, la grande symphonie....
J'aime ces moments-là quand les haubans sifflent, quand le gréement vibre, quand la pluie tambourine sur le pont, quand le bateau se dandine sur l'onde. Quand le bateau est bien à l'abri comme ici, bien sûr.
Tout comme j'aime ces soirées et ces nuits où on imaginerait pas qu'on soit sur l'eau tellement l'immobilité est totale.
Ça, ça fait partie de mon luxe. Vivre directement au contact de ces aléas météorologiques.
Je pourrais considérer ces humeurs célestes comme contrariantes car elles m'empêchent d'aller à la découverte des côtes des îles Lofoten, de leurs fjords, baies, plages de sable blanc, de leurs petits ports abritant bateaux de pêche et maisons rouges, et, si c'était le cas, j'aurais de quoi voir la vie en gris foncé tellement le ciel est souvent de cette même couleur.
Mais non, tout est bleu autour de moi. J'en profite, d'une autre manière que si le soleil pourfendait les habituels nuages, je profite d'avoir le temps. Le voilà le grand luxe, celui qui ne s'achète pas.
"Le temps c'est de l'argent", c'est ce que dit la sagesse populaire. Je pense que c'est une erreur de ramener le temps à une histoire d'argent ou même d'or. Il est bien plus précieux que ça.
On peut le prendre, on peut le donner.
Après tout, oui, le temps c'est de l'argent, quand il se transforme en salaire. Les employeurs achètent le temps des employés, et prélèvent aussi au passage une bonne part de leur énergie.
J'ai choisi de ne plus vendre mon temps. En espérant qu'il ne sera plus jamais à vendre...
Je profite de mon temps. A mon rythme. Je lis, j'observe, je réfléchis, je rêve, je me promène, je caresse mon chat, je l'écoute ronronner, je profite de tout, j'apprécie.
Un grand avantage, c'est que je peux recommencer chaque jour, ce n'est jamais fini.
Le temps de vivre tout simplement.
Quand je pense que certains "passent le temps" et que d'autres "tuent le temps"....
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"Il faut sauver les condors. Pas tellement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines pour les sauver. Car ce seront celles-là mêmes dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle

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Cartier, Rolex, Ferrari and so on, luxury images. Some would like us to believe if we dont sail in that kind of waters, we are not far to have wasted our life.
If it’s true, I’m very close to a huge waste. I’m not on the way which could lead me to that kind of wealth.
My own luxury is not to be measured to my banker’s satisfaction (he must be everything but happy....).
It’s now 2 weeks I’m in Svolvaer, Lofoten islands, and Vò lu Mondu didn’t left the pontoon where she is dancing softly on the waves which manage to come behind the wavebreaker.

From the last 2 weeks the sky is playing the same music. Rain and and wind. Allegro forte.
The wind instruments will play very loud tonight, 40 knots expected. The large orchestra, the great symphony...
I like those moments when the shrouds whistle, when the rig vibrates, when the rain drums on the deck, when the boat waddles. Well, only when the boat is well sheltered like here.
Just as I like those evenings and nights when we couldn’t imagine we are on the water as the stillness is perfect.
It’s really a part of my luxury. To live with these vagaries of the weather.
I could consider those celestial moods as frustrating because they prevent me to go and discover the coasts of the Lofoten islands, their fjords, bays, sandy beaches, small harbours sheltering fishing boats and red houses, and, if it was so, I really could see the life in dark grey as the sky is so often the same colour.
But noway, everything is blue around me. I take advantage of that, in another way than if the sun slays the clouds, I take advantage to have time. Here is the great luxury, the one which can’t be bought.
"Time is money" says the popular wisdom. I think it’s wrong to compare time with money or even gold. It’s much more precious than that.
One can take it, one can give it.
After all, yes, time is money, when it is turned in a salary. Employers buy their employees time and take a large part of their energy at the same time.
I have make the choice not to sell my time any more. Hoping it will never be for sale...
I take advantage of my time. At my pace. I read, I observe, I think, I dream, I go for a walk,
I pet my cat, I listen her purring, I take advantage of everything, I appreciate.
The best thing is I can do it again every day, it’s never finished.
Just the time to live.


"We must save the condors. Not much because we need the condors, but because we need to develop human qualities to save them. Because they will be the same as the ones we will need to save ourselves."
Mac Millan, ornithologist XIX century

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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 14:59
Tromsö, 69°39' Nord, je n'irai pas plus haut dans le septentrion. Environ 400 km au nord du cercle polaire arctique.
Tromsö, 62 000 habitants, c'est la grande ville du nord de la Norvège. Ville très active avec une
importante université, est, paraît-il très agréable à vivre.
Plusieurs musées intéressants dont le musée polaire avec des expositions consacrées aux grands explorateurs polaires norvégiens Roald Amundsen, le premier à atteindre le pôle Sud en 1911, et Fridtjof Nansen, prix Nobel de la paix en 1922.
J'aime bien l'architecture originale de la cathédrale arctique, un iceberg venu de la banquise pas si éloignée. On peut y voir le plus haut vitrail d'Europe.





C'est l'endroit que j'avais choisi pour passer l'hiver. Bien placé au milieu de la ville, le port ne dispose cependant pas de sanitaires, pas de possibilité d'avoir une connexion internet à bord (ce qui m'est bien pratique pour utiliser Skype le soir) donc obligation d'aller à la bibliothèque municipale, magnifique, pour m'occuper de mon courrier électronique et du blog. Pas très pratique. En plus,  c'est le port le plus cher de toute la Norvège.
Donc je vais chercher mon igloo ailleurs.
Après quelques jours à Tromsö, je reprends la voie du Sud, ou plutôt je prends la voie du Sud car c'est la première fois que je tourne le dos à l'étoile polaire depuis mon départ il y a presque un an.
Escale prévue à Harstad pour retrouver Rita et Jan rencontrés il y a quelques temps. Arrivé dans cette
ville, je leur téléphone et il me disent qu'ils sont dans leur maison d'été sur une île voisine, à une heure de navigation. Je m'y rends donc tout de suite.
C'est un plaisir de les voir à nouveau.








Un peu plus tard, arrive dans le port une magnifique goelette. Rita et Jan le connaissent bien car ils y sont équipiers bénévoles. Ce bateau, Anna Rogde, a été construit en.... 1868 ! 140 ans ! C'est un des plus anciens bateaux existant et qui navigue beaucoup en plus. Jusqu'à Brest il y a quelques années où il avait été invité pour un grand rassemblement de bateaux classiques.
Il appartient à une association qui en prend grand soin et le fait naviguer, aujourd'hui avec un groupe d'une vingtaine d'écoliers qui vont passer la nuit à bord.
Invitation à dîner sur le bateau ce soir.










Le surlendemain, retour à Harstad pour me mettre à l'abri, une tempête étant annoncée. Et elle arrivera bien en temps prévu, vent à 70 noeuds (130 km/h) par endroits, maximum 30 noeuds dans le port où je me suis réfugié.
Jan me conseille pour l'achat de matériel de pêche et m'indique comment l'utiliser.
M'ayant invité à dîner, il doit venir me chercher dans une heure et en attendant, j'essaye ma belle canne à pêche toute neuve depuis le bateau dans le port.
Dix minutes plus tard, je n'en reviens toujours pas, j'ai attrapé une morue d'environ 40 cm !
Me voilà bien embarrassé. Mon repas de ce soir étant déjà prévu chez mes amis, je la remets à l'eau non sans en avoir fait une photo juste pour la montrer à mon ami Jean-Claude qui devrait bien venir par ici s'il veut assouvir à coup sûr son instinct de prédateur aquatique. Histoire de lui faire oublier sa frustration baltique.
Je prends ensuite la direction des îles Lofoten, un peu plus au sud, où j'espère trouver mon endroit d'hivernage.
Alors que je suis en train de terminer la lecture de "Circumpolaris" E. Brossier, F. Pinczon du Sel, éd. Glenat, racontant le tour de l'Arctique par le voilier polaire Vagabond, le hasard fait que ce bateau  se trouve sur ma route. Son équipage n'est pas là, embarqué sur un autre bateau pour le passage du Nord-Est. dommage, j'aurais bien fait leur connaissance.link

Les deux jours suivants qui m'amèneront à la ville de Svolvaer dans les Lofoten seront bien agités et, comme toujours, le vent est de face. Ne tenant pas à tirer des bords dans ces 30 noeuds de vent, je fait, une fois de plus le trajet au moteur. Baltic se réfugie sur la bôme, sous la housse de grand voile, elle y passera tout le temps de la navigation.

L'approche des îles Lofoten est assez impressionnante avec ses pics montagneux qui tombent directement dans la mer. Bien souvent je ne vois pas les sommets encapuchonnés dans les nuages bien gris.



Svolvaer, "capitale" des Lofoten, 4500 habitants est un port important dans le Nord du pays, surtout en hiver, haute saison pour la pêche à la morue.

Eh bien, c'est là que je trouve mon havre hivernal.
Le port est au centre de cette petite ville, il y a un bâtiment tout neuf avec les sanitaires et, oh surprise, machine à laver et séchoir.
Je capte un réseau internet depuis le bateau. Pas le meilleur que j'ai eu jusqu'à maintenant, tout est lent
mais ça fera l'affaire. Même si pour alimenter le blog en photos il faudra que j'aille profiter d'une meilleure connexion à la bibliothèque.
Et, cerise sur le gâteau, j'ai des sympathiques voisins... marseillais ! dans un joli bateau classique de 1918.
A bord également Dick, le yorkshire, et Zoé, la chatte.
Très gentille Zoé, curieuse aussi. Dès le premier jour elle est venue me rendre visite dans le bateau et la rencontre avec Baltic a été, comment dire, un peu explosive.
Baltic n'a jamais vu d'autre chat que sa mère, son frère et sa soeur. Panique à bord, Elle sort comme une fusée du bateau avec Zoé à ses trousses et se retrouve... à l'eau !
Je la vois nager (fort bien) derrière le bateau et le temps que je me retourne pour prendre l'épuisette destinée à une telle situation, elle a disparu sous le ponton. Je vais pour la repêcher de l'autre côté mais elle ne ressort pas. Allongé sur le ponton, je ne la vois pas dessous, ne l'entends plus. Avec Patrick, le voisin, on l'appelle, on la cherche, rien. Je me dis que ce n'est pas possible qu'elle ait coulé si vite car elle nageait vraiment bien, mais où est-elle passée ?
Finalement, je l'aperçois entre deux lattes de bois du ponton. Elle a réussi à se hisser sur le flotteur du ponton mais elle ne peut sortir de son refuge sans se remettre à l'eau. Finalement, nous déclouons une des lattes et je récupère cette boule de poils dégoulinante, tremblante de peur et de froid.
Passage à la douche chaude pour la dessaler puis au séchoir à cheveux.
Depuis un jour et demi, elle n'a pas demandé à sortir.....
C'était la séquence émotion, bien forte pour tous les deux.

P.s.: s'il s'en trouvait certains pour s'inquiéter de me voir passer un hiver aussi loin de l'équateur, je peux les rassurer, je ne m'installe pas dans le congélateur, tout au plus dans le compartiment à légumes du frigo. En effet, grace au Gulf Stream qui apporte ses eaux chaudes depuis les environs du Golfe du Mexique, le climat est relativement tempéré pour de telles latitudes: le mois le plus froid est février avec des températures moyennes de -1 à -2° et au plus froid à -8°  pendant 3 à 4 jours (ou plutôt nuits)  l'année dernière. Quant à la mer, elle ne gèle jamais (+5° au plus froid), ce qui par un certain côté m'aurait arrangé, rapport à Baltic.....





Tromsö, 69°39’ North, I’ll not go further north. About 400 km north of the polar circle.

Tromsö, 62 000 inhabitants, it’s the large town in the northern part of Norway. This very active town with an important university is said to be very pleasant to live.
Some interesting museums, among those the polar museum with exhibitions dedicated to great polar explorers, Roald Amundsen, the first to reach the south pole in 1911, and Fridtjof Nansen, Peace Nobel price in 1922.
I like the original architecture of the arctic cathedrale, an iceberg come from the icepack.
One can see the highest stained glass window in Europe.






Tromsö is the place where I thought I could spend the winter. In the middle of the town, the harbour  does not have toilets and showers, no possibilities to get wireless internet on board (very useful to use Skype in the evening) so I would have to go to the beatiful public library to get my mails and to work on my blog. Not very convenient. And it’s the most expensive harbour in the whole Norway.
So, I’ll go somewhere else to find my igloo.
After a few days in Tromsö, I go southward for the time since I left almost one year ago.
Next port of call, Harstad, to see Rita and Jan I met a while ago. Once in the town, I call them and they
say they are in their summer cottage on a island, about an hour from Harstad. I go there immediately.
It’s a real pleasure to meet them again.








A little bit later, a wonderful old schooner comes along the quay. Rita and Jan know her very well as they are
volunteer crew. This boat, Anna Rogde, was built in.... 1868 ! 140 years ago ! She is one of the oldest boats still sailing and she sails much. She’s been to Brest some years ago as she was invited for a big boatshow.
She belongs to an association who takes great care of her et sails her, today she brings here about 20 school kids, they will spend the night on board.
Invited on board for diner tonight.





2 days later, back to Harstad to be sheltered, a storm beeing forecasted. And it comes, 70 knots wind in some places, 30 knots maximum in the marina where I stay.
Jan advises me about fishing gear and tells me how to use it.
As he invited me for diner, he is supposed to come and pick me up and as I’m waiting for him, I try my new fishing rod from the boat in the harbour.
10 minutes later, I still can’t believe it, I get a 40 cm cod !









My evening meal beeing allready planned, I put it back in the water after taking a picture so I can show it to my friend Jean-Claude who should come uphere if he wants to be sure to get fish. Just to forget his baltic frustration.
After a very nice evening with my friends, I make my way to the Lofoten islands further south where I hope to find my winter spot.
As I’m reading the book "Circumpolaris" E. Brossier, F. Pinczon du Sel, ed. Glenat, telling the trip around Arctic ocean with the polar sailing boat Vagabond, I meet this boat anchored. Her crew is not on board, as they are on an other boat going through the Northeast passage. It’s a pity, it would have been nice to meet them.link

The 2 next days bringing me to Svolvaer in the Lofoten will be pretty rough and, as usual, the wind is in the opposite direction. Not wishing to tack many times against a 30 knots wind, engine on all the time. Baltic finds shelter on the boom, inside the lazy bag. She stays there all the time while sailing.
As I come near the Lofoten islands, it’s more and more impressive with mountains falling down straight in the sea. Very often I can’t see the summits hidden in the grey clouds.

Svolvaer, "capital" of the Lofoten, 4500 inhabitants is an important harbour in the north of the country, especially in winter when it’s the cod fishing high season.

Well, it will be my winter haven.
The harbour is in the town center, with a brand new toilet block and even washing machine and dryer.

I get a wireless internet network in the boat. Not the very best I’ve had, pretty slow, but it will be ok. I will have to go to the public librairy for a better connexion to be able to download pictures in the blog.
And, cherry on the cake, I have friendly neighbours.... from Marseille ! Lovely classic boat launched in 1918.
Also on board, Dick, a yorkshire, and Zoe, the cat.
Zoe, very sweet and very curious. The first day she came to visit the boat and the meeting with Baltic has been, how to say, exploding.
Baltic have never seen another cat than her mother, brother and sister. Panic on board, she rushes out like a rocket with Zoe behind her and she falls in the water !
I see her swimming (very well) behind the boat and, as I turn back to get the landing net to catch her, she disappears  under the pontoon. I go on the other side to get her but she does not come out. I can’t see her, I can’t hear her. With Patrick, my neighbour, we call her, we look for her, nothing. I say to myself it’s not possible she sinks so quickly as she swims so well, but where is she ?
Finally, I see her beetween the planks of the pontoon. She was able to climb on the pontoon float but she can’t come out without going back in the water.
So, we dismantle a plank and I get that soaked fur ball, shaking because of fear and cold.
Then, a hot shower to take the salt off and hot air drying.
Since then she does not ask to go out....
That was the emotion sequence, quite strong for the 2 of us.

P.s.: if somebody is worrying to see me spending a winter so far from the equator, I can reassure them, I'm not in the freezer, maybe just in the vegetable compartment of the fridge. Indeed, thanks to the Gulf Stream bringing warm waters from the vicinity of the Gulf of Mexico, the climate is quite mild on those latitudes: the coldest month is february with average temperatures at -1° to -2°C, at the coldest -8°C for 3 or 4 days (or nights) last year.
About the sea, it never freezes (+5°C at the coldest), but in a way it would have been fine, concerning Baltic....

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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 09:50
Un incroyable arc en ciel sur Svolvaer.
Mon objectif grand angle n'a pas suffit à le capturer entièrement. Il partait de mes pieds, tellement près que j'ai pu le toucher. Vous n'imaginez pas comme c'est doux la lumière colorée de l'arc en ciel.

An incredible rainbow ocer Svolvaer.
My wide angle lens was not able to catch it completely. It started from my feet, so close I could touch it. You can't imagine how sweet is the colored rainbow light.

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 23:40

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 11:22


C'est dans ce décor magnifique des îles Vesteralen que je suis allé à la rencontre de Moby Dick, ou tout au moins une de ses cousines.
Mon intention était bien sûr d'y aller avec mon bateau.
Ayant assisté en squatter à une séance d'information sur les cachalots (car Moby Dick était un cachalot), je me suis rendu compte que mes chances de trouver seul les baleines seraient extrêmement réduites.
Tout d'abord, le pont de mon bateau est bas sur l'eau (en tout cas pour repérer les baleines). Il faudrait que je monte au mât jusqu'aux premières barres de flèches pour faire la vigie mais comme il y a toujours un peu de houle, je ne me sens pas de me retrouver accroché à un pendule qui, bien entendu, se balance sans fin.
D'autre part, même si la zone où se trouvent en principe ces gros mammifères n'est pas très éloignée de la côte, il me faudra quand même entre 2 et 3 h dans chaque sens pour m'y rendre. Et même si les prévisions météo sont plutôt bonnes, tout peut changer très vite et de manière imprévue. Et, si la rencontre a lieu, comment ferais-je pour conduire le bateau, faire des photos et surtout apprécier ces moments magiques ?
Donc, décision prise de casser ma tirelire pour aller sur un bateau de safari baleines avec une trentaine d'autres personnes. Et ce bateau utilise des hydrophones (micros sous-marins) pour localiser les cétacés car ils émettent des sons pour repérer leurs proies et se localiser (écholocation).
Et cette décision s'est avérée excellente.
Il a fait un temps superbe alors que la veille la mer était agitée et qu'aucune baleine ne s'était montrée.
Résultat de la journée (de midi à 17h en fait): environ 10 baleines aperçues de 3 espèces différentes:
- petit rorqual (Balaenoptera acutorostrata), relativement fréquent dans cette zone et, hélas, on trouve facilement la viande de cet animal sur les étals des poissonneries norvégiennes. En effet, la Norvège est, avec l'Islande et le Japon, un des seuls pays qui continuent à armer des navires baleiniers. Considérant que l'espèce n'est pas en danger, ils en tuent environ 750 par année. C'est le seul mais gros reproche que je fais à ce pays.
- rorqual commun (Balaenoptera physalus), assez rarement rencontré ici. Après la baleine bleue, c'est le plus grand des mammifères marins (et des mammifères tout court d'ailleurs), sa taille peu atteindre 25 m.
- cachalot (Physeter macrocephalus), le plus grand des cétacés à dents (odontocètes), peut mesurer jusqu'à 18 m et peser jusqu'à 45 tonnes. Il peut plonger jusqu'à 2000 m pour aller chercher sa nourriture et donc rester en apnée pendant 45 minutes !

Dans cette région le plateau continental est très étroit, environ 10 milles, c'est à dire que c'est l'endroit où les fonds sous-marins passent subitement de plusieurs centaines de mètres à moins de 200 m. Et cette zone est très poissonneuse donc les cachalots en profitent et se régalent.
Donc après la distribution de comprimés contre le mal de mer pour ceux qui le désirent, le bateau prend la mer et se dirige vers la zone où les rencontres peuvent se produire.
Au bout d'une demi-heure, nous apercevons les premiers souffles des baleines. Et le bateau se dirige vers eux. Les premiers animaux que nous voyons sont les petits rorquals puis des rorquals communs.
Nous pouvons nous approcher assez près d'un rorqual commun et là, plus personne ne parle sur le bateau.
Ces moments sont très impressionnants et l'émotion ressentie est immense.

Ce qu'on voit au dessus de la surface n'est qu'une petite partie de l'animal. Les baleines sont comme les icebergs, la partie immergée est gigantesque et il est difficile de réaliser que cet animal qui passe tranquillement à côté du bateau est aussi grand que celui-ci, près de 25 m.
La forme de l'aileron, celle du panache nuageux expulsé lors de la respiration et parfois la nageoire caudale quand elle se montre, permettent d'identifier l'espèce rencontrée.
Finalement nous "trouvons" grâce aux hydrophones un cachalot.
Le cachalot est facile à identifier car son souffle est dirigé vers la gauche et vers l'avant.
Celui-ci est un grand individu, près de 18 m et donc probablement dans les 40 tonnes.
Il reste un bon moment en surface à prendre des respirations successives avant de sonder (plonger) vers les grandes profondeurs pour y trouver ses proies favorites, les calmars géants.
Et quand il sonde, il plie son immense corps pour pouvoir plonger verticalement (comme vous avec votre masque et vos palmes pour aller chercher le joli petit coquillage que vous venez de voir à 3 m de profondeur) ce qui permet de très bien voir l'espèce d'aileron dorsal (qui n'en est pas un en fait)

et finalement son immense nageoire caudale s'élève lentement et très majestueusement au dessus de la surface avant de disparaître en ne laissant sur l'eau que quelques cercles concentriques qui s'effacent rapidement et apparaît alors un remous causé par "le coup de palme" de l'animal pour se propulser vers les abysses.


L’émotion que l’on ressent dans ces moments-là est immense. Me trouver si proche  de ces animaux gigantesques qui sont capables d’associer aussi bien superbe puissance, grâce et infinie douceur me procure un état d’émerveillement, de calme et de bien-être. Sans parler du rêve....
La première fois que j’ai pu les approcher, c’était il y a une vingtaine d’années, en Californie. C’était hier. Elles sont toujours là, devant mes yeux ébahis. 20 ans après. L’empreinte est profonde. Très profonde. Et quand j’y pense et en parle, les frissons me parcourent le corps. A jamais probablement.
Alors, si j'ose vous donner un conseil, allez-y, donnez-vous l’opportunité un jour d’aller les rencontrer. Mais ne venez pas vous plaindre ensuite que votre esprit a été tellement touché que vous n’avez qu’une envie: y retourner.


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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 20:24



           
                                            











































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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 20:20
Le temps passe tellement vite. Déjà 2 semaines en Norvège !
Un faux départ de Narvik, la faute à un mystérieux problème de charge de batteries. Encore !
Toute chose ayant son côté positif, cela m’a permis de faire des rencontres. Le contact est facile avec les norvégiens. Mon bateau peu classique attire souvent des curieux et j’en profite toujours pour engager la conversation.
Cette fois j’ai fait la connaissance de Kéké. Lui ayant exposé mon problème électrique, il m’a dit qu’il connaissait quelqu’un qui trouverait sans aucun doute l’origine de la panne, aussi mystérieuse soit elle. Sauf que ce quelqu’un est resté introuvable.
Le lendemain, toc toc contre la coque: c’est une autre de ses connaissances, électronicien de profession. Très sympa, il cherchera la panne pendant 2 heures pour finalement mettre le doigt dessus: mauvaise connexion, comme presque toujours. Il faut juste trouver où.
Et bien entendu, bénévolement, juste pour rendre service.
Et alors que les 2 jours précédents avaient été pluvieux et gris, également à l’intérieur à cause de ce souci technique insoluble par mes propres moyens, ce jour là, tout s’éclaircit: le soleil est de retour, mes batteries se gavent enfin d’ampères et, à peine le problème résolu, Kéké me propose de l’accompagner pour un tour sur son bateau. Il organise des "aventures" pour des clients et, aujourd’hui, il doit amener 2 clientes au fond d’un fjord pour la préparation d’une journée d’entreprise ("team building") pour une société qui fabrique des panneaux solaires.
Me voilà donc embarqué pour battre mon record de vitesse sur l’eau: 50 noeuds (environ 90 km/h), soit 10 fois ma vitesse habituelle avec Vò Lu Mondu !
Son embarcation est un semi rigide avec 280 CV sous le capot.
Pas une ride sur l’eau, un vrai lac de montagne, puis un long sillage après le passage de notre fusée.
Impressionnant.
Attention ça décoiffe !

                                                                                       


Après une soirée sympa avec un couple d’italiens qui ont planté leur tente devant le club nautique, départ au matin en direction du Tysfjord, à environ 40 miles (75 km) de Narvik.
Chaque année, entre fin octobre et fin janvier, plusieurs centaines d’orques viennent dans ce fjord en suivant la migration des harengs. C’est un des rares endroits au monde où il est possible de les voir d’aussi près. Il y a d’ailleurs des bateaux qui emmènent les amateurs  et même, pour les plus téméraires, il y a possibilité de nager à côté de  ces magnifiques mammifères marins que les anglo-saxons appellent "la baleine tueuse". En fait, cela ne présente absolument aucun risque, les orques préférant les harengs aux humains recouverts d’une épaisse peau de néoprène.
C’est une des raisons principales qui m’ont attiré ici à cette époque de l’année.
Pour l’instant, je m’y rends en repérage, pour me rendre compte de la configuration des lieux et des possibilités de mouillage.
L’endroit est absolument magnifique.

Ceci fait, je décide d’aller plus au Nord, vers les îles Vesteralen, également pour voir des mammifères marins, des cachalots en l'occurrence. 2 jours et demi de trajet.
Les conditions de navigation sont totalement différentes de celles que j’ai rencontrées sur la mer Baltique, mer fermée sans marée et sans courant.
Ici, dans le nord de la Norvège, le marnage (différence de hauteur d’eau entre la marée haute et la marée basse) atteint 3 mètres et les courants dans les fjords peuvent aller jusqu’à 5 ou 6 noeuds dans les passages les plus étroits. Donc pas question de naviguer sans composer avec ces éléments.
Ceci est totalement nouveau pour moi donc, une fois de plus, apprentissage sur le tas.
Dans un de ces passages étroits que je dois emprunter, j’ai lu dans l’excellent guide dont je dispose (à télécharger sur internet link) qu’on peut le pratiquer dans le sens sud-nord entre 3 h avant et 3 h après la marée haute. D’après les tables d’horaires de marée, la marée haute sera à son maximum à 7h45, ce qui implique un départ à 3h45..... du matin.
L’avantage en partant aussi tôt c’est qu’on fait pas mal de chemin dans la journée et qu’on  peut s’arrêter tôt. Donc, après avoir trouvé un ponton accueillant, ballade à terre dans un tout petit village quasiment désert. J’y rencontre tout de même une dame âgée toute essoufflée d’avoir fait les 20 m qui séparent sa maison de son jardin. La conversation est très limitée car elle parle anglais à peine mieux que ce je pratique le norvégien. Les sourires remplacent les mots. Langage universel.
Un bateau à moteur vient s’amarrer au ponton et, comme souvent la discussion s’engage: "tu as un bateau un peu spécial, tu viens d’où (souvent on pense que je suis allemand car le pavillon belge à les mêmes couleurs que le germanique), tu voyages tout seul, tu vas où, tu es parti depuis combien de temps, tu rentreras quand chez toi,.....?".
Après avoir dîné, j’entame un nouveau livre ("Salut au Grand Sud" Isabelle Autissier et Erik Orsenna) avec l’intention de me coucher tôt. Debout depuis 3h30 ce matin !
30 minutes plus tard, toc toc contre la coque: ce sont mes voisins, Rita et Jan, qui me proposent de les accompagner pour une promenade à pied. Je saute dans mes chaussures et en route pour un très agréable moment. Rita est secrétaire à l’hôpital de Harstad, ville assez importante à environ 30 km, et Jan est électricien sur une plate-forme offshore d’extraction de gaz en mer du Nord. 2 semaines de travail à 130 km des côtes suivies de 4 semaines de repos à terre. Un rythme qui n’aurait pas été pour me déplaire, je pense.
Le coucher de soleil sur les îles Vesteralen est de toute beauté. Quelqu’un a fait un grand feu de bois au bord de l’eau, nous y restons un moment, non pour se réchauffer car depuis 3 jours il fait un temps estival (pas 40° à l’ombre quand même !) et nous baignons dans une douce température, mais parce que c’est un moment magique de quiétude dans un environnement exceptionnel illuminé par ces extraordinaires lumières du Nord. Nous nous trouvons par 69°15’ Nord, c’est à dire nettement au delà du cercle polaire arctique.



























Retour à notre ponton où Jan rencontre un pêcheur qu’il connaît depuis fort longtemps. La discussion va durer assez longtemps (et dire que je voulais me coucher tôt !) et tout le monde se retrouve dans mon bateau pour une visite guidée.
Après que je leur ai raconté mes premiers essais de pêche à la traîne, je me vois offrir un bon kilo de filet de morue fraîche.
Les bières allemandes que je leur offre en retour ont vite fait d’aller rejoindre les différents liquides que les 2 pêcheurs avaient déjà ingurgités en quantité peut être au delà de la limite du raisonnable. Plus d’un kilo de poisson, même en partageant avec Baltic, j’ai de quoi me faire au moins 3 bons repas. N’imaginez pas que j’ai un congélateur, même pas un réfrigérateur.
Il faut quand même que je vous raconte aussi les débuts de ma nouvelle vie de pêcheur.
Mon ami Jean-Claude, lors de sa venue il y a quelques semaines, m’avait laissé du matériel de pêche. Après 10 jours au cours desquels nous ne verrons pas l’ombre d’une écaille.
Comme le coût de la vie est extrêmement élevé dans ce pays dont le sous-sol des eaux territoriales regorgent de pétrole (3 ème producteur mondial), j’ai décidé d’essayer d’assurer une partie de ma subsistance par mes propres moyens. Certes, les coffres du bateau sont pleins de nourriture achetée en Suède, mais du frais ne peut pas faire de mal.
De plus, ces eaux froides (13° en ce moment) regorgent de poissons: morue, saumon, truite de mer, flétan, etc....
Donc, il n’y a qu’à se servir.
J’essaie la pêche à la traîne.
Et, surprise, quel succès ! Je ne me connaissais pas ce talent. Trop fort !
Pour ne pas faire une concurrence déloyale aux pêcheurs norvégiens je me cantonne exclusivement dans un domaine particulier: la pêche aux algues. Des kilos et des kilos !
Et comme je ne connais pas de recette appétissante pour les accommoder, je les rends aussitôt à  leur environnement naturel.
J’ai pensé changer de domaine pour un autre où je serais certain d’obtenir d’excellents résultats: la pêche aux méduses. Il y en a beaucoup et avec la grande épuisette que j’ai achetée pour récupérer Baltic au cas où elle irait prendre un bien involontaire bain, je pourrais en attraper à coup sûr.
J’ai abandonné l’idée car il me semble que sur un plan nutritif je ne suis pas certain de récupérer l’investissement engagé dans cette activité.
J’ai essayé une autre technique sur les conseils d’un navigateur suédois. Je me suis procuré le matériel adéquat pour attraper des morues et hier après midi, j’ai arrêté le bateau pour mettre à l’eau le plomb, les hameçons munis de leurs leurres et le fil qui relie tout ça.
Le suédois m’avait dit: "c’est incroyable, le plomb n’a pas le temps d’arriver au fond que tu peux déjà remonter une morue, elle se jette sur ces leurres".
Tout en me précisant que très souvent il les remettait à l’eau car elles étaient trop grosses pour lui tout seul.
Au bout de 10 minutes, ça y est, ça bouge au bout du fil. je le sens très bien.
J’ai déjà remonté au moins les deux tiers de mes 75 m de fil quand Baltic, voyant qu’il se passe quelque chose sur le pont, prend la funeste décision de s’en mêler et de s'emmêler (je me demande bien comment je vais traduire ça en anglais !) dans mon fil.
Le temps de l’extraire de ce qu’elle pensait peut-être être une pelote de laine, la morue, s’apercevant que je ne m’occupais plus d’elle, a décidé d’aller dans un autre restaurant où on est vraiment attentionné envers les clients.
Rageant !
Après cet événement, je me suis rendu compte que la légendaire patience du pêcheur n’est pas du tout ce que l’on pense. L’attente plus ou moins longue de l’éventuelle touche du poisson n’est absolument rien en comparaison du temps nécessaire au démêlage de 50 mètres de fil après le passage d’un petit félin de 4 mois qui ne pense qu’à s’amuser.
Et quand, trompant ma vigilance, ce petit animal si mignon, tout plein de poils si doux, qui ronronne à la première caresse, se jette sur les 45 mètres que je venais de démêler....
Ce soir là, au menu, en lieu et place de matelote de morue aux petits légumes, il a failli y avoir des quenelles de petit chat au riz sauvage !
Ce matin, départ à 8h pour les 23 miles à parcourir pour aller à Andenes, prévisions météo favorables: vent de sud est 10 à 12 noeuds.
Résultat: 20 noeuds bien établis à l’est. Un ris dans la grand voile et ça va plutôt vite: autour de 7 noeuds, jusqu’à 7,5 même. Pas mal du tout.
Hélas, après 2 heures, le vent tombe mais la mer reste bien formée mais totalement désordonnée: des vagues dans tout les sens, plus d’appui sur les voiles pour caler le bateau, secoué comme pas possible. Baltic n’aime pas ça du tout, et je n’apprécie pas trop non plus.
Puis à 4 miles du but le vent se relève à la même force, je finis quand même au moteur avec l’aide de la trinquette pour aider et pour stabiliser un peu le bateau.
Espérons que ce vent se calmera rapidement, et la mer aussi, pour que je puisse dès demain aller à la rencontre de Moby Dick.
En fait de rencontre, je fais connaissance de Maria et José, un couple d’espagnols. Nous sympathisons autour de tasses de café et thé, parlons baleines et des différents endroits de la planète où il est possible d’aller les voir. Malheureusement ils doivent repartir vers les îles Lofoten, je les aurais bien emmenés voir les cachalots.
Après 2 heures, nous nous quittons comme de vieilles connaissances.


Time goes so quickly. Already 2 weeks in Norway !
A faulse start from Narvik, because of a strange batteries charging problem.
Once again !
Everything having a positive side, this brought me to meet some nice persons. Contat is easy with the norwegians. My unusual boat attract often curious persons and I take the opportunity to engage a chat.
This time I met Keke. I told him about my electrical problem and he said he knows somebody who could fix that for sure. But it has been impossible to find the guy.
The day after somebody knock again the hull, Keke’s friend, electronician.
Very friendly, he looked after the origin of the problem for 2 hours and finally he got it: bad connexion,
as always.
The 2 previous days were rainy and grey, inside aswell, and to day everything brighten up: sun is back, my batteries are full of amperes, and Keke ask me to join him for a boat trip.
He organizes "adventures" for customers and today he has to take 2 customers to the end of a fjord to prepare an adventure day (team building) for a solar panel company.
And it will be my speed record on the water: 50 knots, 10 times my boat speed !
His boat is a RIB with 280 hp under the bonnet.
Water absolutely still, like a mountain lake, then a long wake behind our rocket.
Very impressive.



 


After a nice evening with an italian couple, start in the morning to Tysfjord, about 40 milles from Narvik.
Every year, from end of october till end of january, hundreds of killer whales come in this fjord following the herings migration. It’s one of the few places in the world where it’s possible to see them so close.
There are whalewatching boats and for the most reckless ones, it’s possible to swim among those wonderful marine mammals.
There is absolutely no danger to do that as killer whales prefer herings to humans with thick neoprene skin.
It’s one of the main reasons why I wanted to be here at this time of the year.
At the moment, I go there to see how the place looks like and if there are some moorings possibilities.
The area is really gorgeous.

Once this done, I decide to go further north to the Vesteralen islands, to see other whales, sperm whales. 2 and a half days trip.
Navigation conditions are totally different compared to the Baltic sea, which is an almost  closed sea with no tide and no currents.
Here, in the northern part of Norway, the tide can reach 3 meters and the currents up 5 or 6 knots in  narrow places.
So, out of question to sail without taking those elements in consideration.
This is new to me, so, once again, I learn on the field.
In one of those narrow places I have to go through, I’ve read in a very good cruising guide (to be download on Internet link), it’s possible to go south to north beetween 3h before and 3 h after high waters. After the tide table, the tide will be at the maximum at 7.45 a.m., that means I must start at 3.45 a.m......

An early start is good to do long trips in one day and stop early.
After mooring along side a nice pontoon, good walk in a small village with almost nobody.
I met an old lady and we exchanged very few words as she spoke english like I speak norwegian.
Smiles instead of words. Universal language.
A motorboat moors next to my boat and, as often, we start talking: " you have a very  unusual boat, where do you come from (very often people think I’m german because my belgium flag has the same colours as the
german one), are you alone, where do you go, when did you start, when will you go back home,.....?"
After my diner, I take a new book ("Salut au Grand Sud" Isabelle Autissier and Erik Orsenna) intending to go to bed early. Woke up at 3.30 a.m. !
And my new neighbours, Rita and Jan, knock against the hull and invite me to join them for an evening walk. I jump in my shoes and let’s go for a very pleasant time.
Rita works in the hospital in Harstad, a town 30 km away, and Jan is an electrician on an gas offshore platform in the North sea. 2 weeks at work 130 km from the coast and 4 weeks off at home. Nice rythm, I could like that.
The sunset on the Vesteralen is very beautiful. Somebody has lighted a big wooden fire, we stay there for a while, not to be warmed up because it’s been summer weather for the last 3 days and the temperature is very mild, but it’s a magic moment of quietness in a wonderful surrounding lighted up by incredible lights from the north. We are 69°15’ North, clearly beyond the polar circle.


Back to the pontoon where Jan meets a fisherman he knows for a very long time. The discussion lasts for  quite a  long while (and I wished to sleep early !) and then everybody come to visit my boat.
After I told them my first fishing experience, I am given more than a kilogram of fresh cod.
The german beers I give them go quickly to join some others liquids the 2 fishermen have already drunk in maybe non reasonable quantities. More than 1 kg of fish, even shared with Baltic, it will be at least 3 good meals. Don’t imagine I have a freezer, even no fridge.
I must tell you the begining of my new fisherman's life. 
My friend Jean-Claude, when he came some weeks ago, let me his fishing gear. After 10 days we didn’t see a single fish tail.
As the life is very expensive in this country (too much oil in the ground), I decided to try to get part of my subsistance by myself. Well, the boat is full of food I got in Sweden, but some fresh food is not too bad.
And these cold waters (13° at the moment) are full of fish: cod, salmon, sea trout, halibut,etc....
So, help yourself.
I try to pull a fishing line.And, surprise, what a success ! I didn’t know I was so talented.
Not to be unfair with norwegian fishermen, I stick on one particular domain: seaweeds fishing. Kilos and
kilos !
And as I don’t know  a good recipe to cook them, I put them back in their natural environment.
I have thought to switch to another domain where I’m certain I can have very good results: jellyfish fishing. Plenty of those around here and with the landing net I’ve got to take Baltic out the water in case of an involuntary swim, I could get them for sure.
I give up that idea because it seems to me that on a nutrition side I’m not certain to get my investment back.
Following the advice from a swedish sailor, I tried another technique. I’ve got the necessary gear for cod fishing and yesterday I stopped the boat  and throw line and hooks overboard.
The swedish guy told me: «it’s incredible, the weight is not yet at the bottom you can take a cod up already.»
And he said that very often he had to put them back in the water because they were too big.
After 10 minuts, I can feel something moving at the end of the thread.
I have already pull up at least 2/3 of the 75 m line when Baltic, feeling something was going on on the deck, takes the stupid decision to take part of it and to get tangle in.
The time to take her out of what she maybe thought it was a woolen ball, the cod, feeling I didn’t take care of it, decided to go in another restaurant where the customers get more attention.
Too bad !
After that, I realized that the legendary patience of the fisherman is not what we usually think. The more or less long wait for the fish is nothing to compare with the needed time to untangle the 50 m thread after a 4 months old cat has played with it.
And then, as I didn’t look at her for a very short while, this so cute little animal with such soft fur, starting to purr at the first caress, jumps on the 45m I’ve just untangled.....
Tonight, on the menu, instead of cod matelote with small vegetables, it was not far to be small cat quenelles with wild rice !
This morning, start at 8 o’clock for a 23 milles sail to Andenes, good weather forecast: southeasterly wind 10 to 12 knots.
And the result: a steady 20 knots from east. One reef in the mainsail and it’s pretty fast: about 7 knots, up to 7,5. Not bad at all.
Unfortunately, after 2 hours, the wind droped down but the sea was very choppy, waves coming from any directions: a true shaker. Baltic did not like that at all and so did I.
 4 milles from my goal, wind comes back and I keep going with the engine for the end with the staysail up to help and to stabilise the boat.
Hopefully, the wind will calm down quickly, and the sea aswell, to be able tomorrow to go  and meet Moby Dick.
Talking about meeting, I meet Maria and Jose, from Spain.
We get on well having coffee and tea, talk about whales and the different places on the planet where it’s possible to go and see them. Unfortunately they must go to the lofoten islands, I would have liked to take them to see the sperm whales.
After 2 hours, we where like old friends.

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"La seule chose dont on soit sûr à l'avance de l'échec, est celle que l'on ne tente pas."
Paul-Emile Victor
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"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

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"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
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"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
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"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
Barbay d'Aurevilly
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" Faites ce que vous êtes capables d'effectuer ou croyez pouvoir faire. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie."
Goethe

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"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre."
Marguerite Yourcenar
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"Il faut sauver les condors. Pas tellement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines pour les sauver. Car ce seront celles-là mêmes dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle
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