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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 02:20
Le printemps est bien installé maintenant et ça commence à vraiment s'agiter  dans le port.
Les mises à l'eau des bateaux se succèdent et le port commence à se remplir tranquillement.
De temps en temps, un bateau passe dans le canal en s'arrêtant d'abord au ponton pour attendre l'ouverture du pont  pour permettre le passage.
En ce moment il ne s'ouvre que 2 fois par jour (8h30 et 18h30) sauf exception, passage des bateaux des garde-côtes ou de celui du service des balises par exemple.
A partir du 15 avril, il s'ouvrira toutes les heures.

En ce qui me concerne, ces derniers temps ont été pas mal occupés.
Enfin, à mon rythme, je vous laisse imaginer ce que ça peut donner. C'est plutôt du genre "let the good time roll" ou "take it easy" en suédois dans le texte.
Entre une visite du bateau de mes plus proches voisins, les garde-côtes, une petite "conférence diaporama" dans le club nautique, les invitations à droite, à gauche et au centre, j'ai continué mes aménagements et ma liste des "travaux extérieurs" a fondu comme la neige qui est tombée ailleurs qu'ici pendant l'hiver.
Il me reste 2 ou 3 bricoles sur les 26 du départ, sans compter ce que j'ai fait qui avait été oublié et donc n'était pas dans la liste.
Les stars de la semaine sont:
- la casquette rouge que j'ai offerte au bateau. Ca paraît plus généreux formulé ainsi que si je dis que je me suis fait ce cadeau. La protection apportée est pour moi, pas pour le bateau. Peut être qu'annoncé comme ça, ça lui fait plaisir, qui sait ?
Pour à peine plus cher, je pouvais avoir l'écusson Ferrari cousu dessus, mais, même si j'aime beaucoup les chevaux, je ne l'ai pas pris, je ne le sentais pas trop, je ne sais pas pourquoi... Je ne pense pas qu'il irait plus vite avec.




- le spinnaker (la grande voile colorée gonflée comme un ballon, appelée aussi spi) asymétrique qui n'avait jamais pris l'air, enfermé qu'il était dans son sac plastique blanc.

J'ai d'abord installé un petit bout-dehors (un simple tube en aluminium fixé avec une barre d'inox de 14 mm pliée par le forgeron du coin qui passait par là samedi dernier, puis une soudure par le copain voisin Stéphan) au dessus de l'étrave sur lequel est amuré (fixé) un des angles de la voile.

Installation ensuite de la chaussette: c'est comme un grand tube en tissu (une chaussette quoi ! mais sans le talon) dans lequel on met le spi pour le hisser sans qu'il se gonfle. Puis on hisse la chaussette et la voile peut gonfler ses poumons et faire voir comme elle est belle et majestueuse.
Pour redescendre le spi, on descend d'abord la chaussette pour emprisonner la voile puis on affale le tout et le tour est joué.



- un nouvel écran d'ordinateur pour la cartographie marine électronique. Celle-ci se trouve dans un tout petit PC et la vision des cartes est donc tout aussi petite, pas terrible.
Après avoir vu une installation dans un bateau de passage, les écrans plats ne coûtant plus grand chose, j'en ai trouvé un sur internet pile de la bonne taille pour ma table à carte.
Pour pouvoir positionner l'écran, je n'ai eu qu'à déplacer le radar qui est passé à l'étage supérieur.
Je vous reparlerai de ces cartes dans un prochain article.

- les voiles remises à poste après leur hiver passé au sec et au chaud dans un local.

 
Bref, encore un peu de rangement et de nettoyage demain et tout sera prêt pour le départ prévu le 15 avril, si la météo m'autorise à larguer les amarres.
Tu parles d'une liberté, je ne peux même partir quand je veux.
Au moins en bagnole, si il y a du vent fort, t'en as rien à cirer et tu mets les bouts quand même.
Me serais-je trompé ?
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 21:07
Vous ne le savez peut être pas mais le nom de mon bateau m'a été inspiré par le titre d'une chanson du groupe corse I Muvrini.
J'aime beaucoup ce groupe, je dois avoir à peu près tous les CDs, et quand l'album A Strada est sorti il y a quelques années, j'ai vu ce titre, Vò lu mondu, et je me suis dit que ça serait un joli nom pour un bateau voyageur et j'ai casé ça dans un coin de ma petite tête, à côté de l'idée que j'avais de ce que pourrait être un jour mon bateau si je parvenais au bout de mon rêve un jour.
Et puis l'idée a fait son chemin, lentement, sûrement je ne sais pas, et a pris forme.
Le constructeur naval Mercator m'a fait un très beau support pour ce nom plein de promesses, de rencontres, de surprises, de .... tout plein de choses que je n'imagine même pas encore aujourd'hui.
Il y a dix minutes, mon copain Bernard m'a envoyé les paroles de la chanson. Je ne les connaissais pas.
Je ne connaissais que la signification du titre.
Pour le reste, c'est du corse, du catalan et de l'arménien, autrement dit, ça pourrait être en suédois que je ne comprendrais pas plus !
A la lecture de la traduction, pas de hasard .....
Vous pouvez écouter la chanson:                                                                          
                                                                                      











 
Vò lu mondu                                                           Je vais de par le monde

A empie u mondu cù tanta brama                           Je porte au coeur trop de désir
Una ora sola ùn bastarà                                         Pour l'assouvir dans un présent
U ventu dice u tu nome                                          A répéter toujours son nom
Da rompe a chjostra di lu campà                                 Le vent a ébranlé la prison de mes jours

Cap dels laments ja no seveixem                           Je n'entends plus gémir la vie
I el temps del pany és ascomplert                         Et la plainte des ans s'est tue
Però podrem viure tanta joia                                
Tu nous donneras tant et tant de plaisir
Quan ens mirin els teus ulls                                   Quand tes yeux nous découvrirons

Sòn hores tébies                                                  
Les heures sont vives
Sòn hores dolces                                                   Les heures sont douces
Sòn hores belles que el temps ens porta                Les heures sont belles au don du temps

Anmar houïssov abroumè sirde nim
                       J'ai suspendu mon espérance
Yev espassoum ko veradartsin                              Au débouché de ton retour
Varvel è hogue arekagui bès                                 Le soleil brûle, la route est vide
Yerguinkn ou dzove gantchoumèm kez                  Et la mer vibre de ses appels

Jamern antsnoumèn                                             
Mais les heures glissent
Orern antsnoumèn                                                Mais les heures coulent
Ou taramoumèm                                                   Quand l'avenir est en retard
Dzargui neman                         
Jamern antsnoumèn
Orern antsnoumèm
Mintche ouchanoumè
Var abakan

Cavalcu mari ècorgu mondi
                                    Les mers défilent au long du voyage
Sò circataghju di libertà                                      Pour découvrir la liberté
Ghente chì straziau u so campà                            Ma vie s'arrime à tant de peuples
Aixi quan prego aixi quan lluito                            Tantôt en lutte ou en prière
Guardo una mica d'espereca                                A tant d'attente, à tant d'espoir
Pel sol que cal fer llevar                                       Pour la lumière qui reviendra

Guieinki tsave el tchèm lessoum
Leretse vorpe darineroun
Datargue houissov
Manem galis
Vortche achgharov
Karchèm galis

È vò lu mondu
                                                      Je vais de par le monde
È vò lu mondu                                                      Je vais de par le monde
Sòn hores tèbies                                                 Les heures sont vives
Sòn hores dolces                                                 Les heures sont douces
Sò hores belles que el temps ens porta               Les heures sont belles au don du temps
È vò lu mondu
                                                      Je vais de par le monde
È vò lu mondu                                                      Je vais de par le monde

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 00:08
Je vous les avais annoncées pour le début de la semaine mais la météo en a décidé autrement.
Donc, voici les photos des modifications, améliorations et installations réalisées à l'arrière du bateau. Pour que vous vous représentiez mieux la chose, photos avant/après.


Sur la photo de gauche, vous avez mon bac à poissons avec option algues, faut bien qu'ils aient quelque chose à se mettre sous la dent, et à côté la jupe avec une toute petite trappe ronde. C'est dans ce bac qu'était censé être installé le radeau de survie (le bib). A priori un bon emplacement pour cet objet encombrant qu'on aimerait bien qu'il soit un achat inutile, pas vraiment envie de devoir l'utiliser un jour. Cependant, à cet endroit, pour le mettre à l'eau, il faut descendre sur la jupe et se montrer convainquant avec ce lascar qui fait son demi quintal: c'est à dire qu'il faut employer toute sa force et surtout ses 2 mains pour l'éjecter. Un adage de la marine dit: "une main pour soi et une main pour le bateau". En d'autres termes, on se tient avec une main et on se débrouille avec l'autre pour faire ce qu'il y a à faire.
En général, quand la poisse fait que, que vous le vouliez ou non, il va falloir se servir du bib, c'est rarement par grand beau temps, lorsque Thalassa et Eole se paient une petite sieste.
C'est plutôt quand la petite sieste a mal tourné et qu'ils sont vraiment grinches, très grinches tous les deux.
Alors, dans ces conditions, descendre sur la jupe et utiliser ses deux mimines pour mettre l'engin au jus, donc ne pas respecter le bon vieil adage qui a fait ses preuves, non merci, très peu pour moi.
Sur la photo de droite, tel que c'est maintenant: le bac à poissons est transformé en coffre étanche, et pour cause, il n'a pas encore d'ouverture. Au dessus, le bib a trouvé une place plus rationnelle: pour le mettre à l'eau, il suffit de couper le cordage qui le retient et il ira tout seul au bouillon.
Merci M'sieur Newton.
La petite trappe ronde s'est vue remplacée par une rectangulaire beaucoup plus grande: j'ai donc récupéré un coffre de rangement dans ce volume qui ne servait à rien.

Sur cette vue plus éloignée, photo de gauche, on voit ou plutôt non, on ne voit rien, si ce n'est l'éolienne, noire comme un corbeau sur son poteau perchée. Elle bosse bien dès qu'il y a un petit zéphyr pour la faire démarrer. Elle me permet ici d'être auto-suffisant en électricité. Juste une fois pendant l'hiver, par précaution, j'ai rechargé mes batteries avec un branchement à terre après plusieurs jours sans le moindre souffle.
Sur la photo de droite, j'ai installé, pour lui donner un petit coup de pouce, un panneau solaire qui est, lui, plus du genre cigale qui ne chante bien que quand la grosse boule jaune se promène dans le bleu.
Vous voyez aussi le nouveau coffre qui recevra sa trappe et sa finition plus tard, quand il fera 17-18°. L'époxy et la peinture sont aussi du genre cigale.
Et au milieu de tout ça, trône un beau poteau vertical en inox.
Avec ce qui se trouve aux deux extrémités du-dit poteau, vous avez là le meilleur de tous les équipiers: le régulateur d'allure autrement dit un pilote automatique.
J'ai aussi un pilote automatique électrique qui fonctionne très bien mais est très gourmand en électricité.
Pour les non initiés, je vais tenter d'expliquer comment fonctionne ce régulateur d'allure.
Petite description:
- en haut, une pale blanche orientable fixée sur un balancier.
- le poteau dans lequel passe une tringle de transmission des mouvements de la pale.
- en bas, un tube horizontal (soudé au poteau) dans lequel passe un autre tube à l'extrémité duquel est fixée une pale en bois. On la voit sur la photo en position relevée. En fonctionnement, elle est dans l'eau, un peu comme un gouvernail.
Maintenant, comment ça marche ?
Je vais essayer de vous le faire simple et pas trop technique (pléonasme).
Le principe est que cet appareil, relié au gouvernail du bateau, permet de suivre un cap donné après avoir orienté la pale blanche par rapport au vent.
Dès que le bateau s'écarte du cap, le vent envoie un email à la pale blanche qui elle même, grâce à MSN, communique avec la pale en bois qui s'empresse d'appeler le gouvernail du bateau avec Skype pour lui dire qu'il faut faire quelque chose pour se remettre dans le droit chemin sinon le skipper va pas être très content en sortant soit du bouquin soit de la sieste.
Ça va, vous suivez ?
En fait, la pale blanche est censée être orientée dans le lit du vent (pas pour la sieste!), le bateau se déplaçant sur le cap voulu. Dès qu'elle n'est plus dans l'axe du vent, le souffle la fait pencher, ce qui fait basculer le balancier sur lequel elle est fixée. La tringlerie qui se trouve dans les tubes d'inox transmet le mouvement à la pale en bois qui s'en trouve orientée différemment.
La pression que l'eau applique alors sur la pale en bois provoque une bascule plus ou moins importante de celle-ci.
Au dessus de la pale en bois, il y a un bras de levier qui est relié à la barre par des drosses (des cordages) et la bascule de la pale en bois exerce une force sur l'une ou l'autre drosse avec pour effet d'agir sur sur la barre et corriger le cap du bateau.
J'espère que c'est assez clair et que la majorité d'entre vous a pigé le truc. Pour les autres, si vous voulez une piqûre de rappel, envoyez moi un message et je vous mettrai une double dose.
Alors pourquoi le meilleur des équipiers ?
Imaginez un peu: il bosse tout le temps sans se plaindre, il lui faut juste du vent, il est totalement silencieux, il ne parle pas, il ne vous contredit jamais, il ne fait pas de commentaire à tout moment,
on ne lui donne rien à manger, même pas un peu d'électricité, rien, il n'a jamais froid, pas besoin d'aller aux toilettes, jamais sommeil et il ne vous laisse jamais en rade.
Pas mal, non ?
Il serait vraiment premier de la classe s'il pouvait réagir intelligemment quand le vent tourne.
C'est son seul défaut, il suit obstinément la direction qu'on lui a indiquée par rapport au vent. Si le vent change de direction de 90° par exemple, le bateau changera de cap à angle droit. Si c'est 180°, retour à la case Départ où, hélas, ça fait bien longtemps qu'on ne touche plus 20 000.
Donc, il faut quand même surveiller son compas (boussole marine) de temps en temps.
Avec tout ça, ma liste "à faire" a pris une bonne claque ces derniers temps et je ne cache pas mon plaisir de la voir rétrécir comme un pull marin en laine bleu marine avec les boutons sur l'épaule gauche après un passage à la machine à 90°.
Rassurez vous, je suis encore loin du bord du gouffre de l'ennui.
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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 12:51




Vò Lu Mondu est un Mercator 105 construit à Lorient en 2006. C'est un biquille en aluminium épais très solide.
Il mesure 10,50 m pour une largeur de 4 m ce qui en fait un bateau volumineux donc avec un très grand espace pour vivre dedans.

Il est gréé en côtre avec foc et trinquette sur enrouleurs. La grand voile est entièrement lattée avec prise de ris automatique. Surface de voiles: 75 m2. Le mât mesure 15 m.

 

Il pèse environ 8 tonnes à vide.
Il dispose d'un moteur de 40 CV avec une capacité de carburant de près de 500l.
Après avoir reçu la coque vide en juin 2007, j'ai aménagé moi-même le bateau, 2000 h de travail réalisé en 12 mois. Lors du départ, les aménagements intérieurs n'étaient pas achevés (et ne le sont toujours pas) mais l'essentiel était de partir sur l'eau, pas de rester avec les quilles posées sur terre.















Les aménagements comprennent:

 
- 1 carré avec une grande table autour de laquelle peuvent s'installer jusqu'à 8 personnes sans être trop serrées; elle me sert également de table de travail pour mes bricolages.
Une personne peut coucher sur une banquette dans le carré. Il y a aussi plein de rangements, principalement occupés par des livres et des coffres sous les banquettes.  

- 1 cabine avant (lit breton) avec couchette double et rangements.
 
- 1 cabine arrière avec couchette double (rangements pas encore réalisés)
 

- 1 cuisine avec évier 2 bacs, cuisinière à gaz avec four, rangements. Non, il n'y a pas de frigo !

- 1 coin toilette avec wc, lavabo, douche prévue pas encore installée. Non, il n'y a pas d'eau chaude ! Si nécessaire, on peut en faire chauffer sur le poêle ou sur la cuisinière.

- 1 grande soute à l'arrière dans laquelle je peux mettre plein de choses: 3 kayaks pliants, vélo, raquettes à neige, outillage, matériel en tout genre, réserves, etc...

- 1 coin navigation avec table à carte, instruments de navigation électroniques  (GPS, radar, Navtex, sondeur,pilote automatique, radio VHF), barre intérieure (volant de 2 CV !), rangements, tableau électrique, et siège confortable réglable en hauteur pour pouvoir voir dehors.
Barre intérieure.


Une des raisons de mon choix était que ce bateau dispose d'une vision quasiment panoramique depuis l'intérieur, gage de confort et de sécurité quand on a l'intention d'aller naviguer dans des régions où il ne fait pas toujours bien chaud.


J'ai bien entendu installé un chauffage: poêle à gasoil (tiré du réseroir du moteur), petit, efficace, silencieux, peu gourmand et ne nécessitant pas d'électricité pour son fonctionnement. Il y a une plaque de cuisson bien pratique et qui permet d'économiser le gaz.
Par ailleurs, le bateau est très bien isolé, y compris double vitrage sur les grands hublots qui ne s'ouvrent pas et les panneaux de pont.

Un petit mot sur l'électricité:
Il y a 4 batteries: une pour le moteur, une pour le guindeau (treuil qui sert à remonter l'ancre) et 2 pour le reste de l'équipement électrique: instruments de navigation, éclairage, musique, ordinateur, recharge (téléphone, i pod, appareil photo, caméra, perceuse, etc...).
Les batteries peuvent être rechargées par l'alternateur du moteur, l'éolienne et le panneau solaire.
Tous les éclairages utilisent des leds pour avoir une consommation électrique la plus réduite possible.

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"Seulement après que le dernier arbre a été coupé,
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Alors vas-y, plonge.
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A consommer sans modération

"La vie c'est le truc qui passe pendant qu'on multiplie les projets."
John Lennon

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"Passer sa vie à cheminer le long d'une route droite, profondément encaissée entre de hauts talus, est faire médiocre usage des jours que le destin nous a accordés, tandis qu'ils peuvent être ensoleillés si l'on grimpe le talus pour flâner en liberté sur le vaste plateau qui le surmonte."
Alexandra David-Neel
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"7 heures du matin peut être. Je n'ai plus l'heure et je m'en moque."
Paul-Emile Victor
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"La seule chose dont on soit sûr à l'avance de l'échec, est celle que l'on ne tente pas."
Paul-Emile Victor
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"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

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"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
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"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
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"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
Barbay d'Aurevilly
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" Faites ce que vous êtes capables d'effectuer ou croyez pouvoir faire. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie."
Goethe

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"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre."
Marguerite Yourcenar
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"Il faut sauver les condors. Pas tellement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines pour les sauver. Car ce seront celles-là mêmes dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle
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