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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 18:01

Un an que Vo lu mondu est en cale sèche à Bordeaux. C'est pas une vie pour un bateau de ne pas avoir les pieds dans l'eau...

Et comme j'aimerais que mon bateau continue à avoir une belle vie, j'ai décidé de lui trouver un nouveau propriétaire-navigateur pour qu'il reparte sur les mers, les océans, les fleuves,...

Eh oui, Vo lu mondu est à vendre.

Vous imaginez bien que la décision n'a pas été facile à prendre, on a un bon bout de vie en commun tout les deux, environ 25 000 milles nautiques ( près de 47000 km). On s'est bien entendu, c'est un bon bateau et il a fait de moi un bien meilleur navigateur qu'au moment du départ et, plus important, il m'aura permis non pas de faire le tour du monde (je ne le lui ai pas demandé) mais de faire une partie du tour de moi-même ce qui est, vous l'avouerez, un programme autrement plus ambitieux. C'est sûr, on a tracé un beau sillage et même si celui-ci a disparu de la surface immédiatement derrière nous, il ne s'effacera jamais de ma mémoire.

Il est temps maintenant pour moi de tourner la dernière page de ce beau livre d'aventure et de le poser sur un rayon de ma bibliothèque intérieure avant d'entamer un nouvel ouvrage.

C'est quelque chose quand même de se dire qu'on a la possibilité d'ouvrir un nouveau livre dans sa vie et que le contenu est illisible puisqu'il n'existe pas, il est à écrire de la première à la dernière ligne.

Si ça c'est pas une belle aventure en perspective !

Je m'en réjouis d'avance.

Le voyage va continuer, d'une autre manière, mais il continuera. Et il y aura toujours les Açores avec mes amis et les cétacés.

"Le plus beau voyage, c'est celui qu'on n'a pas encore fait." Loick Peyron

 

Tourner la page...
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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 13:59

Les baleines ont un grand cœur et nous le montrent.

Rorqual commun (Balenoptera physalus)

Rorqual commun (Balenoptera physalus)

Baleine à bosse (Megaptera novaeangliae)

Baleine à bosse (Megaptera novaeangliae)

Baleine bleue (Balenoptera musculus)

Baleine bleue (Balenoptera musculus)

Et si on leur montrait que nous aussi on peut en avoir ?

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 08:21

Les cachalots sont nombreux ici dans les eaux açoriennes et donc très étudiés.

Lisa, américaine, collègue et amie (bien que travaillant chez la concurrence) est biologiste et les observe de près depuis plus de 25 ans. Lors de son activité de guide pour l'observation des cétacés, elle les photographie à chaque nouvelle rencontre (elle a déjà recensé près de 3000 individus différents). Nous faisons de même et lui transmettons les photos. Les photos prises ne le sont pas juste pour le plaisir d'avoir de belles images sur nos écrans mais aussi pour ces recherches.

La forme de la queue du cachalot est comme nos empreintes digitales, il n'y en a pas deux identiques et donc les photos permettent de les différencier et de les identifier. La forme peut être particulière mais il peut y avoir d'autres marques spécifiques comme des entailles, des morceaux manquants, parfois même des trous. Ces marques sont souvent dues à des morsures de prédateurs, orques, requins.

Ricardo et Marilia, nos deux biologistes marins, ainsi que Lisa, utilisent un logiciel qui permet de comparer chaque nouvelle queue à un grand nombre d'autres dans une base de données et nous pouvons donc savoir si cet individu a déjà été vu ici et à quelle date. Cette base de données est également "croisée" avec d'autres dans d'autres régions du monde, cela permet de savoir si certains cachalots ont été observés en différents endroits de la planète. Certains ont été vus ici et en Norvège par exemple.

Voici quelques spécimens photographiés ces derniers temps.

Cachalot, la suite...
Cachalot, la suite...
Cachalot, la suite...
Cachalot, la suite...
Cachalot, la suite...
Cachalot, la suite...
Cachalot, la suite...
Cachalot, la suite...
Cachalot, la suite...
Cachalot, la suite...

IMPORTANT :

A  NE PAS RATER :

Demain 28 juin, sur ARTE à 20h45 : Blackfish, la baleine tueuse.

"Blackfish, un thriller psychologique intense avec une orque en vedette, qui illustre comment la nature peut se venger lorsque l'homme la pousse dans ses derniers retranchements.

Le film nous raconte l'histoire de Tilikum, une orque mâle arrachée à sa famille et toujours captive depuis maintenant trois décennies. Condamnée à devenir une bête de spectacle, brisée par la captivité, elle est devenue folle jusqu'à tuer. Parmi ses trois victimes, sa dresseuse, Dawn Brancheau, qui fut mise à mort par Tilikum dans une sorte de ballet macabre, en plein spectacle au Sea World d'Orlando, devant un public médusé.

Gabriella Cowperthwaite, la réalisatrice du film, a interviewé des témoins directs. Elle dresse un protrait hallucinant de la manière dont ces animaux particulièrement intelligents sont maintenus en détention par l'industrie des parcs de loisirs, avec pour seul objectif l'appât du gain.

Cette histoire interpellante pose une question cruciale : ces animaux peuvent-ils être détenus de la sorte ?"

Site officiel du film et bande annonce : blackfishmovie.com/

 

Faites-le savoir autour de vous, il faut mettre un terme à la captivité absurde des orques et des dauphins et pour cela, il faut que le plus de personnes  possible soient conscientes de ce qui se passe dans ces prisons et en conséquence n'y aillent plus. Et si la fréquentation chute, plus de sous qui entrent dans les caisses et ils finiront bien par jeter la clés dans l'eau.

VIDONS CES BASSINS-PRISONS !!!

 

Cachalot, la suite...
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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 21:55

Le cachalot est un plongeur extraordinaire. Son anatomie et sa physiologie lui permettent de descendre loin sous la surface, jusqu'aux environs de 2000 mètres, pour aller chercher sa nourriture de prédilection, le calmar géant. Il peut rester jusqu'à une heure et demi en plongée et cela bien sûr sans respirer. Avant de plonger, il reste en surface, ressemblant un peu à un tronc d'arbre, en moyenne 7 à 12 minutes, le temps nécessaire pour recharger son organisme en oxygène, stocké dans le sang et les organes. Quand il plonge, il n'a pas d'air dans les poumons. De l'air dans l'organisme rendrait la descente impossible en faisant office de réserve de flottabilité et, si toutefois il parvenait ainsi à de grandes profondeurs, probablement ce serait incompatible avec l'énorme pression qui s'exercerait sur son corps. Les femelles, plus petites, plongent moins profond et moins longtemps (jusqu'à 50 minutes).

Voici le spectacle qu'offre un grand cachalot mâle quand il entame sa plongée profonde.

Tout d'abord en diaporama avec la séquence de photos puis une réalisation très personnelle de Jorge, notre "chef opérateur vidéo".

DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA

DIAPORAMA

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 19:40

J'ai beaucoup parlé des baleines jusqu'à maintenant mais je n'oublie pas les dauphins. Ils sont bien sûr là, même si ils ne sont pas très nombreux en ce moment.

Il est vrai que les grandes baleines si nombreuses cette année ont attiré les projecteurs sur elles. Cependant la rencontre avec les dauphins apporte toujours le sourire sur les visages, y compris sur les nôtres, accompagnateurs, comme si c'était toujours la première fois.

Alors, voici quelques photos de ces magiciens de l'océan, en espérant qu'elles vous apporteront aussi des sourires.

Dauphins
Dauphins
Dauphins
Dauphins
Dauphins
Dauphins
Dauphins
Dauphins
Dauphins
Dauphins
Dauphins
Qui regarde qui ?

Qui regarde qui ?

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 11:46
News en vrac

Quelques nouvelles un peu en vrac. Pas vraiment le temps de faire quelque chose de plus élaboré en ce moment. Aujourd'hui, vent fort et pluie, coincés à terre donc je trouve enfin du temps pour m'occuper du blog.

Le temps passe très vite, déjà 2 mois sont passés et il ne m'en reste plus qu'un avant le retour à la maison.

Beaucoup d'occupations, de 8 h jusqu'à 20 h le plus souvent et, une fois rentré "chez moi", il faut s'occuper des photos du jour pour en transmettre quelques unes à Pedro pour sa page Facebook https://www.facebook.com/pages/HortaCetaceos-Whale-and-Dolphin-Watching/206485046056828?sk=timeline

Jour de repos ? Non, je n'en veux pas, pas besoin et je n'ai pas envie de faire autre chose. Apparemment les jeunes en ont besoin, souvent fatigués... J'ai la chance de dépenser très peu d'énergie en général et de la récupérer très rapidement donc pas vraiment besoin de repos.

Mémorable !!!

Depuis 25 ans que des sorties d'observation des cétacés existent aux Açores, on a jamais vu autant de baleines. Des baleines bleues, des rorquals communs, des rorquals boréals, des baleines à bosse en nombre inhabituel.

La raison de cette affluence ? Il y a beaucoup de nourriture (krill et petits poissons, sardines, maquereaux,...) ce printemps dans les eaux de l'archipel. Elles en profitent donc pour faire bombance. Question subsidiaire : pourquoi y a-t-il autant de nourriture dans l'eau cette année ? Si quelqu'un a la réponse, merci de me la communiquer.

Difficile à imaginer mais voir 8 baleines bleues en une seule sortie est absolument exceptionnel.

Autre exemple : 16 baleines dont 2 baleines bleues, 2 baleines à bosse, 2 cachalots et 10 rorquals commun, le tout en une seule sortie. Il n'y a pas un autre endroit sur la planète bleue où il est possible d'avoir l'opportunité de voir un tel spectacle.

Les Açores, paradis des baleines et de ceux qui aiment les observer.

News en vrac
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Migration, la fin ?

Depuis une semaine, plus de baleine bleue, de rares rorquals communs, 2 rorquals boréals "seulement". Ça sent le début de la fin de la période exceptionnelle que nous venons de vivre. Dommage...

Et hier, alors que lors de la sortie du matin nous n'avons que quelques dauphins éparpillés dans une mer agitée et sous la grisaille, l'après midi on nous a signalé la présence de 10 rorquals communs. Après 45 minutes à monter et descendre sur une grande houle, nous avons trouvé d'abord le soleil (pffff !!! qu'est-ce que ça fait du bien !) puis 4 rorquals communs et, surprise, 2 baleines bleues. Quel plaisir de les savoir toujours dans le coin ! Il y avait une grande femelle, très probablement, et un(e) jeune. 3 bateaux surplace, et la "petite" baleine, probablement environ 15 m de long quand même, s'est montrée très curieuse. Pendant 30 minutes elle a circulé entre les bateaux, les a inspectés avec minutie sous toutes les coutures, tourné autour pour notre plus grand plaisir. Et la "grande" s'est également prêtée au jeu. 25 m de baleine qui passent sous le bateau est à la fois très impressionnant et très excitant.

Peut-être que c'était le bouquet final de la migration. J'espère que non.

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Et pendant ce temps-là...

Si la migration des baleines semble tirer à sa fin, celle des voiliers bat son plein.

Les quais et pontons sont bondés, les bateaux à 4 ou 5 de front, les pavillons multicolores de nombreux pays différents flottant dans les vents açoriens.

Et tous ces navigateurs de passage perpétuent la tradition : laisser leur trace sur les quais et les jetées du port. C'est le printemps, les couleurs fleurissent, les peintures du cru 2014 viennent s'ajouter à celles déjà existantes tout en recouvrant celles effacées par le temps et les embruns salées.

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Grandir.

Parfois les choses ne se déroulent pas comme on l'avait programmé, ou cela prend un peu plus de temps que prévu. Il paraît que c'est normal au Portugal.

Pedro avait prévu de remplacer la "cabane" qui nous sert de base sur le quai du port de Horta car trop petite et commençant à pourrir par endroit. Le tout devait être terminé au mois de mars avant le début de la saison.

Ça, c'était dans les rêves.

Dans la réalité, les travaux ont commencé le... 20 mai et il ne reste aujourd'hui que quelques petites bricoles à faire.

Ayant été promu chef peintre puis électricien (ça ne me change pas trop de mes habitudes à la maison), j'ai passé une semaine à terre pour les travaux pendant que l'activité sur mer se poursuivait.

Nous sommes maintenant plus au large et après avoir installé ce matin une table rabattable, nous ne sommes plus obligés d'avoir les ordinateurs sur les genoux pour les différentes tâches informatiques. Et comme nous avons une très bonne connexion internet je reste souvent plus tard le soir.

Avant...
Avant...

Avant...

Un peu après avant...

Un peu après avant...

Un peu avant après...

Un peu avant après...

Après...
Après...

Après...

De l'autre côté du miroir.

Une fois n'est pas coutume, me voilà de l'autre côté du miroir, dans le rôle de l'arroseur arrosé...

En général toujours perché à l'arrière à droite
En général toujours perché à l'arrière à droite
En général toujours perché à l'arrière à droite
En général toujours perché à l'arrière à droite

En général toujours perché à l'arrière à droite

Un peu de pub...

Il s'est fait attendre (pas le bon papier à l'imprimerie !!) mais il a fini par arriver.

Mon livre est enfin là. L'impression est de qualité et il sent encore l'encre fraiche.

Si ça vous tente, vous pouvez le commander (13€ + port) en cliquant sur "Contact" tout en bas de la page.

Je pourrai envoyer les éventuelles commandes après mon retour, mi-juillet.

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A ne rater sous aucun prétexte !

Et pour terminer, bien plus important que mes petites histoires :

si vous êtes touchés par la condition animale et donc le bien-être des animaux, ne ratez pas la diffusion sur Arte le 29 juin à 20h45 du documentaire "Blackfish, la baleine tueuse". Ce n'est pas une nouvelle version des "Dents de la mer" ou un film d'horreur (quoique... le méchant n'étant pas celui qu'on pourrait croire), il s'agit d'un documentaire sur les conditions de capture et de détention ds orques en captivité dans les marineland, Seaworld et autres prisons aquatiques pour cétacés. Edifiant !

Voir l'annonce : cliquer sur ce lien : download.pro.arte.tv/uploads/Blackfishok2.pdf

Pour info, il a été présenté à Hollywood et est à l'origine d'un grand mouvement pour la libération de tous les cétacés qui n'ont rien fait pour mériter les traitements auxquels ils sont soumis.

Merci pour eux de le faire savoir autour de vous.

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 14:31

C’est l’année de la baleine bleue dans les eaux açoriennes, il semblerait qu’il n’y en ait jamais eu autant.

Lors de leur migration vers les eaux froides arctiques dans lesquelles elles trouveront de la nourriture en abondance, elles s’arrêtent ici le temps d’un petit casse-croûte. Les eaux de l’archipel contiennent ce qui leur convient comme nourriture, le krill. Ces tout petits crustacés sont la nourriture exclusive de ces géantes des océans. Et cela paraît incroyable que le plus gros animal ayant jamais vécu sur notre planète ne se nourrissent  que d’aussi petites choses. Comme toutes les baleines à fanons, son mode d’alimentation se fait par filtration de l’eau.

Krill

Krill

Elle engouffre une énorme quantité d’eau (environ 30 mètres cube) contenant les nutriments et la langue chasse l’eau au travers des fanons (des grandes lamelles de kératine suspendues à la mâchoire supérieure) qui agissent comme un filtre en conservant à l’intérieur de la bouche le krill. Bon, j’imagine que si il se trouve quelques sardines ou maquereaux dans le stock, elle ne va pas les recracher. A moins qu’elle trouve qu’il y a trop d’arêtes, dès fois qu’il y en ait une qui se coince en travers de la gorge…

Nous en voyons pratiquement tous les jours, encore trois aujourd’hui, et jusqu’à huit en une seule sortie il y a quelques jours. Exceptionnel !

La grande bleue
La grande bleue
La grande bleue

Il y a deux jours, une de nos passagères, absolument enchantée d’avoir pu en voir une de près m’a raconté que, alors qu’elle était adolescente,  elle avait vu à la télévision les activistes de Greenpeace s’interposer entre un navire baleinier et une baleine bleue pour empêcher les chasseurs de faire leur sale besogne. A ce moment-là, elle s’est dit que jamais elle ne pourrait en voir parce qu’elles seraient bientôt totalement exterminées.

Et aujourd’hui, elle se trouve très privilégiée de faire partie de cette petite minorité de personnes qui ont pu voir en vrai une de ces géantes, harmonieuse association de puissance colossale et de douceur infinie.

Merci Teresa pour m’avoir fait part de cette réflexion.

Je me sens aussi extrêmement privilégié de les côtoyer pratiquement tous les jours en ce moment. Tout cela restera gravé à jamais dans ma mémoire. Comment oublier le bruit phénoménal de ce souffle qui propulse une espèce de geyser de neuf mètres de haut ? Peut-on soustraire à ses souvenirs la vue de ce dos gris bleuté avec un tout petit aileron dorsal défiler au ralenti pendant d’interminables secondes ? Je la surnomme « la baleine sans fin » tellement elle est interminable, au point qu’un jour sans pain ce n’est rien en comparaison.

La grande bleue
La grande bleue
La grande bleue

Dans le domaine des grands cétacés, même si tous sont extraordinaires, à mon avis il y en a trois qui sont au dessus du lot :

  • le cachalot du fait de ses capacités physiologiques exceptionnelles qui lui permettent de plonger à plus de deux kilomètres de profondeur et de rester plus d’une heure et demi en apnée, du fait également du magnifique spectacle de sa nageoire caudale qui s’élève majestueusement  au-dessus de la surface lorsqu’il est en train de disparaître vers les grandes profondeurs où il trouvera son plat favori, le calmar géant. C’est le roi des océans.
  • La baleine à bosse, c'est la star des océans. C’est une diva, une bête de scène, de celles qui font le show, que tout le monde aime. Elle saute hors de l’eau, sort la nageoire caudale très souvent quand elle sonde, elle frappe la surface avec cette nageoire caudale en faisant de très bruyants splashhhh, elle vous fait coucou avec ses grandes nageoires pectorales blanches. Et en plus elle chante. Une vraie diva, je vous dis.
  • Et bien sûr, la baleine bleue. Elle est, à n’en pas douter, la reine de la planète bleue. Elle est pleine de mystères, on ne connait pas grand chose à son sujet. On en sait certainement plus sur de minuscules insectes que sur elle. Bon, il faut reconnaître que, bien qu’elle soit d’une taille démesurée, elle n’est vraiment pas facile à étudier, on ne peut en voir qu’une petite partie de son corps immense et pour ce qui est de la vie qu’elle mène, il y a aussi encore beaucoup de questions sans réponse. De celles qui passent ici aux Açores, on ne sait même pas d’où elles viennent, pas plus qu’on ne connaît leur chemin de retour à la fin de l’été. Elles ne semblent pas repasser par ici. Et combien y a-t-il d’individus dans la société  baleine bleue ? On ne sait. Par contre ce qu’on sait, c’est que même si il semble que la population augmente depuis l’arrêt de la chasse il y a trente ans, elle ne paraît pas encore tirée d’affaire. Il faut dire que l’espèce a été au bord de l’extinction après que 99 pour cent d’entre elles ont été exterminées par des années de chasse.                                                                                                         
La grande bleue
La grande bleue
La grande bleue
La grande bleue
La grande bleue

On ne peut donc que lui souhaiter, d’une part, de survivre et, d’autre part, de continuer à nous faire rêver en gardant ses mystères...

La grande bleue
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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 19:32
Un joli message soufflé par une baleine bleue faisant surface.

Un joli message soufflé par une baleine bleue faisant surface.

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 11:26

Décidément, où qu’on se trouve et quoi qu’on fasse le temps passe toujours très vite. Déjà plus de dix jours que je suis arrivé à Horta ! Pas possible que les jours défilent comme ça !

Même si la météo pas toujours très favorable nous empêche de sortir en mer tous les jours, le temps est toujours utilisé à différents bricolages, travaux d’entretien sur le matériel et le bateau. Les bricolages et réparations en tous genres, c’est mon domaine et mon couteau suisse ne chôme pas. Nous assurons une présence permanente de 8h à 20h à notre base sur le quai du port de Horta. Comme l’année dernière, j’ai clairement annoncé que je ne voulais pas de jours de repos, j’aurai neuf mois pour me reposer plus tard si le besoin s’en faisait sentir.

Heureusement il y a quand même des sorties entre les coups de vent trop fort qui rendent la mer parfois impraticable. Et les grandes baleines sont toujours bien là.

Quelques baleines bleues et rorquals communs, les deux plus grandes, et surtout beaucoup de rorqual boréals. Hier matin quatorze individus rencontrés en une sortie et l’après-midi nous n’avons pas compté. Si l’événement marquant de la matinée a été le bateau entouré de six rorquals boréals en train de se gaver de poissons, les passagers de notre bateau en ont été pour de fortes émotions en fin de journée. Quand un rorqual boréal décide de faire surface dix mètres devant le bateau de manière totalement inattendue en étant arrivé par dessous, ça fait une sacrée impression. Pour info, le bateau mesure 8,50 m et la baleine en question deux fois plus. Quant au poids, je préfère ne pas en parler tellement la comparaison ne serait pas à l’avantage des petites choses que nous sommes.

Un petit intermède en présence de dauphins pour le plus grand bonheur de tous mais surtout des quatre enfants présents à bord avant que la route d’une baleine bleue croise la notre à une distance que je qualifierais de réduite, une dizaine mètre. Même arrivant sur notre gauche, nous lui avons aimablement laissé la priorité, toujours une histoire de qui est le plus gros dans l’histoire…

Et pour terminer, la surprise du jour. Alors que nous suivions un rorqual commun à distance plus que réglementaire, celui-ci a décidé, allez savoir pourquoi, de rebrousser chemin et donc de venir à notre rencontre. Bateau arrêté, ce gros animal a continué à se diriger tranquillement droit sur nous. On pouvait très bien le suivre des yeux à un ou deux mètres sous la surface. Avec Pedro nous nous sommes regardés avec probablement la même question en tête : Mais qu’est-ce qu’elle est train de faire ?

Et deux à trois mètres devant le bateau elle a fait surface en soufflant et en obliquant légèrement sur la gauche pour nous éviter et nous étions vraiment aux toutes premières loges pour percevoir la puissance du souffle et surtout l’immensité de cet animal, probablement vingt mètres de long. Je peux vous assurer que Pedro et moi avions le taux d’adrénaline dans la zone rouge. Même en sachant qu’il n’y avait (à priori ?) pas de risque, c’était très très impressionnant. Elle est passée si près de nous que je dirais même que c’était trop près. Nos passagers ont apprécié le spectacle mais ont-ils vraiment réalisé ce qui s’est passé ? Je n’en suis pas certain. J'y ai repensé une bonne partie de la nuit suivante...

Et si il fallait revivre cette expérience, me direz-vous ? OUI OUI OUI, ENCORE !

Pas de photo de tout ça malheureusement car pendant près de la moitié de la sortie j’ai dû m’occuper d’un enfant et de sa mère qui avaient tous les deux un sacré mal de mer, je vous passe les détails. C’est le côté le plus déplaisant, le seul je pense, du « boulot » et il est vraiment très déplaisant, je vous l'assure. Décidément, rien n’est parfait…

Quelques images de la semaine ainsi que des photos de la baleine à bosse que je vous ai déjà montrées. Je les mets de nouveau après avoir rajouté un peu ou même beaucoup de lumière pour les rendre plus plaisantes et surtout pour qu’on voit mieux les détails de ce magnifique et spectaculaire cétacé.

L'immense baleine bleue faisant surface, un vrai sous-marin.

L'immense baleine bleue faisant surface, un vrai sous-marin.

les évents de la baleine bleue qui ressemblent vraiment à nos narines. Normal, c'est par là qu'elle respire. Imaginez qu'en une seconde elle renouvelle 90% de sa capacité pulmonaire alors que nous ne renouvelons que 40% de la notre. Et la taille des poumons de cet animal sont à l'échelle de sa taille colossale.

les évents de la baleine bleue qui ressemblent vraiment à nos narines. Normal, c'est par là qu'elle respire. Imaginez qu'en une seconde elle renouvelle 90% de sa capacité pulmonaire alors que nous ne renouvelons que 40% de la notre. Et la taille des poumons de cet animal sont à l'échelle de sa taille colossale.

Les cachalots sont bien sûr toujours là même si les baleines à fanons sont présentes en plus grand nombre en ce moment.
Les cachalots sont bien sûr toujours là même si les baleines à fanons sont présentes en plus grand nombre en ce moment.
Les cachalots sont bien sûr toujours là même si les baleines à fanons sont présentes en plus grand nombre en ce moment.

Les cachalots sont bien sûr toujours là même si les baleines à fanons sont présentes en plus grand nombre en ce moment.

Lesd auphins communs et les puffins cendrés sont les incontournables de nos sorties.

Lesd auphins communs et les puffins cendrés sont les incontournables de nos sorties.

Joli maquillage, vous ne trouvez pas ?

Joli maquillage, vous ne trouvez pas ?

Revoilà la baleine à bosse, la star dans la lumière cette fois.
Revoilà la baleine à bosse, la star dans la lumière cette fois.
Revoilà la baleine à bosse, la star dans la lumière cette fois.
Revoilà la baleine à bosse, la star dans la lumière cette fois.

Revoilà la baleine à bosse, la star dans la lumière cette fois.

Et tout ça se passe au pied du mont Pico qui culmine à 2350 m qui vient juste de recevoir une couche de neige fraiche. Et si il a les pieds dans l'eau, il a très très souvent la tête dans les nuages. Pour un court moment, les pieds étaient embrumés et le sommet dans le ciel presque bleu.

Et tout ça se passe au pied du mont Pico qui culmine à 2350 m qui vient juste de recevoir une couche de neige fraiche. Et si il a les pieds dans l'eau, il a très très souvent la tête dans les nuages. Pour un court moment, les pieds étaient embrumés et le sommet dans le ciel presque bleu.

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 00:22

Vendredi 18 avril

Une sortie est prévue cet après-midi, neuf personnes ont réservé. Il fait un mauvais temps de mois de novembre en France, 10°C, du vent pas trop fort mais suffisant pour former des vagues et nous allons être mouillés par les embruns frais (la mer est à 15°C) et surtout, il pleut... beaucoup. Et une pluie froide qui vous transperce même en étant très bien équipé. Et pourtant nous sommes impatients d'aller dans cette humidité glaçante. Il faut dire que nous avons une bonne raison à cela, une baleine à bosses a été vue ce matin et nous voulons absolument la retrouver. Elles sont rares aux Açores, elles viennent parfois et de manière tout à fait aléatoire, à n'importe quel moment de l'année, l'année dernière il y en a eu une seule de passage et pas lorsque j'étais là. Il faut dire que la baleine à bosses, c'est quelque chose ! Tout le monde l'aime, elle est différente des autres avec ses 2 grandes nageoires pectorales qui lui donnent l'air d'avoir des ailes (d'où son nom Megaptera novaeangliae, megaptera signifiant grande aile) et surtout, c'est une star, une diva. Elle aime se donner en spectacle.

Les conditions sont loin d'être idéales pour l'observation des cétacés, en particulier parce qu'elles rendent très difficiles le travail des vigies à terre dans leur repérage des baleines pour nous guider par radio vers elles. Et je ne vous parle pas des conditions pour faire des photos : tout est gris, pas de lumière et des photos sans lumière c'est pour le moins incompatible. On verra bien, peut-être que les seules photos de la journées seront gravées uniquement dans mes souvenirs.

Avec la vitesse du bateau les grosses gouttes de pluie me font l'effet de grêlons qui m'assaillent le visage ou en tout cas le peu de mon épiderme qui n'est pas couvert. Je ne sais pas comment fait Pedro pour piloter son bateau sans lunettes. Et je pense aussi à nos clients qui sont nettement moins bien équipés que moi.

Dans un premier temps nous arrivons près d'un groupe de trois rorquals boréals, ce qui n'est pas fréquent, ils sont en général plutôt solitaires mais en plus leur comportement n'est pas du tout habituel : généralement ils se déplacent de manière assez prévisible, plus ou moins en ligne droite, ils sont faciles à suivre et sont peu spectaculaires. Certes ce sont de gros animaux (jusqu'à vingt mètres de long) mais on ne voit en principe que l'arrière de la tête avec les évents qui leur permettent de respirer ainsi que le dos avec un grand aileron dorsal. Mais ces trois là sont restés dans un petit périmètre, à se côtoyer de près, à se rouler sur le côté nous montrant ainsi leurs nageoires pectorales. C'était apparemment un moment de socialisation, peut-être une rencontre galante... Et ils se sont comportés comme si nous n'étions pas là. Le bateau était arrêté et il semblerait que ces baleines-là ne connaissaient pas les règles du whale watching : les bateaux ne doivent pas approcher à moins de cinquante mètres des baleines et toujours par l'arrière. Mais peut-être que les cétacés n'ont pas de règlement qui les empêchent de s'approcher des bateaux ou alors ils ne l'ont jamais lu ou bien ils ont oublié.

De retour à la mine...

Leur manège a duré un bon moment, les baleines passant parfois à moins de cinq mètres du bateau. Il y a parfois dans la vie des moments ou on se sent petit... Très impressionnant et belle ambiance sur le bateau.

De retour à la mine...
De retour à la mine...

Finalement nous les avons laissées à leurs occupations et nous sommes partis à la recherche d'autre chose, chacun d'entre nous (l'équipage) ayant dans un coin de la tête la diva aux grandes ailes.

Et Pedro a repéré au loin un énorme splash, une grosse masse d'écume blanche signe qu'une baleine, une grosse, venait de faire un saut hors de l'eau. Deux possibilités, un cachalot ou... une baleine à bosses. Pas de cachalot vus ces derniers jours dans les environs donc...

Plein gaz dans la direction repérée et Elle est bien là.

Elle nous accueille en plongeant en sortant sa grande nageoire caudale (ce que ne font pas d'autres espèces sauf les cachalots).

De retour à la mine...

Après quelques minutes elle refait surface, ou plutôt elle se propulse au dessus de la surface et cette fois le splashhhh qui s'en suit n'est vraiment pas loin, environ cinquante mètres. Une baleine à bosse c'est quand même une petite bête qui peut faire jusqu'à quinze mètres de long et peser quarante à cinquante tonnes. Je vous laisse imaginer l'effet...

De retour à la mine...
De retour à la mine...

Puis la star du jour nous a gratifiés de trois sauts supplémentaires et de grands coups de nageoire caudale sur l'eau.

De retour à la mine...

Sympa, elle est restée près de nous jusqu'à ce que ce soit l'heure pour nous de prendre le chemin du retour. On en a vraiment pris plein les yeux et fait un plein de très fortes émotions. La star a bien fait son show et il a été grandement apprécié.

Quelle sortie ! Aucune des personnes présentes sur le bateau n'oubliera ces moments uniques, même Pedro qui en a pourtant vu d'autres.

De retour à la mine...
De retour à la mine...
Un capitaine trempé mais heureux.

Un capitaine trempé mais heureux.

Petit retour en arrière.

Mercredi, vers 10 h, le comité d'accueil est là à l'aéroport : je retrouve Pedro, Marilia et Ricardo, une partie de ma famille du milieu de l'Atlantique. Quel plaisir !

On m'annonce qu'il y aura une sortie en bateau cet après-midi et que cette première sortie sera mon cadeau d'anniversaire. Et pour un cadeau, il sera exceptionnel comme on ne peut avoir qu'en rêve. Imaginez, outre le bonheur de me retrouver là, sur l'eau avec mes amis, notre route croisera celles de deux rorquals communs et d'une baleine bleue, soit les deux plus gros animaux qui aient jamais existé sur notre planète. Un rorqual commun (Balenoptera physalus) peut mesurer jusqu'à vingt cinq mètres pour un poids d'environ cent tonnes.

De retour à la mine...
De retour à la mine...

Quand à la baleine bleue (Balenoptera musculus), elle, elle joue dans la cour des grands : jusqu'à trente mètres pour environ deux cent tonnes, oui 200 ! De telles mensurations ça parait complètement abstrait donc pour vous donner une image de ce que ça peut représenter, imaginez deux bus de tourisme, les gros bien sûr, et mettez-les l'un derrière l'autre : là, vous avez trente mètres. Impressionnant, non ? Quant au poids, prenez les deux mêmes autobus et comme unité de mesure supplémentaire on va prendre l'éléphant qui n'est pas vraiment réputé pour sa légèreté. Donc, sur les bus on rajoute des éléphants. Des adultes, pas des éléphanteaux. Pas deux ou trois, ni dix ou quinze mais cinquante... Et là vous avez environ le poids d'une de ces géantes des mers. Ça en impose, non ? Et quand une de ces géantes décide de passer devant nous à moins de vingt mètres, on se dit qu'on est vraiment pas grand chose sur cette planète.

Quand on se trouve aussi proche de cet animal, quand elle souffle pour renouveler l'air de ses poumons par ses deux évents situés sur le dessus de la tête, on croirait se trouver à côté d'un geyser ou d'une forge. Quelle puissance ! Le souffle peut se voir de très loin, il mesure jusqu'à neuf mètres de haut.

De retour à la mine...
De retour à la mine...
De retour à la mine...

Il se dégage de cette animal, comme de ses congénères d'autres espèces, une impression à la fois de puissance colossale et de douceur infinie. C'est très impressionnant de se trouver aussi près, pas à cause d'un quelconque danger inexistant par ailleurs, mais à cause de l'immensité, de la démesure qui se trouve devant nos yeux incrédules.

A peine quelques heures après mon arrivée me voilà déjà empli d'émotions fortes.

Et ce n'est que le début, le premier jour, la première sortie. Le deuxième jour, deux sorties et de nouveau des baleines bleues dont une nous montrera sa nageoire caudale ce qui n'est pas très fréquent.

Vraiment je ne vais pas me plaindre de ce retour à la mine...

P.s. : mes copains les dauphins sont bien sûr au rendez-vous.

De retour à la mine...
De retour à la mine...
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"Si le large t'appelle, vas-y, ce n'est pas en regardant l'océan qu'on découvre la perle, mais en plongeant dedans.
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"La seule chose dont on soit sûr à l'avance de l'échec, est celle que l'on ne tente pas."
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"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

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"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
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"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
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"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
Barbay d'Aurevilly
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" Faites ce que vous êtes capables d'effectuer ou croyez pouvoir faire. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie."
Goethe

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"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre."
Marguerite Yourcenar
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"Il faut sauver les condors. Pas tellement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines pour les sauver. Car ce seront celles-là mêmes dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle
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