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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 01:05

Déjà six semaines à quai à Horta. Le temps passe vraiment vite.

J'avais prévu de prendre la direction de l'Europe continentale la première semaine de juillet et... je suis toujours là. Pas moyen de me résoudre à larguer les amarres. Ce n'est pas nouveau que j'aime bien Horta et que je m'y sente bien. Mais surtout comment envisager de quitter Pedro, son équipe et les cétacés ?

Pratiquement tous les jours, je vais une à deux fois en mer (3h30 à 4h à chaque sortie) autour des îles de Faïal et Pico à la rencontre des baleines, principalement des cachalots, et des dauphins. Nous emmenons des touristes qui ont donc la possibilité, la chance, de pouvoir admirer de très près ces animaux magiques.

hortacetaceos.com
hortacetaceos.com

hortacetaceos.com

Nous n'allons pas chercher les animaux au petit bonheur la chance.

Hier on m'a demandé où se trouvait exactement les dauphins. J'ai répondu qu'en général on les trouve dans l'eau. Ici, aux Açores et nulle part ailleurs, on utilise toujours la même méthode que lorsque la chasse au cachalot était autorisée, il y a des vigies en poste à terre, à des points stratégiques des côtes. Ces quelques hommes passent les journées entières à observer avec de puissantes jumelles la surface océanique pour repérer le souffle du cachalot, celui d'une autre baleine ou la présence de bancs de dauphins. Si les conditions de visibilité sont très bonnes, ils peuvent dire si c'est cachalot ou un rorqual commun qu'ils ont aperçu à 15 milles (27 kilomètres). Leur rôle est donc absolument essentiel.

Les informations obtenues sont transmises aux bateaux et, une fois sortis du port, le radio guidage commence.

Une fois arrivé à proximité de l'endroit où ont été vus les animaux, c'est à l'équipage de jouer en scrutant la surface sur 360° pour apercevoir un souffle ou des ailerons de dauphins. Pas toujours évident selon la luminosité. Parfois ce sont les clients qui trouvent les premiers.

Les cachalots ne restent pas toujours en surface, ils plongent pour aller chercher leur nourriture, des calmars géants, et la durée d'immersion est au minimum de 30-35 minutes et jusqu'à une heure et demi pour les plus grands mâles. Petite précision, ces géants de la mer peuvent plonger jusqu'à deux mille mètres. Pour repérer leurs proies, pas question d'utiliser la vue car il fait rapidement tout noir sous l'eau. Il utilise donc un système d'écholocation, une espèce de sonar. Ils émettent des "clics" sonores dont ils reçoivent un écho lorsque ces sons rencontrent quelque chose.

Quand nous les voyons pas en surface, nous utilisons un hydrophone directionnel, un micro dans une parabole, que nous mettons dans l'eau pour capter les "clics" et Pedro, écouteurs sur les oreilles, peut dire combien il y a de cachalots et dans quelle direction ils se trouvent par rapport à nous.

C'est un outil très très utile dont nous disposons depuis deux semaines seulement. Nous avons modifié un hydrophone qui ne nous donnait pas la direction en un modèle directionnel beaucoup plus efficace. ça a un aspect un peu bricolé (on m'appelle ici dorénavant Marc Gyver, allez savoir pourquoi...) mais ça fonctionne très bien.

notre hydropnone magique
notre hydropnone magique
notre hydropnone magique
notre hydropnone magique

notre hydropnone magique

Hier après midi nous avions à bord deux familles françaises, 4 adultes et 5 enfants. Je ne vous dis pas l'ambiance à bord ! La mer étant un peu agitée, c'était un du style fête foraine, le grand huit et la chenille réunis. Et lorsque le cachalot a montré son imposante nageoire caudale quand il a plongé, cris et applaudissements pour tout le monde.

Horta, île de Faïal

Puis un grand groupe de dauphins communs, plus d'une centaine, sont venus envahir l'océan autour de nous, certains pratiquement à toucher le bateau, d'autres à effectuer de formidables bonds dans les airs. Je peux vous assurer que les enfants n'étaient pas les seuls à s'extasier devant le spectacle, parents et équipage n'étaient pas en reste. Devant la joie de ces enfants (et de leurs parents), je pense que le plus heureux de tous devait être Pedro. Il faut dire qu'il a vraiment fait tout ce qui était possible pour trouver les cachalots dans des conditions difficiles. Et il les a trouvés. Une des petites filles m'a dit : "je ne suis pas prête d'oublier cette journée ! Au début, je me suis dit que c'était pas gagné de trouver les cachalots." Je lui ai confié que moi aussi au début je pensais que ce n'était pas gagné. Mais Pedro était là !

Chaque sortie est différente. On ne sait jamais avec quel butin visuel on va rentrer. Il y a des jours où on gagne le jackpot en voyant dans de bonnes conditions 6 à 7 espèces différentes de mammifères marins dont plusieurs cachalots (18 lors de ma deuxième sortie !) et d'autres jours où, allez savoir pourquoi, le bilan est moins "majestueux" avec aucun cachalot et "seulement" une ou deux espèces de dauphins. Le "seulement" n'a rien de négatif, la rencontre avec les dauphins est toujours un moment intense.

Horta, île de Faïal
Horta, île de Faïal
Horta, île de Faïal

Une autre activité est la nage avec les dauphins. Elle est autorisée avec seulement cinq espèces de dauphins et réellement possible avec seulement trois d'entre elles : dauphins communs, grands dauphins et dauphins tachetés.

Après avoir étudié le comportement du groupe de dauphins et s'être assuré qu'il n'y a pas de très jeunes animaux, Pedro met son bateau en position favorable pour s'assurer que les nageurs (avec masque, tuba et palmes) vont bien voir les dauphins. pas plus de deux personnes en même temps dans l'eau. Et, souvent en fonction du comportement des nageurs, les dauphins restent autour du bateau, spectacle subaquatique assuré. Les sourires qui s'affichent sur les visages à la sortie de l'eau en disent long sur les sentiments retirés de l'expérience. Quand ce ne sont pas les larmes... Séquence émotion.

Horta, île de Faïal
Horta, île de Faïal
Horta, île de Faïal
Horta, île de Faïal
Horta, île de Faïal

Alors pourquoi ne pas prolonger mon séjour ici avec tous ces amis terriens et aquatiques ?

Et tout de même une grosse pensée pour ma chère amie Rosalie ainsi que Cédric que je devais retrouver en Espagne. Je leur fais faux bond, j'espère qu'ils ne m'en tiendront pas rigueur trop longtemps. Dommage que le sillage de leur bateau ne les mène pas ici, ça aurait été vraiment top.

©Marilia Olio

©Marilia Olio

Horta, île de Faïal

© Marc Perrussel

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 23:38

Peut-être avez vous déjà lu "L'histoire de la mouette et du chat qui lui a appris à voler", merveilleux petit livre de Luis Sepulveda. Si ce n'est pas le cas, je vous le conseille fortement, un pur régal !

Ici dans les eaux açoriennes, ou plutôt au dessus, on pourrait écrire "L'histoire du puffin cendré et du dauphin qui lui a appris à voler".

Exercice de haut vol

Par ailleurs, si les pingouins et autres manchots qui sont des oiseaux se débrouillent très bien dans l'eau, les dauphins ne sont pas mal du tout dans les exercices aériens.

Les champions toutes catégories étant, à mon avis, les dauphins bleu et blanc.

© Marc Perrussel
© Marc Perrussel
© Marc Perrussel
© Marc Perrussel
© Marc Perrussel
© Marc Perrussel
© Marc Perrussel
© Marc Perrussel
© Marc Perrussel

© Marc Perrussel

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 20:18
Ce sont des dauphins tachetés de l'Atlantique. On ne leur en voudra pas pour ce retard, ils ont une bonne excuse, ils viennent juste d'arriver cette semaine des Caraïbes où ils ont passé l'hiver.
Ce sont des dauphins tachetés de l'Atlantique. On ne leur en voudra pas pour ce retard, ils ont une bonne excuse, ils viennent juste d'arriver cette semaine des Caraïbes où ils ont passé l'hiver.

Ce sont des dauphins tachetés de l'Atlantique. On ne leur en voudra pas pour ce retard, ils ont une bonne excuse, ils viennent juste d'arriver cette semaine des Caraïbes où ils ont passé l'hiver.

©Marc Perrussel

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 22:50

Pas encore de bébé cachalot inscrit à la crèche, espérons que ça viendra.

© Marc Perrussel
© Marc Perrussel
© Marc Perrussel
© Marc Perrussel
© Marc Perrussel
© Marc Perrussel
© Marc Perrussel
© Marc Perrussel
© Marc Perrussel

© Marc Perrussel

Globicéphale, Dauphin de Risso, Dauphin commun, Dauphin bleu et blanc

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 01:28

Comme je crains un peu que vous vous lassiez des petites et grosses bêtes rencontrées sous la surface de l'océan, j'ai levé mes yeux dans le bleu du dessus, il y a aussi de belles choses à voir.

Puffin cendré

© Marc Perrussel

© Marc Perrussel

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 13:21

A la demande générale et unanime de ma copine Marie, je ne peux évidemment pas le lui refuser, voilà encore des photos de dauphins, sujet inépuisable.

Et un immense merci à mon ami Pedro qui me permet de les admirer de près et si souvent.

Allez voir son site internet, il y des photos et aussi de belles vidéos sous marines.

www.hortacetaceos.com

Facebook : hortacetaceos

Plusieurs espèces de dauphins fréquentent les eaux açoriennes : dauphin commun (delphinus delphis), grand dauphin (tursiops truncatus), dauphin de Risso (grampus griseus) , globicéphale (globicephala melas), dauphins tachetés (stenella frontalis).

On en rencontre l'une ou plusieurs espèces pratiquement à chaque sortie en mer, souvent en groupe de plusieurs dizaines si ce n'est plusieurs centaines. Quel immense plaisir de naviguer au milieu des dauphins communs !!! A droite, à gauche, devant, derrière, il arrivera bien une fois où il y en aura un qui sautera au dessus du bateau ou même tombera dans le bateau.

Chaque sortie est différente, on ne sait jamais ce qu'on va rencontrer, le plaisir de la découverte éternellement renouvelé. Quand je pense qu'un matin, lors de la traversée Est Ouest de l'Atlantique, quand je me suis réveillé, mon équipière m'a dit que juste avant il y avait plein de dauphins autour du bateau. Et lorsque je lui ai dis qu'elle aurait dû me réveiller elle m'a répondu : "mais tu en as déjà tellement vu que ce n'était pas la peine que je t'appelle." Mais non, lui ai-je dit, à chaque fois c'est nouveau, c'est toujours comme si c'était la première fois.

Et même si ce n'est qu'un seul individu, même un soit disant "commun", ça met du soleil dans ma journée, toute la journée et même la nuit suivante.

Le dauphin, c'est une machine à mettre le sourire sur tous les visages et du bonheur dans tous les esprits.

Pas vrai, Marie ?

Ils sont vraiment porteurs d'images positives, joie de vivre, liberté, vie sociale, etc... J'avais écrit dans un article précédent ("Petit matin calme" 2 juillet 2011) qu'ils représentaient pour moi l'image de la perfection.

Certains ont toujours l'air de sourire comme le grand dauphin, la bonne humeur apparente perpétuelle.

Il y a sûrement d'autres raisons qui font qu'ils nous paraissent si sympathiques, si attrayants.

Hélas cela ne leur est pas toujours favorable, tous ces beaux aspects amènent beaucoup d'entre eux à la captivité dans les parcs aquatiques, qu'ils s'appellent seaworld ou marineland ou autres.

Qu'est qu'ils ont fait pour mériter de se retrouver en milieu carcéral car c'est bien d'emprisonnement qu'il s'agit ? Condamnés à perpétuité pour la faute grave d'être sympathiques ?

Et même si on essaie de nous faire croire qu'ils ne sont pas malheureux dans ces bassins artificiels de dimensions forcément réduites comparés à leur milieu naturel, il n'y a qu'à les voir "jouer", réussir des prouesses acrobatiques, toujours avec le même sourire donc heureux, il faut le dire, le répéter, le faire savoir, ils ne sont pas heureux dans de telles conditions de vie, leur espérance de vie est considérablement réduite par rapport à une vie normale en liberté. Ils survivent bien souvent grâce à des traitements médicamenteux, victimes de maladies. Et quand l'un deux meurt, parfois d'ennui, il est vite remplacé par un autre (qui verrait la différence ?) prélevé dans la nature. Et pour un animal qui arrive dans ces parcs, combien sont capturés et meurent avant d'arriver dans ces prisons aquatiques ?

Tout cela pour offrir des spectacles de cirque avec des animaux qui ne sont que des fantômes de ce qu'ils sont réellement dans leur milieu naturel (comme les lions, tigres, et... dans les ménageries des cirques) et surtout tout cela pour un maximum de profit financier car c'est la motivation principale.

Ce n'est pas pour rien que d'anciens "soigneurs" de dauphins captifs passent dans le camp de ceux qui veulent obtenir l'interdiction de la détention de cétacés dans ce genre d'endroits et la libération de ceux qui s'y trouvent actuellement.

Donc, si vous voulez admirer ces êtres merveilleux, ce n'est pas dans ces parcs d'attraction qu'il faut aller, surtout pas. Cela ne ferait qu'encourager à la persistance de l'existence, voire au développement, de ces prisons. Essayez donc d'avoir l'opportunité de venir dans des lieux comme les Açores pour ressentir l'émotion fabuleuse ressentie lors de ces rencontres ou bien contentez-vous de les apprécier sur les écrans de télévision ou d'ordinateur. Bien sûr ce n'est pas pareil, les sensations seront très différentes mais vous verrez des animaux libres qui ne demandent qu'une chose : qu'on les laisse vivre leur vie dans leurs grands espaces océaniques.

Dauphins communs (qui n'ont de commun que le nom). Je leur préfère la dénomnation latine : delphinus delphis. C'est comme si on les appelait deux fois "dauphin" tellement ils sont beaux. Ils sont colorés, vifs, toujours spectaculaires, ils aiment bien accompagner les bateaux, de vrais compagnons pour les navigateurs. On ne s'ennuie jamais quand ils sont là. Ils sont résident à l'année aux Açores.
Dauphins communs (qui n'ont de commun que le nom). Je leur préfère la dénomnation latine : delphinus delphis. C'est comme si on les appelait deux fois "dauphin" tellement ils sont beaux. Ils sont colorés, vifs, toujours spectaculaires, ils aiment bien accompagner les bateaux, de vrais compagnons pour les navigateurs. On ne s'ennuie jamais quand ils sont là. Ils sont résident à l'année aux Açores.
Dauphins communs (qui n'ont de commun que le nom). Je leur préfère la dénomnation latine : delphinus delphis. C'est comme si on les appelait deux fois "dauphin" tellement ils sont beaux. Ils sont colorés, vifs, toujours spectaculaires, ils aiment bien accompagner les bateaux, de vrais compagnons pour les navigateurs. On ne s'ennuie jamais quand ils sont là. Ils sont résident à l'année aux Açores.
Dauphins communs (qui n'ont de commun que le nom). Je leur préfère la dénomnation latine : delphinus delphis. C'est comme si on les appelait deux fois "dauphin" tellement ils sont beaux. Ils sont colorés, vifs, toujours spectaculaires, ils aiment bien accompagner les bateaux, de vrais compagnons pour les navigateurs. On ne s'ennuie jamais quand ils sont là. Ils sont résident à l'année aux Açores.
Dauphins communs (qui n'ont de commun que le nom). Je leur préfère la dénomnation latine : delphinus delphis. C'est comme si on les appelait deux fois "dauphin" tellement ils sont beaux. Ils sont colorés, vifs, toujours spectaculaires, ils aiment bien accompagner les bateaux, de vrais compagnons pour les navigateurs. On ne s'ennuie jamais quand ils sont là. Ils sont résident à l'année aux Açores.
Dauphins communs (qui n'ont de commun que le nom). Je leur préfère la dénomnation latine : delphinus delphis. C'est comme si on les appelait deux fois "dauphin" tellement ils sont beaux. Ils sont colorés, vifs, toujours spectaculaires, ils aiment bien accompagner les bateaux, de vrais compagnons pour les navigateurs. On ne s'ennuie jamais quand ils sont là. Ils sont résident à l'année aux Açores.
Dauphins communs (qui n'ont de commun que le nom). Je leur préfère la dénomnation latine : delphinus delphis. C'est comme si on les appelait deux fois "dauphin" tellement ils sont beaux. Ils sont colorés, vifs, toujours spectaculaires, ils aiment bien accompagner les bateaux, de vrais compagnons pour les navigateurs. On ne s'ennuie jamais quand ils sont là. Ils sont résident à l'année aux Açores.
Dauphins communs (qui n'ont de commun que le nom). Je leur préfère la dénomnation latine : delphinus delphis. C'est comme si on les appelait deux fois "dauphin" tellement ils sont beaux. Ils sont colorés, vifs, toujours spectaculaires, ils aiment bien accompagner les bateaux, de vrais compagnons pour les navigateurs. On ne s'ennuie jamais quand ils sont là. Ils sont résident à l'année aux Açores.
Dauphins communs (qui n'ont de commun que le nom). Je leur préfère la dénomnation latine : delphinus delphis. C'est comme si on les appelait deux fois "dauphin" tellement ils sont beaux. Ils sont colorés, vifs, toujours spectaculaires, ils aiment bien accompagner les bateaux, de vrais compagnons pour les navigateurs. On ne s'ennuie jamais quand ils sont là. Ils sont résident à l'année aux Açores.
Dauphins communs (qui n'ont de commun que le nom). Je leur préfère la dénomnation latine : delphinus delphis. C'est comme si on les appelait deux fois "dauphin" tellement ils sont beaux. Ils sont colorés, vifs, toujours spectaculaires, ils aiment bien accompagner les bateaux, de vrais compagnons pour les navigateurs. On ne s'ennuie jamais quand ils sont là. Ils sont résident à l'année aux Açores.
Dauphins communs (qui n'ont de commun que le nom). Je leur préfère la dénomnation latine : delphinus delphis. C'est comme si on les appelait deux fois "dauphin" tellement ils sont beaux. Ils sont colorés, vifs, toujours spectaculaires, ils aiment bien accompagner les bateaux, de vrais compagnons pour les navigateurs. On ne s'ennuie jamais quand ils sont là. Ils sont résident à l'année aux Açores.

Dauphins communs (qui n'ont de commun que le nom). Je leur préfère la dénomnation latine : delphinus delphis. C'est comme si on les appelait deux fois "dauphin" tellement ils sont beaux. Ils sont colorés, vifs, toujours spectaculaires, ils aiment bien accompagner les bateaux, de vrais compagnons pour les navigateurs. On ne s'ennuie jamais quand ils sont là. Ils sont résident à l'année aux Açores.

Globicéphales. Ce sont de gros dauphins, en général en groupe plus ou moins nombreux. Parfois ils accompagnent un moment les bateaux comme cela m'était arrivé dans le golfe de Gascogne en octobre dernier. Ils sont migrateurs en principe et passent l'hiver dans les eaux de l'archipel des Canaries. Il semblerait que certains viennent de Méditerranée et d'autres seraient résidents aux Açores.
Globicéphales. Ce sont de gros dauphins, en général en groupe plus ou moins nombreux. Parfois ils accompagnent un moment les bateaux comme cela m'était arrivé dans le golfe de Gascogne en octobre dernier. Ils sont migrateurs en principe et passent l'hiver dans les eaux de l'archipel des Canaries. Il semblerait que certains viennent de Méditerranée et d'autres seraient résidents aux Açores.
Globicéphales. Ce sont de gros dauphins, en général en groupe plus ou moins nombreux. Parfois ils accompagnent un moment les bateaux comme cela m'était arrivé dans le golfe de Gascogne en octobre dernier. Ils sont migrateurs en principe et passent l'hiver dans les eaux de l'archipel des Canaries. Il semblerait que certains viennent de Méditerranée et d'autres seraient résidents aux Açores.

Globicéphales. Ce sont de gros dauphins, en général en groupe plus ou moins nombreux. Parfois ils accompagnent un moment les bateaux comme cela m'était arrivé dans le golfe de Gascogne en octobre dernier. Ils sont migrateurs en principe et passent l'hiver dans les eaux de l'archipel des Canaries. Il semblerait que certains viennent de Méditerranée et d'autres seraient résidents aux Açores.

Dauphins de Risso. Ils ont la particularité de naitre gris foncé puis, lors de contacts entre eux lorsqu'ils socialisent, ils se couvrent de cicatrices blanches qui donnent parfois l'impression qu'ils sont couverts de graffitis. Plus ils sont vieux et plus ils sont blancs, certains presque entièrement. Ils nagent souvent lentement en groupe assez nombreux et ne sont généralement pas attirés par les bateaux. Ils sont résident à l'année aux Açores.
Dauphins de Risso. Ils ont la particularité de naitre gris foncé puis, lors de contacts entre eux lorsqu'ils socialisent, ils se couvrent de cicatrices blanches qui donnent parfois l'impression qu'ils sont couverts de graffitis. Plus ils sont vieux et plus ils sont blancs, certains presque entièrement. Ils nagent souvent lentement en groupe assez nombreux et ne sont généralement pas attirés par les bateaux. Ils sont résident à l'année aux Açores.
Dauphins de Risso. Ils ont la particularité de naitre gris foncé puis, lors de contacts entre eux lorsqu'ils socialisent, ils se couvrent de cicatrices blanches qui donnent parfois l'impression qu'ils sont couverts de graffitis. Plus ils sont vieux et plus ils sont blancs, certains presque entièrement. Ils nagent souvent lentement en groupe assez nombreux et ne sont généralement pas attirés par les bateaux. Ils sont résident à l'année aux Açores.
Dauphins de Risso. Ils ont la particularité de naitre gris foncé puis, lors de contacts entre eux lorsqu'ils socialisent, ils se couvrent de cicatrices blanches qui donnent parfois l'impression qu'ils sont couverts de graffitis. Plus ils sont vieux et plus ils sont blancs, certains presque entièrement. Ils nagent souvent lentement en groupe assez nombreux et ne sont généralement pas attirés par les bateaux. Ils sont résident à l'année aux Açores.

Dauphins de Risso. Ils ont la particularité de naitre gris foncé puis, lors de contacts entre eux lorsqu'ils socialisent, ils se couvrent de cicatrices blanches qui donnent parfois l'impression qu'ils sont couverts de graffitis. Plus ils sont vieux et plus ils sont blancs, certains presque entièrement. Ils nagent souvent lentement en groupe assez nombreux et ne sont généralement pas attirés par les bateaux. Ils sont résident à l'année aux Açores.

Dauphins bleu et blanc. Eux, ce sont les speedy gonzales des dauphins. Ca fonce à toute vitesse, ça saute, ça gicle dans tous les sens, toujours très spectaculaires, pas faciles à photographier, surtout qu'ils ne viennent généralement pas près des bateaux. Bref, avec eux, c'est le grand show assuré à chaque instant. Ils sont migrateurs et passent l'hiver dans les Caraïbes.
Dauphins bleu et blanc. Eux, ce sont les speedy gonzales des dauphins. Ca fonce à toute vitesse, ça saute, ça gicle dans tous les sens, toujours très spectaculaires, pas faciles à photographier, surtout qu'ils ne viennent généralement pas près des bateaux. Bref, avec eux, c'est le grand show assuré à chaque instant. Ils sont migrateurs et passent l'hiver dans les Caraïbes.
Dauphins bleu et blanc. Eux, ce sont les speedy gonzales des dauphins. Ca fonce à toute vitesse, ça saute, ça gicle dans tous les sens, toujours très spectaculaires, pas faciles à photographier, surtout qu'ils ne viennent généralement pas près des bateaux. Bref, avec eux, c'est le grand show assuré à chaque instant. Ils sont migrateurs et passent l'hiver dans les Caraïbes.

Dauphins bleu et blanc. Eux, ce sont les speedy gonzales des dauphins. Ca fonce à toute vitesse, ça saute, ça gicle dans tous les sens, toujours très spectaculaires, pas faciles à photographier, surtout qu'ils ne viennent généralement pas près des bateaux. Bref, avec eux, c'est le grand show assuré à chaque instant. Ils sont migrateurs et passent l'hiver dans les Caraïbes.

© Marc Perrussel

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 01:08

Les Açores sont une des toutes meilleures destinations au monde pour rencontrer et observer les cétacés, dauphins et baleines, 24 espèces fréquentant les eaux qui baignent ces îles.

Cet archipel au milieu de l'Atlantique a une population de cétacés résidents à l'année, dauphins communs (delphinus delphis) et grands dauphins (tursiops truncatus) ainsi que de cachalots (physeter macrocephalus), les femelles et les jeunes uniquement, les mâles migrant vers le Nord en été. D'autres espèces passent entre ces îles sur leur route de migration et pour certaines c'est la destination de leur migration estivale.

Parmi ces espèces migratrices, sont particulièrement attendues, principalement entre mars et mai, les grandes baleines à fanons, baleine bleue (balaenoptera musculus), rorqual commun (balaenoptera physalus) et rorqual boréal (balaenoptera borealis).

A Horta il y a plusieurs compagnies qui amènent en mer les gens intéressés pour ces rencontres toujours magiques, observation et éventuellement nage avec les dauphins.

L'essence du voyage, c'est la rencontre et même si toutes ces personnes croisées sont importantes il en est qui font exception. Pedro fait partie de ces exceptions.

J'ai rencontré Pedro sur le quai, devant le kiosque de sa petite entreprise de randonnées en mer pour l'observation des baleines et dauphins. La conversation s'est engagée au sujet des... cétacés. Non, pas possible !!!!! Incroyable !!!!

Et puis, comme une évidence, nous sommes devenus amis. Mais Pedro, en plus de son expérience sur ces animaux qui sont sa passion, est surtout un monstre de gentillesse et de générosité. Avec sa petite équipe de biologistes marins, il fait le bonheur des gens qu'il emmène quotidiennement sur son grand zodiac semi-rigide en leur faisant partager expérience, connaissance et surtout passion. Il faut le voir à la barre de son bateau, exité comme un gamin devant son cadeau au pied du sapin à chaque fois qu'il voit une baleine ou un groupe de dauphins. Et pourtant il en a vus d'autres, mais c'est toujours comme si c'était la première fois. Et il est tellement heureux de montrer ces merveilles à un maximum de personnes.

Alors, si vous avez envie de venir aux Açores pour voir les cétacés, c'est avec lui qu'il faut aller, vous ne serez pas déçus, je vous le garantis.

Son site internet : hortacetaceos.com

Sa page facebook : Hortacetaceos

Comme promis, les cachalots.

Et maintenant Pedro a l'extrême gentillesse de m'emmener sur son bateau quand il y a une place libre. inutile de vous préciser à quel point cela me touche. Je suis donc presque tous les jours aux premières loges pour admirer baleines et dauphins. En échange, mes photos vont alimenter leur base de données pour l'identification des individus.

Voilà ce qu'on essaie de repérer, le souffle du cachalot. Il est caractéristique, c'est le seul qui est oblique et vers l'avant. La raison en est que son évent se trouve sur la gauche à l'avant de la tête. Les autres grandes baleines soufflent verticalement. Contrairement au cachalot qui a des dents, celles-ci ont des fanons qui leur permettent de filtrer l'eau et retenir la nourriture. Elles ont deux évents situés sur le dessus de la tête, d'où le souffle vertical. Pour le repérage, Pedro a deux vigies à terre équipées de jumelles à très fort grossissement qui lui indiquent où aller pour voir cétacés. Le principe est le même que lorsque le cachalot était intensément chassé autour des îles de Pico et Faïal. Si la visibilité est bonne, les vigies peuvent apercevoir les souffles jusqu'à plus de dix milles nautiques (près de 20 km). Leur travail est absolument indispensable, ils sont les yeux du bateau. Dès qu'un souffle ou un groupe de dauphins est repéré le guidage se fait par radio ou téléphone portable.
Voilà ce qu'on essaie de repérer, le souffle du cachalot. Il est caractéristique, c'est le seul qui est oblique et vers l'avant. La raison en est que son évent se trouve sur la gauche à l'avant de la tête. Les autres grandes baleines soufflent verticalement. Contrairement au cachalot qui a des dents, celles-ci ont des fanons qui leur permettent de filtrer l'eau et retenir la nourriture. Elles ont deux évents situés sur le dessus de la tête, d'où le souffle vertical. Pour le repérage, Pedro a deux vigies à terre équipées de jumelles à très fort grossissement qui lui indiquent où aller pour voir cétacés. Le principe est le même que lorsque le cachalot était intensément chassé autour des îles de Pico et Faïal. Si la visibilité est bonne, les vigies peuvent apercevoir les souffles jusqu'à plus de dix milles nautiques (près de 20 km). Leur travail est absolument indispensable, ils sont les yeux du bateau. Dès qu'un souffle ou un groupe de dauphins est repéré le guidage se fait par radio ou téléphone portable.

Voilà ce qu'on essaie de repérer, le souffle du cachalot. Il est caractéristique, c'est le seul qui est oblique et vers l'avant. La raison en est que son évent se trouve sur la gauche à l'avant de la tête. Les autres grandes baleines soufflent verticalement. Contrairement au cachalot qui a des dents, celles-ci ont des fanons qui leur permettent de filtrer l'eau et retenir la nourriture. Elles ont deux évents situés sur le dessus de la tête, d'où le souffle vertical. Pour le repérage, Pedro a deux vigies à terre équipées de jumelles à très fort grossissement qui lui indiquent où aller pour voir cétacés. Le principe est le même que lorsque le cachalot était intensément chassé autour des îles de Pico et Faïal. Si la visibilité est bonne, les vigies peuvent apercevoir les souffles jusqu'à plus de dix milles nautiques (près de 20 km). Leur travail est absolument indispensable, ils sont les yeux du bateau. Dès qu'un souffle ou un groupe de dauphins est repéré le guidage se fait par radio ou téléphone portable.

L'évent du cachalot.

L'évent du cachalot.

DIAPORAMA. Une fois à proximité du cachalot, nous pouvons l'observer plus ou moins longtemps, nous le voyons souffler en général plusieurs fois entre des plongées peu profondes puis il arque son dos et sa grande nageoire caudale sort de l'eau et s'élève majestueusement à la verticale avant de disparaitre sous la surface. C'est le moment tant attendu par tous tant ce spectacle est grandiose, inoubliable. Il s'en suit une grande plongée profonde pendant laquelle l'animal peut descendre jusqu'à près de deux mille mètres, oui, près de deux kilomètres sous la surface, pour aller se nourrir principalement de grands calmars. La durée de la plongée est en général au minimum de trente minutes pouvant aller au delà d'une heure.
DIAPORAMA. Une fois à proximité du cachalot, nous pouvons l'observer plus ou moins longtemps, nous le voyons souffler en général plusieurs fois entre des plongées peu profondes puis il arque son dos et sa grande nageoire caudale sort de l'eau et s'élève majestueusement à la verticale avant de disparaitre sous la surface. C'est le moment tant attendu par tous tant ce spectacle est grandiose, inoubliable. Il s'en suit une grande plongée profonde pendant laquelle l'animal peut descendre jusqu'à près de deux mille mètres, oui, près de deux kilomètres sous la surface, pour aller se nourrir principalement de grands calmars. La durée de la plongée est en général au minimum de trente minutes pouvant aller au delà d'une heure.
DIAPORAMA. Une fois à proximité du cachalot, nous pouvons l'observer plus ou moins longtemps, nous le voyons souffler en général plusieurs fois entre des plongées peu profondes puis il arque son dos et sa grande nageoire caudale sort de l'eau et s'élève majestueusement à la verticale avant de disparaitre sous la surface. C'est le moment tant attendu par tous tant ce spectacle est grandiose, inoubliable. Il s'en suit une grande plongée profonde pendant laquelle l'animal peut descendre jusqu'à près de deux mille mètres, oui, près de deux kilomètres sous la surface, pour aller se nourrir principalement de grands calmars. La durée de la plongée est en général au minimum de trente minutes pouvant aller au delà d'une heure.
DIAPORAMA. Une fois à proximité du cachalot, nous pouvons l'observer plus ou moins longtemps, nous le voyons souffler en général plusieurs fois entre des plongées peu profondes puis il arque son dos et sa grande nageoire caudale sort de l'eau et s'élève majestueusement à la verticale avant de disparaitre sous la surface. C'est le moment tant attendu par tous tant ce spectacle est grandiose, inoubliable. Il s'en suit une grande plongée profonde pendant laquelle l'animal peut descendre jusqu'à près de deux mille mètres, oui, près de deux kilomètres sous la surface, pour aller se nourrir principalement de grands calmars. La durée de la plongée est en général au minimum de trente minutes pouvant aller au delà d'une heure.
DIAPORAMA. Une fois à proximité du cachalot, nous pouvons l'observer plus ou moins longtemps, nous le voyons souffler en général plusieurs fois entre des plongées peu profondes puis il arque son dos et sa grande nageoire caudale sort de l'eau et s'élève majestueusement à la verticale avant de disparaitre sous la surface. C'est le moment tant attendu par tous tant ce spectacle est grandiose, inoubliable. Il s'en suit une grande plongée profonde pendant laquelle l'animal peut descendre jusqu'à près de deux mille mètres, oui, près de deux kilomètres sous la surface, pour aller se nourrir principalement de grands calmars. La durée de la plongée est en général au minimum de trente minutes pouvant aller au delà d'une heure.
DIAPORAMA. Une fois à proximité du cachalot, nous pouvons l'observer plus ou moins longtemps, nous le voyons souffler en général plusieurs fois entre des plongées peu profondes puis il arque son dos et sa grande nageoire caudale sort de l'eau et s'élève majestueusement à la verticale avant de disparaitre sous la surface. C'est le moment tant attendu par tous tant ce spectacle est grandiose, inoubliable. Il s'en suit une grande plongée profonde pendant laquelle l'animal peut descendre jusqu'à près de deux mille mètres, oui, près de deux kilomètres sous la surface, pour aller se nourrir principalement de grands calmars. La durée de la plongée est en général au minimum de trente minutes pouvant aller au delà d'une heure.
DIAPORAMA. Une fois à proximité du cachalot, nous pouvons l'observer plus ou moins longtemps, nous le voyons souffler en général plusieurs fois entre des plongées peu profondes puis il arque son dos et sa grande nageoire caudale sort de l'eau et s'élève majestueusement à la verticale avant de disparaitre sous la surface. C'est le moment tant attendu par tous tant ce spectacle est grandiose, inoubliable. Il s'en suit une grande plongée profonde pendant laquelle l'animal peut descendre jusqu'à près de deux mille mètres, oui, près de deux kilomètres sous la surface, pour aller se nourrir principalement de grands calmars. La durée de la plongée est en général au minimum de trente minutes pouvant aller au delà d'une heure.
DIAPORAMA. Une fois à proximité du cachalot, nous pouvons l'observer plus ou moins longtemps, nous le voyons souffler en général plusieurs fois entre des plongées peu profondes puis il arque son dos et sa grande nageoire caudale sort de l'eau et s'élève majestueusement à la verticale avant de disparaitre sous la surface. C'est le moment tant attendu par tous tant ce spectacle est grandiose, inoubliable. Il s'en suit une grande plongée profonde pendant laquelle l'animal peut descendre jusqu'à près de deux mille mètres, oui, près de deux kilomètres sous la surface, pour aller se nourrir principalement de grands calmars. La durée de la plongée est en général au minimum de trente minutes pouvant aller au delà d'une heure.
DIAPORAMA. Une fois à proximité du cachalot, nous pouvons l'observer plus ou moins longtemps, nous le voyons souffler en général plusieurs fois entre des plongées peu profondes puis il arque son dos et sa grande nageoire caudale sort de l'eau et s'élève majestueusement à la verticale avant de disparaitre sous la surface. C'est le moment tant attendu par tous tant ce spectacle est grandiose, inoubliable. Il s'en suit une grande plongée profonde pendant laquelle l'animal peut descendre jusqu'à près de deux mille mètres, oui, près de deux kilomètres sous la surface, pour aller se nourrir principalement de grands calmars. La durée de la plongée est en général au minimum de trente minutes pouvant aller au delà d'une heure.

DIAPORAMA. Une fois à proximité du cachalot, nous pouvons l'observer plus ou moins longtemps, nous le voyons souffler en général plusieurs fois entre des plongées peu profondes puis il arque son dos et sa grande nageoire caudale sort de l'eau et s'élève majestueusement à la verticale avant de disparaitre sous la surface. C'est le moment tant attendu par tous tant ce spectacle est grandiose, inoubliable. Il s'en suit une grande plongée profonde pendant laquelle l'animal peut descendre jusqu'à près de deux mille mètres, oui, près de deux kilomètres sous la surface, pour aller se nourrir principalement de grands calmars. La durée de la plongée est en général au minimum de trente minutes pouvant aller au delà d'une heure.

Mis à part la nageoire caudale, on voit rarement plus de l'animal que sur cette photo, sauf quand il arrive parfois que le cachalot saute entièrement hors de l'eau, ce que je n'ai encore jamais vu. Il faut imaginer que ce cétacé peut mesurer jusqu'à dix huit mètres de long et peser jusqu'à quarante tonnes. Par comparaison, un éléphant mâle adulte pèse cinq à six tonnes. Imposante la bête, non ?

Mis à part la nageoire caudale, on voit rarement plus de l'animal que sur cette photo, sauf quand il arrive parfois que le cachalot saute entièrement hors de l'eau, ce que je n'ai encore jamais vu. Il faut imaginer que ce cétacé peut mesurer jusqu'à dix huit mètres de long et peser jusqu'à quarante tonnes. Par comparaison, un éléphant mâle adulte pèse cinq à six tonnes. Imposante la bête, non ?

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Voici le genre de photo dont les biologistes ont besoin pour identifier les individus. La forme et les irrégularités de la queue sont uniques et en comparant avec d'autres photos il est possible de savoir si l'animal a déjà été vu à tel ou tel endroit.

Voici le genre de photo dont les biologistes ont besoin pour identifier les individus. La forme et les irrégularités de la queue sont uniques et en comparant avec d'autres photos il est possible de savoir si l'animal a déjà été vu à tel ou tel endroit.

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© Marc Perrussel

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 19:57

Les Açores, paradis des drogués des dauphins. En veux-tu, en voilà...

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Diaporama. © Marc Perrussel
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Diaporama. © Marc Perrussel
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La prochaine fois, des cachalots. Promis.

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 18:45

L'océan est un immense désert, bien plus immense que le Sahara considéré comme La référence dans le domaine. C'est mon dixième jour en mer et depuis cinq ou six journées je suis totalement dans ce désert, seul, je n'ai vu rien d'autre que l'eau, le ciel, les nuages, quelques rares poissons volants faisant des concours de ricochets sur les vaguelettes à l'approche de ce monstre gris aux ailes blanches que doit représenter pour eux Vo lu mondu. L'immense surface bleue est par endroit envahie par les taches jaune orangées de paquets plus ou moins étendus de sargasses, ces algues qui ne vivent sur aucun autre support que l'eau salée de la mer à laquelle elles ont donné leur nom.

Le milieu magique

Plus un bateau, plus un oiseau, un désert, un vrai. Gigantesque surface sans limites visibles. Et pourtant, entre coup d’œil fugitifs et instants plus ou moins prolongés pendant lesquels mon regard parcourt, balaie le grand bleu, c'est durant des heures que mes yeux regardent sans regarder, observent sans observer. Vagabondage du regard. C'est le désert, je vous dis. Circulez, y a rien à voir.

Et puis un mouvement furtif, inhabituel, comme un éclair sombre, aimante mes pupilles puis mon esprit, les attirent hors de mon occupation du moment. Une faucille noire vient de trancher le presque miroir bleuté qui m'entoure en ce matin calme.

© Marc Perrussel

© Marc Perrussel

En une fraction de seconde mon cerveau essaie de corriger le résultat de cette trop brève observation. Vu la taille de l'animal, ce serait plutôt un globicéphale, mais non, impossible, la forme de l'aileron ne correspond pas du tout. Alors quoi ? Je vais ensuite avoir tout le temps de l'observer car ce cétacé est resté plus d'une heure très près du bateau, visiblement très intéressé par cette rencontre. J'ai rapidement identifié, cette fois avec certitude, que c'est une baleine de la famille des rorquals. Vu sa taille, environ sept mètres, il ne peut s'agir que du petit rorqual ou rorqual à museau pointu, balaenoptera acutarostrata, ce que ma documentation me confirmera.

Diaporama. © Marc Perrussel
Diaporama. © Marc Perrussel
Diaporama. © Marc Perrussel
Diaporama. © Marc Perrussel
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Diaporama. © Marc Perrussel
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Diaporama. © Marc Perrussel
Diaporama. © Marc Perrussel

Diaporama. © Marc Perrussel

© Marc Perrussel
© Marc Perrussel
© Marc Perrussel

© Marc Perrussel

A d'autres moments, juste rester le long de la coque, sa nageoire pectorale gauche effleurant presque la quille droite de Vo lu mondu, comme une tranquille promenade compagnie, faisant entendre périodiquement son souffle, air humide expulsé par ses deux évents, comme des profonds soupirs de bien-être.

Diaporama. © Marc Perrussel
Diaporama. © Marc Perrussel
Diaporama. © Marc Perrussel
Diaporama. © Marc Perrussel
Diaporama. © Marc Perrussel
Diaporama. © Marc Perrussel
Diaporama. © Marc Perrussel

Diaporama. © Marc Perrussel

Disparue. La voilà sûrement repartie sur sa route après un petit divertissement passager. Mais non, un bruit dans mon dos sur l'autre bord, juste le temps d'apercevoir ce corps fuselé, luisant au soleil, camaïeu de gris, pratiquement hors de l'eau, ses cinq tonnes retombant en éventrant la surface océanique dans un mélange de fracas, d'écume et d'éclaboussures.

Puis elle est repartie comme elle était venue, en douceur, discrètement, sans laisser d'autre trace que celle imprimée à jamais au plus profond de mon être. Merci.

Le milieu magique
Le milieu magique

"Le désert est beau. Ce qui embellit le désert, c'est qu'il cache un puits quelque part." écrivait Antoine de Saint Exupéry dans Le petit prince.

Pour le navigateur solitaire, la baleine, c'est le puits de l'océan.

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L'océan est beau. Ce qui embellit l'océan, c'est qu'il cache une baleine quelque part.

L'océan est beau. Ce qui embellit l'océan, c'est qu'il cache une baleine quelque part.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 11:28

28 avril J-1

Bateau prêt, bonhomme aussi.

C'est dimanche, j'aimerais bien partir mais les services de douane et d'immigration sont fermés donc formalités de départ pas possibles.

Il me tarde maintenant de partir, j'appréhende beaucoup moins ces quatre semaines seul en mer sans contact autre qu'avec les éléments naturels, eau, vent, soleil, nuages et les éventuelles et souhaitées rencontres avec la faune marine.

J'ai profité ces derniers jours d'une bonne connexion internet pour télécharger quelques émissions supplémentaires de France Inter (Vivre avec les bêtes, Sur les épaules de Darwin, Partir avec Marie-Pierre Planchon et quelques épisodes du Grand entretien), et j'ai maintenant une centaine d'émissions à écouter ou réécouter.

Comme il me reste quelques dollars, je décide de m'offrir une pizza, oui, j'aime bien les pizzas. Bon, je suis conscient du risque encouru : je suis en territoire britannique à très forte influence américaine, la clientèle est donc très majoritairement anglo-saxonne... Je vous laisse imaginer les longues négociations que j'ai dû avoir avec moi-même pour décider si oui ou non j'allais courir ce risque. Nous finissons par tomber d'accord et me voilà attablé devant une pizza végétarienne qui sent bon et a l'air plutôt appétissante.

Et finalement, comme on dit à Genève, j'ai été déçu en bien. Pas mal, de loin pas la meilleure que j'ai mangée mais de loin pas la pire.

29 avril J1

Formalités administratives remplies, départ à 10h locales, 16 h en France.

J'ai les prévisions météo pour la première semaine, et ça ne devrait pas être trop mal. Vent relativement faible et belle mer, autrement dit départ en douceur, je ne m'en plains évidemment pas.

Petit incident après trente minutes, ma cartographie électronique ne fonctionne plus. Je n'en aurai pas besoin une fois en haute mer mais là, alors que je suis en train de contourner le Horse Shoe Reef, grande zone de récifs à fleur d'eau, le plus grand pourvoyeur de naufrage des Antilles, ce n'est vraiment pas le bon moment pour naviguer à l'aveuglette.

J'éteins et rallume l'ordinateur trois ou quatre fois sans succès. Finalement je désinstalle et réinstalle le programme et, bingo, ça fonctionne. Pourvu que ça dure... encore une heure au moins.

Bon, étant d'un naturel plutôt prudent, pour ce qui est de cette navigation électronique, je suis équipé avec double ceinture et doubles bretelles, à savoir trois PC et un Mac.

Le Mac est mon ordi de tous les jours, en principe je ne l'utilise pas en mer, cependant il a aussi le logiciel de navigation au cas où tous les PC serait hors service.

Un des PC a un écran tout noir depuis trois jours, rien à faire... Une paire de bretelles en moins.

Il en reste donc deux qui doivent tenir encore quelques dizaines de minutes au minimum, je ne devrais donc pas terminer en slip sur les récifs.

30 avril J2

Croisé un voilier au loin.

Le film du jour : Forrest Gump. Déjà vu un nombre considérable de fois. Je ne m'en lasse pas.

1er mai J3

Fête du travail. Youpiiiiiie !!!! Je vais défiler cet après midi avec les camarades en écoutant quelques chansons de Jean Ferrat. Le patron est d'accord.

2 mai J4

Depuis ce matin je suis sorti de la zone alizéenne et donc plus de vent. Le moteur, à bas régime pour consommer le moins possible, a pris le relais pour propulser, un bien grand mot !, le bateau, les voiles restant à poste pour capter le moindre petit zéphyr qui se présenterait éventuellement à nous. J'en profite pour faire la route directe, pas la peine de rajouter des milles alors qu'il y en a tant à parcourir.

Je suis donc entre deux systèmes météo, les alizés au sud et une petite dépression au nord dont je devrait profiter des effets favorables à partir de demain. Inch Allah.

A priori, vingt quatre heures de moteur en perspective. Il faut bien avancer. C'était prévu, on sait que sur cette route il est classique d'avoir des zones de calmes et ce n'est pas pour rien que j'ai alourdi le bateau de six cent litres de gasoil. Donc l'allégement du bateau est en cours.

Le livre du jour:

J'ai terminé aujourd'hui un livre passionnant : " Les racines du ciel" de Romain Gary.

Il est considéré comme le premier roman écologiste, écrit en 1956, prix Goncourt cette même année. Plus de cinquante ans après sa parution, les problèmes soulevés sont d'une criante actualité. Bouleversant.

J'ai découvert cet ouvrage il y a juste quelques semaines en écoutant France Inter, Vivre avec les bêtes. Un invité de l'émission était engagé dans la défense des éléphants d'Afrique, tout comme Morel le principal personnage de cette histoire.

J'avais immédiatement rajouté ce titre à la liste des ouvrages à me procurer à mon retour. Et puis je l'ai encore entendu cité, toujours sur France Inter, puis encore une autre fois quelques temps plus tard. Et je l'ai trouvé, quelle chance !, dans la petite librairie de Gustavia sur l'île de Saint Barthélémy. Comment se fait-il que nos routes aient mis aussi longtemps à se croiser ? Il n'est jamais trop tard.

3 mai J5

Le vent est revenu un peu plus rapidement que prévu, ce qui est plutôt bien, mais hélas rien n'est parfait, il souffle de nouveau de secteur Nord Est ce qui est pile la direction que j'aimerais suivre.

Les prévisions m'annonçaient un vent revenant par le sud avant de tourner au secteur ouest puis nord ouest. Pas vraiment chanceux sur ce coup-là.

Tout le cadran Nord Est m'est donc interdit et, bien entendu, les Açores s'y trouvent juste au milieu.

Cela rallonge considérablement ma route, environ trente pour cent de plus depuis le départ, comme si en ligne droite elle n'était pas assez longue. Je me console en appréciant une navigation confortable, la mer étant calme car le vent est assez faible. J'en profite pour bien dormir, neuf heures par nuit entrecoupées de courts réveils de contrôle toutes les trois heures. Habituellement toutes les deux heures mais comme je suis vraiment dans un grand désert, je peux bien me permettre cette petite adaptation du règlement interne.

Le vent s'est évanoui en milieu de journée.

Appelé à la radio un cargo qui passait pas loin en route vers Anvers pour lui demander les prévisions météo. Vent force 4, parfait, et soufflant... du Nord Est, exactement ce que je ne voulais pas entendre. J'aurais mieux fait de ne rien demander...

4 mai J6

Heureusement que la consultation radiophonique était gratuite, le résultat a été très loin de celui annoncé : vent force 0, oui, zéro et donc de direction indéfinissable.

J'en tire la leçon qu'une fois en mer, pas la peine de chercher à connaitre la situation météorologique à venir, il faut juste prendre ce qui vient et faire avec. C'est tellement plus simple et ça évite de gamberger.

En tout cas, pour l'instant ce sont vingt quatre heures de moteur sans interruption et j'ai bien l'impression que le silence n'est pas près de revenir dans le bateau.

5 mai J7

Retour du vent, force 4 de secteur... Nord Est. Sans commentaire.

Le film du jour : Coup de foudre à Notting Hill avec Julia Roberts. J'ai aussi eu le coup de foudre. Sous le charme...

6 mai J8

Déjà une semaine en mer.

Je n'ai vraiment pas été gâté avec la distribution du vent. Le moins que je puisse dire c'est que je n'ai pour l'instant pas eu de bons tirages de cartes : soit il n'y avait pas de vent et donc avancer avec l'aide du moteur, pas drôle, soit il venait de là où je voulais aller, et donc naviguer au près avec un bateau dont les formes de carène ne le prédisposent pas vraiment à ce genre d'exercice, en plus c'est une vie penchée, pas trop quand même, et secouée et pour finir ça rallonge la route. Bref, c'est pas la croisière s'amuse.

J'ai toujours bon espoir que la chance tourne de mon côté et que les prochains tirages me seront plus favorables. Tiens, ne serait-ce qu'une paire de 8 ou un brelan de 7. Jack London disait : "dans la vie, il ne s'agit pas d'avoir les bonnes cartes en main, mais de bien jouer avec de mauvaises cartes." C'est ce que je m'applique à faire...

Ceci dit, la semaine a passé assez rapidement même si je trouve cela plutôt monotone. Un quart du trajet déjà parcouru sur la route directe, ce n'est pas si mal après tout avec les conditions de vent rencontrées depuis le départ. Ça me donne bon espoir pour la suite car je n'imagine pas que la direction du vent ne change pas pendant plusieurs semaines.

Le livre du jour : l'appel de la forêt, Jack London. Déjà lu il y a longtemps, retrouvé avec grand plaisir.

8 mai J10

Nord-Est, le vent est coincé au Nord-Est depuis le départ, sauf les périodes sans aucun souffle. En plus il est plutôt faible, généralement autour de dix nœuds, pas assez pour propulser efficacement les presque neuf tonnes de Vo lu mondu, donc la progression est lente. Seulement un tiers du trajet effectué à ce jour. A ce rythme je resterai donc un mois en mer.

Les journées passent relativement vite, je m'occupe. La boulangerie est ouverte cet après-midi, je m'essaye à la fougasse...

Jour spécial que ce dixième jour, j'ai eu une magnifique visite ce matin, une baleine, un petit rorqual, venue m'accompagner pendant une bonne heure, nageant et plongeant tout près du bateau, visiblement très curieuse de cette rencontre. Je me demande qui d'elle ou moi à pris le plus plaisir dans cet intermède océanique.

Un océan atlantique très... pacifique
Un océan atlantique très... pacifique
Un océan atlantique très... pacifique

Et concernant mes occupations, une telle rencontre, en plus de l'heure magique en sa présence, c'est tout le temps nécessaire pour trier les deux cent cinquante photos prises à cette occasion, à écrire un article pour le blog, sans compter le temps où mon esprit se replonge dans ce moment de magie naturelle.

Rencontré aujourd'hui : deux étoiles filantes, une baleine, un cargo, une bouteille en plastique et... un congélateur !!! Pas regardé ce qu'il y avait dedans, je pense que la chaine du froid était rompue depuis une durée indéterminée donc l'éventuel sorbet cassis aurait été fondu.

Un océan atlantique très... pacifique

10 mai J12

La bonne nouvelle du jour c'est que le vent s'est enfin décidé à changer un peu de direction pour s'orienter plus ou moins à l'Est. Résultat : pour la première fois depuis le départ, je peux faire route directe vers mon but. C'est toujours une navigation au près mais confortable car le vent est faible (environ dix nœuds, force 2) et la mer calme. Bon, c'est plutôt lent, ça prendra le temps que ça prendra, c'est exactement ce que chantait Georges Brassens : "il naviguait en père peinard sur la grand mare des canards..."

Le livre du jour : Croc Blanc, Jack London. Même commentaire que le précédent.

Le visiteur du jour

Le visiteur du jour

13 mai J15

Deux semaines en mer, je continue mon petit traintrain atlantique.

C'est une navigation facile, sans surprise depuis le départ, toujours sur le même bord, tribord amure (vent qui vient de la droite). Le vent a toujours plus ou moins la même orientation avec des petites oscillations, la même force, la mer est toujours relativement calme. A part parfois de petits ajustements du réglage des voiles, rien à faire en ce qui concerne la marche du bateau, vraiment pas besoin d'équipier pour se partager la tâche.

Donc c'est la routine, cuisiner, manger, lire, écouter, regarder, dormir, les jours et les nuits passent et se suivent, calmement. Je n'ai jamais aussi bien dormi en mer, l'esprit tranquille même si je me suis rendu compte que l'alarme de mon radar ne fonctionne plus, il n'a de toute façon pas grand chose à détecter dans ce grand désert. Il faudra que je le fasse réparer aux Açores car ce sera plus gênant de ne pas avoir cette sécurité lorsque j'aborderai plus tard les côtes espagnoles et françaises.

J'ai aperçu un voilier il y a deux jours, le premier depuis deux semaines. Nous avons discuté un moment à la radio. Ils suivent la même route que moi et nos constatations sont identiques, pas moyen de se rapprocher de la route directe avec ce vent qui oscille entre le Nord-Est et l'Est. Et d'après les fichiers météo qu'ils venaient de recevoir, pas de changement prévu pendant la semaine à venir. Nous n'avons donc rien d'autre à faire que de continuer sur la voie actuelle qui nous est imposée et qui nous rapproche de notre destination mais qui ne nous y mène pas. En espérant quand même une rotation du vent...

Le livre du jour : Quand les éléphants pleurent, la vie émotionnelle des animaux. Passionnant.

16 mai J18

De retour à ma plume informatique après un weekend à la fête foraine. Bon, c'était peut-être pas le weekend mais c'est généralement en fin de semaine qu'on profite de ce type de manifestation. De toute façon, ce genre de repère temporel ne me concerne pas vraiment. Quel jour est-on ? Lundi, vendredi ? Je ne sais pas et ça m'est bien égal. Quelle importance là où je me trouve actuellement ? Je ne vais pas au bureau ou à l'usine le lundi matin, ni les autres jours d'ailleurs, il n'y pas de marché dans le coin donc pas besoin de savoir si c'est samedi matin...

Mes seuls repères de temps sont mes réveils toutes les trois heures la nuit et toutes les six heures pour noter les faits et les conditions de navigation dans le livre de bord et regarder sur la carte ma progression sur cette longue route océanique.

Oui, je vous disais que je viens de passer quarante huit heures à la fête foraine et ce que je préfère au milieu de la foule en mal de divertissement, des néons multicolores et clignotants, des différentes musiques agressives qui rivalisent à grands coups de décibels et dans le mélange d'odeurs de chichis graisseux, de pommes au caramel rouge et de barba papa rose et collante, c'est le grand huit. C'est plus grisant que la chenille, moins brutal que les autos tamponneuses, même si je les aimais bien quand j'étais adolescent lors de la fête du premier avril dans mon village ardéchois, surtout qu'on avait toujours des tickets gratuits. Et puis j'aime pas le train fantôme, pas plus que d'essayer de gagner une horrible peluche jaune et vert fluo en crevant avec une carabine des ballons colorés virevoltant en tous sens dans une cage. Pauvres ballons.

Et cette année il y avait une nouvelle attraction, faut bien se renouveler sinon les gens finissent par se lasser, c'est une espèce de grand huit mais au lieu d'être dans une sorte de petite voiturette sur rails, on est dans une nacelle en forme de bateau, c'est penché et ça secoue dans tous les sens. Par moment ça monte et l'étrave se dirige droit vers les nuages comme pour aller les transpercer puis arrivé au plus haut, avant les nuages quand même, il y a ensuite forcément une descente et là, soit ça redescend plutôt en douceur et on a l'impression qu'on va s'enfoncer dans les noires abysses, soit l'avant du bateau fait une grande chute libre dans un trou et quand on arrive au fond, le choc est vraiment brutal accompagné d'un fracas terrible et d'un incroyable splaaashhhhh. Et comme c'est vraiment bien fait, il y a plein d'eau qui gicle partout. Heureusement on est bien protégé alors on n'est pas mouillé. Sauf quand on nous fait sortir sous un prétexte quelconque et là, attention, elle est fraiche. Et salée. Et puis ça penche, à droite, à gauche, c'est complètement désordonné, on ne sait pas à quoi s'attendre dans la seconde à venir; Heureusement on peut s'asseoir et même s'allonger si on veut. Faut dire que rester debout sans se tenir est impossible. Et puis pendant un bon moment ils éteignent toutes les lumières, le noir complet. sensations encore plus fortes parce qu'on n'a plus de repère visuel et on ne sait pas du tout dans quelle direction ça va remuer. Vachement réaliste leur truc, je ne sais pas comment ils font. La technique quand même, c'est fou. Y a même le bruit des vagues qui viennent mettre des grandes claques sur les flancs de la coque, un vrai concert de tambours, ça fait des vibrations partout. Je ne sais pas pourquoi j'étais tout seul, probablement parce que les gens ont peur de la nouveauté, peur de ce qu'ils ne connaissent pas. Je pense que c'était mieux comme ça parce qu'il en aurait certainement qui auraient eu le mal de mer, surtout dans la grande descente quand on sent son estomac qui remonte jusqu'aux oreilles, très réaliste, je vous dis. Il parait qu'ils peuvent pousser le curseur de la machine un peu plus loin pour des sensations encore plus fortes. Je crois que, si ils veulent que les gens reviennent, ils feraient mieux de s'en tenir là.

Vous l'aurez compris, j'espère, les conditions de navigation ont bien changé depuis deux jours. Vent de vingt cinq à trente nœuds (force 5 à 6), houle de trois à quatre mètres, vagues du vent orientées différemment ce qui a donné une mer très cahotique et donc un inconfort certain. Pas vraiment la tempête, ça reste raisonnable et tout à fait contrôlable et si c'était à une autre allure que le près, ça ne serait même pas anecdotique. Dans ces conditions, l'accomplissement des activités de la vie courante devient singulièrement compliqué. Les repas s'en trouvent considérablement simplifiés (hier soir, "gratin" de patate douce mais sans crème fraiche ni fromage, juste avec sel et poivre. Pas terrible, je ne vous recommande pas la recette), il faut bien se nourrir. Un acte aussi simple que remplir une tasse avec de l'eau chaude devient ce qui est probablement, à mon avis, la chose la plus dangereuse sur un bateau. Si vous n'habitez pas dans une région soumise à de réguliers tremblements de terre, dans la stabilité bien terrienne de votre cuisine, vous ne pouvez pas imaginer le défi à surmonter pour que l'eau passe directement de la bouilloire à votre sachet de thé au fond de la tasse sans ébouillanter ce qu'il y a autour et en particulier la personne qui tient la bouilloire. Et surtout ne pas trop remplir, les vagues se forment aussi dans la tasse...

En conséquence, j'ai passé beaucoup de temps sur la couchette à l'arrière du bateau, là où ça bouge un peu moins, à écouter des émissions de radio et à regarder des films (ah, Julia...).

Le positif de la situation est que, le vent s'étant orienté au Sud-Est, j'ai pu faire route quasiment directe et, malgré la diminution considérable de la surface de voile, à très bonne vitesse. Ca aide grandement à supporter l'inconfort.

Ce matin, les flonflons de la fête s'éloignent, les enseignes colorées s'estompent dans le sillage, j'ai donc renvoyé de la toile, le cap est bon et la vitesse correcte, tout va bien, je vais aller me préparer un vrai repas, spaghettis sauce tomate sans parmesan.

19 mai J21

J'appréhendais un peu la durée de cette traversée, les dix neufs jours de la transat Est-Ouest m'ayant paru interminables. Alors qu'il me reste, si les conditions ne changent pas, trois à quatre jours de navigation, je n'avais jamais passé autant de temps en mer, déjà vingt et un jour loin de toute terre et de ses habitants. Et j'ai l'impression que ces journées-là sont passées très rapidement, il me semble que j'ai quitté les Iles Vierges il y a seulement quelques jours. Même si je serai très content d'arriver, les quelques jours qui restent ne me posent pas de problème particulier, trois ou quatre, peu importe, je continuerai à prendre ce qui se présente, lent ou rapide.

22 mai J24

Me voilà dans le petit port de Flores, l'île la plus occidentale de l'archipel des Açores. très content de marcher plus que quelques mètres instables, de rencontrer des gens sympas, une très bonne pizza. Même pas vraiment fatigué, probablement parce que les conditions ont été plutôt bonnes et assez calmes ce qui fait que j'ai bien dormi presque toutes les nuits.

Le principal fait marquant est que j'aurai navigué pendant tout le trajet tribord amure, un seul bord, pas un virement sur deux mille quatre cent milles ( quatre mille quatre cent cinquante km). Vraiment très étonnant et inhabituel.

Un océan atlantique très... pacifique

26 mai.

Me voici à Horta sur l'île de Faïal où j'ai le plaisir de revenir. J'aime bien cet endroit, on y fait plein de rencontres dans une très bonne ambiance. (J'avais écrit un article sur le blog sur Horta et son port le 12 août 2011).

J'y retrouve des gens rencontrés à Flores et d'autres rencontrés bien avant. Chacun raconte sa traversée, ce qui est quand même une sacrée aventure, avec ses plaisirs et ses déplaisirs. Je suis étonné de constater que tous les bateaux ou presque ont eu des avaries plus ou moins graves. En ce qui concerne Vo lu mondu, une petite déchirure dans la grans voile qui sera vite réparée avec la grosse machine à coudre de Jane et Adrian du bateau-copain Blue Bird.

Je pense rester un mois dans cet archipel au milieu de l'atlantique. Bien sûr la traversée n'est pas terminée mais la suite jusqu'au Nord de l'Espagne représente un trajet beaucoup plus court d'une durée d'environ huit jours.

Finalement, cet article aurait pu se résumer à ceci :

Récit d'une transatlantique sans histoire :

ben, justement pas d'histoire, rien de spécial à raconter, tout s'est passé simplement, tout doucement, sereinement.

Tous comptes faits, cet océan atlantique aura juste été un océan... pacifique.

Ah si quand même, j'ai croisé la route d'une baleine. Mais ça c'est une autre histoire...

Un océan atlantique très... pacifique
Un océan atlantique très... pacifique
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"Seulement après que le dernier arbre a été coupé,
seulement après que la dernière rivière a été polluée,
seulement après que le dernier poisson a été pêché,
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"Si le large t'appelle, vas-y, ce n'est pas en regardant l'océan qu'on découvre la perle, mais en plongeant dedans.
Alors vas-y, plonge.
Plus tard tu découvriras que la perle et l'océan sont aussi en toi."
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"La vie c'est le truc qui passe pendant qu'on multiplie les projets."
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"Passer sa vie à cheminer le long d'une route droite, profondément encaissée entre de hauts talus, est faire médiocre usage des jours que le destin nous a accordés, tandis qu'ils peuvent être ensoleillés si l'on grimpe le talus pour flâner en liberté sur le vaste plateau qui le surmonte."
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"7 heures du matin peut être. Je n'ai plus l'heure et je m'en moque."
Paul-Emile Victor
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"La seule chose dont on soit sûr à l'avance de l'échec, est celle que l'on ne tente pas."
Paul-Emile Victor
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"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

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"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
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"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
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"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
Barbay d'Aurevilly
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" Faites ce que vous êtes capables d'effectuer ou croyez pouvoir faire. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie."
Goethe

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"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre."
Marguerite Yourcenar
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"Il faut sauver les condors. Pas tellement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines pour les sauver. Car ce seront celles-là mêmes dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle
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