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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 21:50

Quelques photos de mouillages plutôt tranquilles et dans des cadres pas désagréables.
Difficile de choisir, ils sont tous comme ça, ou presque.
Celui où il y 3 bateaux, c’était le week end de l’ascension, vraiment surpeuplé !
Je trouve très souvent des petites baies presque entièrement fermées.
Celle d’hier soir était trop petite pour que le bateau puisse éviter si le vent tournait pendant  la nuit, donc j’avais amarré l’arrière aux rochers.
Je n’ai pas encore adopté la technique suédoise: ancre à l’arrière et l’étrave à 1 mètre de la rive, amarré à un arbre, un rocher ou un piton enfoncé au marteau dans une petite faille. Je préfère me mettre à l’ancre de manière plus classique, c’est, je pense, plus facile quand on est seul. Pas de problème pour l'instant, il y a de la place partout car vraiment peu de bateaux circulent en ce moment mais d’ici 2 semaines, certains mouillages seront plus fréquentés et il faudra probablement que je fasse parfois comme les autres.


J’ai pour cette raison installé à l’arrière du bateau une sangle enroulée de 50 m de long pour l’ancre arrière. On la trouve sur la majorité des bateaux ici, alors que beaucoup n’ont même pas une ancre à l’étrave.
C'est pratique, ça se déroule tout seul, il n'y a qu'à la tendre ensuite. Pas de problème pour le rangement, et c'est très solide (2500 kg de charge).

Parfois, il faut oser passer à certains endroits, c'est étroit, sur la carte ça à l'air ok mais, comme par hasard, il y a toujours une petite croix noire (qui indique un rocher immergé) là où ça gêne. Alors il faut y aller tout doucement, en ouvrant bien les yeux.
J'apprends à "lire" la surface de l'eau, ses différentes couleurs, toutes en nuances. Je parviens maintenant à mieux distinguer les algues qui poussent sur les rochers. Qui dit algues, dit, en principe, rocher. En principe parce que parfois il y a des paquets d'algues qui flottent, donc ce n'est pas gênant, mais il y a aussi des rochers sans algues. Farceurs, va !
Et à cette période, il y a quoi en plus ? Du pollen ! Par endroits l'eau est colorée en jaune, presque de la même couleur que là où il y a des algues, juste pour ajouter un peu à la confusion.
Donc, tout dou-ce-ment comme ça touche, ce n'est pas grave.
Pas de bol, mon bateau a 2 quilles, donc ça double la chance de gagner au loto. Mais heureusement, c'est un solide.
Sur la photo qui suit, l'entrée de la baie se trouve un peu sur la droite, entre le rocher à droite et une balise jaune et noire. le passage fait 7 à 8 m de large et le bateau 4 m. De temps en temps faut serrer les fesses....
Quant à la profondeur, 2 m indiqué sur la carte (j'ai besoin de 1,5 m), combien en réalité ? Pas touché !
Ah, j'oubliais, mon sondeur me fait des farces et m'indique parfois, assez souvent même, des profondeurs fantaisistes et, en général, toujours quand j'ai vraiment besoin d'une indication précise.
Et de l'autre côté, quel plaisir ! Le calme absolu, ni les vagues ni le vent ne pénètrent, le bateau est aussi immobile que s'il était pris dans les glaces ou posé sur le sol.
Nuit tranquille assurée.
















































































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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 00:43

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 10:44

jolie manière d’indiquer où sont les ....

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Parking ? oui mais les gens restent dans les voitures.
Pourquoi ?


Vous imaginez un peu le drive-in loto de la paroisse: les gentilles dames qui apportent les assiettes en carton avec votre ration de choucroute, saucisse, lard et côtelette et, bien sûr, patates, le petit verre en plastique avec le vin blanc. Vous entrouvrez la vitre juste le nécessaire, fait quand même meilleur à l’intérieur de la bagnole.
Puis elles reviennent avec la glace vanille-chocolat dans le p'tit pot en carton (ah non, pas le choix, les vanille-fraise c’est juste pour les enfants !) et la petite spatule qui cassera certainement si on attaque tout de suite avant le dégel.
Et le haut parleur qui annonce les numéros, comme pour le bingo.
Et celui qui a carton plein klaxonne bien fort pour l’annoncer à la cantonade.
Super convivial, non ?
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Et elle avait quel goût la grenadine de la gourde de Joseph le charpentier quand il a construit ça ?
 

Et le tabac de sa pipe, il venait pas de Jamaïque ou de Colombie ?
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Au pays de l’inventeur de la dynamite on ne casse pas le rocher pour construire dessus.
Non, on s’adapte au terrain, on s’accroche sur le caillou.


Et pour ne pas faire tache sur les cartes postales, on peint les murs au fur et à mesure que le bardage est posé. Avec le rouge "réglementaire" bien sûr.

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Qui retient qui ?


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Bon, il est tard. Les enfants allez vous coucher.
C’est l’heure du film X du dimanche soir sur Canal +. C’est pour pour les grands.
Le titre de ce soir: «Quand le végétal se prend pour l’animal»



Et voilà ce que ça donne quand on est pas abonné et qu’on regarde en crypté:
 

on est tout tourneboulé, on ne sait plus ce qu’on fait et on pousse pour le moins bizarrement.
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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 23:00

Presqu’en mer  parce que cette île, comme des milliers d’autres dans ces archipels, n’a pas d’horizon autour d’elle. Ou plutôt l’horizon est remplit d’îles, d’îlots, de rochers, de cailloux. Souvent à perte de vue.
Mais qu’est ce qu’elle est belle !
3 km de long, environ 1 km dans sa plus grande largeur, encore que cela ne signifie pas grand chose tant ses côtes sont découpées, échancrées de profondes baies, magnifiques ports naturels abrités de tous les vents.
Ils ne sont que 10 habitants dont 2 enfants à profiter toute l’année de ce petit paradis. Nettement plus lorsque les journées rallongent et que la température escalade les sommets du thermomètre.
Invasion estivale ? Pensez donc ! Pas d'hôtel, pas de camping, pas de boutique à souvenirs, pas de bar. Juste une petite buvette, un restaurant et une petite boulangerie. Le tout ouvert à peine plus d’un mois.
Même pas une église, c’est vous dire.
Ils sont heureux ceux qui vivent ici. Ils l’ont choisi cette vie insulaire faite de calme, de tranquillité, de sérénité, de silence.
Probablement la plupart d’entre eux ne voudraient pas vivre ailleurs ou ne pourraient pas.
Elle est presqu’en mer parce que la grande terre est à moins de 10 km, mais que de détours pour l’atteindre, que d’obstacles terrestres à contourner. Avec des grandes jambes, on pourrait traverser à pieds secs, comme s’il s’agissait de franchir un petit ruisseau. Mais ici, pas de souci, les pierres ne sont pas branlantes et vous ne risqueriez pas de vous retrouver avec un pied trempé.
Presqu’en mer mais c’est tout de même une île, une vraie avec l’isolement que cela sous entend.
On ne va pas faire ses courses tous les jours. C’est toute une équipée.
On prend son bateau et après 20 à 30 minutes de zigzag, changement de véhicule pour rouler 40 minutes et atteindre la ville. Même chose au retour.
Zut, j’ai oublié les allumettes !
Mais l’hiver, et Dieu sait s’il est long sous ces latitudes, le nectar estival peut se transformer en soupe nettement plus amère.
Parsque là, elle est véritablement en mer, coupée de la vie terrienne par les vents forts, très forts certains jours, et le froid qui transforme rapidement ce dédale aquatique en labyrinthe gelé. Glace souvent trop épaisse pour utiliser les bateaux et trop mince pour se déplacer dessus.
Certes, ce n’est pas comme cela tout l’hiver, mais quand ça arrive, .....
Oui, quand ça arrive, il est là le paradis. Non, pas l’enfer, puisqu’ils l’ont choisi.
Comme mes amis Maria et Jesper.
Il y a un peu plus de 2 ans, dès qu’ils ont pu avoir internet dans ce qui était jusqu’alors leur maison d’été, ils ont déplacé leur bureau et sont venus s’installer à plein temps dans cet environnement de verdure et d’eau. Le paradis.

100 m, 50m, il ne m’a toujours pas vu, il baisse la tête pour saisir une touffe d’herbe, j’en profite pour avancer encore un peu, il me regarde, je suis figé comme un évadé du musée Grévin. Pas de danger, il continue à brouter. Je me laisse dériver, il se déplace dans ma direction puis s’immobilise, tous sens en alerte. Après m’avoir observé, les oreilles telles des radars et le regard interrogateur, le daim s’enfuit sous le couvert des conifères.
Quel privilège de pouvoir se trouver dans une telle situation!
Ma première randonnée en kayak a été un pur régal.



Le bateau amarré le long d’un ponton, la situation est idéale pour sortir mon kayak de la soute dans laquelle il se trouve depuis mon départ.
Les 3 sacs sont sur le quai, vite ouverts, et un moment plus tard, les 5 m de cette merveilleuse embarcation peuvent s’étirer après ce long sommeil hivernal.
Vous avez déjà remarqué comme c’est beau un kayak ? même posé sur un ponton .
C’est une invitation à s’asseoir sur l’eau, à même la surface et à glisser dessus en silence.
Ma navigation du jour sera le tour de l’île et, 5 minutes après les premiers coups pagaies, la pluie s’invite à la réjouissance, battante. Pas une invitée surprise, ces gros nuages noirs  là-bas dans le sud ouest, l’ont annoncée. Heureusement j’ai l’équipement adéquat, d’autant plus qu’il doit faire une
douzaine de degrés, à peine.
Je longe tout d’abord le port et ses garages à bateau en évitant la belle roselière à tribord.
3h30 pour faire le tour de ce morceau de terre en entrant dans chaque échancrure, dans chaque baie, royaume des oiseaux de mer et, dès la rive atteinte, celui des oiseaux terrestres.
Je suis dans un environnement musical:
- à droite les cris stridents de la sterne arctique, krî-err, kiri-kiri, kikikikik,.... accompagnés par la voix rauque de la mouette rieuse: kouarr, krrièh, kouèk,... ou les aouk bas et rauque du goéland marin.
- à gauche les tchissic, tsilip, tsitsi,... de la toujours remuante bergeronnette grise, en coeur avec le merveilleux joueur de flûte qu’est le merle noir, chant mélodieux, sonore et varié
- au dessus, de passage, les jacassements gah-onk gahgah ouhnk de l’oie cendrée suivis de la plainte sonore cou-rou-oh de l’eider à duvet mâle et des korr-rrr râpeux de sa compagne.
Le tout en rythme avec les gouttes de pluie épaisse qui tambourinent sur la toile de mon kayak.
Silence ? Quel silence ?
Le silence, on le trouve presque dans les échancrures profondes de la côte, quand le merle veut bien la mettre un peu en sourdine.
Et les oreilles pleines de ce silence, alors vous envahissent les narines les odeurs mêlées d’algue et de mousse humide. La mer à la forêt. Ou la forêt au bord de la mer. C’est selon, selon que vous préférez sentir l’eau s’infiltrer entre vos orteils ou l’humus s’insinuer entre ces mêmes orteils.
Pas un souffle, pas une ride à la surface et là, à 2 m de l’eau, un mouvement furtif, une ombre mouvante, est-ce un chevreuil, est-ce un daim ? Probablement un daim avec ses bois encore courts et son croupion blanc.
Dans ce spectacle au décor en perpétuel changement, ne manque qu’un acteur, le phoque qui rôde dans ces eaux. Il ne s’est pas montré aujourd’hui, probablement resté avec ses congénères dans leur colonie rocheuse à quelques milles de là ou bien en train de se repaître de quelques saumons ou harengs.
A la fin des années 1920, il y avait des dizaines de milliers de phoques dans les proches environs et les habitants de ces îles ne se sont pas privés de les chasser pour leur peau et leur graisse.
Vers la fin des années 1940, la chasse s’arrêta du fait de la chute des prix des peaux et de  la graisse.
Dans les années 1960-70, le stock de phoques de la Baltique a pratiquement disparu à cause de la pollution. et ce n’est que depuis les années 1990 que la population a recommencé à grandir. Leur protection est maintenant bien sûr totale et la zone où se trouve leur colonie ne peut être approchée à moins d’un kilomètre.
Mais parfois, il arrive que certains d’entre eux viennent se promener dans les alentours de l’île, si ce n’est dans le port même, ou de préférence dans les filets des pêcheurs, c’est tellement plus facile pour un petit casse-croûte en passant.

Bon, les pagaies me démangeant plus que le clavier d l’ordinateur, un petit tour sur l’eau m’appelle.
Et qui sait, peut-être qu’il sera là, pour me dire bonjour en passant....

Pas vu de phoque et la balade était quand même très belle.
Je l’aime bien cette île et mon escale prévue pour une nuit a duré 6 jours.
Et puis, il faut bien repartir un jour.
Ça n’a pas été facile pour moi mais, je ne m’y attendais pas, Vò lu mondu ne voulait pas quitter cet endroit qu’apparemment il appréciait aussi.
A peine les amarres larguées, pas moyen de mettre l’étrave dans la direction du départ !
Il y avait un petit vent de côté et le bateau s’est mis à dériver latéralement.
J’ai essayé de reculer au maximum pour prendre de la vitesse en avant et tourner. Pas moyen ! Têtu ! Comme un âne corse !
Pas beaucoup de place pour manoeuvrer et la dérive qui continuait en m’amenant vers le fond de cet espèce de petit fjord étroit et peu profond.
J’ai bien essayé de le raisonner, de lui dire qu’on avait encore plein de belles choses à voir, à découvrir, à rencontrer, et que, promis juré, je l’emmènerai un jour dans des mers plus chaudes, rien à faire, il n’en faisait qu’à sa tête.
Mais le bélier a la tête dure et l’histoire s’est terminée.... en marche arrière !
C’est bien connu que les p’tits bateaux n’ont pas de jambes, mais preuve est faite qu’ils peuvent cependant mettre les pieds au mur !
Et pour une fois, le bateau était manoeuvrant en reculant, ce qui est loin d’être toujours le cas.
Donc, 200 m en marche arrière avant d'avoir la place pour se remettre dans un sens plus habituel.
Non mais, qui c’est qui commande ?
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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 16:23

      Les voiles sont gonflées.
     Direction Nord.
     Depuis sa branche
     Il m’a regardé passer.
     Ses ailes se sont gonflées.
     Direction Nord.



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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 00:39

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 00:10
J'ai rajouté une nouvelle rubrique dans la colonne de droite, dans la case "de tout... un peu..." : "Dans la bibliothèque de Vò lu mondu". Mes lectures, mes ouvrages de références, ....
Ce n'est qu'un début, il y a pas loin de 200 livres dans le bateau.
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 23:41

Déjà plus de 2 semaines que j’ai quitté ma tanière hivernale pour ma migration vers le Nord.
2 semaines et un peu plus de 500 km parcourus.
Commencé avec des vents défavorables, donc avec utilisation fréquente du moteur, mon déplacement s’est vu interrompu par 2 fois pour 2 à 3 jours par des vents soufflant en tempête. Heureusement les ports sont nombreux et j’y suis resté "bien au chaud". Cela m’a permis de passer plus de temps à terre et approfondir un peu les visites.
Je suis reparti de Karlskrona depuis une semaine et avec, enfin, des vents portants de 10 à 15 noeuds, conditions idéales. Quel régal !
Plusieurs heures à 6 noeuds, des pointes jusqu’à 8 noeuds. C’est qu’il est véloce mon Vò lu mondu malgré ses 9 tonnes ! 56 miles parcourus dans la journée.

Après 2 jours passés dans la ville de Kalmar, 2 petites étapes en faisant un petit détour par Borgholm sur l'île de Öland, petite halte agréable en milieu de journée.
J’y étais déjà allé en hiver il y a quelques années. Ambiance station balnéaire hors saison avec un bon petit vent bien froid. Et bien cette fois, c’est à peu près pareil, le froid en moins. Seul bateau dans le port, les touristes pas encore arrivés mais agréable promenade dans la nature quand même.
Puis une petite traversée de retour (8 miles) vers le continent, vent portant, marin feignant, donc même pas mis la grand voile, juste le génois déroulé et ça va bien assez vite comme ça. Rien ne presse, mon escale sera juste une escale technique pour remplir ma bouteille de gaz.
Et puis, et puis les choses ne se passent pas toujours (pas souvent) comme on imagine.
Dans le chenal qui mène à Timmernabben, je me dis que cet endroit à l’air pas mal, même s’il n’y a apparemment rien de spécial, juste quelques petites îles basses et boisées, un petit village qui a l’air assez endormi.

Mais, il y a quelque chose.
Le bateau pas encore amarré au ponton, il était là et me dit: "si tu as besoin d’aide, je suis libre et j’ai du temps". Ceci dans un français hésitant alors que je lui avais dit bonjour en anglais.
Je pense que c’est pour ça que je n’ai pas établi la grand voile, pour ne pas aller trop vite et ne pas rater le moment où Atle se promenait sur le ponton.
Atle, c’est comme s’il m’attendait là.
C’est qu’il aime parler français.
Et pourtant, il pensait que j’étais allemand, confondant le pavillon germanique avec le belge, mêmes couleurs mais l’un les a horizontales alors que sur l’autre elles sont verticales.
- ça me ferait plaisir si je pouvais t’aider.
- merci beaucoup. Oui, tu peux m’aider, il faut que je fasse remplir ma bouteille de gaz et je ne sais pas où c’est.
- sûrement pas ici, il n’y a rien. Peut être à Mönsteras, la ville à 8 km d’ici. Je pourrais t’amener demain et on cherchera. A 10 h demain ?
- ok. A 10h.

Atle est norvégien. Norvégien du Nord, au delà du cercle polaire arctique, entre Tromsö et Hammerfest, par 70° Nord.
Il y a passé la plus grande partie de sa vie, travaillant comme expert-comptable.
Il y 25 ans il a rencontré Eva-Britt, une suédoise du Sud, veuve avec 5  enfants.
Elle a donc pris ses 5 enfants et direction 70° N.
A l’âge de 58 ans, il vend son cabinet de comptable et les voilà partis.... au Cameroun, dans une mission luthérienne où il sera l’économe de l’école et elle sage-femme à l’hôpital.
Ils ont un contrat de 4 ans renouvelable et n’y resteront que 2 ans car Eva-Britt est gravement malade.
A contre coeur ils quittent le continent noir et s’installent dans la maison qu’ Eva-Britt possède à Timmernabben pour qu’elle puisse être soignée.
Cela fait 5 ans qu’ils ont retrouvé la Scandinavie.
Elle est toujours malade, très handicapée et vit la moitié du temps dans une institution à Mönsteras. Il va la voir tous les jours.
Et Atle est donc seul 2 semaines sur 4. Il utilise une partie de son temps à sculpter des encadrements de pendules et de miroirs, un véritable artiste. Ses oeuvres sont absolument magnifiques.
De son séjour en terre africaine, il lui reste beaucoup de souvenirs et l’amour de la langue française qu’il ne pratique pratiquement plus.
Ma petite escale technique est donc passée de quelques heures à 2 jours.
Comme prévu, nous avons cherché et trouvé la station de gaz: pas compliqué, derrière la fabrique de caramel, s’adresser à la boutique de sucreries et la vendeuse vient ouvrir un local grand comme une cabane de jardin et en 3 minutes, la bouteille est pleine. Faut juste savoir qu’il faut trouver les caramels pour avoir du gaz.
Et puis Eva-Britt aime bien les caramels et les chocolats.
Ensuite Atle s’est démené pour me trouver un petit chat. Fallait voir dans le seul restaurant du village, la serveuse d’abord, puis une cliente, chacune avec son téléphone, appelant à droite et à gauche pour trouver une petite boule de poils.
Uniquement des chatons de 2 et 3 semaines. Trop jeunes. Tant pis.
Dîner dans le bateau, discussion qui a duré jusqu’à assez tard.
Au matin, visite à l’institution pour rencontrer son épouse.
Je me retrouve d’un coup, non plus dans la peau d’un voyageur, mais dans un endroit que je connais, ou plutôt comme tant d’autres lieux que j’ai fréquentés professionnellement, il n’y a pas si longtemps, une résidence pour personnes âgées handicapées. L’impression est curieuse, l’ambiance est la même, le décor également avec, accrochés aux murs des objets probablement réalisés par les résidents dans les ateliers d’animation. Seule la langue est différente.
Atle me présente sa femme avec ces mots merveilleux: "voici Eva-Britt, elle est ma fierté". Ceci dit avec une très grande tendresse.
Je dirais plus tard à Atle que je n’avais jamais entendu d’aussi belles paroles de la part d’un homme envers celle qu’il aime.
De retour dans son village, nous déjeunons chez lui, et nous discutons encore. Il est content de savoir que je suis un jour passé dans la ville où il était au Cameroun. Comme beaucoup de gens ayant vécu en Afrique, il rêve d’y retourner. Encore un que les sorciers locaux ont envoûté. 
Vers 16 heures je retourne au bateau. Il est prévu que je reparte demain matin tôt mais une fois à bord, après 5 minutes, les amarres sont larguées, ce n’est pas la peine que je reste plus longtemps, j’ai déjà dit au revoir à Atle.
C’était une vraie belle rencontre avec cet homme au regard bleu des mers du Nord empli de douceur, de gentillesse et de générosité.
Les discussions ont été très variées, entre lui le missionnaire et moi le mécréant (ce qu’il avait rapidement relevé en lisant mon blog !) et tellement amicales.
Et puis il y avait le français, la langue française.
J’ai une grande chance, et la plupart d’entre vous qui me lisez aussi, nous n’avons pas eu à apprendre cette langue. Qu’est ce qu’elle est compliquée !!!
Vous ne pensez pas ? Passez donc un moment avec quelqu’un qui, comme Atle, essaie de l’apprendre en s’interrogeant sur le sens des mots et la concordance des temps.
Juste un exemple: Tentez d’expliquer les différences entre: un souhait, un désir et un voeu.
Le tout en mots simples, compréhensibles par quelqu’un qui n’est pas tombé dans cette marmite là quand il était petit.
Vous pouvez m’envoyer les résultats de vos réflexions, ça m’intéresse.
Dans cet exemple, là où notre belle langue pleine de nuances utilise 3 mots, le suédois et le norvégien en utilise un seul.
Jusqu’à maintenant j’ai trouvé le suédois vraiment difficile. je crois que je vais revoir ma position.

Après une nuit tranquille mais courte dans un mouillage peu protégé mais calme plat , départ aux aurores, enfin non, à 6h. Le soleil se lève maintenant à 5h, il fait déjà assez clair à 4h, et se couche à 21h avec une belle clarté jusqu’à presque 22h.
D’après les prévisions météo, je peux m’attendre à vent très faible orienté au Nord, ma direction, donc des heures de moteur en prévision.
Et puis, 10 minutes plus tard, je me retrouve avec un bon force 3 Beaufort et parfois 4. La météo, pas précise ? Mais si ! La direction était juste: le Nord.
Donc un bon vent bien appuyé dans le pif!
C’est l’occasion de tirer mes premiers bords de près avec mon bateau. En effet, ça ne m’est encore jamais arrivé.
Comment va-t-il se comporter ? A priori, ça ne devrait pas trop être son allure de prédilection.
Et la surprise fut bonne. Le cap est tout à fait honorable pour ce type de bateau (env. 50° du vent), faible dérive et bonne vitesse (jusqu’à 6 noeuds).
Et avec 20 noeuds dans les rafales, tout dessus, grand voile, foc et trinquette, gîte à 20° maximum, confortable et peu de bazar à l’intérieur. Confortable.
8h dans ces conditions, même pas pénible !
 

Puis le vent est tombé au moment où j’allais entrer dans les archipels qui vont longer la côte maintenant jusqu’à Stockholm, près de 250 km plus au Nord.

La navigation dans les archipels est assez particulière.
Il y a une règle impérative: toujours savoir exactement où on trouve. Le GPS ne sert à rien, il n’y a que les yeux qui peuvent être utiles.
Les yeux et la carte.
Et celle-ci ne reste pas sur la table qui est prévue pour elle dans le bateau, elle vient prendre l’air dans le cockpit.
Je l’enfile dans une grande fourre en plastique qui est fixée sur le panneau de la descente par des élastiques juste en face de moi.

Et l’indispensable complément des yeux du marin, les jumelles, en permanence à portée de main pour repérer le balisage, la marque rouge, la verte (à laisser à tribord ou à bâbord selon qu’on vient de la mer où bien qu’on y retourne, l’erreur peut être lourde de conséquences vu la dureté du granit suédois), la jaune et noir, les cardinales, ....
La deuxième règle impérative: la nuit, aussi courte soit elle sous ces latitudes, c’est fait pour dormir, pas pour aller chatouiller les cailloux avec les quilles.
Cette déambulation demande donc une concentration de tous les instants, surtout si comme moi, on est seul à bord, et heureusement la faible vitesse permet cependant d’en apprécier le spectacle.
Et que c’ est agréable quand l’ancre a touché le fond et fait sa place dans la vase pour la soirée et la nuit dans un mouillage d’une tranquillité extrême, le bateau est totalement immobile, si ce n’est un très doux pivotement autour de sa chaîne au gré des légers soupirs d’Eole. On le croirait posé, les quilles à même le sol. Les seuls sons qui nous parviennent sont les chants des oiseaux.
Il n’y a plus qu’à attendre le coucher du soleil qui ne manque pas de gratifier les spectateurs des couleurs flamboyantes tellement particulières de ces contrées nordiques.

Le mouillage où je me trouve ce soir est absolument idyllique, une petite baie complètement fermée ou presque, avec pour seul accès un passage étroit, avec des rochers submergés à bâbord en entrant, puis  même chose à tribord et, pan, en plein dans le mille, je me fais la face nord de celui du milieu que je pensais plus à droite.
Match nul entre le granit suédois, qui jouait à domicile, et la fonte morbihanaise, en déplacement.
Pas de bobo car j’allais très doucement et le bateau est solide mais, franchement, c’est pas évident.
Et c’est tellement beau !
Tellement, que j’y reste le lendemain, juste pour le plaisir. Pour la promenade sur l’île, toute petite, pour regarder, depuis le bateau, les oiseaux de mer:
- l’activité incessante de la besogneuse sterne arctique qui virevolte dans tous les sens, s’immobilise un bref instant et se laisse tomber comme une pierre sur la proie visée. Et parfois, ça marche. Je me demande comment elle fait pour s’envoler immédiatement après avoir percuté la surface liquide, elle reste moins d’une seconde au contact de l’eau, je pense.

- la patience infinie du héron cendré, posté sur la berge, attendant le passage d’un   éventuel poisson s’approchant du bord.
- le survol sans but évident des mouettes rieuses, celles qui ont dû aller fouiller dans le paquet de cacao noir car elles ont la moitié de la tête à l’opposé du reste du corps qui est tout blanc. Que cherchent elles, que font elles ? Peut-être qu’elles sont juste là. Rien de plus. Je ne sais pas.
- les déplacements terrestres à pas rapides de la bergeronnette grise à l'extrême  limite du rivage à la recherche des petits organismes dont elle se fait de bons repas.
- la prestance du maître des airs maritimes, le plus imposant avec son bec jaune taché  d’un point rouge, le goéland. Qu’il soit argenté, brun ou marin, le plus grand, il est là, il surveille son domaine. Et s’il repère quelque chose à se mettre sous le bec, il passe à l’action.

- tiens, un couple d’oies cendrées. Dépéchez vous les cocotes, vos congénères sont déjà bien plus loin vers les contrées septentrionales.
- quant au canard colvert, il fait la sieste. A moitié.

- le harle huppé est sur ses gardes, la couvée ne doit pas être cachée bien loin.


Demain l’ancre sera levée pour rejoindre le port voisin, Västervik, à seulement quelques miles de ce petit havre de paix qui m’accueille pour une deuxième nuit.
Au programme: service complet du moteur, modification du branchement du panneau solaire, quelques courses et profiter de ce lieu réputé agréable.
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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 10:50
J'écoute très souvent de la musique. A peu près toutes sortes de musiques, en fin presque, et en tout cas pas "celle qui marche au pas" comme dit Brassens.
Qu'est ce que j'aurais aimé être capable de jouer d'un instrument ! J'ai bien essayé la guitare, de la flute de pan, de la flute tout court, avec un niveau de résultat bien en dessous de celui de la dépression qui passe sur la région aujourd'hui. C'est tout dire. En tout cas bien en dessous du minimum espéré.
Au moins musicien de la voix. Bon, là, je me défends pas trop mal.... dans le huis clos de mon bateau à l'isolation sans fuite et toujours à plus de 5 miles de toutes côtes habitées.
Ce préambule pour dire que si j'avais été musicien, j'aurais aimé avoir le plaisir de participer au genre de manifestation telle que celle que vous pouvez voir et entendre dans ce lien qui suit.
Très belle initiative de réunir des musiciens du monde entier, pas des stars en recherche de notoriété, autour d'une même chanson, et pas n'importe laquelle, dans le but d'envoyer un message de paix et de fraternité.
En plus, c'est merveilleusement beau. Magique !
Mais avant de cliquer dessus, il faut que vous ayez un bon moment devant vous. S'il vous plaît, lisez la suite après avoir regardé et écouté:  link
Je ne sais pas pour vous, mais moi,ça me fout les frissons !
Je ne peux pas imaginer que vous ne l'ayez pas visionné déjà plusieurs fois et maintenant, vous mettez les écouteurs, plus ou moins fort selon votre goût, et vous relancez la vidéo, fermez les yeux et là, vous êtes dedans, complètement.
Quand vous serez remis de vos frissons, faites comme moi, prenez un bout de papier ou de carton et écrivez dessus votre nom et l'endroit où vous vous trouvez. Tenez le devant vous pour que tout le monde le voit puis relancez la vidéo, et chantez avec eux. Si, si, faites le, vous verrez comme ça fait du bien de savoir qu'on rajoute un grain de sable à ce magnifique édifice de partage universel. Allez, ne soyez pas timides, cachez vous si vous voulez mais allez-y!
Dès que j'ai fin d'écrire, j'y retourne, c'est trop bon !
D'autres morceaux sur: link
La musique a cela en commun avec la mer et l'air qui sont mon quotidien, c'est vraiment un lien entre les peuples et les continents.
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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 13:18
Bon, aujourd'hui, une petite dissertation psychologique sur les notions de pulsion et attraction.
J'en vois déjà qui blêmissent pendant que d'autres se disent que cet hiver scandinave a laissé des traces inquiétantes sur ma collection de neurones.
Attendez, ne zappez pas tout de suite, ça sera court et je vais rester très ... mer à mer.
Certains comme Olivier et Jean-François comprendront très bien ce sentiment reçu lorsque vos docksides délavées vous amènent à passer, comme par hasard, devant un grand hangar ouvert sur le port et donc plein d'embarcations diverses.
Et c'est là que la pulsion et l'attraction se manifestent, très fort.
L'une vous applique sans trop de délicatesse sur le fond de votre ciré jaune des coups de bottes Aigle en plastique bleu avec la bande blanche en haut pendant que l'autre vous tire en avant comme un spinnaker de 150 m2 sur votre Optimist par une légère brise de force 10.
Pas le choix donc, faut jeter un p'tit coup d'oeil, juste pour voir.
Sauf que les conséquences peuvent être absolument désastreuses si vous tombez sur le magnifique bateau de régate en acajou des années 30, pile poil celui qui hante vos nuits et vos jours aussi depuis que vous avez votre premier mot: "batô". En plus, il est à vendre, bon, un peu cher mais tellement beau.
Il y a, d'après le vendeur, bien entendu, juste un tout petit peu de rénovation à gaire, à peine plus que quelques couches de vernis.
Et là, vous en prenez pour 15 ans de restauration, à tousser dans la poussière du ponçage, à sniffer de la colle et de l'époxy, à jouer de la pince à épiler pour enlever les échardes, etc... que du plaisir ! Au minimum 15 ans, je vous dis !
Je vous l'avais dit, dissertation psychologique. Attention à la pulsion-attraction.
Rien de tout ça pour moi, j'ai déjà été condamné à 7 ans une fois pour un délit de ce genre, pas de récidive, la leçon est bien retenue.
Non mais je suis quand même entré dans ce hangar et, surprise, à 100 m de mon bateau, un autre bateau Mercator ! Et pourtant il n'y en a pas cinquante qui sont sortis du chantier d'Olivier le constructeur de ces unités en aluminium.
 
 

Deux Mercator au même endroit et bien loin de leur Bretagne natale, c'est assez incroyable !
Il se trouve que ce bateau, Oiseau Roc, appartient à une personne qui habite à Hermance,près de Genève, à seulement 5 km de là où j'habitais précédemment et, de plus, nous avons de bons amis en commun. Je me rappelle aussi avoir pris son fils en stop un matin en allant au boulot.
Après avoir écumé les régates lémaniques à bord d'un très rapide catamaran, il navigue maintenant sur ce magnifique Mercator 40 de 12 m.
Finalement, c'est peut être vrai que ce monde est petit.

J'ai amarré Vò lu mondu dans le port de Kalmar, une des plus anciennes ville de Suède.
Escale technique tout d'abord car une de mes bouteilles de gaz est vide, il faut que je trouve à la faire remplir ce qui à l'air d'être tout sauf évident. Les connexions des bouteilles suédoises sont différentes (Europe, où es-tu ?).
Finalement avec l'aide particulièrement aimable et efficace du shipchandler local (très bien achalandé, soit dit en passant), je me rends compte que la connexion de ma bouteille est la même que les bouteilles allemandes et il y a 40 km au Nord (sur ma route donc, un endroit où il peuvent recharger les bouteilles allemandes et donc les françaises.
Cela va m'éviter la solution un temps envisagée de modifier l'installation du bateau pour pouvoir utiliser des bouteilles suédoises. 150€ économisés. Ouf !
Le port a la particularité d'être en centre ville, une galerie marchande à 50 m du bateau. Il y a même un Mac Do qui, si habituellement n'est de loin pas un de mes endroits favoris, va me servir tout à l'heure pour avoir une connexion wifi gratuite.
Comme quoi on peut trouver du bon partout, même là où il y a extrêmement peu de chances que ce soit le cas.
Quand je dis bon, je ne parle bien sûr pas de la bouffe ! Désolé, les mots nourriture et repas, je n'arrive pas à les utiliser pour ces lieux.

Par ailleurs, il y a aux abords de la ville, les pieds dans l'eau un imposant château de style Renaissance, ancienne forteresse du XIIe siècle.
Bon d'accord, c'est vraiment le minimum syndical pour la minute culturelle. je tâcherai de faire mieux une autre fois.





























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"Passer sa vie à cheminer le long d'une route droite, profondément encaissée entre de hauts talus, est faire médiocre usage des jours que le destin nous a accordés, tandis qu'ils peuvent être ensoleillés si l'on grimpe le talus pour flâner en liberté sur le vaste plateau qui le surmonte."
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"7 heures du matin peut être. Je n'ai plus l'heure et je m'en moque."
Paul-Emile Victor
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"La seule chose dont on soit sûr à l'avance de l'échec, est celle que l'on ne tente pas."
Paul-Emile Victor
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"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

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"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
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"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
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"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
Barbay d'Aurevilly
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" Faites ce que vous êtes capables d'effectuer ou croyez pouvoir faire. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie."
Goethe

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"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre."
Marguerite Yourcenar
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"Il faut sauver les condors. Pas tellement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines pour les sauver. Car ce seront celles-là mêmes dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle
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