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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 18:55

2 jours de rêve !
Je n’ai rien fait.
Pas tout à fait vrai: j’ai dormi, Morphée m’ayant pris en grande affection. Des heures et des heures. Comme jamais. Plein de rêves.
Et quand je ne dormais pas, je lisais ("Portrait du Gulf Stream" Erik Orsenna, de l’Académie Française, s’il vous plaît !) ou bien j’écoutais de la musique.
Cooooool !
Avec ça, il fait toujours dans les 25°.
Les vacances ! Sans souci, sans programme, se la couler douce.
Ce bien que ça fait ! Pas belle la vie ?
Allez, encore un petit roupillon. Et de nouveau, plein de rêves.
Celui-là, il est pas mal. Je vous le raconte.
Figurez vous que si la gourmandise était un vilain défaut, je pourrais rendre Baltic  parce que à ce niveau ça serait rédhibitoire ! Tout y passe, aussi bien la confiture que les pommes de terre et tout ce qu’on peut imaginer d’autre, sucré ou salé. Ça, ce n’est pas du rêve mais bien la réalité.
Donc dans le rêve, on a fait un marché tous les deux: elle aura le droit de lécher mon assiette ce soir, avec au menu des quenelles de saumon sauce au citron. En contrepartie, elle préparera le bateau pour le transport par la route. Ça paraît assez équitable, non ?
Et me voilà parti pour mes deux jours de dolce farniente.
Pendant ce temps, j’entends que ça s’agite sur le bateau, dans tous les sens.
Le son des quatre petites pattes qui courent sur le pont, de la proue à la poupe, des bruits métalliques d’outils qui heurtent l’aluminium.
C’est que ce n’est pas rien ces préparatifs: le gros du travail est de tout dégréer pour enlever le mât. Tous les cordages, tous les fils électriques qui passent dans ce grand tube d’aluminium de 15 m de long, le radar, les feux, l’antenne de la radio VHF, et, en dernier, les câbles qui tiennent le mât en l’air: 6 haubans, 2 pataras, 2 étais, 2 bastaques.
Sans oublier bien sûr de retirer les trois voiles, une vraie partie de plaisir !
Je ne sais pas comment elle va faire, mais, bon, dans les rêves tout est possible.
Une fois que tout est prêt, le grutier entre en action pour soulever délicatement le mât. C’est à ce moment-là et pas avant qu’on fini de desserrer les ridoirs qui relient les câbles à la coque, sinon .... je ne vous fais pas un dessin !
Puis l’espar est posé en douceur sur des chevalets sur le quai où, par la suite, les barres de flèches (c’est ce qui écarte les haubans du mât) seront démontées et tous les cordages et câbles seront saucissonnés le long du mât.

Puis, c’est au tour du bateau de faire un petit voyage dans les airs. Pas d’inquiétude ici, la grue a une capacité de 80 tonnes ! La mésaventure du Grau du Roi ne risque pas de se reproduire (voir article Le principe du "ça devrait aller..." ou comment tout aurait pu s'arrèter avant même d'avoir commencé.... ).
La coque est posée à terre sur ses quilles et son safran.
L’histoire n’est pas terminée car, le bateau étant à l’eau depuis presque un an, il a besoin d’un bon nettoyage sous la ligne de flottaison. Et cette même ligne est brune car ici l’eau, qui n’est pratiquement pas salée, a un peu l’apparence du thé. Cette teinte de l'eau est dûe aux tanins qui se trouvent dans les bois exploités industriellement dans la région.
Donc, dès la sortie de l’élément liquide, passage au nettoyeur haute pression. Je ne sais pas comment va faire ma petite chatte pour faire ça sans se mouiller, moi je n’y arriverais pas. Après tout, c’est son problème. La sauce des quenelles au saumon ça se mérite !
Après ce premier lavage, on repasse derrière avec une éponge et de l’eau savonneuse (peut être qu’elle jouera avec la mousse).
Quand c’est bien sec, Van Gogh entre en action avec son pinceau pour passer une couche de peinture sous marine (dans le cas de Vò Lu Mondu, c’est de la poudre de zinc destinée à prévenir l’électrolyse de l’aluminium en présence de d’éléments métalliques dans les environs). Et ce travail là, il n’est pas drôle du tout: à quatre pattes sous la coque, on se repeint soi-même également avec les gouttes et coulures. Pour ce qui est du quatre pattes, pas de problème pour mon petit Van Gogh, c’est sa position préférée. Reste la couleur. Je l’aimais bien avec ses couleurs mélangées. Bon, je m’habituerai à avoir un chat gris, style Chartreux, même en plein jour.
Et puis, il faudra démonter l’éolienne qui est trop haute pour passer sous les ponts, plier le kayak pour le remettre dans la soute où le vélo sera déjà retourné, enlever la capote et ma belle véranda toute neuve pas encore terminée (peut être que je pourrais faire un autre rêve dans lequel Baltic se mettrait à la machine à coudre....) et, à part quelques autres petites bricoles, c’est à peu près tout.
Moi, ça me prendrait bien deux jours bien remplis. Je me demande combien de temps il va lui falloir.
Tiens, en attendant, je me ferais bien un petit DVD.
Et il faudra bien que je prépare ces quenelles avant qu’elle ait fini.
Une petite sieste maintenant, le rêve est trop beau.

Eh, c’est quoi ce truc humide qui me râpe le nez ?
La langue de Baltic bien sûr, c’est son truc pour me réveiller le matin ou au milieu de la nuit quand elle a des insomnies et qu’elle veut jouer.
J’aurais bien dormi un peu plus, le rêve était tellement agréable, mais c’est que je n’ai pas que ça à faire, je dois préparer le bateau pour le transport. Au moins deux jours de boulot.
Une tasse de thé, deux tartines de confiture, tiens c’est drôlement calme aujourd’hui, le bateau ne bouge pas du tout, pas le moindre frémissement, et au travail si je veux être prêt avant l’arrivée du camion.
J’ouvre "la porte" et..... je suis au premier étage ! Le bateau est sur le quai, le mât est posé à côté sur des chevalets.
Bon, réveille toi, prends une autre tasse de thé, le rêve est fini, ce n’était qu’un rêve.
Incroyable, il y a même une échelle installée pour descendre !

Une fois les pieds sur le sol, là il faut que je me pince très très fort avec mes dix doigts et mes dix orteils en même temps, la carène est repeinte, l’anode de l’hélice a été changée, deux nouvelles anodes ont été installées (également pour éviter l’électrolyse de l’aluminium).
Mais ce n’est pas possible, c’était un rêve, rien qu’un rêve.
- Baltic, où es-tu ? Viens me faire voir de quelle couleur tu es.....

P.s.: l’éolienne n’est pas démontée, un peu haute pour elle, je pense, et le kayak n’est pas plié et là, je n’ai pas d’explication.





2 days dreaming !
I’ve done nothing.
Not exactely: I’ve slept, hours and hours. Like never before. Full of dreams.
And when I didn’t sleep, I read ("Portrait du Gulf Stream" Erik Orsenna) or I listened some music.
Cooooool !
Still 25° outside.
Hollidays ! No stress, no program, take it easy.
Soooo good !
Ok, one more little snap. And again, dreams.
This one is not too bad. I tell you that.
Baltic is very greedy. Everything is good for her, from jam to potatos, sweet or salted. It’s not part of the dream, it’s true.
So, in my dream, we made a deal: she will be allowed to lick my plate tonight, on the menu salmon quenelles with lemon sauce. In return, she will prepare the boat for the transport by truck to Norway.
Good deal, no ?
And I started my 2 days of rest.
During that time I could hear it was very busy on the boat.
Sound of the 4 little paws runing on the deck, from bow to stern, noise from tools hiting aluminium.
That’s not nothing to prepare the boat: the bigest job is to work on the rig to take the mast off. All the ropes, electric wires (radar, navigation lights, VHF antenna) and at last, all the cables holding the mast up right: 6 shrouds, 2 backstays, 2 forestays, 2 running backstays.
Not to forget to remove the 3 sails, a real pleasure !
I don’t know how she will achieve that, but in dreams all is possible.
Once everything is ready, the crane is in use to lift delicately the mast.
At the very last moment only, it’s time to release the cables or..... bad story !
Then the mast is put on the quay and the spreaders have to be removed and all the ropes and cables to be tied along the mast.
Then it’s the boat’s turn to fly a little bit. No worries this time, the crane can lift 80 tons ! The bad adventure that happened in Le Grau du Roi last october will not happen again (see article Le principe du "ça devrait aller..." ou comment tout aurait pu s'arrèter avant même d'avoir commencé.... )
The hull is put on the shore on her keels and rudder.
The story is not over because, as the boat has been in the water for almost one year, she needs to be cleaned under the water line. And this line is brown because the water, which is almost not salted, looks like tea. It’s because of the tanin of the timber.
So, as soon out of the water, the high pressure cleaner is in use. I don’t know how my kitten will do it without getting wet, I will not be able to do it. Well, it’s her problem. If she wants the salmon sauce....
After the first cleaning, it has to be washed by hand (paw) with a sponge and soap. Maybe she will play with the soap foam.
When it’s dry, Van Gogh starts his job with his brush to put a coat of under water paint (in Vò Lu Mondu’s case, zinc powder to prevent aluminium electrolysis).
And it’s not a funny job: you have to squat down under the hull and get painted aswell with paint drops.
To squat down is not a problem for my little Van Gogh. Considering the colour, I liked her well with her mixed fur. Well, I will get used to have a gray cat now.
And then the wind generator which too high to go under the bridges has to be removed, the kayak has to be folded and store in the hold where the bicycle is back, remove the spray hood and my brand new veranda which is not finish (I could have another dream where Baltic could use the sewing machine....) and, except some more small things, it will be done.
It will take me at least 2 full days. I wonder how much time she will need to do it.
During that time, I might watch a DVD.
And I will have to prepare the salmon quenelles before she has finished.
Another little snap, this dream is so good.

Hei, what’s that damp thing scratching my nose ?
Baltic’s thong for sure, it her way to wake me up in the morning or in the middle of the night when she has insomnia and wants to play.
I’d rather be sleeping longer, such a nice dream, but I have plenty of work to do, preparing the boat for transport. At least 2 days of work.
A cup of tea, two toast with jam, well, it’s very quiet today, the boat does not move at all, absolutely still, and then go to work if I want to be ready before the truck comes.
I open "the door" and.... I’m on the first stage ! The boat is on the quay with the mast alongside.
Ok, wake up, have another cup of tea, the dream is over, it was just a dream.
Incredible, there is even a ladder to go down !
Once on the ground, I have to pinch myself very very strong with my ten fingers and my ten toes at the same time, the hull is painted, the propeller anod has been replaced, two new anods installed (to prevent electrolysis aswell).
It’s not possible, it was a dream, just a dream.
Baltic, where are you ? I’d like to see you colour....

P.s.: the wind generator is still there, a bit too high for her, I think, and the kayak is not folded and for that, I have no explanation.
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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 00:03
Je n’ai jamais bu d’alcool.
Je n’ai jamais fumé de cigarette, de cigare, de pipe ou d’autres substances.
Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai: avec mes cousins, on fumait du «bois fumant», des lianes (de clématite, je crois) qui, une fois séchées, sont poreuses et peuvent se fumer comme une clope. Je n’ai pas accroché à la chose: alors que j’étais en train de vivre ma dernière minute (dommage, si jeune !) après inhalation d’un peu de fumée, je me rappelle m’être dit que si je m’en sortais, plus jamais je ne toucherai à ces poisons. Je m’en suis sorti, ouf !
Par contre j’ai 2 addictions: le cassis et la 2 CV.
Pour le cassis, c’est foutu. Faut dire que je ne fais rien pour arrêter. Confiture, sirop, gelée, glace, le fruit picoré à même le plant, tout y passe. Je ne vous dirai pas combien j’ai de pots de confiture dans le bateau. De quoi tenir un siège. Pas trop long quand même.
On vient même de m’en apporter 2 pots des cassis du jardin. J’en ai l'eau à la bouche rien que d’en parler.
Et qu’est ce que je viens d’apprendre sur France Culture (ben oui, j’écoute France Culture ici en Laponie suédoise, qu’est ce que vous croyez ?)? En Norvège, ma prochaine destination, ils font une grosse consommation de ce délicieux petit fruit noir. Apparemment, ils l’utilisent beaucoup comme apport de vitamines en hiver.
Et comment ils l’appellent en Norvégien: solbaer: la baie soleil !
Ça y est, je salive sur le clavier, il va pas aimer.
Donc accro à vie à la baie soleil. Y a pire comme addiction. Et ça ne peut pas faire de mal.
La 2ème, c’est la 2 CV. La deuche, la 2 pattes, appelez la comme vous voulez. Comme beaucoup de personnes de ma génération, qu’on soit tombé dedans quand on était petit ou que ça soit venu plus tard, j’aime cette voiture. Simple, économique, sympa, amusante, confortable bien que un peu bruyante, avec une tenue de route incroyable, etc....
Je pourrais en dire encore beaucoup plus, il vaut mieux que j’arrête là. Non, encore une chose: c’est une machine à sourires. Vous avez un peu le blues, ou pas, ce n’est pas indispensable, allez n’importe où, quelque part où vous avez quand même des chances de rencontrer quelqu’un, dans une 2 CV et je vous garantis que, en vous voyant passer, les visages vont s’éclairer, les yeux se mettre à briller et que vous recevrez plein de sourires. Tout plein.
Le problème, c’est qu'elle a commencé à prendre beaucoup de place dans ma vie et dans mon environnement. C’est une petite voiture alors une ça va, deux ça passe encore mais au delà, ça devient franchement encombrant. Et puis comme il faut les faire fonctionner, ça prend ... un tout petit peu de temps. Parce que la dernière arrivée, une tellement bonne affaire, juste 2 ou 3 bricoles à faire dessus, finalement elle se révèle un peu... capricieuse. Elle se fait prier pour redémarrer après être restée une quinzaine d’années dans une grange ou sous un pommier. Mais c’est pour mieux l’apprécier par la suite.
Bon, je l’avoue, j’en ai eu jusqu’à 7 en même temps. Partout. Il y en avait partout. Et puis il faut bien récupérer des pièces détachées, au cas où.
Envahissante. Mais tellement chouette.
Et puis j’ai dû m’y résoudre, m’en séparer, les unes après les autres. Impossible de les prendre sur le bateau. Même si j’en ai vu une sur une péniche, Vò lu mondu est un peu petit.
J’en ai gardé quand même une, ma fidèle et rare Dolly rouge et grise, série spéciale de 1985.













Donc, quand j’ai emprunté les routes aquatiques en octobre dernier, j’ai commencé mon sevrage. Douloureux comme tout sevrage. Le manque parfois. J’en ai bien croisé 2 ou 3 en Scandinavie, pensée émue pour ma rouge et grise.
Mais bon, je résiste, j’assume cette séparation. Et maintenant, c’est bon, tiré d’affaire, la dernière aperçue en Suède, je ne l’ai même pas photographiée. C’est vous dire, je suis sur la bonne voie de la guérison.
Et puis, et puis... j’ai replongé !
Hier, alors que je suis à 3500 km de la France, en Laponie, dans un coin on ne peut plus calme, vraiment pas grand monde, je les ai entendues. Ça y est, le syndrome de manque, le delirium tremens, les hallucinations. Une, deux, trois,..... sept fois ce bruit de moteur si caractéristique, à nul autre pareil. Je me pince, je laisse 3 moustiques faire jusqu’au bout leur sale besogne, je demande à Baltic de me griffer et de me mordre sauvagement: je ne rêve pas, sept 2 CV viennent de passer au bout du chemin qui mène au chantier naval. Et je les entends encore, à l’arrêt, pas bien loin.
Je laisse tomber mon travail de couture et je vais voir. Elles sont chez mes amis nîmois.
7 voiture françaises qui font un raid en Laponie. Escale ici ce soir.
Pas pu m'empêcher de les regarder sous tous les angles, détecter les particularités de celle-ci ou celle-là, de discuter avec leurs équipages.
Heureusement, aucun ne m’a proposé d’aller faire un tour. Parce que là, c’est sûr, l’overdose aurait été au bout du chemin....
Jusqu’ici elle me poursuit ! Et tout est à recommencer.



Pour changer de sujet, le transport, en camion, pas en 2 CV, du bateau vers la Norvège devrait se faire seulement jeudi ou vendredi (on est samedi), ce qui me laisse du temps pour continuer mes travaux sur le bateau (non, il n’est toujours pas terminé !).
Je viens de passer un nombre d’heures considérable à la confection d’une capote destinée à fermer complètement le cockpit, ce qui sera très appréciable pour un hiver au delà du cercle polaire, en principe bien froid et plutôt enneigé.
Ce n’est pas encore terminé mais le plus gros est fait. Et même si les coutures ne sont pas d’une précision micrométrique (la machine n’est pas vraiment faite pour ce genre de travail et moi je l’utilise... comme je peux !), l’ensemble est assez satisfaisant et remplira son office, ce qui est le principal après tout.
Ce soir, j’ai donc dîné sous ma véranda. Même si ce n’était pas nécessaire tellement la température est agréable.



Pas chouette mon atelier de couture ?

I’ve never drunk alcohol.
I’ve never smoked cigarettes, cigars or other things.
Well, it’s not absolutely true: with my cousins, we smoked «smoking wood», a creeper which, once dried, are porous and can be smoked like a cigarette. I did not kooked to that: as I was in my very last minut (a pity, I was so young !) after I have inhaled some smoke, I remember I told to myself that If I survive, I will never touch those poisons.
And I survived !
However, I have 2 addictions: blackcurrant and Citroën 2 CV.
Concerning blackcurrant, nothing possible. Well, I dont do anything to stop. Jam, sirup, gelly, ice cream, fruit just picked on the plant, everything is ok. I will not tell how many jam jars I have in the boat. I can live for a long while with that.
Some friends just brought me 2 more jars with fruits from the garden. Just talking about that, I have the mouth full of saliva.
And you know what I’ve just learned ? In Norway, my next destination, they have plenty of this delicious little black berry.
It seems they use it much to get vitamines in winter.
And they call it in norvegian; solbaer: sun berry !
Now, saliva on the keyboard, it will not like that.
So, hooked for life to the sun berry. This is not the worst addiction. And it’s harmless.
The second one is the 2 CV.
As many people of my generation, fallen in it as a kid or later, I love this car.
Simple, cheap, friendly, funny, comfortable but a little bit noisy, with an incredible road handling, etc.....
I could say much more, it’s better if I stop now. Just one more thing: it’s a smile factory. If you feel a bit sad, or not, it’s not necessary, you can go, with the 2 CV, anywhere where there are some people you can meet, and, I tell you, you will see faces lighting up, eyes starting to shine and you will get plenty of smiles. Plenty.
But the problem is it started to take much much room in my life and my background. It’s a small car, so one is ok, two still good, but beyond that, it becomes really crowdy. and to make them work, it takes... just a little bit of time. And the very last one, such a good deal, just 2 or 3 trinkets to do on it, is finally a little bit.... temperamental. It’s a bit reluctant to start after being for fifteen years in a barn or under an apple tree. But it’s to find it then more enjoyable.
Ok, I admit it, I’ve had up to seven at the same time. Everywhere. They were everywhere.
Not talking about the necessary spare parts, just in case....
Intrusive. But so nice.
As it was not possible to take them on the boat, I had to sell them, one after the other one.
I’ve seen one on a large barge once but Vò Lu Mondu is too small for that.
I still have one, a rare red and grey 1985 Dolly.
So when I went for my river trip last october, I started to get rid of that problem. Some how painful. Miss it sometimes. I’ve seen 2 or 3 of those in Scandinavia, little thought to my red and grey.
Well, I withstand and accept the separation. And now, it’s ok, out of that, I even didn’t take a picture of the last one I’ve seen in Sweden. I‘ m on the good way to recover.
And then, it started again ! Yesterday, 3500 km away from France, in swedish Lappland, in a remote and quiet area, not so many people around, I’ve heard them. Missing syndrom, hallucinations. I pinch myself, let 3 mosquitos do to the end they ugly job, ask Baltic to scratch and bite me strongly: I’m not dreaming, seven 2 CV passing next to the boatyard. I stop my sewing work and go to see them. They are at my french friends place.
Seven french cars doing a trip in Lappland. Stopover here tonight.
Impossible not to look at the cars in details, and have a chat with owners.
Fortunately, none ask me if I would like to go for a drive. Doing so would have bring me to an overdose, for sure.
It’s chasing me up to here ! And I’ve to start everything one more time.

Other subject: the boat transport on a truck, not on a 2 CV, to Norway should be only on thirsday or friday (today is saturday), so I have time to work on the boat which is still not finished.
I’ve spent a lot of hours making a cockpit cover, that will useful to be protected from snow during the winter beyond the polar circle.
It’s not finish yet but most of it is done. And if the sewing is a little bit rough (the sewing machine is not really made for that and I do what I can...), it’s not too bad and will do the job, which is, after all, the most important thing.

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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 23:44

Depuis la fin de la Höga Kusten, la Côte Haute, les paysages sont beaucoup moins attrayants et la météo est loin d’être en reste.
Donc, j’ai décidé de tailler la route rapidement vers le Nord, toujours plus au Nord.
Escale à Lulea, la dernière grande ville  sur la côte Est de la Suède, le dimanche 26 juillet.
On m’avait dit que l’archipel traversé pour y arriver est superbe. Je le crois volontiers et cependant, même si je l’ai effectivement traversé, je ne l’ai pas vu, ou tout au plus entr'aperçu.
Ben, mon gars, faut ouvrir tes yeux si tu veux voir quelque chose !
Je sais bien mais, même grands ouverts, mes yeux n’ont pas vu grand chose car pendant 2 jours j’ai navigué dans le noir. Tout était noir, la mer, le ciel, la terre ! Je me voyais en mineur de fond. Ne pensez pas que j’ai posé des mines au fond de la mer, non, j’étais mineur, le vrai, celui qui passe ses journées à extraire du charbon et quand il sort de son trou, c’est pour voir ces collines noires que sont les terrils.
La seule différence c’est que je n’étais pas couvert de poussière anthracite mais plutôt tendance vert de rage !
Non seulement, j’étais dans un tunnel non éclairé, mais en plus les vannes célestes étaient grandes ouvertes. Obligé de naviguer avec par moment le nez sur l’écran du radar tellement la visibilité était réduite à cause de la pluie.
C’est quand même un comble, 20 h de jour sur 24 h et c’est tout juste s’il ne faut pas allumer les phares à midi !
Je veux du BLEU !!!
Bleu marine, azur, ciel, des mers du sud, pastel, layette, tiens, même pétrole. Peu importe, la nuance, du bleu. Juste du bleu.
Heureusement, je ne risque ni le coup de blues ni les bleus à l’âme grâce à ma petite chatte Baltic. Elle rayonne en permanence comme 3 soleils en même temps.
Donc me voilà à Lulea qui sera surtout une escale technique: vaccination pour Baltic, coiffeur pour moi (pas un luxe !), trouver à faire remplir ma bouteille de gaz (jamais évident !), faire les dernières courses surtout alimentaires car le coût de la vie en Norvège est tout simplement.... exorbitant.
Incroyable: il fait grand beau ! J’y crois pas !!!
Pratique, le super marché est à 300m du port.
Bon, pour le gaz, 2 fois 6 km à pied. Une première fois pour trouver l’endroit où on m’avait dit qu’éventuellement, peut-être mais c’est pas sûr, on pourrait remplir ma bouteille. Evidemment les bouteilles suédoises sont différentes des bouteilles françaises, pas le même raccord. Heureusement le gaz est le même.
Sur place, le gars me dit que non, mais ça peut se faire à 50 km plus au sud, dans une autre ville.
Je discute un peu, j’insiste beaucoup pour qu’il me trouve une solution et pour finir il me sort un raccord en me demandant si je pense que ça correspond au filetage de ma bouteille: oui !
- Alors je peux le faire.
Même trajet le lendemain avec la bouteille. Heureusement j’ai un bon petit diable qui assure le transport mais il n’a pas de moteur, évidemment.
Et pour remplir ma bouteille: pas compliqué, on raccorde à une bouteille suédoise qu’on met au dessus et c’est le coup des vases communicants. On vide l’une dans l’autre. Interdit de fumer !!!!
3 jours en ville, ça suffit.
Départ vers 8 h en passant juste à côté des 4 brise-glace qui attendent sagement leur heure, c’est à dire quand la mer commencera à geler. Ils assureront en permanence pendant tout l'hiver une voie libre de glace pour la navigation commerciale. Et l'hiver est long ici, la mer peut encore être gelée au mois de mai.
Lulea est un port très important pour l’exportation du minerai de fer et du bois. Il est donc évidemment économiquement vital que ces transports puissent se faire toute l’année sans interruption.
Et quand c’est gelé, c’est gelé ! Plus d’1 m de glace.
Je crois que le fait d’avoir beaucoup râlé contre cette foutue météo a eu plus d’effet que je n’espérais: grand beau, chaud, enfin l’été.
Pourvu que ça dure.
Et ça dure.
Donc, je vais devoir apprendre à râler plus souvent et plus fort.
Encore 2 petites journées de navigation pour atteindre mon terminus baltique.
Très beau, et très peu de vent. Il en aura fait des heures mon moteur entre les vents contraires et les pas de vent du tout sur cette mer.
Le 2ème jour, départ à 8h45 pour 15 petits miles. 3 fois rien, une petite promenade sur un lac sans ride.
Sauf que....
Après une vingtaine de minutes, il me semble que quelque chose cloche mais je ne sais pas quoi, juste une impression.
Puis je remarque que l’échappement ne crache pas autant d’eau qu’il devrait.
Est ce que le filtre d’admission d’eau est partiellement bouché ? ça fait longtemps que je ne l’ai pas contrôlé, pas vraiment de raison de le faire.
Je vais voir et, en fait de voir, j’ai surtout entendu un bruit de cataracte dans la soute: un des tuyaux du circuit de refroidissement du moteur s’est débranché. Et si l’eau ne va pas dans le moteur, elle va où ? Dans le fond du bateau !.
Après avoir arrêté le moteur, je fonce soulever une trappe du plancher et le niveau de l’eau se trouve 1 cm en dessous !!!!
Je suis en train de vider la mer Baltique dans mon bateau !
Zut, il va rien rester pour les brise-glace. Chômage technique.
Et la pompe de cale automatique, elle fait quoi ? Rien !
Je la connecte en position manuelle et, si elle émet bien son bruit, elle n’évacue pas une goutte.
Et puis elle me dit que on est le 30 juillet et qu’elle ne reprend le boulot que le 1er août comme tout le monde en Suède et que de toutes façons, vu qu’elle n’a jamais travaillé, pas question de vider comme ça d’un coup 5 à 600 litres d’eau sans une  sérieuse préparation psychologique.
Pas négociable !
Tiens, j’aurais dû la laisser tourner à sec, elle a horreur de ça. Ça lui aurait fait... les pieds. Même si ce n’est pas une pompe... à pied.
Bon, l’autre pompe maintenant, la grosse jaune. Elle, elle aime bien la compagnie, il lui faut quelqu’un pour lui tenir la main et... pomper.
Donc je pompe et.... rien. Enfin pas tout à fait rien: je me prends une grosse giclée d’eau en pleine poire ! Et rien qui sort du bateau.
La pompe trouve très chouette ces petits geysers qu’elle fait. Certes, l’effet est assez intéressant mais je ne veux pas plusieurs jets d’eau dans le bateau mais un seul et très gros à l’extérieur. Rien à faire, elle fuit comme un panier en osier percé.
Dernière solution, le seau.
Donc, 5 à 600 l à évacuer en me mettant à 4 pattes sous la table pour remplir le seau puis aller le vider dans le cockpit. 3 heures il me semble, pas vraiment pensé à regarder l'heure.
Puis fin du trajet en commençant à mettre à sécher différentes choses stockées dans les coffres sous le plancher. Heureusement que le soleil est bien présent.
Je n’aurais pas aimé que ça m’arrive un jour avec du vent, des vagues et de la pluie.
C’était la péripétie du jour, du genre qui vous met du piment sur le plat du voyage et qui garnit l’armoire à souvenirs.
Et me voilà au bout du bout du golfe de Botnie et je considère que c’est la fin de ma 2ème étape, la 1ère étant le trajet fluvial qui m’a amené jusqu’à cette mer parsemée de tellement beaux archipels.
Je suis maintenant installé dans un chantier naval, sous la grue gigantesque qui mettra bientôt Vo Lu Mondu sur un camion pour une traversée terrestre cette fois et il trempera alors ses quilles dans de nouvelles eaux,  beaucoup plus salées, celles de la mer de Norvège.
Une surprise m’attendait ici.
Le décor, c’est un grand chantier naval (pas pour paquebots quand même), un village où il n’y a aucun commerce sauf un magasin d’antiquités et un café-chambres d’hôtes.
La surprise c’est que ce café est tenu par couple originaire de Nimes ! 80 km de mon lieu d’origine. Incroyable ! Quand j’ai entendu la voix de Lorraine, je me suis dit que cet accent là, m’était plus que familier.
Avec son mari Gilles, ils ont créé cet établissement il y a 2 ans et ont l’air de beaucoup apprécier la vie en Laponie suédoise.
Donc si vous voulez vous changer les idées, faire du ski de fond sur la mer, des randonnées en raquettes en forêt, des ballades en scooter des neiges, de la pêche sous la glace ou alors d’autres activités en été, c'est la bonne adresse : link
Tout ayant séché dans le bateau, nettoyage des coffres effectué (j’en ai profité, c’était bien mouillé !), cet après-midi a été consacré à la cueillette de myrtilles, il y en a partout, vraiment partout et pas besoin d’aller à la montagne pour ça. A 5 mn à pied depuis le bateau.
Les myrtilles, je n’en ai jamais raffolé. En tant que grand amateur de cassis, je les trouve douceâtres et peu goûteuses en comparaison.
Cependant, comme tout ce qui a un coût proportionnel à mon salaire, c’est à dire nul, m’intéresse, je ne fais pas le difficile et demain matin, activité confiture pour tout le monde.
Ah, un "petit détail": ici, ça fait 2 mois qu’il fait un temps estival !

Je termine aujourd’hui avec un message personnel à mon ami Max qui vient de partir pour un grand voyage sans retour.
Merci Max, si je suis là aujourd’hui tu y es pour quelque chose, j’aurais bien aimé te le dire de vive voix.
En homme libre tu as bien rempli ta vie et su transmettre ton état d’esprit à tes enfants et j'en ai également profité.
"Si tu tombes, essaye, essaye encore !"
"Courage, confiance"
Avec ces 2 principes qui t’étaient chers, tu nous as montré le bon chemin, celui de la liberté.
Encore merci et ne te gène pas pour me raconter comment c’est là-bas. En alexandrins, bien entendu.
Max avait 95 ans et je suis sûr qu’il aurait bien renouvelé le bail pour au moins aussi longtemps.

From the end of the Höga Kusten, the Hight Coast, the landscape is not very appealing and so is the weather.
So, I’ve decided to go faster to the North, always further North.
Stop in Lulea, the last important town on the east coast of Sweden.
I was told that the archipelago I had to go through to get there was beautiful. I do believe it but if I went through, I didn’t see it or just a very quick glance.
Well, man, open your eyes if you want to see something !
I know, but, even wide opened, my eyes didn’t see anything because for 2 days I’ve been sailing in the dark. Everything was dark, the sea, the sky, the land ! It was like if I’ve been very deep in a coal mine !
The only difference was I was not covered with black dust but I was green of anger !
I was in a very dark tunnel and it was raining cats and dogs. I had to go sometimes with the radar on because of such a poor visibility.
Can you imagine that, 20 h of daylight and I should turn on headlights in the middle of the day !
I want some BLUE !!!
Any kind of blue. Just blue around me.
Fortunately, I have with me my little cat Baltic, shining allways like 3 suns.
So, I’m in Lulea, a kind of technical stop: vaccination for Baltic, haircut for me, find  to refill my gas tube (never easy !), last big shopping before Norway, everything being so expensive overthere.
I cant believe it: wonderful weather !!!
Supermarket, 300 m from the harbour. Very handy.
For the gas, twice 6 km by foot. Once to find the place where it might be possible to have my tube refilled.
The swedish tubes are not the same as the french ones, not the same connexion. Well, the gas is the same...
When I got there, the guy told me it was not possible and I had to go in another town, 50 km further south.
After a while talking with him, asking him to find a solution, he showed me a connector and, yes, it will fit.
The next day I was back with the tube.
How to fill the tube ? Take a full swedish tube, connect it to the empty tube and empty the first one into the other one, just like if it was water with the help of gravity. Smoking absolutely forbidden !!!
3 days in town, that’s enough.
Start at 8 o’clock, going next to the 4 ice breakers waiting quietly for their time, when the sea will start to freeze. They have to make a free of ice way for commercial ships.
And winter lasts long uphere, the sea can be still frozen in may.
Lulea is a very important harbour for exportation of iron ore and wood. So, it’s vital for the economy, the shipping must not stop.
And when it’s frozen, it’s really frozen ! More than 1 meter thick ice.
2 more days sailing to go to the end of my baltic trip.
Beautiful weather, very light winds. So many hours motoring on this sea with opposite winds or no wind at all.
The second day, start at 8.45 for a small 15 miles trip on a real lake without any tiny wave.
But.....
After about 20 mn, I feel something strange, don’t know what, just a feeling.
Then I notice it should be more water coming out from the exhaust pipe.
Maybe the filter of the intake ? I didn’t clean it for a while, but no special reason to do it.
I go to check it but I can hear a water fall in the hold: the intake hose is disconnected. And if the water does not go in the cooling system, where doest it go ? In the bilge !
Once the engine stopped, I rush to lift the floor and the water level is just 1 cm below it !!!!
I’m emptying the baltic sea in my boat !
There will be nothing left for the ice breakers. Technical unemployment.
And what about the automatic bilge pump ? Nothing !
I switch it on manual and, if it makes some noise, no water going out of the boat.
And then it tells me we are on the 30th of july and it will go back to work on the 1st of august as everybody in Sweden and, as it has never worked before, it’s out of question to drain 5 to 600 l at once without a psychologic training.
No negociation !
Ok, the other pump now, the big yellow one. That one likes company, it needs somebody to hold its hand and.... to pump.
So, I start pumping and... nothing ! Well, not exactly nothing: I get a big flush in my face ! But nothing out of the boat.
The pump finds these small geysers it makes very nice. The effect is quite interesting but what I want is a big big flush outside  and not plenty of small geysers in the boat.
Nothing to do, it’s like a basket with plenty of holes.
Last solution, the bucket.
So, 5 to 600 l to drain going under the table to fill the bucket and then to empty it in the cockpit.
It took about 3 hours, I think, didn’t think to look at the watch.
Then the end of the trip starting to dry the things which have soaked in the bilge. Fortunately, the sun is there now.
I would not have liked this happens on a windy day with wawes and rain.
That was the fact of the day, the kind which put chili in your travel meal anf fill the memory cupboard.
And now I am at the very end of the gulf of Botnia and it’s for me the end of my 2nd stage, the 1st one being the river trip which led me to this sea with so beautiful archipelagos.
I stay now in a boatyard, under the huge crane which will lift soon Vo Lu Mondu to put her on a truck for a land trip this time and she will then dip her keels in new waters, much more salted, in the norvegian sea.
I’ve had a surprise here.
A large boatyard, a village without any shop execpt  an antics shop and a cafe with guest rooms.
The surprise is that the cafe owners come from Nimes, France. 80 km from where I come from. Incredible ! When I’ve heard Lorraine’s voice, her accent was very familiar to me.
With her husband, Gilles, they started their business 2 years ago and it seems they like very much the life in swedish Lappland.
So, if you wish to breath fresh air, to go cross country skiing on the sea, to go with snowshoes in the forest, to ride a skidoo, to fish through a hole in the ice or other activities in summer, this is the good spot: link
As everything is dry, the bilge cleaned, I went this afternoon for blueberries picking, blueberries everywhere and not necessary to go up in the mountain for that. 5 mn walking from the boat.
I’ve never been fond of blueberries. Compared to blackcurrant which I like so much, I find them too sweet and a little bit tasteless.
However, as everything which is free interest me, I take them easily and tomorrow morning, jam cooking for everybody on board.
A "small detail": it’s been a wonderful weather for 2 months here !

Today, the end will be a personal message to my friend Max who just left for a endless travel.
Thank you Max, if I’m here today you’ve made something for that, I would have liked to tell you that.
As a free man, you’ve well filled your life and transmitted your state of mind to your children and I’ve taken a part of it.
"If you fall down, try, try again !"
"Courage, confidence"
With these 2 principles, you’ve showed us the right way, the way to freedom.
Thank you again and tell me how it is overthere. With poems as you like to do.
Max was 95 and I’m sure he would have been ok for another 95 years.

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 11:10
7h40 ce matin, ils montent dans le bus et les voilà partis pour Sunsvall puis en train jusqu'à Stockholm pour rejoindre Bordeaux demain matin.
Catherine et Jean-Claude, mes amis de Bordeaux, m'ont accompagné pendant 10 jours et ça a été un vrai plaisir.
Tout d'abord, je leur dois un immense merci pour avoir apporté le soleil avec eux. Bon, ce qui est dommage, c'est qu'ils l'ont repris dans leurs bagages et, toute la pluie qui est tombée ici aujourd'hui ne tombera pas sur les vignobles du sud-ouest et le Saint Emilion de l'année n'en sera que meilleur.

Après avoir mis l'estomac de ma petite Baltic à rude épreuve pour atteindre notre lieu de rendez-vous (Sundsvall, environ 300 km au nord de Stockholm), la rencontre a eu lieu comme prévu.
Après une première nuit au port, une petite étape pour atteindre un beau mouillage pour un sommeil très calme.
Je crois que je devrais arrêter de dire "beau mouillage" car ici c'est un pléonasme. Ils sont tous beaux. Donc, quand vous voyez "mouillage", ......
Le lendemain, après environ 1 h de navigation, le brouillard nous a entouré, de manière fort inattendue.
Pour la 1ère fois j'ai dû utiliser le radar et naviguer avec son aide. Pas inutile du tout !!!
Avec un point GPS placé à l'entrée du petit fjord qui devait nous mener à Härnösand et le radar, il a été assez facile de trouver l'ouverture et de rester au milieu du chenal assez étroit dont nous ne pouvions pas voir les rives pourtant peu éloignées.
Dans le port, amarrage bord à bord avec bateau finlandais occupé par une famille avec 2 petites filles jumelles. Parents "typiquement finlandais", c'est à dire peu enclins au contact et à la conversation ou même au sourire. Mais quand on a un Jean-Claude à bord ..... Il pourrait entrer en contact et faire rire une troupe de finlandais autistes et dépressifs.
Donc, rapidement les parents sont sortis de leur réserve (un peu, mais c'est déjà ça) et l'opération charme a été menée à bien quand j'ai montré Baltic aux 2 petites filles, Paolina et Laura. Les 2 gamines
dans le bateau à jouer avec le chat et nous à discuter avec les parents. Nous les retrouverons 2 autres fois au hasard des ports.
Jean-Claude qui aime faire la cuisine et la fait très bien a tout de suite investi la cuisine. Ce à quoi je ne me suis surtout pas opposé !
Le jour suivant, encore du brouillard mais moins dense, par moment absent ou alors transpercé par des lumières superbes, atmosphère nordique, le froid en moins, horizon bouché ne posant pas de limite entre eau et air. avancée vers..... rien, le néant. Mais c'est la direction, donc, va pour le néant !


Le très joli petit port de Bönhamn convoité pour la nuit est plein comme une boîte de hareng fermenté donc nous nous rabattons sur le fond d'un fjord, élargi après un passage étroit: un vrai lac de montagne, avec des petites maisons de vacances posées les pilotis dans l'eau sombre.
Puis belle journée de voile, vent portant, 5 à 10 noeuds pour arriver avec un joli grain de pluie, de courte durée, juste de quoi dessiner un bel arc en ciel au dessus du village à notre arrivée. Assez magique. Amarrage au ponton et là, c'était beaucoup moins magique. Un peu le piège à touriste ! J'aurais dû me méfier, il y avait beaucoup trop de bateaux à moteur. Vraiment pas la même population que sur les embarcations qui se déplacent en silence à l'aide du vent.
Ceux-là ont dégagé autant de décibels que leur mode de propulsion préféré, c'est à dire beaucoup et surtout
très tard dans la nuit. Je retiens la leçon pour le futur.
Hummelvik, 20 miles plus au nord. Ce n'est pas là que nous serons dérangés pendant notre sommeil, bon un peu par les quelques moustiques qui disposent également de moteurs assez bruyants (vive les moustiques à voile !).
Fin d'après-midi d'un calme absolu, à peine troublé par le "pom pom pom" sympathique d'un canot en bois à moteur vieux de 45 ans qui vient nous rendre visite pour un brin de causette bien agréable.

Trysunda, "allez y, vous ne serez pas déçus, c'est une des plus belles îles." J'avais déjà repéré cet endroit après en avoir vu une photo. Donc, allons y !
Et nous n'avons pas été déçus ! Nous y sommes même restés le lendemain toute la journée. Pas de place au ponton, l'ancre à l'avant, l'arrière amarré à un arbre sur la plage. A 50 m du ponton, des sanitaires, du concert de jazz, vue imprenable sur le village de maisons rouge qui se mirent sur  la surface huileuse de la Baltique endormie dans cette anse. Mignon tout plein diraient certains.


Ajoutez à cela les douces épices de la belle rencontre  avec Katarina et Jon, nappez le tout d'une belle lumière sucrée qui met le feu aux maisons rouge "officiel" et Vive les vacances !
L'île est effectivement splendide et a des aspects très variés.
Elle est petite et on passe rapidement de l'ombre d'un sous bois odorant de pins et de mousses épaisses comme un vrai matelas de vraie princesse, vous savez, celle du petit pois, aux rochers ensoleillés de granit rouge, plus ou moins polis
par le frottement des glaciers qui se promenaient là il y un certain temps. Le granit s'interrompt subitement, très provisoirement cependant, pour laisser place à une plage au sable de paradis pour enfants.
Par hasard, nous y retrouvons Katarina et Jon. Discussion de vacanciers au soleil, entrecoupée de baignade pour 4 d'entre nous (devinez qui a été le seul assez raisonnable pour ne pas se tremper dans une eau à 16° ?) et de partage de sandwichs.
Poursuite de la promenade. A peine le sable évacué
d'entre les orteils, nous nous retrouvons à marcher dans les Pyrénées avec ses forêts de conifères droits comme des mâts de bateau, les voiles étant vertes, ses blocs de rochers gris de lichens, son mélange de senteurs de résine et de mousse humide, le tout accompagné par le bruit des vagues sur le granit rouge. La montagne à la mer. A moins que ce ne soit l'inverse.
Sortie de la forêt (quelques centaines de mètres seulement) sur une plage dont les grains de sable sont de la taille, pour les plus petits, d'oeufs d'autruche. Quant aux plus gros, ils feraient plutôt référence à ceux des reptiles préhistoriques, un seul oeuf pour une omelette pour 45 personnes.
Retour au village par un agréable chemin dans la forêt, quelques hectomètres de nouveau qui mènent tout droit vers la petite église au clocher si particulier et à l'intérieur entièrement recouvert de dessins et textes peints.
"Une des plus belles îles" m'avaient-ils dit. Ils n'avaient pas donné dans l'exagération !




































Au menu du soir, un pavé de saumon tout juste fumé avec des branches de pin. Un régal !
Jean-Claude y a aussi acheté LA spécialité locale; le SURSTRÖMMING: c'est du poisson en boite. C'est un peu.... particulier. Pour les amateurs, c'est du poisson fermenté. Pour les autres, de loin les plus nombreux, c'est du poisson... pourri !
Il parait qu'à l'ouverture, l'odeur est... époufroyable !  même les mouches les plus endurcies n'y résisteraient pas. Quant au goût (je ne parle pas de saveur), il est... particulier mais heureusement, pour ceux qui ont survécu à la mise à l'air de la chose, il semblerait qu'il ne ressemble pas à l'odeur.
Au fond, c'est un peu comme certains de nos fromages.
Usage de l'ouvre boite formellement interdit sur le bateau !!!!


 




















7.40 this morning, they take the bus and they are gone to Sunsvall then train to Stockholm to be back in Bordeaux tomorrow.
Catherine and Jean-Claude, my friends from Bordeaux, came along with me for 10 days and it’s been a real pleasure.
First, I have to thank them very much because they have brought the sun with them. Well, it’s a pity, they took it back in their luggage and since they left it rained the whole day here so the wineyards in the south west of France will not get it and the Saint Emilion will be better.
The meeting was, as planned, in Sundsvall, 300 km North of Stockholm.
After the first night in the harbour, a small stage to reach a beautiful anchorage for a very quiet sleep.
I think I will stop saying "beautiful anchorage" because it’s an evidence, they are all beautiful. So, when you see "anchorage"....
The next morning, after 1 hour sailing, the fog surrounded us, it was not expected at all.
For the first time I had to use the radar and sail with it’s help. Not useless at all !!!
With a waypoint on the GPS placed at the entrance of a small fjord which should lead us to Härnösand and the radar, it’s been quite easy to find the way and stay in the middle of the narrow channel as we did not see the close shores.
We moored next to a finnish boat with a finnish family with toyoung twin daughters.
The parents, "typically fins", neither opened nor smiling.
But when you have a Jean-Claude on board.... He could make talking and laughing and group of autist and depressive fins.
So, quickly, the parents had to open up (a little bit, not so bad) and the charming operation succeeded when I took Baltic out to show her to their daughters, Paolina and Laura.
The 2 girls came on board to play with the cat and we could talk with the parents.
We will meet them twice later on in other harbours.
Jean-Claude who loves to cook and do it very well felt quickly at home in the galley.
I did not do anything against that !
The next day, still foggy but not so much, sometimes no fog at all or it just let wonderful lights go through, nordic athmosphere, without cold, no horizon beetween water and air.
Way to... nothing. But it’s the direction we are going to, so let's go to nothing !
The beautiful small Bönhamn harbour was crowded  like fish in a can so we kept going to the end of a fjord: a real mountain lake, with trees diping their roots in the very lightly salted water and small summer cottages right on the dark waters.
Then a nice sailing day, down wind, 5 to 10 knots, a very short rain storm, beautiful rainbow on the village when we reached it. Magic moment !
Mooring to the pontoon and there it was not magic at all. Tourist trap !
I should have been more careful, to many motorboats !
Not the same people on board as the ones who go silently with the wind.
Those ones made as much noise as their engines and very late at night.
I keep that as a lesson for the future.
Hummelvik, 20 miles further north. We will not be disturb during our sleep in that place. Well, mosquitos use noisy engines aswell. Hurray for sailing mosquitos !
Very very quiet end of afternoon, not really disturbed by the friendly «pom pom» made by a 45 years old wooden boat which came to us for a pleasant little chat.

Trysunda, «go there, you will not be disapointed, it’s one of the best islands» I’ ve already spotted that place after seeing it on a picture.
And we were not disapointed at all ! We even stayed there the next day. No spare room at the pontoon so we anchored  with the back tied to a tree on the beach.
50 meters from the pontoon, the toilets and showers, the jazz concert, beautiful view on the red houses village reflecting on the mirror of the sleeping baltic sea.
Very cute would say some people.
Add to that mild spices like the beautiful meeting with Katarina and Jon, put on top of it a wonderful sweet light which set fire to the "official red" buildings. Holidays !
The island is really fantastic with very different aspects.
It’s small and we go quickly from the smelly shade of pine trees and  moss thick as a princess mattress, to the red granite rocks, more or less polished by glaciers running here some years ago. And the granite disappear suddenly, not for long, for a sandy beach, children paradise.
By chance, we met there Katarina and Jon, sunbathing. Holiday makers chat under the sun, just cut by a swim for 4 of us. And figure out who was reasonable enough not to go in the 16° water ?
Walking again after a while. The sand just off beetween our toes, we are in the Pyrénées mountains with mastlike pine trees, green sails, rocks covered with grey lichens, mix of resin and damp moss smells, this going along with the waves noise on the rocks in the background. The mountain by the sea. Or the sea by the mountain.
The forest ends after a few hundreds meters on a beach where sand grain are, for the smallest ones, like ostrich eggs. The bigger more like prehistoric reptiles eggs, one egg for a 45 guests omelette.
Back to the village by a pleasant path in the forest, a few hundreds meters leading to the small church with its very different church tower and many drawings on the inside walls.
"One of the best islands" did they said to me. They didn’t say too much !
On the evening menu, salmon, just smoked with pine branches. A delight !
Jean-Claude has got THE local speciality: SURSTRÖMMING: canned fish.
It’s a little bit.... special. For the ones who like it, it’s fermented fish. For others, by far much more numerous, it’s.... rotten fish.
It’s said when you open the can, the smell is absolutly terrible ! Even very strong flies would not survive to that.
About the taste, it is.... special aswell but fortunately, for those who survived to the opening to the "thing" and taste it, it seems it does taste like the smell.
Well, not worse as some of our french cheeses.
The use of a can opener is absolutely forbidden on board !!!

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 22:10

"il l'a fait parce qu'il ne savait pas que c'était impossible"

"he made it because he did not know it was impossible"


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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 14:36

Tiens, il fait jour (3 h du matin !). Je suis sûre que le capitaine sera d’accord pour jouer avec moi.
Bon, il dort encore.
Tout doucement je lui touche le bout du doigt. Patte de velours. Pas de réaction.
Même chose sur le nez. Eh, je ne suis pas une mouche ! Faut pas me chasser comme ça !
Cette fois je vais insister un peu plus. Un orteil. C’est ça, je vais lui mordre un orteil.
Ok, ça sent pas très bon mais, j’y vais quand même avec mes petites dents bien pointues.
Là, il réagit mais n’a pas l’air d’apprécier. Il s’est tourné et s’est rendormi.

Chic, les pieds bougent sous la couette, je bondis dessus encore et encore et plus ça bouge, plus je bondis.
Allez, j’essaie autre chose. les ronrons en me frottant contre sa joue. Ça marche, j’ai des caresses. Je savais bien que j’y arriverais. Faut juste insister un peu.
Ah zut, il s’est rendormi. J’attaque de nouveau les orteils....
Je crois que j’aime bien cette nouvelle vie.
Depuis quelques jours, je suis dans une drôle de maison. C’est plein de recoins partout, j’explore, c’est pas bien grand mais il y a plein de cachettes.
Et puis il y a un arbre à chat immmmmmense (l’épontille du mât) ! En plus, il est recouvert de corde très douce pour mes petites pattes, pas comme celui que j’avais avant, tout petit avec une corde toute rêche.  Je me régale à sauter sur celui-là: je prends mon élan sur la table et je saute le plus haut possible. Et je grimpe, et je grimpe ! Trop trop bien !
Y avait un truc qui me gênait au milieu (le thermomètre), je l’ai fait tomber 2 ou 3 fois et il l’a mis ailleurs. Faut dire qu’il était très mal placé au milieu de mon arbre.
Et puis en haut, il y a une espèce de petit hamac, j’arrive pas encore à aller dedans. J’ai bien commencé à faire tomber ce qu’il y a dedans (jumelles, lampe) mais il a tout remis en place. Il a pas encore compris que ça me gène et qu’il faut mettre ça ailleurs. Je vais insister.

Une petite soif: ça serait plus pratique avec une paille !

Et puis il y a la table où il est souvent, soit à regarder une grande feuille de papier avec des dessins dessus, soit à regarder une fenêtre pleine de couleurs en jouant à tapoter avec ses doigts. J’aime bien y aller dans ces moments-là, sur la grande feuille, c’est super, ça glisse et il y a toujours ce machin rouge que je m’amuse à faire tomber et à chaque fois il le ramasse. Alors je recommence.....

Et puis la fenêtre, quand je marche devant, ça fait bizarre sous les coussinets et ça fait des drôles de bruits....
Ça a l’air de le déranger un peu mais c’est pas grave, il rigole et moi je m’amuse.

Il y a aussi plein de bruits qui me font peur.
Le pire, c’est le gros vroum vroum qu’il y a de temps en temps. Au début, ça m’a fait peur, vous pouvez pas savoir ! Alors je filais me cacher au plus profond que je pouvais trouver. Maintenant, même pas peur ! Enfin, si, un peu mais je m’habitue.
Et puis cette maison, parfois elle bouge un peu ou même beaucoup.
Quand c’est un peu, c’est drôle parce qu’il y a des choses suspendues qui se balancent et c’est très amusant.
Quand c’est beaucoup, c’est pas drôle du tout. Je me sens toute bizarre, pas vraiment bien, et tout ce que j’avais mangé ressort. C’est pas agréable du tout mais après je me sens mieux et je recommence à jouer.
Et puis il me prend contre lui et me donne plein de caresses en me disant des choses toutes douces et je crois comprendre que ça ne va pas durer trop longtemps.
Bon, hier ça a duré très longtemps, ça a bougé très fort, ça a fait beaucoup de bruit et j’ai eu plein de câlins. J’ai quand même bien joué et dormi mais j’ai été contente quand ça s’est arrêté. Je ne sais pas pourquoi il est allé se coucher très rapidement et a dormi très longtemps. Moi j’aurais bien joué encore...

Vous l’aurez compris, il y a un élément très perturbateur dans le bateau.
Plus moyen de dormir tranquillement, de tracer ma route sur les cartes, de pianoter pour vous donner des nouvelles. Déjà que je passe pas mal de temps pour écrire ma prose, encore plus depuis que je la traduis en anglais, maintenant je dois corriger encore plus pour effacer les "jkvvvvvvvvvvvvn.emrclhelsékkkkkkkddddddddmwe, dq.LlllllllllllluuuuuuuuuufgggggggggiugiKdqqwmd" que ces 4 petites pattes viennent rajouter dans mes textes.
En plus, cette équipière ne sait rien faire dans le bateau à part mettre plein de choses par terre, comme s’il n’y avait pas assez de bazar comme ça.
Pas très efficace comme mousse !
Par contre, quel plaisir d’avoir cette petite boule de poils dans le bateau !
C’est du soleil sur 4 petites pattes, de la tendresse ronronnante, de la distraction permanente, du bonheur à tout moment.
C’est fou comme une si petite "chose" peut remplir complètement un espace en un instant.
Je l’adooooooooooore !
Voilà, vous avez fait connaissance avec Baltic, équipière permanente à bord de Vò Lu Mondu.
Elle est née le 21 avril à Mariehamn dans l’archipel de Aland (Finlande).
Un immense merci à mon amie Annsofi pour ce merveilleux cadeau.


It’s daylight already (3 a.m. !). I’m pretty sure the captain will be ok to play with me.
Ok, he is still sleeping.
Very gently, I touch the tip of his finger. Velvet paw. No reaction.
Same thing on the nose. Hei, I’m not a fly ! don’t push me away like that !
Now, I will insist a little bit more. A toe. Yes, I’m going to bite a toe.
Ok it does not smell so good but I go for it with my small very sharp teeths.
Reaction this time, he does not seem to appreciate that. He turned back and sleeps again.
Yeeeeessssss, his feet move under the duvet, I jump on them again and again and the more it moves, the more I jump on it.
Ok, I try something else. Purring against his cheek. It works, I get a cuddle. I knew I could success. just have to insist a little bit.
Ho no, he is sleeping again. I go for the toes again....
I think I like this new life.
For a few days, I’ve been in this funny new house. Plenty of corners to explore, not very large but a lot of places to hide.
And there is a huuuuuuge cat tree (the mast support)! With a nice and soft rope for my little paws, not the like I had before, very small with harsh rope. I have a good fun to jump on that one: I run on the table and jump as high as possible. And I climb, and I climb ! So funny !

There was a disturbing thing right in the middle (the thermometer), I put it down 2 or 3 times and finally he put it somewhere else. It was really not at the right place on my tree.
And at the top, there is a kind of small hammock and I’m not able to get in at the moment. I’ve started to put down what is inside (binoculars, lamp) but he has put everything back in place. He did not understand yet it’s disturbing me and he has to put that somewhere else.
I’m going to insist.
I’m a little bit thirsty: It would be easier with a straw !
And then, there is the table where he stands often, looking at a large sheet of paper with drawings on it or looking at a window with plenty  of colours and playing on it with his fingers.
I like to go there on those moments, on the large sheet of paper, it’s good fun, it’s slipery and there is always that red thing I like to throw down on the floor and, each time, he takes it back. So, I do it again....
And that window, when I walk in front of it, it’ s so strange under my paws and it makes funny sounds....
It looks it’s disutrbing him but it’s not a big deal, he laughs and I have fun.
There are also plenty of loud noises which make me afraid.
The worst is the very loud "vroum vroum" which occurs sometimes. At first, I was very scared, you can’t imagine ! So , I tried to hide in the deepest place I was able to find.
And now, not afraid at all any more ! Well, still a little bit but I get used to it.
And that house, sometimes it moves a little bit and sometimes much.
When it’s a little bit, it’s funny because there are many swinging things.
When it’s much, it’s not fun at all. I feel strange, not so well, and everything I ate before go back. Not pleasant at all but I feel better afterwards and keep playing.
And he takes me close to him et gives me plenty of cuddles saying sweet words and I understand it will not last for long.
Well, yesterday, it has lasted very long, everything moving very much, it was very noisy and I’ve had plenty of cuddles. Even though, I’ve played much and slept aswell but I was very happy when it has stopped.
I don’t know why he went to bed so quickly and slept for so long. I would have played more...


Yes, you have understood, there is a very disturbing element on board.
Impossible to sleep quietly, to do the chart work, to use the computer to give you some news.
It takes already much time to write, even more since I’ve startesd to translate in english, and now, I have to correct the
"jkvvvvvvvvvvvvn.emrclhelsékkkkkkkddddddddmwe,dq.Llllllllllllluuuuuuuuuu, fgggggggggiugiKdqqwmd"  
 those 4 little paws add to my texts.
What’s more, this crew doesn’t do anything in the boat except throwing so many things on the floor, adding to the already existing mess.
Not very efficient as a mate !
On the other hand, what a pleasure to have this hairy ball on board !
It’ sun on 4 small feet, purring tenderness, permanent entertaining, happiness at every time.
I looooooooove her !
So, you know Baltic now, permanent crew on board Vò Lu Mondu.
She was born on the 21st of april in Mariehamn, Aland archipelago, Finland.
A huuuuuge "merci" to my dear friend Annsofi for this wonderful present.

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 19:00



2 juillet 2009
Parti ce matin de Uusikaupunki, ville de la côte ouest de la Finlande, j’ai suivi une route recommandée par un navigateur finlandais.
"Si tu veux vraiment savoir ce que c’est la vraie navigation dans l’archipel, suis cette route, tu ne sera pas déçu."
Conseil suivi et vraiment pas de déception à la clef, bien au contraire !
Un vrai jeu de piste dans un labyrinthe.
Zigzag permanent entre les îles, les îlots, les rochers, les cailloux et les écueils sous marins qu’on ne voit que sur la carte.
Pour ce jeu il faut disposer d’un certain nombre "d’outils":
- un bateau, essentiel !
- les cartes marines du coin au 1/50 000, indispensable !
- une bonne paire de jumelles, absolument nécessaire !
- de bons yeux, sans commentaire !
- un minimum de connaissance des différentes sortes de balisage, ça peut aider !

Je rassure tout de suite ceux qui seraient tentés par une partie, le niveau de base, c’est à dire par beau temps avec une bonne visibilité, n’est pas trop compliqué.
Pour les plus audacieux, il faut attendre des conditions météorologiques un peu moins favorables: vent fort, pluie ou mauvaise visibilité.
Pour ceux qui cherchent les ennuis, les 3 éléments précédents en même temps.
Pour les amateurs de roulette russe, jouer en nocturne, pas d’éclairage.
Dernière catégorie, les fous, les inconscients, les "on ne peut vraiment plus rien pour eux", le top du top, la jouissance extrême : le brouillard. Là, c’est la roulette russe avec 6 balles dans le barillet, plus 3 en réserve, on ne sait jamais. Et je n’ai pas cité le radar dans les outils.


Me considérant comme débutant, aujourd’hui j’ai pris niveau de base: météo merveilleuse, grand beau, bonne visibilité, vent portant la plupart du temps, jusqu’à 10 noeuds. L’idéal.

Voici une photo d’une partie de la carte utilisée aujourd’hui. C’est une carte finlandaise avant dernière génération et vous noterez les couleurs pour le moins étranges, la mer est blanche ou jaune selon la profondeur, et la terre est verte.  La où c’est jaune, vaut mieux commencer à faire gaffe et surveiller le sondeur qui indique la profondeur.
Les traits noirs en gras sont les routes maritimes balisées. J’ai emprunté celle qui va du haut (Nord) à droite (Est) au bas (Sud) au milieu. Vous remarquerez qu’elle traverse pas mal de zones jaunes et par endroits des passages assez resserrés.
Le jeu consiste donc à suivre la route choisie. Et pour cela, on a tous les éléments, c’est à dire le balisage en double, sur la carte et sur l’eau. Il reste juste à voir les 2 éléments identiques simultanément.
Sur la carte, c’est facile, à condition d’avoir une bonne vue ou des bonnes lunettes, et de savoir se positionner sur celle-ci. Bien sûr, on pourrait utiliser un GPS et mettre des waypoints (marquer des points de passage)
partout mais le jeu y perdrait beaucoup de son intérêt. Pas drôle.
Sur l’eau, c’est une autre paire de manche.
Donc les jumelles et de bons yeux.
Les éléments à repérer prennent plusieurs formes:
- les marques cardinales, qui vous indiquent de quel côté il faut passer pour ne pas aller brutaliser un morceau de granit qui somnole à cet endroit depuis quelques millénaires.
- les cairns, tas de cailloux bien empilés en forme de cônes ou cônes en béton, peints en blanc.
- les balises d’alignement, grande spécialité finlandaise, il y en a partout et c’est très efficace. Ce sont des panneaux peints en rouge et jaune, ils vont toujours par 2, un toujours plus haut que l’autre. Lorsqu’on les voit superposés, cela vous indique que vous êtes sur un axe où personne ne vous fera de croc en jambe sous-marin. Vous êtes alors sur l’alignement. Vous pouvez l’avoir en face de vous, vous allez vers les panneaux, ou vous pouvez  l’avoir dans le dos, vous vous en éloignez. De toutes façons, il faut qu’ils soient superposés. Ou alors, à vos risques et périls.
  Par moment, on saute d’un alignement à l’autre, l’un vous mène au suivant. Redoutablement pratique et efficace.

































Donc tout ça c’est pas bien compliqué sauf que ce n’est pas toujours facile à voir. Il y a un élément extérieur qui est à la fois facilitateur et empêcheur de tourner en rond: le soleil.

S’il vous chauffe le dos, akuna matata (pas de problème) !
Vous n’en prenez pas plein les mirettes et en plus, il éclaire là où vous allez et tout est doux et facile.
S’il vous grille le nez, la sauce est un peu plus pimentée: on y voit rien, bien ébloui avec la réverbération sur l’eau en plus, et forcément rien n’est éclairé directement. Et comme le jeu ne supporte pas d’à peu près, par moment on se pose pas mal de question, du style :
"Mais elle est où cette foutue cardinal Est ? Elle devrait pourtant être par là, sur tribord. Ah, la voilà. Ouf, ça soulage."
Sauf que la cardinale Est apercue est en fait une Ouest.  Et zut ! Bon, elle est où ?

Je vous garantis que ça vous occupe toute la journée.
En fait, il faudrait être plusieurs sur le bateau et c’est à celui qui voit en premier les différentes marques de parcours.
La partie était d’autant plus agréable et intéressant que j’ai tout fait à la voile.
Mais comme c’est un labyrinthe, cela implique de très souvent changer de direction donc de modifier les réglages des voiles. Un moment vent arrière, puis vent de travers, puis au près plus ou moins serré, retour au vent arrière, empannages, virements, je borde, je choque les écoutes,.....
La partie a été assez longue, 8 heures, et je ne me suis vraiment pas ennuyé. On est pas obligé de faire si long, on peut s’arrêter quand on veut, c’est plein de jolis mouillages tout au long du trajet.
En fin d’après midi, je voulais me mettre à l’ancre près d’un petit port mais ce n’était pas assez profond et l’espace n’était pas suffisant. J’allais repartir pour aller dans une autre petite baie toute proche quand les gens sur le ponton où étaient amarrés  quelques bateaux finlandais, m’ont fait signe qu’il y avait de la place.
Bon, puisqu’on m’appelle, j’y vais.
6 personnes pour se saisir de mes amarres, ça ne m’était jamais arrivé. D’autant plus que, jusqu’à maintenant, les finlandais sont plutôt..... réservés. Et quand je dis réservés, c’est un très doux euphémisme.
Parmi eux, le responsable du port est très accueillant et quand il a su que je venais de si loin, il m’a fait cadeau de 10 € de frais d’amarrage pour la nuit. Sympa.
C’était vraiment une très belle journée.

Archipelago sailing, a track  game.

2nd of july 2009
Started this morning from Uusikaupunki, town on the west coast of Finland, I’ve followed a way recommended by a finnish sailor.
"If you really want to experiment archipelago navigation, follow this route, you won’t be disappointed."
Good advice and absolutely no disappointment.
A real game in a maze.
Permanent zigzag beetween islands, skerries, rocks, stones and shoals you can see only on the chart.
To play the game, you need some "tools":
- a boat, essential !
- detailed charts, 1/50 000, you can't do without !
- good binoculars, absolutly necessary !
- good eyes, no comment !
- some knowledge about navigation marks, it could help !

To those who would like to play, I can say the first level, with fair weather and good visibility is not so complicated.
For the bold ones, wait for less favourable weather conditions: strong winds, rain and poor visibility.
For those who like to get in trouble, the 3 previous items at the same time.
For those who like to play with their life, night game, no lights.
For the most crazy, thoughtless ones, top of the top: fog. And no radar in the toolbox.

Being a beginner, today, I decided to try the first level: wonderful weather, bright sunshine, Good visibility, going downwind most of the time, up to 10 knots. Couldn’t be better.

Here is a picture of the chart used today.
It’s a finnish chart, not the last generation and, as you can see, the colours look a bit strange, the sea is white or yellow according to the depth and the land is green. Where it’s yellow, it better to be careful and look at the depth sounder.
The bold black lines are the marked fairways. I have been on the one which goes from the upper right corner (North East) to the middle to the South. You can notice it goes through many yellow areas and sometimes in pretty narrow passages.
The game is to follow the choosen route. And we have all the elements for that, twice the buoyage, on the chart and on the water surface. You only have to see the 2 similar items at the same time.
On the chart, it’s easy, as long as you have a good sight or good glasses and to know where you are on it. Of course, it would be possible to use a GPS and set many waypoints but the game would be far less interesting. Not good fun.
On the water, it’s very different.
So, binoculars and good eyes.
The items to be spot are of several kinds:
- cardinal marks which indicate on which side you have to go to avoid to mistreat a granit rock sleepeing there for thousands of years.
- cairns, piled rocks or concrete cones, painted white.
- leading lines, finnish speciality, everywhere and very efficient. they are red and yellow panels, always by pair, one upper than the other one. When you see them in line, you can go safely, nobody will put an underwater stick in your wheels. You are on the leading line. You can have them in front of you, you go to them or you can have them in your back, going away from them. If they are not on line, it’s at your own risk.
From time to time, you jump from one to another one, one leads you to the next one.
Truly convenient and efficient.

Well, it’s not so complicated except the fact it’s not always easy to spot everything.
There is an element which either makes it easier or more difficult: the sun.
If it warms your back, akuna matata (no problem) !
You dont get your eyes full of it, it lights where you are going to and everything is sweet and easy.
If it’s going to burn your nose, it’s much more spicy: you can’t see anything, dazzled with the reflection on the water surface and, of course, nothing gets direct lighting. And, as you need to be accurate in the game, sometimes many questions of that kind come in mind :
"Where is that bloody East mark ? it’s suppose to be somewhere there on starboard. Ho, there it is. A real relief."
Except that spotted East mark is actually a West one ! Play again ! Where is it ?

I can tell you, it keeps you well busy the whole day long.
In fact, it would be better to be more persons on board, the first one spotting the mark is the winner.
As I did the whole game with the sails up, it was more fun and interesting.
But in a maze you always go in different directions so you need to trim the sails all the times. For a while going donw wind, then wind on the the beam, then close to the the wind, more or less, then down wind again, gybing, tacking, sheets in, sheets off,....
The game have lasted quite long today, 8 hours, and I didn’t get bored one minut. You don’t have too play for so long, you can stop whenever you wish, nice places to anchor all along the way.
At the end of afternoon, I wished to anchor next to a small harbour but it was to shallow and not room enough to swing around.
I decided to go in another close small bay when the people on the pontoon called me, telling there was room enough for my boat.
Ok, they call me, I go there.
6 persons to catch my mooring lines, it has never happened before ! All the more so because, till now, the finns are pretty.... reserved. And saying reserved, I do it the very soft way.
Amonst them, the guy in charge of the harbour was very welcoming and when he
discovered I came from so far away, no harbours fees for me tonight. Nice.
It was a truly beautiful day.

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 15:25

Plus de photos (diaporama) dans l' album "vol de mouettes"  dans la colonne de droite du blog.
More pictures of seagulls in photos album "vol de mouettes" in the right column of the blog.
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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 00:00
J'ai commencé à traduire et éditer les articles en anglais et, quand je rajoute le texte en anglais après le texte français, vous recevez un mail comme si c'était un nouvel article. Apparemment pas à tous les coups, tant mieux.
Désolé de surcharger inutilement votre boite mail, vous savez où est la touche pour effacer ces parasites.
Evidemment, la plupart des gens que je rencontre ne sont pas francophones et on me dit très souvent que c'est dommage que ce ne soit pas en anglais également.
Donc, je me suis attaqué à cette tâche de traduction, je vous dis pas le boulot que c'est. Mine de rien, qu'est ce que j'en ai écrit !
J'espère que W. Shakespeare ne fera pas trop de loopings là où il se trouve et que la Reine Mère n'ira pas le rejoindre après m'avoir lu. Si après un tel exercice je ne suis pas admis à Cambridge et à Oxford.....
Pour faire passer un peu la pilule, je vous offre mon coucher de soleil d'hier soir, absolument flamboyant, en espérant que ce sera suffisant.
Si ça c'est pas un cadeau de la nature !!!
J'en profite pour vous remercier tous, 29 personnes, 29 amis dont un bon tiers d'inconnus. Qu'est ce que vous me tenez compagnie !
Et merci pour vos commentaires également, ils m'encouragent à toujours faire mieux pour vous.

I have started to translate and edit the articles in english and, when I add the english text after the french one, you get an email just like if it was a new article. Not everytime apparently.
Sorry to overload uselessly your mailbox, so just delete it.
For sure, most of the people I met don't speak french and I was asked a few times it would be good if the blog was in english aswell.
So, I'm doing the translation job now, lot of work !
Hopefully, W. Shakespeare will not do too many loopings where he stays now and Mother Queen will not go to join him after reading my translation.
I should be admitted at Cambridge and Oxford after such an exercise.
To help you to swallow the pill, let me offer you my wonderful yesterday sunset. Hopefully, it will be enough.
Isn't it a real present from the nature ?
Thanks to you, 29 subscribers, 29 friends, one third I even dont know. I'm in so good company with you !
And thank you for your comments too, it's very encouraging me to always try to do better for you.


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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 12:54
30°, pas Nord ni Est, non, 30° Celsius !!!!
C'est booooooon !!!!! Vous pouvez pas savoir comme c'est bon !
Après 2 journées de belle voile, vent portant, 5 à 10 noeuds, 20 minutes de moteur en 2 jours, silence, du plaisir, du plaisir, les 2 derniers jours ont été absolument divins. Pas pour la navigation à la voile car les zéphyrs du coin ont demandé à Eole s'ils ne pouvaient pas prendre quelques vacances comme tout le monde et le boss a accédé à leur demande donc, 2 jours de pétole, c'est à dire pas un souffle de quelque direction que ce soit.
Divins quand même grâce au soleil omniprésent de 3h30 à 23h.


Vous vous rendez compte, 9 mois sans pouvoir passer une journée entière en t-shirt et short ! Depuis mon départ du Grau du Roi le 4 octobre. Moi qui suis un vrai lézard.
Alors là, ça a été l'orgie solaire. Ne portant sur moi que mes seules lunettes de soleil, je me suis gavé, goinfré, empiffré de rayons en essayant de m'arrêter avant l'overdose.
Mon panneau solaire cutané a capté tout ce qu'il a pu de cette énergie bienfaisante, et tant attendue, par tous les pores, toute la surface disponible en a profité, même les endroits généralement pas exposés. Vous avez bien sûr compris que je parle des orteils, naturellement.
Seule la petite brise créée par le déplacement du bateau au moteur venait tempérer ces ardeurs estivales.
Mes batteries qui commençaient à faiblir après un mois de juin calamiteux sur un plan météorologique sont rechargées à bloc. Et, selon les prévisions, ça va durer, vu la taille de l'anticyclone qui s'est posé sur la Baltique.
Seul bémol à ces journées très bienfaisantes, en bon gourmand, je n'ai pas su éviter l'indigestion solaire. Donc, un peu cuit le soir, homard dans le bouillon, je vous laisse imaginer.
But, sooooo good !!!!

Et avec ce ciel bleu bleu bleu, en fin de journée, les lumières sont extraordinaires, d'une très grande pureté et elles durent jusqu'à très très tard.
Pendant la très courte "nuit", il ne fait pas totalement sombre, il reste un horizon rouge des braises solaires qui ne demandent qu'à se raviver quelques heures plus tard.
C'est une ambiance magique et un régal pour les yeux. sans lunettes à ce moment-là. Enlevé les lunettes mais remis le reste ! La Finlande, pays des lacs, du sauna et.... des moustiques.
Après les sensations de chaleur intense sur et dans le corps, la caresse douce et bénéfique de l'air, l'heure est venue pour la contemplation du ciel qui passe par toutes les couleurs et nuances du bleu ciel au rouge cramoisi en passant par les jaunes et les oranges. Et autant il est vif, vigoureux, mordant dans la journée, l'astre solaire se fait ensuite velours, doux, tendre, sensuel.
Et comme, hélas, vous n'êtes pas là avec moi pour en profiter, je vous livre ces quelques images en partage. en espérant qu'elles vous apportent  une partie du bien être que je ressens devant de telles scènes du spectacle de la nature.

30°, not north or east, no, 30° Celcius !!!!
It’s so gooooood !!!!! You can’t imagine how it’s good !
After 2 beautiful sailing days, wind in the back, 5 to 10 knots, 20 minutes motoring in 2 days, silence, pleasure, pleasure, the 2 last days have been just great. Not for sailing as the wind asked for some hollydays like everybody to their boss and he said ok. So, no wind at all for 2 complete days.
But absolutely great because of the sun being there from 3h30 to 23h.

Can you imagine, 9 months not being in t-shirt and shorts ! from when I started on the 4 th of october last year.
So, with only my sunglasses on me, I’ve filled up myself with rays trying to stop before overdose. My own solar panel has got all that beneficial and so expected energy by all the pores, any avaliable surface have taken advantage of it, even some parts which are not usually exposed. You have understood I was talking of my toes, naturally.
Only the light breeze created by the boat moving was cooling a little bit the effect of this blazing sun.
My personal batteries started to weaken after that awful month of june and now,they are fully charged again. And according to the weather forecast, it’s going to last for a while because of the large high pressure on the baltic area.
The only drawback of those enjoyable days was, as a greedy guy, I’ve not been able to stop before it was too much.
So, well cooked at the end of the day, lobster off the boiling saucepan.
But, sooooo good !!!!

And with that blue blue blue sky, in the late afternoon, the lights are wonderful, incredibly pure and they last very very late.
During the very short "night", it’s never totally dark, the horizon is still red from the solar embers which just wait to be living flames again a few hours later.
It’s a magic atmosphere and a delight for eyes. Without sunglasses now.
Off the glasses and on the clothes ! Finland, country of lakes, sauna, and .... mosquitos.
After this intense warm feeling on and inside the body, the sweet and beneficial caress of the air, time has come for contemplation of the sky going through all colours and nuances of from light blue to deep red.
Sturdy and biting during the day, the sun become then sweet, tender and sensual.
And as, unfortunately, you are not here with me to take advantage of this, I’d like to share with you some pictures hoping you will get part of the wellbeing I get in front of those splendours of the nature.



















































                  24h30
















                     2h30













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"Seulement après que le dernier arbre a été coupé,
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"Si le large t'appelle, vas-y, ce n'est pas en regardant l'océan qu'on découvre la perle, mais en plongeant dedans.
Alors vas-y, plonge.
Plus tard tu découvriras que la perle et l'océan sont aussi en toi."
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A consommer sans modération

"La vie c'est le truc qui passe pendant qu'on multiplie les projets."
John Lennon

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"Passer sa vie à cheminer le long d'une route droite, profondément encaissée entre de hauts talus, est faire médiocre usage des jours que le destin nous a accordés, tandis qu'ils peuvent être ensoleillés si l'on grimpe le talus pour flâner en liberté sur le vaste plateau qui le surmonte."
Alexandra David-Neel
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"7 heures du matin peut être. Je n'ai plus l'heure et je m'en moque."
Paul-Emile Victor
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"La seule chose dont on soit sûr à l'avance de l'échec, est celle que l'on ne tente pas."
Paul-Emile Victor
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"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

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"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
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"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
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"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
Barbay d'Aurevilly
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" Faites ce que vous êtes capables d'effectuer ou croyez pouvoir faire. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie."
Goethe

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"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre."
Marguerite Yourcenar
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"Il faut sauver les condors. Pas tellement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines pour les sauver. Car ce seront celles-là mêmes dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle
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