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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 23:15
Je vous présente mes plus proches voisins, Isabelle la bretonne nomade et Magnus le suédois.

Ils habitent sur leur petit voilier rouge à 20 mètres de Vo Lu Mondu.
C'est tellement loin qu'on s'envoie des mails et qu'on s'appelle sur Skype !
Ils ne vont pas tarder à migrer vers des contrées où les eaux sont plus chaudes.
C'est curieux, la bretonne, elle aime pas trop la météo locale.
En tout cas, je la remercie vraiment de m'avoir suggérer de venir dans cet endroit pour hiverner.
Quant à Magnus, il est parfois un peu bizarre: regardez comme il a l'air content de son amarrage. Il a remplacé l'ancre par un étau ! Quand je vous dis qu'il est bizarre.


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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 00:50
Je crois que je vous ai donné de mauvaises habitudes.
Il suffit que je ne mette rien dans ce blog pendant quelques jours pour que certain(e)s se demandent ce qui se passe:
- "je me suis demandée si vous étiez tombé en panne d’ordi, si le bateau avait coulé suite à une violente et brève tempête, ou peut être avez-vous eu un accident de bricolage qui vous a momentanément privé de l’usage de vos doigts ?"
- "Tu étais donc en vadrouille, je me demandais pourquoi il n'y avait "plus" d'article sur le blog...."
Vous pouvez être rassuré(e)s, tout va bien.
J'ai juste pris quelques vacances de blog, c'est que, voyez vous, c'est quand même du boulot. Les articles ne tombent pas tout cuits dans l'assiette informatique, ça se cogite un peu quand même, si si, ça m'arrive encore de réfléchir par moment.
Donc des vacances de blog mais pas des vacances de tout.
Au menu cette semaine avec une météo parfois presque printanière, bien qu'un peu fraîche et bien ventée par moment:
- aménagement de la jupe arrière du bateau pour installer le radeau de survie en précisant que je n'envisage pas un instant de devoir m'en servir un jour: découpe de contre-plaqué, mastic d'étanchéité, peinture. Petit détail: pour réaliser ces travaux, il fallait que l'arrière du bateau soit surélevé d'environ 10 cm par rapport à la surface de l'eau: donc j'ai fait ce qu'on appelle dans le jargon nautique du matossage: ça veut dire déplacer tout ce qui est à l'arrière du bateau vers l'avant et en plus rajouter des jerrycans d'eau et de gasoil: au total près de 500 kg ramenés sur l'étrave.
- installation du régulateur d'allure: c'est un pilote automatique mécanique qui fonctionne avec le vent, sans électricité, très fiable, silencieux, l'équipier idéal, quoi!
- installation des antennes GPS (autre équipier valeureux qui va régulièrement faire un tour dans le ciel à la rencontre des satellites et revient pour me dire où je me trouve sur la planète) et Navtex (lui, il m'annonce des bulletins météo spéciaux, en gros si je vais m'en prendre une bonne, et m'indique aussi les phares et les balises qui ont eu la mauvaise idée de prendre des vacances sans oublier d'éteindre toutes les lampes avant de tourner la clé, et puis aussi plein d'autres choses. Son gros défaut, il est très bavard).
- une journée à Malmö et banlieue pour différentes choses: rendez-vous avec la journaliste qui a écrit le 2ème article, achat d'une petite antenne GPS pour l'ordi, achat d'un adaptateur pour connecter un projecteur à mon Mac, aller payer (aïe !!!) une bonne partie de la capote du bateau que j'ai commandée comme protection contre la pluie et les embruns, je soigne mon confort, qu'est ce que vous croyez.
- tri des photos: c'est pas tout de les prendre, il y a du boulot derrière: les mauvaises à la poubelle, recadrer certaines, les répartir dans les albums, en choisir pour le blog.
- préparation d'un diaporama que je vais montrer dans le yacht club le 2 avril (vous êtes cordialement invités si ça vous dit) et ça ne se fait pas en 2 secondes. Un diaporama, ça peut être, si ce n'est mortel, très très soporifique. Donc, faut accrocher l'attention de l'auditoire (ou en tout cas essayer) et pour ça, pas de miracle, il faut des photos intéressantes, irréprochables sur le plan de la qualité, mais surtout pas trop de photos, donc le choix est primordial. Il faut en plus un commentaire vivant et complémentaire des images et si possible un peu rigolo. Le tout en anglais !!! Donc, ça se prépare même si je suis plutôt un adepte de l'improvisation pour le commentaire.
- début de l'installation de mon panneau solaire.
- lecture des emails quotidiens et réponses, recherches sur internet pour du matériel qui me manque encore, communications avec Skype.
- et on rajoute les occupations journalières: ballades, courses, faire le pain, repas, vaisselle, entretien du bateau, etc...
Voilà le menu , vous mettez ce que vous voulez pour le p'tit déj., pour le repas de midi et pour le dîner, sans oublier le goûter.
Pas trouvé le mot "ennui" dans mon dictionnaire personnel: je me demande bien pourquoi ils ont sauté cette ligne....
J'ai cherché aussi le mot "salaire" dans le dico: j'y ai trouvé: "plaisir, liberté, détente, lenteur" et: "tu voudrais quand même pas des ronds en plus, tout le monde n'est pas aussi bien payé que toi !!!"
Coïncidence, et je vous jure que c'est vrai, j'entends en ce moment sur France Inter qu'ils ne sont pas en mesure de retransmettre l'intégralité des programmes pour cause de grève concernant l'emploi et le pouvoir d'achat.
Donc, par solidarité, ne vous laissez pas faire !!!, service restreint ici aussi donc pas de photos pour cet article. Non mais !!!!

Juste pour vous donner une idée: cet article, c'est près de 2 heures devant l'écran et le clavier pour l'écrire, le relire x fois, modifier, traquer les fôtes d'orthographe et de frappe.
Quand je vous dis que c'est du boulot ! Mais c'est aussi beaucoup de plaisir, d'autant plus si vous appréciez.

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 00:24

Malmö, à 25 km de l'endroit où je me trouve, est la 3ème ville de Suède après Stockholm et Göteborg.
L'agglomération compte 265 000 habitants. C'est une ville très cosmopolite, plus de 30% des habitants sont d'origine étrangère.
C'est une ville plutôt calme, avec beaucoup d'espaces verts. Le centre est assez peu étendu autour de ses 2 places entourées de bâtiments anciens, la Stortorget et la Lilla Torget.









Je ne lui trouve pas beaucoup de charme même si elle est, paraît-il, agréable à habiter.









Cependant, on y trouve depuis 2005 une construction qui lui donne une renommée mondiale, un immeuble qui va véritablement gratouiller le ciel avec ses 190 m de haut. C'est le plus haut bâtiment de Suède, le 2ème plus haut immeuble d'habitation d'Europe.

Cette tour s'appelle la Turning Torso. Elle a été conçue par l'architecte espagnol Santiago Calatrava.
Elle a été dessinée d'après une de ses sculptures appelée Twisting Torso.
Elle comporte 54 étages.
Elle est composée de neuf cubes de six étages chacun, qui tournent sur eux-mêmes en s'élevant ; ainsi l'élément le plus haut est décalé de 90 degrés dans le sens des aiguilles d'une montre par rapport à l'élément au sol.
Chaque étage consiste en une section rectangulaire autour du « cœur » central, et une section triangulaire partiellement supportée par un échafaudage extérieur en métal.
Les deux cubes les plus bas sont destinés à des bureaux, dans les 7 autres cubes il y a environ 150 appartements.


Elle surprend, érigée comme ça dans cette région très plate, elle domine tout. Quand les nuages sont assez élevés ou même absents, je la vois depuis le bateau à 20 km à vol de poisson volant.
Je la trouve absolument magnifique, toute blanche, pleine d'audace, vraiment très originale et impressionnante.


Je la verrais assez bien à proximité de l'Opera House de Sydney, autre merveille architecturale audacieuse.




















































Les photos de la tour ont été glanées sur la toile; chaque fois que je suis allé à Malmö , c'était gris gris gris et lumière pas terrible du tout pour les photos.
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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 23:51
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas forcément. C'est le moins qu'on puisse dire.....


Dimanche après-midi






















Le lendemain



















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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 22:50


                                 

Dimanche après midi.
La mer Baltique est en colère.
Le ciel aussi.
Eole n'est pas en reste.
Tout est gris.
Tout est gris....  dehors.

Pourtant il s'en vient.
La Nature me le dit.
La Nature ne ment pas.
La Nature ne se trompe pas.
La Nature me le dit.
Le printemps est en route.







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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 01:48

J'ai rajouté un album photos.
Vous ne devinerez jamais sur quel sujet.
Allez, je vous aide, ça commence par un C.
Et en plus, nouveauté, c'est même un diaporama !
Idem pour les autres albums
.
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 01:18

La Corse, je pense que vous l'avez compris, je l'aime beaucoup.
Faut dire qu'elle sait y faire.
Alors, je vous en mets encore un peu. Après j'arrête. Promis.
Quoique, si vous insistez beaucoup (ou même juste un tout petit peu)....
Après tout, c'est mon blog, je fais ce que je veux, non ?

Petite histoire vécue.
Elle se passe l'été dernier dans le golfe de Porto, une petite discussion de fin de soirée avec Félix, qui cumule les casquettes de propriétaire de camping, de meilleur pizzaiolo de la planète et de personnage extrêmement sympathique, cultivé et intéressant:
- Félix, toi qui es d'ici, tu as déjà vu des dauphins dans le golfe ?
- Ça arrive parfois, plutôt vers Girolata.
- Je ne sais pas ce que je donnerais pour faire du kayak à côté des dauphins. Demain matin, j'irai faire un tour dans le coin, qui sait...
- Ne te fais pas d'illusion, ce n'est pas souvent et jamais quand on veut les croiser.
- Je sais, mais rien que pour la ballade, c'est super.

Vous ne connaissez pas la baie de Girolata ? un vrai décor de carte postale.

Tout y est. Il ne manque rien.
















A l'heure où le camping est encore assoupi, à l'heure où les guêpes ne viennent pas vous disputer la confiture de framboise de votre tartine, je glisse l'étrave de mon kayak sur l'huile du golfe. Pour moi, LE golfe, c'est pas le Persique, c'est celui de Porto. Je préfère préciser, pas de confusion, s.v.p..
L'eau est un miroir sans tain, on aurait presque l'impression de naviguer sur du rien, en lévitation.
La magie du kayak de mer.
Glisser, glisser sur un liquide indéfini, sans autre bruit que celui du chapelet de gouttes qui tombent des pales des pagaies à chaque fois qu'elles sortent de l'eau.
Glisser assis à même la mer. Assis sur une surface tellement mince qu'elle en est presque inexistante, et réaliser que sous ses fesses il y a 50 centimètres d'eau ou .... plus de 800 mètres au beau milieu du golfe.
Et là, vous commencez à gamberger ! Qu'est ce qu'il peut bien y avoir là-dessous ? L'eau a beau être claire, 800 mètres, c'est les nocturnes en plein soleil !
Personnellement, ça ne me fait ni chaud ni froid.
Enfin si, les fesses au frais au niveau de l'eau et le reste au soleil.
Ce que j'ai oublié de préciser, c'est que mon kayak est en toile, plastifiée, mais toile quand même. Parce qu'il est pliant mon kayak. Et comment je le mettrais dans la 2 CV autrement et maintenant dans le bateau ?
Moins d'un millimètre vous sépare des abysses !
J'espère que certains d'entre vous sont toujours d'accord pour continuer la ballade, tant pis pour les autres, ils ne savent pas ce qu'ils vont rater.
Direction la baie de Girolata en longeant la côte Nord du golfe.
Pendant 2 à 3 kilomètres on longe le maquis très escarpé qui descend vers la rive, sauf à quelques endroits où la roche rouge émerge directement de la mer. Bien regarder dans chaque anfractuosité, des fois qu'il y ait une grotte, un passage étroit entre les rochers. Ça passe, ça passe pas ? Faut aller voir.  Je commence à bien connaître ces coins-là.
Regardez là-haut à droite sur le piton, un nid d'aigle pêcheur, le balbuzard.
Il se plaît dans cette région et également dans la réserve naturelle de Scandola où il se reproduit fréquemment.
Avant d'arriver à la sortie du golfe, la première à droite, c'est la baie de Girolata.  Environ 4 kilomètres de large. L'année précédente, je m'y suis fait arraisonner par la Police Maritime, en plein milieu, trop loin du bord qu'ils m'ont dit.
C'était l'année d'avant, j'ai oublié; donc j'y retourne, l'esprit serein.
De l'autre côté, c'est le début de la réserve de Scandola, classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Une beauté époustouflante, vraiment. Déjà, vu d'un gros canot à moteur rapide et bruyant, c'est extraordinaire. Des falaises, des pitons, des criques, des creux, des trous, le tout taillé dans la roches rouge, brune, jaune par endroits.

Comment peut on passer devant ÇA à fond les manettes en disant, la clope au bec (ne souriez pas, je l'ai vu !, sur un jet ski en plus !).: - ouais, c'est pas mal.
Mais en kayak, vous êtes dedans, vous en faites partie, une partie infime tellement c'est grandiose.
Aujourd'hui, je n'irai pas plus loin vers la pointe de Scandola et direction Girolata en longeant la roche rouge.
Soudain, un bruit. Un bruit bizzare, inhabituel, un souffle, puis un autre.
Je rêve, 3 dauphins passent lentement à 20 mètres sur tribord.
Ils sont là, pour moi. Ils m'attendaient, c'est sûr !
J'arrête de pagayer pour me pincer, c'est un rêve.  Non, ça fait mal ! Hé, attendez moi ! Attendez moi !
Eux se promènent tranquillement et moi je pagaie comme un galérien pour les suivre, enfin, pour essayer de les suivre. Au bout de 10 minutes, je laisse tomber, au bout de mon souffle. Et eux, tranquilles....
J'en ai rêvé, ils m'ont entendus.
Je n'irai pas à Girolata aujourd'hui, mon kayak ne flotte plus, il vole, il plane sur les petites vaguelettes qui se forment maintenant avec le léger vent d'ouest qui vient de se lever.

Un coup d'oeil à tribord, un coup d'oeil à bâbord, pas de vedette étiquetée Police Maritime, je traverse de nouveau la baie. Et même s'ils arrivent, ils ne peuvent rien me dire, je ne suis plus sur une embarcation, je suis sur un nuage. Et là, ce n'est plus de leur compétence ! La Police de l'air d'accord, et encore, je pense que ça serait de l'ordre du vide juridique. Pensez donc, un nuage....
Je rentre, j'en ai assez vu pour aujourd'hui, assez d'émotions, je n'en reviens toujours pas.

Puis, soudainement, j'ai ressenti sa présence, sa prestance. Très fort.
J'ai levé la tête et c'est à ce moment-là que je l'ai vu. Dans l'axe de l'étrave du kayak, haut, très haut vers les nuages. Le vertige à l'envers. Je l'avais déjà remarqué, très beau, majestueux, dominant tout son environnement du haut de sa fierté.
Lui, c'est le Monte Senino, le maître des lieux, tour de guet de l'entrée du golfe, il toise tout le monde du haut de ses 618 mètres d'altitude.
618 m, ça vous fait rigoler.
- 618 m, il n'en faut pas beaucoup pour t'impressionner.
Quand vous saurez que ses "petits" 618 m font de lui un des plus hauts promontoires d'Europe...
618m de pente très raide, depuis le bleu marine jusqu'au bleu ciel.
Sentant le torticolis arriver, j'ai repris mon pagayage et l'idée est venue: je rentre et je vais voir  comment c'est d'en haut.

- Félix, tu es déjà monté au Senino ?
- Non, jamais.
- Par où on y va ?
- Je ne sais pas. Je crois qu'il y a un chemin depuis Bocca a Crocce (Col de la Croix). Je sais que ce n'est pas évident, c'est très raide. Tu demanderas à Jean-Baptiste ce soir, il passera sûrement. C'est lui qui connaît le mieux la région.

Oui, mais c'est maintenant que je veux y aller !
Des chaussures, une bouteille d'eau, la carte IGN au 1/25000 et direction Bocca a Crocce.  Ça ne devrait pas me prendre plus d'une heure jusqu'au col, je pense.
Les 3/4 du chemin sur la route, bonjour les vaches, salut les lézards !
Arrivé à Osani, je trouve le chemin escarpé qui me permet de quitter le goudron surchauffé. C'était sûrement le chemin de ânes.
Une fois arrivé au col, une piste carrossable part en direction du Mont Senino.
Je connais cette piste, elle permet de se rendre en voiture au petit embarcadère de la navette pour Girolata. Aucune route n'y mène, alors c'est en bateau ou à pied.
Juste à l'endroit où la piste commence à descendre vers la mer, je trouve un petit sentier qui part dans la direction désirée.
Tout de suite, je me retrouve sous les chênes, ombre bien faisante, ça commence à cogner dur.
Je n'ai pas la moindre idée de l'heure. Pas de souci pour Camille, elle est avec ses copines.
C'est effectivement assez raide et je transpire sous les encouragements des cigales, on se motive comme on peut. Merci les cigales.
Après avoir vu leurs traces, entendu leurs grognements, je les vois enfin, les cochons sauvages, le groin dans la terre noire à la recherche des glands dont ils raffolent. Trois adultes et quatre cochonnets pas bien vieux mais déjà très vifs.
Cette dure montée est cependant superbe, dominant la baie de Girolata, un point de vue original, différent de celui des cartes postales. Ces images que l'on trouve sur tous les présentoirs des boutiques à touristes de la côte Ouest, de Saint Florent au Nord à Propriano au Sud, sont presque toutes prises du bord de la route.
Ce point de vue là, il faut aller le chercher, il se mérite !
L'odeur du maquis m'envahit depuis un moment. Je suis bien.
D'après ce que je peux repérer sur la carte, le sentier n'y est pas reporté, je contourne par l'Ouest la Punta Castellacciu, la petite soeur du Senino. Elle culmine à 538 m.
Je prends de l'altitude rapidement,  je redescends un peu, erreur de parcours.
Puis je sors du couvert des arbres et le chemin se met à serpenter entre les rochers, des petits pitons, ici pour éviter un éboulis, là pour contourner une petite falaise.
S'il est assez facile de s'orienter dans la globalité dans cet environnement, il est très facile de se tromper, le chemin n'étant pas clairement identifiable sur la roche.
Il y a des petits cairns qui, tels les cailloux du Petit Poucet, permettent de ne pas trop s'égarer.
Plus de cairn visible ? Demi-tour, jusqu'à ce j'en retrouve un et que je repère le suivant.
Ça grimpe sérieusement, je m'arrête souvent pour souffler, il fait lourd, le temps se couvre.
Je vois le sommet maintenant, tout près, ouf !
Ça y est, j'y suis et je me rends compte immédiatement que ce sommet n'est pas le bon, c'est la Punta Castellacciu et ce filou de Senino me nargue de toute sa hauteur à environ un kilomètre de là.
Je reste un moment sur place pour souffler et profiter du panorama. Enfin, pas tout à fait panoramique, parce qu'il y a l'autre, le fier, qui obstrue une partie de l'horizon en direction du Sud Ouest.
Je rebrousse un peu chemin, et réalise que pour aller vers le sommet voisin, il faut.... redescendre !
Oui, redescendre sur une bonne distance une partie très abrupte dans les rochers, les pieds ne suffisent plus, les mains apportent leur contribution, je deviens cabri, je deviens... mouflon. Et j'adore ça. Avoir le pied aussi sûr que le mouflon. Pas vraiment le droit à l'erreur.
Et bien sûr, après la descente, de nouveau la montée.
Ne pas perdre les cairns de vue.
Certains passages sont vraiment de l'escalade, je me sens gamin. Je m'applique à trouver des belles prises, ce n'est quand même pas de la varappe, c'est  pour la beauté du geste, pour me faire plaisir.
Ah la vache, c'est dur, en plein soleil maintenant !
Zut, la bouteille d'eau est déjà vide ! La sueur coule dans les yeux. Ça pique...
La partie finale est facile, ce n'est plus de l'escalade, mais raide, raide, raide, heureusement pas trop longue.






J'y suis. Des pierres empilées par d'autres grimpeurs, dernier cairn, inutile pour le repérage, mais il est là sûrement pour accueillir, pour souhaiter la bienvenue.












Et soudain, quand je lève enfin les yeux du sol, inutile maintenant de chercher où poser ses pieds et ses mains, le souffle est coupé, ratiboisé: je suis sur le toit du monde, rien au dessus, tout en dessous.
Epoustouflant ! Hallucinant ! Beauté grandiose.
D'un côté le golfe comme je ne l'avais jamais vu, embrassé d'un seul regard, de l'autre, tout en bas, la baie de Girolata et Scandola, rouge de splendeur.
J'en ai les jambes coupées, même la marche n'a pas eu un tel effet.
Je m'assieds, contemplatif.
Un rêve. Un de plus.
Puis je regarde autour de moi, tout près, sur le mont.
Minéral.
Que du caillou, de la pierre, de la roche, de la caillasse, fendue, brisée, éclatée.
Et là, assis sur ce toit du monde, après avoir tendu le bras pour ramasser cinq petits cailloux, je me mets à jouer aux osselets, comme dans la cour de récréation de l'école communale de Moriani.
Je commence à frissonner, je suis en sueur et le vent souffle sur cette hauteur, rien pour l'arrêter depuis là où il vient.
Tiens, mais d'où il vient en fait ?


Je reprends mon observation panoramique.
Les bateaux sont minuscules, presque inexistants, sillages blancs sans origine.
J'imagine mon kayak rouge ce matin sur cette étendue d'un bleu profond et je sais qu'ils sont là, les dauphins, mes dauphins.





Puis je regarde l'horizon derrière le Capu Rossu. C'est beau l'horizon vu d'en haut.
Je ne sais pas quelle heure il est. Je regarde le soleil pour essayer de savoir.
4 h ? 5 h ? J'ai faim...
Rien mangé depuis ce matin. Heureusement que je n'ai pas dû partager avec les guêpes.
Puis je regarde de nouveau l'horizon,
si lointain, si proche... et l'idée surgit:
- Tiens, j'ai peut être encore le temps....

Il y a vraiment des jours.....

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 20:42
Le maître des lieux


Corse - Réserve de Scandola
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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 01:05
Elle m'appelle.
Par différentes voix. Par différentes voies.
Elle est là dans mon esprit. Si souvent.
Et telle une sirène, elle me dit: "viens, viens".
Comme une sirène, elle est belle et attirante.
Quel marin pourrait y résister.
Charme et séduction.
Elle le sait certainement que je l'aime depuis longtemps.
Elle est toute de beauté, d'intimité.
Elle sait être romantique, nostalgique, pleine de douceur au coucher du soleil. Elle est le soleil.
Comme elle peut être rugueuse, abrupte et violente. Gronde l'orage.
Tout à la fois tourmentée et sereine, dure et tendre.
Elle peut fait peur comme elle peut être tellement rassurante.
Elle est toute en caractères. Toute en fierté.
Elle est envahie d'odeurs douces et sauvages.
Un simple regard vous envahit de toutes ses couleurs, elle est verte, elle est rouge, elle est rousse, elle est parfois grise et noire, elle baigne dans le bleu. Jamais terne, jamais.
Elle sait être silencieuse, tout est dit dans son silence, il faut savoir l'entendre, il faut savoir l'écouter.
Elle n'est pas facile.
Elle ne se donne pas. Elle est libre, elle est la liberté.
Elle se mérite.
Et quand elle se donne, elle le fait totalement, sans compter. Toutes ses richesses visibles ou cachées au plus profond.
Et, depuis quelques temps, elle me fait de l'oeil, elle me fait de l'oreille.
Pourquoi maintenant ? Alors que je suis si loin dans le Nord.
Serait elle jalouse ?
Oui, c'est ça, elle est jalouse. Personne n'est parfait.
Jalouse des beautés nordiques, si différentes, qui sont beaucoup plus en subtilité, en charmes cachés.
Toutes en introspection. Elles se méritent aussi. Différemment.
"Viens, viens".
Résister à l'appel des sirènes. Resistenza.
J'arrive.
Résister, oui, mais combien de temps ?
J'arrive, pas tout de suite, mais j'arrive.

Oui, je mettrai un jour du Sud dans le cap de Vo Lu Mondu. Au 180.
Je crois qu'il veut aussi goûter des ondes qui te servent d'écrin, joyau posé dans un écrin de bleus.
Oui, son sillage se prolongera jusqu'à toi qui m'a inspiré son nom, Vo Lu Mondu.
Tu fais partie du monde, tu es un monde.
Corse, île de toutes les beautés.

à Sylvie.


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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 15:29
Aujourd'hui, juste une petite chose, mais tellement "grande":

   Qu'est ce que les gens sont gentils ! 

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Présentation

  • : Le blog de Marc
  • Le blog de Marc
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Pour voir la position du bateau cliquez sur link puis utilisez le curseur à gauche pour vous approcher ou vous éloigner.

 


 


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Prophétie indienne

"Seulement après que le dernier arbre a été coupé,
seulement après que la dernière rivière a été polluée,
seulement après que le dernier poisson a été pêché,
alors seulement vous vous rendrez compte que l'argent ne peut être mangé."

Paroles de la mer

"Si le large t'appelle, vas-y, ce n'est pas en regardant l'océan qu'on découvre la perle, mais en plongeant dedans.
Alors vas-y, plonge.
Plus tard tu découvriras que la perle et l'océan sont aussi en toi."
Philippe Pelen

Texte Libre

A consommer sans modération

"La vie c'est le truc qui passe pendant qu'on multiplie les projets."
John Lennon

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"Passer sa vie à cheminer le long d'une route droite, profondément encaissée entre de hauts talus, est faire médiocre usage des jours que le destin nous a accordés, tandis qu'ils peuvent être ensoleillés si l'on grimpe le talus pour flâner en liberté sur le vaste plateau qui le surmonte."
Alexandra David-Neel
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"7 heures du matin peut être. Je n'ai plus l'heure et je m'en moque."
Paul-Emile Victor
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"La seule chose dont on soit sûr à l'avance de l'échec, est celle que l'on ne tente pas."
Paul-Emile Victor
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"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

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"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
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"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
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"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
Barbay d'Aurevilly
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" Faites ce que vous êtes capables d'effectuer ou croyez pouvoir faire. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie."
Goethe

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"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre."
Marguerite Yourcenar
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"Il faut sauver les condors. Pas tellement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines pour les sauver. Car ce seront celles-là mêmes dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle
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