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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 00:40






Dix à quinze centimètres de neige ce matin.
Tout est calme et silencieux.
Tout est blanc.
Tout est beau.
J'adore ça.






Aujourd'hui juste quelques petites "choses" glanées ça et là.

 Ceci, bien dans l'air du temps, prononcé par un économiste il y a plus de quinze ans:

"Toute personne croyant qu'une croissance exponentielle peut durer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste."

Kenneth Boulding


Tellement évident... Et pourtant...

"S'il reste des gens dans 200 ans, ils ne vivront pas de la façon qui est la nôtre aujourd'hui. Je peux le prédire avec confiance parce que si les gens continuent à vivre de notre façon, il n'y aura plus aucun humain ici dans 200 ans.

S'il reste des humains sur terre dans 200 ans, ils sauront que l'humanité n'appartient pas à un ordre de l'existant séparé du reste du monde vivant. Ils le sauront d'une façon aussi certaine que nous savons que la Terre tourne autour du soleil. Je peux le prédire avec confiance, parce que si les gens continuaient à penser que nous appartenons à un ordre de l'existant séparé, alors il n'y aurait plus d'humains sur terre dans 200 ans."

Daniel Quinn


Celui-là était bien placé pour pouvoir dire ça:

 "On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va. "

Christophe Colomb


"La liberté ce n'est pas de faire ce que l'on veut, mais de vouloir ce que l'on fait."

J.P SARTRE


 

Et pour terminer, une perle musicale. Montez un peu le volume et appréciez...

 

 

 

 

Ten to fifteen centimeters of snow this morning.
Everything is calm and silent.
Everything is white.
Everything is beautiful.
I love that.

 





Today just a few "things" gleaned here and there.
 

This, well up to date, said by an economist more than fifteen years ago:

 "Everyone believing that an exponential growth can last for ever in a finished world is either a fool, or an economist"

Kenneth Boulding


So obvious... But even so...

" If there are people here in 200 years, they will not live in the same way as we do now.  I can predict it with confidence because if the people keep living as we do, there will be no human left here in 200 years.

If there are still humans on earth in 200 years, they will know that mankind does not belong to an order  of the existing separated to the rest of the living world. They will know it in a way as certain as we know the Earth turns around the sun. I can predict it with confidence, because if the people kept thinking that we belong to an order of the existing separated, there will be no humans left on Earth in 200 years."

Daniel Quinn


This one was in a very good position to say that:

  " We never go as far as when we dont  know where we go"

Christopher Colombus


"Freedom is not doing what we want, but wishing what we do." 

J.P SARTRE


 

And at last, a musical pearl. Put up the sound and enjoy...

 

 

 

o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o

 

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 23:30

Quelle semaine riche en émotions!
Deux événements exceptionnels dans le ciel en quelques jours, une soirée "aurores boréales" et un meeting aérien avec des aigles.
Alors que les sites internet de prévision d’apparition des aurores boréales n’indiquaient rien de vraiment particulier, la surprise n’en a été que plus grande.
Une extraordinaire parade céleste, très certainement le plus beau spectacle de la nature qu’il m’est été donné de voir.
Tout a commencé lentement à l’Est, comme un nuage de fumée grise dans un ciel très noir vide de toute luminosité mais parsemé d’une incroyable quantité d’étoiles.

Puis ce "nuage" s’est répandu vers le Nord et l’Ouest jusqu’à en envahir toute la voûte céleste.
Puis tout s’est coloré, le ciel s’est enflammé de vert et ces flammes, comme celle d’un feu de cheminée, se sont mises en mouvement, bougeant dans toutes les directions et changeant de formes en permanence.
Par moments, le ciel était drapé dans rideaux verts translucides qu'on (les anges ?) aurait agité, avec des franges colorées rouges, roses, jaunes, avec également des rayons verticaux tout aussi colorés descendant des cieux. Le tout avec une très grande netteté.

Puis c’était un passage de nuages émeraude comme poussés par un fort vent, ou alors des filaments verticaux .

C’était absolument stupéfiant, époustouflant. Jamais je n'aurais pu imaginer une telle splendeur.
Et quand en plus, les étoiles filantes traversent ces ondes vertes.... Un rêve !
Ca a duré une heure et demi, une heure et demi de magie. Dans un silence total.
Heureusement, j'étais avec mes voisins, ça me confirme que ce n'était pas un rêve.
Je suis rentré au bateau
la tête dans les astres et les doigts gelés (- 1°C), difficile de prendre des photos avec des gants.
J’ai eu du mal à m’endormir cette nuit là, quelle émotion !
 
Alors que jusqu’à présent je trouvais que les photos d’aurores boréales étaient plus spectaculaires que la réalité, c’est l’inverse cette fois.
La prise de vue nécessite une pause de 30 secondes (ISO 400, ouverture 4,5) et comme ces formations célestes bougeaient beaucoup et très vite, l’ensemble est devenu assez flou sur les images. Dommage pour vous....





















Jeudi le spectacle s’est déroulé de jour.
J’ai été invité à aller sur le bateau qui emmène des touristes voir les orques, une embarcation à moteur, ancienne ambulance nautique, qui doit faire environ quinze mètres de long et se déplace à près de vingt noeuds, ce qui lui permet de parcourir de beaucoup plus grandes distances que moi avec mon Vò lu Mondu qui va son bonhomme de chemin entre cinq et six noeuds. Et comme les jours raccourcissent....
D’orques nous n’avons même pas vu un aileron dorsal ou un souffle. Dommage pour les gens qui étaient venus si loin pour les rencontrer. Moi, j’aurai bien d’autres occasion. Eh oui, j’ai le temps...
Sur le chemin du retour, le "capitaine" a arrêté le bateau le temps de manger un bol de soupe bien chaude bienvenue et de pêcher cinq ou six poissons.

La région est connue pour sa colonie d’aigles, des pygargues à queue blanche, un des plus gros oiseaux d’Europe nichant dans les falaises qui tombent à pic dans la mer de Norvège. Il y en aurait près de six cent dans les environs, une des plus grandes densités sur la planète.
Je les vois à peu près tous les jours planer de leur vol circulaire au dessus du fjord, l'un d'eux est même un habitué du port, peut-être employé par les autorités portuaires pour la surveillance aérienne...


Les aigles ont compris depuis fort longtemps que les bateaux de pêche, très nombreux par ici, rejettent à l’eau les déchets provenant du nettoyage du poisson pêché et qu’ils n’ont donc qu’à se servir en concurrence avec les goélands.
Les poissons que nous avons à bord sont destinés à les appâter.
Le bateau avançant au ralenti, les poissons sont lancés un à un sur la surface et immédiatement un des rapaces qui nous survolait en tournoyant de son vol planant replie un peu ses immenses ailes pour fondre rapidement sur cette proie facile.
























Fantastique spectacle que de voir ces très grands oiseaux, jusqu’à 2,40 m d’envergure, à quelques mètres pour ne pas dire à quelques dizaines de centimètres.
Après le passage du premier aigle, j’ai rangé mon téléobjectif (300 mm) pour un  objectif beaucoup plus court (zoom 28-70), bien plus adapté à la proximité de la star du jour.
Vraiment intéressant de pouvoir détailler ces animaux de près: les plumes du corps massif, les rémiges des ailes à la surface impressionnante, l’énorme bec jaune, les pattes aux serres puissantes agrippant fermement sa proie et le regard, le fameux regard de l’aigle, aiguisé comme une lame acérée, plein d’une détermination transperçante.

Et ce vol est tellement silencieux, même quand cette immense voilure s’appuyant sur les airs vient pratiquement vous caresser les oreilles.

Inoubliable moment.
Décidément, que de splendeurs dans la nature ! Et d’une variété infinie...




What a week full of emotions !
2 exeptionnels events in the sky those days, one "northern lights" evening and an air show with eagles.
As the northern lights forecast websites did not show something special, the surprise was pretty big.
An incredible celestial parade, for sure the most beautiful nature show I have ever seen.
It started slowly in the East, like a smoky cloud in a very dark sky with a huge number of stars.

Then, this "cloud" spread towards North and West to invade the sky.
And everything was colored, the sky was flaming with green and those flames, just like in a fireplace, started to move in any direction, changing shapes all the time.
Sometimes, the sky was draped in tranlucent green curtains swayed by somebody (angels?), with red, pink, yellow fringes, and with vertical colored rays down from the sky. Everything very sharp.

Then there were emerald clouds just like pushed by a strong wind.

It was really stunning, mind-blowing. I could never imagine such an impressiveness.
And with comets going through these green waves... A dream !
It lasted one and a half hour, an hour and a half of pure magic. And absolutely silent.
Fortunately, I was with my meighbours, so it was not a dream.
I was back to the boat the head in the stars and with frozen fingers (- 1°C), difficult to use the camera with gloves.
Then it was difficult to fall asleep, what an emotion !

Till now, I thought the pictures of northern lights were more spectacular than it is in reality, this time it is the other way.

The exposure is 30 secondes (ISO 400, aperture 4.5) and as these lights were moving fast, they look blurred. A pity for you...




























On thirsday the show was during daylight.

I was invited to go on the whalewatching boat to see the orcas, a motorboat about 15 m long, going 20 knots, which is able to go much longer distances than me with Vò lu Mondu which makes its way at 5 to 6 knots. And the days are shortening quickly...
We did not see any spray or dorsal fin of an orca. A pity for the people coming from so far away to see the whales. For me, I’ll have more opportunities. Yes, I have plenty of time...
On the way back, the "captain" stopped the boat and we had  a welcome hot fish soup and the crew fished 5 or 6 fish.

The area is well known for its eagles colony, white-tailed eagles, one of the largest birds in Europe, nesting in the cliffs overlooking the Norwegian sea. It must be about 600 eagles in the area, one of the places on the panet with the biggest density.
I can see them almost every day gliding in circle over the fjord. One of them being very used to the harbour, maybe employed by the port authorities for aerial watch...


Eagles have understood for long that fishing boats throw away in the water the waste after the fish have been cleaned and so they just have to help themselves.
The fish we caught will be used as a bait.
The boat going slowly, fish are thrown one by one on the surface and immediately one of the birds of prey , folding a bit its huge wings, goes down very quickly  to this easy prey.































It’s a great show to see those very large birds, wing span up to 2.40 m, within few meters not saying some tens of centimeters.

After the first eagle, I have switched my tele lens (300mm) by a short zoom (28-70mm) much more suitable to the nearness of the star of the day.
Very interesting to be able to detail these animals so close: feathers of the massive body, the quill feathers of the wings with an impressive area, the big yellow beak, the paws with powerful claws grabing fermly its prey and the famous eye of the eagle, sharp as a blade, full of piercing determination.

And this flight is so silent, even when the huge wing come almost to your hear.

Unforgatable moment.
Really, so many splendours in the nature ! And an infinite variety...

o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o°o

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 15:26


 
 
 

























Le nez en l'air, les yeux au ciel, la tête dans les nuages, quotidiennement je me laisse pénétrer par les lumières du ciel arctique: magiques, puissantes, douces, chaotiques, calmes, violentes, colorées, monochromes, flamboyantes, plombées, claires, sombres, vaporeuses, opaques, éblouissantes, toujours belles, il s'en dégage souvent une énergie phénoménale et envoûtante...
Pour ne pas garder tout ça pour moi seulement, j'ai rajouté un album photo (dans la colonne de droite du blog) intitulé "Ciel de Lofoten" et j'y ai mis un florilège de mes images préférées sur le sujet. Et je pense qu'il y a de la place pour en rajouter durant ces prochains mois...
Puissiez-vous en ressentir un peu de la magie...
Quand vous ouvrez l'album, vous pouvez voir les photos en diaporama.

Nose up, eyes in the sky, head in the clouds, daily I let myself to be penetrated by the lights of the arctic sky: magic, powerful, soft, chaotic, calm, violent, colorful, monochrome, flaming, leaded, bright, dark, vaporous, opaque, glare, always beautiful, it comes often out of it a phenomenal and bewitching energy...
Not to keep that only for me, I've added a photo album (in the right column of the blog) called "Ciel de Lofoten) and I've put in it an anthology of my favorite pictures on the subject. And I think there enough room to add more during the next months...
I hope you'll get some of the magic...
When you open the album, you can have it as a slide show.

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 12:23

8h30, il commence à faire clair, le moteur tourne depuis quelques minutes, je largue les amarres.
Moins 1°C, faire attention, le pont est couvert de givre. Chaussettes laine et soie dans les bottes cuir et Goretex, gants imperméables fourrés polaire, combinaison isolante et flottante des pêcheurs norvégiens et bonnet laine et polaire au dessus de tout ça.
Comme souvent, dès que le ciel est clair, la nuit a été bien froide et, malgré le soleil promis par les prévisions météo, la température devrait rester du côté négatif du thermomètre.
Et pourtant, tellement envie d’aller passer la journée sur l’eau, voir et revoir ces lumières extraordinairement changeantes et variées, tellement envie de rencontrer les orques !
                                                                             
                                                                                                                               photo Marie Leroy                                                
Les orques. Ils jouent à cache cache avec moi depuis plus de trois semaines.     Actuellement je sais qu’il y en a de l’autre côté du fjord, deux groupes, mais trop loin, hors de portée de mon rayon d’action et avec les jours qui se réduisent aussi vite que les glaces de la banquise, il me faudrait partir bien avant l’aurore pour arriver près de l’autre rive avant le crépuscule.
Et peut-être qu’un groupe de ces mammifères viendra de ce côté, qui sait ? On en a vu il y a une dizaine de jours, et puis encore deux individus se sont montrés par ici la semaine dernière.
Je suis rapidement dépassé par un bateau qui emmène des touristes voir les orques et à son passage, avec la radio VHF, j’appelle Daniel, un des membres d’équipage, pour lui demander s’il a des informations  sur la localisation des orques. Il me confirme ce que je sais déjà, mais eux ont les capacités de vitesse pour traverser le fjord et ils reviendront la nuit déjà tombée.
Après une heure de navigation je passe entre les îles de Stora Molla et Lille Molla pour atteindre la zone où les fonds passent très rapidement de 50m à plus de 200m. Les orques et également les globicéphales, une autre espèce de mammifère marin qui fréquente ces eaux, affectionnent ces endroits.






Si les prévisionnistes norvégiens ont vu juste sur l’ensoleillement, ils ont tout faux en ce qui concerne les courants d’air: dix noeuds annoncés et vingt à vingt cinq noeuds rencontrés. Pas la même chanson !
Et les vagues ne sont pas en reste. Vò lu Mondu est bien chahuté et les objets, par définition inanimés, sont pris d’une grande frénésie de mouvement à l’intérieur du bateau, sans qu’une chorégraphie ait vraiment été répétée à l’avance. Le bazar !



















Quant à Baltic, comme toujours quand je navigue au moteur, elle refuse absolument, c’est têtu ces petites bêtes vous savez !, de rester à l'intérieur et se réfugie sur la bôme près du mât, sous la housse de la grand voile et je ne la vois plus de la journée.






Je déroule la trinquette (la petite voile d’avant) et c’est parti pour un joli bord de vent arrière à près de cinq noeuds. J’apprécie mon équipement "thermique" parfaitement adapté et j’en profite pour rester dehors à la barre en balayant du regard la surface bleu foncé zébrée de blanc pour essayer de détecter la présence des épaulards (autre nom des orques). Qu’est ce que je verrai en premier, le souffle qui monte à près de deux mètres où l'immense (jusqu’à 1,80m) aileron dorsal noir d’un grand mâle ? Je ne verrai rien aujourd’hui, la mer est trop agitée. Comme la promenade se transforme en chevauchée franchement inconfortable, au lieu de faire le tour de l’île de Skrova, je prends un raccourci entre celle-ci et Lille Molla pour retourner à mon port d’attache. J’aime bien passer entre ces deux îles, je suis toujours à peu près sûr d’y voir des aigles, les pygargues à queue blanche.
Seulement deux aujourd’hui, et c’est un régal de les voir utiliser les vents pour planer sur place, peut-être juste pour le plaisir, avec leurs puissantes ailes immobiles, les grandes rémiges aux extrémités écartées comme des éventails....
N’étant plus le jouet des vagues de ce côté-ci des îles, Vo lu Mondu bénéficie lui aussi d’une voilure plus imposante mais nous, nous ne cherchons pas à faire du surplace, bien au contraire, même si je ne suis pas pressé de rentrer après cette belle journée sur l’eau. Mais bon, comme le soleil se couche aujourd’hui à 14h30, faut quand même pas trop traîner.

La rencontre ne s’est pas faite aujourd’hui encore, mais est-ce là l’important ? Je sais qu’ils sont là, je peux les imaginer me regardant passer sans se montrer. Donc pour des photos, il vous faudra attendre un peu...
C’était une bien belle journée.
D’autant plus que c’était ma première journée en solitaire depuis une semaine.
J’ai eu de la visite, trois équipières venues voir les orques qui, comme moi, en seront quitte pour ne les voir que dans leur imagination. Mais pour elles également l’important était ailleurs.
Trois jours sur l’eau, une belle navigation à la voile, ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps, Vo lu Mondu a allongé la foulée jusqu’à plus de huit noeuds, j’ai vraiment apprécié, Anna aussi, et Marie peut-être un peu moins, disons qu’elle a été un peu... "remuée".
.........
Je vous le fais en direct: interruption d’une heure et demi dans l’écriture de cet article.
Comme ça fait pas mal de temps que je n’ai rien mis dans le blog, je me suis dis que ce soir je m’y attelais et ne ferais rien d’autre. Et puis, un coup d’oeil dehors vers 22h et il a bien fallu que je lâche le clavier: un festival d’aurores boréales !
L’appareil photo, le trépied (qui s’impose, 30 secondes de pose pour la prise de vue) et je suis allé sur une petite colline à 10 minutes du port, le meilleur endroit pour éviter la pollution lumineuse de la ville.
Partout dans la voûte céleste, sur 180° de l’Est à l’Ouest en passant par le Nord on peut voir ces masses verdâtres mouvantes. Pour être honnête, cela apparaît nettement plus vert et donc plus spectaculaire sur les photos que dans la réalité. C’est tout de même très étonnant et impressionnant.
Je suis rentré "à la maison" vers 23h30 avant même la fin du film.
La prochaine fois que je voudrais bosser tranquillement je tirerai les rideaux ! Ah ben non, j’en ai pas...
 




































Je reprends le fil de mon récit après cet intermède céleste.
Oui, de bien belles et intéressantes journées sur l’eau, avec, comme toujours, de magnifiques éclairages.

Merci à Anna, Marie et Marilyn pour ces quelques jours agrémentés de leur agréable et enrichissante compagnie.
La semaine précédente, j’ai eu le grand plaisir d’accueillir ma fille Camille et ma nièce Nathalie.
Avec elles aussi, quelques belles journées de ballades aquatiques avec une visite au Trollfjord, magnifique petit fjord très encaissé, 100 m de large à l’endroit le plus étroit, accessible uniquement en bateau.
Le tour de l’île de Skrova nous a gratifié du survol de neuf aigles à queue blanche.
Bien agréable compagnie. Vous revenez quand vous voulez les filles !






























Et voilà, depuis jeudi, j’ai repris mon petit train train de solitaire. Pas si facile cependant. Je dois dire que pendant deux jours il y a eu un peu de flottement, j’ai trouvé le bateau bien vide et silencieux.
Bon, mon petit tour sur l’eau hier a remis les choses un peu dans l’ordre et j’ai finalement repris mes occupations habituelles.
Les prochains jours seront statiques, du vent relativement fort étant annoncé pour quelques temps.
En plus de tout ça, il y a quand même un événement quotidien marquant qu’il faut que je souligne: les jours raccourcissent à une vitesse incroyable. Le soleil a de plus en plus de difficultés à se maintenir au dessus de l’horizon. Aujourd’hui, il a fait jour un peu avant 8h30 et le soleil a disparu dans la mer vers 14h15 et la nuit était installée une heure plus tard.
Vers le 5 ou 6 décembre, le soleil n’aura plus la force de se hisser au dessus de l’horizon et cela va durer un mois....
Et vu comme le temps passe vite, je pense que ça ne sera pas trop dur à supporter.


8.30 a.m., daylight is coming, engine on for a few minutes,  mooring lines off.

Minus 1°C, be careful, frost on the deck. Wool and silk socks in leather and Goretex boots, watertight  fleece gloves, insulating and floating suit used by norwegian fishermen and woolen hat on top of everything.
As often, as soon the sky is clear, the night has been cold and, despite the sun promised by the forecast, temperature should stay onn the negative side of the thermometer.
Though, I feel so much like to spend the day on the water, see and see again the wonderful changing lights, meet orcas !
Orcas. They play hide and seek with me for more than three weeks now.
At the moment, I know there are two pods on the other side of the fjord, but it’s too far away, out of range with days shortening very quickly, I should start before dawn to get to the opposite shore before dusk.
Maybe a pod of these mammals will come to my side, who knows ? Some have been seen about ten days ago, and two indivuduals were in the area last week.
I am quickly overtaken by the whalewatching boat and call with the VHF radio Daniel, one of the crew to ask him if he has some informations about the localisation of the orcas. He confirms what I know already, but they have the ability in matter of speed to cross the fjord and
they will be back after dusk.
After one hour, I go beetween the islands of Stora Molla and Lille Molla to reach the area where the depth goes quickly from about 50 m to over 200 m. Orcas and pilot whales, another species of marine mammal found in these waters, likes those places.

If norwegian meteorologists are right about sunshine, they are wrong concerning winds: 10 knots forecasted, and actually twenty to twenty five knots. Not the same story !
And the waves are there aswell. Vò lu Mondu is in the shaker and things inside the boat fly in every
directions. What a mess !



















Baltic, as always when I sail with the engine, does not want to stay inside and finds shelter on the boom into the lazy bag of the main sail. And then I don’t see her the whole day.





I roll off the staysail and start for a great sail downwind, around 5 knots. I appreciate my very well adapted thermal equipment and stay outside to steer scanning the sea surface with my eyes to spot the orcas. What will I see first, the blow which goes up to 2 m or the huge (up to 1,80 m) dorsal fin of a big male ? I will see nothing today, the sea is too rough. As the trip is  becoming absolutely uncomfortable,
instead of going around Skrova island, I take a short cut beetween it and Lille Molla to go back to the harbour.
I like to go through this way, I’m always pretty sure to sea white-tailed eagles.
Today, only two eagles and it’s a real pleasure to se them use the winds to glide hovering, my just for the pleasure, with their motionless powerful wings, the quill feathers like hand-held fans...
Not being anymore a toy for the waves on tjis side of the islands, Vò lu Mondu enjoys a larger sail area to speed up even if we are not in a hurry to go back after this beautiful day at sea. But as the sun will be behind the horizon at 2.30 pm, we cant be too slow.

No meeting today again, but is this the important thing ?
I know they are here, i can imagine them looking at me without showing themselves.
Well, for pictures, you will have to wait a little bit more....
It was a great day.
All the more it was my first day on my own for a week. I had some visits, three crew members who came to see orcas and who, like me have just to imagine them. For them aswell, the important is elsewhere.
Three days on the water, a beautiful trip under sails, I did not have that for a long time, Vò lu Mondu speed up to over 8 knots, i did appreciate, so did Anna, and Marie maybe a bit less, let say she was a little bit... «shaked».

........
I do it «live» now: one hour and a half interruption in the writing of this article.
As I did not put anything in the blog for quite a long time, i told to myself i must do it tonight and do nothing else. And then, a little glance outside at about 10 pm and I had to go away from the keyboard: a northern lights festival !
The camera, the tripod (really needed, 30 seconds exposure ) and I went for a 10 minutes walk to a small hill to avoid light pollution from the town.
Everywhere in the sky, from east, west and north, one can see these moving greenish lights. To be honnest, it appears much greener and so more spectacular on the pictures than in reality. Well, it is still amazing and impressive.
I went «back home» around 11.30 pm even before the end of the movie.
Next time when I’d want work quietly I’ll pull the curtains. Well, I dont have any, so....




















































Back to my story  after this celestial interlude.
Yes, beautiful and interesting days on the water with, as usual, wonderful lights.

Thank you Anna, Marie and Marilyn for these days brightened up with their pleasant and fulfilling company.
The previous week, I had the great pleasure to welcome my daughter Camille and my niece Nathalie.
With them too, some beautiful days on the sea with a trip to the Trollfjord, a very nice small fjord, 100m wide at the narrowest point, you can get there only by boat.
A trip around Skrova island delighted us with the flight of nine white-tailed eagles.
Very pleasant company. You can come back when you wish, girls !


























And so, from thirsday, I’m back in my solitary life. Not so easy though. I must say that for two days  it has been some wavering, I’ve found the boat pretty empty and silent.
Well, my day trip on the water yesterday put almost everything in order and I’m back to my occupations.
The next days will be still as quite strong winds are forecasted for some days.
One daily event I have to talk about: days are shortening very quickly now. It is more and more difficult for the sun to stay above the horizon.
Today, daylight came just before 8.30 am and the sun desapear in the sea at about 2.15 pm and the night was here one hour later.
On the fifth or sixth of december, the sun will not come above the horizon and it will last for one month...
But as time goes so fast, I think It will not be to hard to endure. 


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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 20:50

Le temps s'écoule calmement maintenant, les jours raccourcissent, les nuits s'allongent. Cette nuit, ici aussi, on change d'heure. Demain, le jour aura disparu à 17h. Je perdrai une heure de clarté parce que je ne gagnerai rien le matin: en principe je dors à 8h. C'est Baltic qui joue le rôle du réveil matin, en général vers 9h. Pas très matinal, je vous le concède, mais je me couche en général vers 1h donc une nuit de huit heures, c'est plutôt raisonnable. J'ai toujours été plutôt un oiseau de nuit. De toute façons, d'ici quelques temps, je me lèverai avant le soleil puisque, à cette latitude (68°N), il restera sous la couette, traduisez sous l'horizon, 24h/24h pendant un bon mois. La nuit polaire. Pas la nuit noire en permanence, l'astre solaire nous gratifiera tout de même d'une certaine clarté un moment dans la journée. Par contre pour soigner son bronzage, pas terrible...
Je me doute bien que certains ne m'envient pas de me retrouver dans cette ambiance d'hiver nocturne et froid et pour rien au monde ils n'aimeraient se retrouver dans une telle situation. Soit, mais ils se priveraient alors d'un spectacle exceptionnel de la nature, visible en période hivernale sur la grande scène céleste dans les hautes latitudes (65°N-75°N), au delà du cercle polaire: les aurores boréales.
Depuis trois jours, le ciel est vierge de tout nuage, conditions idéales pour l'observation de ce phénomène quand il se manifeste.
Hier soir, j'ai donc eu droit à ma première aurore boréale ! Etonnant, ça a commencé comme une colonne de fumée qui se déplace poussée par un vent inexistant, les formes sont changeantes, la couleur vire au vert. Oui, un peu comme des nuages verts.
Ça a duré une bonne heure, je pense.
La veille il y avait eu une autre (que je n'ai pas vue), beaucoup plus spectaculaire d'après les photos qu'on m'a montrées.
Je ne vais pas faire la fine bouche pour la première, même si elle n'a pas été grandiose. Il y en aura d'autres pendant les mois qui viennent.
Dès que j'aurai des images plus spectaculaires, je vous les montrerai accompagnées d'une explication du phénomène.
Voici deux photos prises hier soir. Admirez également la pureté du ciel, la Grande Ourse était là aussi.




A part cette grande nouveauté pour moi, pas grand chose a vous raconter pour cette semaine.

Trois jours d'une météo merveilleusement agréable m'ont permis de passer ces journées sur l'eau pour aller à la rencontre des orques qui ne sont apparemment pas pressés de venir par ici, ou plutôt ce sont les harengs qu'ils suivent qui ne le sont pas. Donc, patience, patience...
Cela m'a donné l'occasion de me lever un peu plus tôt et d'admirer le lever de soleil. Comment font-ils pour avoir une telle palette de couleurs célestes dans ces régions ? (les couleurs qui apparaissent sur le blog sont, hélas,  moins flamboyantes que dans la réalité).






Le petit port de Skrova, à environ cinq milles de Svolvaer.


Pyguargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla), le plus grand des aigles, jusqu'à 2,40m d'envergure. Assez répandu dans la région, de même que son cousin, l'aigle royal. J'en vois pratiquement tous les jours. Il y a quelque temps, l'un d'entre eux était dans le port, poursuivi par une bonne trentaine de goélands essayant de chasser cet intrus pour le moins encombrant.

Autre spectacle quotidien

Et toujours les yeux au ciel






Time is going quietly now, days shorten, nights get longer. Tonight,  it will be winter time here aswell. Tomorrow,  daylight will vanish at 5 p.m.. I’ll loose one daylight hour: usually, I sleep at 8 a.m..
Baltic is the alarm clock, about 9 a.m. every morning. Not so early but I go to bed usually around 1 a.m., so it's an 8 hours night which is quite reasonnable. I have always been a night bird. Anyway, very soon I will wake up before the sun because under this latitude (68°N), it will stay under the horizon 24 hours a day for more than one month. The polar night. Not a dark night all the time, the sun will send us some light for a while during the day. Well, to get sun tanned, not the best...
I can imagine some do not envy me to be in that black and cold winter atmophere and for nothing in the world they would like to be in that situation. Well, they would  deprive themselves of an exceptionnal show of the nature, visible only in winter time in the sky in the high latitudes (65°N-75°N), beyond the  polar circle: the northern lights.
For the last 3 days, the sky has been absolutely free of clouds, ideal conditions to see this phenomenon when it happens.
Yesterday night, it was my first northern light ! Amazing, it started like a smoke column moving blowed by an inexisting wind, changing shapes, colour turning to green. Yes, like green clouds.
It has lasted about 1 hour , I think.
The previous night it has been another one (I did not see it), much more spectacular according to the pictures I’ve seen.
I must not be fussy for the first one, even if it was not  so spectacular. There will be some more for sure during the coming months.
As soon I will have more spectacular pictures, I will show them with some explanations of the phenomenon.
2 pictures from yesterday night. Look how the sky is pure, the Ursa major is there aswell.





Except this great new thing for me, nothing special to say about this week.
3 days with a wonderful weather allowed me to go at sea to look for killer whales who are not in a hurry to come here, or it’s rather the herrings they follow which are not in a hurry. So, be patient....
So, I woke up earlier and could admire the beautiful sunrise.
How are they doing to be able to have such a palette for the colours in the sky uphere ?
(Colours which are showed on the blog are far less flaming than they are actually).





The small harbour of Skrova, about 5 milles from Svolvaer.



White-tailed eagle (Haliaeetus albicilla), the largest eagle, a wingspan up to 2.40 m.
Quite common in the area, as is its cousin, the golden eagle. I can see one of these almost everyday. Some days ago, there was one in the harbour, followed by about 30 seagulls trying to chase this troublesome fellow.



Everyday show



And always eyes toward the sky







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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 23:35

Après une escapade d'une semaine en direction du Sud de l'archipel des Lofoten, me voilà revenu à Svolvaer, mon port d'attache hivernal.
Cette petite croisière côtière a été émaillée de conditions météorologiques pour le moins variées.
Dans cette région du Nord de l'Europe, la météo est aussi lunatique qu'une diva caractérielle. Instabilité totale, changements d'humeur permanents, caprices instantanés, crises d'hystérie soudaines.
Les prévisions météorologiques sont.... ce qu'elles sont, c'est à dire qu'elles ont bien du mal à suivre les frasques de la prima dona.
Heureusement les côtes ne manquent pas d'abri, ports de pêche ou petites baies où on peut trouver un ponton ou se mettre au mouillage si ce n'est pas trop profond.
Après avoir été bloqué par un coup de vent pendant deux jours dans le port de Stamsund, j'ai repris ma route avec l'intention de m'arrêter dans un petit fjord, le Nysfjord, réputé pour son village de pêcheurs et un bel environnement. Environ deux heures de navigation. Le temps est assez calme.

Et voilà que la Castafiore se réveille: le calme est interrompu par quelques rafales passagères à près de trente noeuds amenant son lot de grain de pluie ou de neige. La mer devient noire comme de l'encre parsemée de blancs moutons. Souvent, ça ne dure pas très longtemps.

Du Nysfjord je ne verrais même pas l'entrée, dissimulée dans un gros nuage plein de neige.
Tant pis, je m'y arrêterai au retour. Direction Reine, port de pêche (encore !) et village. L'endroit est considéré comme un des plus beaux sites des Lofoten: le port est dominé par des pics et des falaises tout proches de la mer.
Effectivement, magnifique et... sinistre: le ciel est sombre, plombé. Paysage en noir, gris et blanc.

Je m'amarre le long d'un ponton, il n'y a personne et la nuit tombe d'autant plus vite que les nuages lui apportent une contribution efficace. Il n'y a donc pas que la nuit qui tombe, tous aux abris.... Pluie mêlée de neige, en quantité...
Et le vent !
On m'avait prévenu: "tu verras, à Reine, le vent "tombe" des montagnes. Violent"
Et c'est vrai ! Quelle violence ! Toute la nuit, des rafales, très fortes, font siffler les haubans, trembler le gréement, taper les drisses, danser la coques, grincer les amarres sur les taquets.
Pas vraiment bien dormi.
Au matin, toujours gris, foncé, toujours des rafales, moins fortes et plus espacées. Tiens, il ne pleut pas.
Pas vraiment envie de rester là, même si c'est le soit disant plus beau site de l'archipel.
Pas de connexion Internet pour voir les prévisions, toujours une indication même si la cantatrice se mêle de ce qui ne la regarde pas.
Un coup d'oeil par dessus la jetée me montre que "dehors" ça a l'air assez calme.
Vite, départ avant que les vocalises commencent.
Direction le Nysfjord.
Même menu qu'hier pour l'instant: calme provisoire, des petits grains de neige séparés parfois par une illusoire éclaircie ensoleillée.

Et, comme je viens de le dire le calme n'a été que provisoire: de nouveau des violentes rafales mais pas de vagues car le vent vient de la côte toute proche. L'abri du Nysfjord sera quand même le bien venu, il n'est plus qu'à deux milles.
Et voilà que le pilote automatique se met à faire n'importe quoi, ou plutôt ne fonctionne plus. Au pire moment. Trente noeuds, épais grain de neige et il faut que je barre.
Et dire que chaque jour j'apprécie encore plus la vision panoramique depuis l'intérieur du bateau, ce qui permet de naviguer confortablement en ce mois d'octobre au Nord du cercle polaire arctique.
Me voilà sur un bateau "normal": dehors dans le cockpit même s'il ne fait pas beau.
Mais ce n'est pas tout: plus de GPS, plus de cartographie électronique.
Apparemment gros problème électrique.
Si le temps était correct, ça ne serait pas trop gênant: je sais où je suis, je suis passé au même endroit hier, je fais des petites distances.
Mais là, sans visibilité dans les fortes giboulées de neige, c'est pas idéal. Est-ce encore un coup de la diva qui a fait péter les plombs en faisant ses vocalises matinales ?
J'arrête le bateau, le vent ne me porte pas à la côte, et, moi qui n'aime pas l'électricité, je me lance à l'aventure dans les ampères, les volts, les fusibles et les interrupteurs.
Je parviens à faire fonctionner le pilote automatique, l'ordinateur et son écran se montrent collaborants et m'affichent de nouveau les contours côtiers et les cailloux qui traînent à droite, à gauche et même au milieu. Par contre le petit bateau rouge censé représenter Vò lu Mondu sur l'écran a disparu. Je le retrouverais dix minutes plus tard en essayant de me rappeler comment avait fait mon ami Jonas lors de l'installation du logiciel l'hiver dernier. Tak Jonas !
Par contre pour le GPS, qui s'allume, fait bip bip et rien d'autre, ça a l'air plus grave.
Heureusement, j'en ai un de secours qui fonctionne lui, même s'il m'affiche que les batteries sont faibles.
Je remets en route mais pas vers le Nysfjord dont l'ouverture est de nouveau bien dissimulée dans la nébulosité ambiante.
Bon, retour à Stamsund, à moins que ça se calme un peu auquel cas je pourrais aller jusqu'à Henningsvaer où j'avais déjà fait escale.
Effectivement, Bianca a changé d'avis, une fois de plus, et le vent qui était d'Ouest a tourné au Sud-Ouest ce qui me permet de dérouler la trinquette et d'allonger un peu la foulée même si les vagues se sont bien formées avec cette nouvelle orientation.
Le port d'Henningsvaer est un très bon abri avec ce vent de secteur Sud Ouest.

En me promenant dans le village je rencontre une biologiste, Heike, dans son centre de recherche scientifique link. Elle étudie les orques en les enregistrant grâce à un hydrophone. Les orques sont des animaux qu'on pourrait qualifier de bavards: vivant en groupes familiaux, ils communiquent entre eux en émettant des vocalises et des "clics" qui leur sont utiles pour l'écholocation: ils disposent d'une sorte de radar naturel qui leur permet de se localiser et de repérer les proies.
Chaque groupe dispose d'un dialecte spécifique.
Les enregistrements obtenus par Heike lui permettent d'étudier ces différents groupes d'orques.
Notre conversation me donne des indications précieuses pour aller à la rencontre de ces mammifères marins.
Je m'engage à lui faire part de mes observations et de lui donner les photos qui lui permettront une identification des individus, et donc des groupes, rencontrés.
Pendant les trois jours suivants la diva est en vacances très loin d'ici et il fait un temps magnifique (pas tout le temps quand même), sans vent, même s'il ne fait pas bien chaud, environ 3°C.

Trois jours sur l'eau à guetter l'éventuelle apparition d'ailerons fendant les eaux du fjords.
Rien, ils ne sont pas encore là. Trois jours quand même bien agréables sur l'eau.
Puis retour à Svolvaer mardi après-midi, une tempête est annoncée pour mercredi. Pas de caprice cette fois, elle arrive pile à l'heure avec ses 35 noeuds, 40 dans les rafales. Même les bateaux de pêche sont à quai.
 











































































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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 09:55
Quelques nouvelles après ma petite farce du dernier article.
Tout d'abord merci à ceux qui m'ont envoyé des messages sympas une fois remis de leurs émotions après avoir cru dans un premier temps que c'était vrai.
D'autres qui n'ont lu que la première partie m'imaginent réellement sur le retour....
Quant à Max en Belgique, il est déçu que ce ne soit pas vrai, il pensait ainsi pouvoir me racheter mon bateau ! Désolé, Max.
Ensuite, réponse à certaines qui me demandent des nouvelles de Baltic: elle va très bien, même si elle est très très prudente quand elle ose sortir du bateau de crainte de se trouver nez à nez avec Zoé, la chatte du bateau voisin. Faut dire que cette dernière vient la narguer sur le bateau et "la discussion" à travers le hublot est pour le moins musclée et bruyante !
Sinon, elle grandit vite (cinq mois et demi) et a une énergie parfois explosive qui rend difficile la lecture ou l'utilisation de l'ordinateur. Je vous passe les détails....


Le temps s'étant mis au très beau sur les Lofoten, j'ai repris la mer pour un petit cabotage vers le sud de l'archipel.
Dans un premier temps, il me fallait trouver un endroit approprié pour échouer le bateau dans le but de changer l'hélice.
Une erreur de calcul du fournisseur sur les caractéristiques de l'hélice a fait que celle-ci n'est pas adaptée et que le bateau n'atteint pas les performances que je serais en droit d'attendre.
Donc, une nouvelle hélice a été fabriquée, je viens de la recevoir et je vais donc la mettre à la place de l'ancienne.
L'avantage d'avoir deux quilles et de se trouver dans des régions à marée est qu'il est possible de se poser à marée basse.
J'ai déjà repéré un tout petit fjord dont le fond est sablonneux et qui se découvre entièrement à marée basse. C'est là que l'opération va se dérouler.
J'y arrive à marée haute et, après avoir mis une ancre à l'avant et une autre à l'arrière avec 1,70 m de hauteur d'eau, il n'y a qu'à attendre que la mer se retire et que le bateau se pose en douceur sur son lit de sable.


































Le marnage (différence entre hautes eaux et basses eaux) aujourd'hui est de 2,70 m
Il n'y a pas la moindre ondulation sur l'eau ce qui fait que, occupé à faire ma pâte à pain, je ne me suis même pas rendu compte que le bateau était posé sur ses quilles et son safran.




















L'opération a duré dix minutes à peine puis il a fallu attendre quatre heures pour que le bateau flotte à nouveau, ce qui a porté à 1 h du matin.
J'ai déplacé le bateau de quelques centaines de mètres vers le large pour la fin de la nuit afin de pouvoir partir dans la matinée, histoire de ne pas me retrouver posé de nouveau au moment du départ. J'essaye de lui apprendre à marcher sur ses deux pieds mais c'est pas encore très au point...
De nouveau une très belle journée, sans vent, ce qui me permet de me rendre compte de l'effet du changement d'hélice: les performances sont améliorées de 1,5 à 2 noeuds et Vò lu Mondu atteint enfin une vitesse normale pour un bateau de sa taille, 6 noeuds en vitesse de croisière avec encore une bonne réserve de puissance.


Quelle belle journée ! Et quelle belle agréable sensation que de naviguer au bord des montagnes qui ont déjà mis leur bonnet blanc automnal ! Elles ne sont pas très hautes, cinq à six cent mètres, mais le fait qu'elles soient si près de la mer les fait paraître beaucoup plus élevées.






Je m'arrête en milieu de journée dans le très joli petit village d'Henningsvaer. Village de pêche tout en longueur autour de son port. Belles maisons colorées comme toujours. Le tour en est vite fait et, comme la saison de pêche à la morue n'a pas encore commencé, je n'y croise pratiquement personne et tout est fermé. Même pas un bistrot ouvert. Hors saison.





















Un coup de vent étant annoncé pour les jours qui viennent et n'ayant pas envie de rester ici pour attendre des jours meilleurs, je me remets en route en milieu d'après midi pour un autre port, Stamsund, à deux heures de navigation. D'après ce que je sais, c'est une petite ville avec un port de pêche important. Ce sera peut-être un peu plus animé, même si, là aussi, la saison de pêche n'a pas encore commencé.
Qu'est ce que j'apprécie d'avoir enfin une bonne vitesse et de pouvoir accélérer pour éviter un énorme nuage noir avec des grains de pluie qui se déplace dans ma direction.


Le temps est en train de changer et la dernière demi heure est bien ventée (25 noeuds), j'arrive juste à temps pour m'installer le long d'un ponton accueillant. Maintenant, Eole peut s'exprimer avec toute sa vigueur, je suis à l'abri. Et, à l'heure où je suis en train d'écrire, il ne se gène pas pour donner de la voix dans les haubans et ça devrait durer quarante huit heures.
La dernière heure de navigation m'a offert un magnifique spectacle lumineux.
Alors que je quitte le pur ciel bleu des trois derniers jours, un cortège de nuages arrive du Sud et le jeu de lumière avec le soleil qui essaye de faire de la résistance est extraordinaire, incroyables changements de couleurs entre les bleus, les gris, les jaunes, les noirs.
Magiques lumières du Nord....






 















Some news after my little joke in the last article.
First, many thanks to those who have sent me friendly messages after some emotions because they thought it was true.
Some who have read only the first part of the article imagine I’m really on my way back...
Concerning Max in Belgium, he’s a bit desapointed because it’s not true, he thought he could buy my boat ! Sorry Max.
Then, an answer to those who ask me news from Baltic: she is very well, even she is very very careful when she goes out of the boat, afraid to meet again Zoe, my neighbours cat.
Zoe comes on the boat to cheek Baltic and the "discussion" through the porthole is pretty loud !
She is growing quite fast (five and a half months) and she has so much energy it’s sometimes difficult to read or use the computer.



Beautiful weather being back on the Lofoten islands, I start sailing again to the south of the archipelago.
First, I have to find a good spot to beach the boat as I have to replace the propeller.
Due to a wrong calculation of the propeller at the factory, this one is not appropriate and the boat is very slow.
So a new propeller has been made and I just got it.
The advantage to have 2 keels and to be in a tidal area is that it’s possible to beach at low tide.
I’ve already spot a little fjord with a sandy bottom where there is no water any more at low tide.
I come there at high tide and, anchored in front and at the back, with 1.70 m water deep, I just have to wait the water goes off and the boat stands gently on the sandy bed.









































The tidal range is at the moment 2.70 m.
The water being absolutely still, I even did not feel when the boat was standing on her keels and rudder.




















The operation took only ten minuts and then I had to wait four hours for the boat was floating again, till 1 o’clock at night.
At that time I moved the boat a few hundreds meters offshore to be able to sail away in the morning at low tide.
And again a beautiful day, with no wind, so I can test the new propeller:  the performances improve for
1.5 to 2 knots and Vò lu Mondu has now a "normal" speed for a boat of her size, 6 knots cruising speed with plenty of spare power.

What a beautiful day ! And what a pleasant feeling to sail next to the mountains with their autumnal white hat ! They are not very high, 5 to 6 hundreds meters, but, as they are so close to the sea, they look much higher.

I stop around noon in a beautiful small village, Henningsvaer. It’s a fishing village streched along its harbour. As always, nice colored houses. It’s very quick to go around and, as the fishing season has not started yet, I did not see almost anybody and everything is closed.
Off season.























A gale being forecasted for the next days and as I don’t wish to stay here to wait for a better weather,
I keep going in the afternoon to another harbour, Stamsund, 2 hours away.
According to what I know, it’s a small town with an important fishing harbour.
Maybe it will be a bit more living, even if there aswell, the fishing season has not started.




It’s so good to have a good speed and to be able to speed up to escape a huge black cloud with rain showers coming towards me.

The wheather is changing and the last half an hour has been pretty windy (25 knots), I am just in time to moor along a welcoming pontoon.
Now it can blow strongly, I am well sheltered. And at the moment, while I’m writing it’ s blowing hard and it should last 48 hours.

The last sailing hour gave me a tremendous light show.
As I’m leaving the pure blue sky, a procession of clouds comes from the south and the light game with the sun is wonderful, incredible colour changes beetween blues, greys, yellows, blacks.
Magical lights of the North...























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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 23:15

Un an déjà. Un an que mes amarres ont été lovées sur le pont de Vò lu Mondu pour la première fois au départ du Grau du Roi.
L'heure de faire un bilan ? Bof, pas trop mon truc. Déjà que je ne fais pas de programme, manquerait plus que je fasse un bilan.
Quelques observations quand même.
2000 kilomètres de navigation fluviale, plus de 2000 milles de navigation maritime.
Beaucoup de très bons moments, d'autres moins agréables aussi pour être honnête.
Des paysages magnifiques, des lumières extraordinaires, la compagnie des oiseaux, des belles rencontres mais aussi des vents quasi systématiquement peu collaborants ce qui a impliqué un très grand nombre d'heures de déplacement au moteur, pas très drôle, beaucoup de gris et peu de belles journées vraiment estivales.
Au bout du compte, (bon, c'est quand même parti pour être un bilan), ce nouveau mode de vie me convient-il ? Oui et non. Oui pour ce que je viens de citer et non parce que je crois que fatalement la routine vous rattrape tôt ou tard, la sournoise,
Lever l'ancre le matin, se remettre en route, pour aller où ? Au prochain mouillage après une journée de bruits mécaniques dans les oreilles, donc même pas de musique pendant ce temps, puis le trouver ce mouillage, en slalomant entre les vils rochers sous marins, mouiller l'ancre, une fois de plus, se pencher sur les problèmes récurrents de charge de batteries, et puis nettoyage du bateau, et zut, pas fais la vaisselle depuis 2 jours ! Et puis, faut faire à manger, encore et encore. Et la vaisselle encore....
La routine. Comme avant. Comme pour tout le monde au fond. Foutue routine !
Et les grands moments de solitude, pas toujours du monde à rencontrer dans ces mouillages déserts, l'impression d'être toujours hors saison...
Alors ?
Alors, j'ai pris la décision aujourd'hui. C'est décidé, je rentre.
Un an, ça suffit. N'est-ce pas déjà trop finalement ?
Non, c'est assez, je rentre. Plus envie.
Je pense que c'est mon dernier article sur le blog (le 100 ème!). Et même pas envie d'y mettre une photo...
Merci de m'avoir lu tous ces mois, j'espère que je ne vous ai pas trop cassé les pieds avec mes histoires.



Meuhhhh non, je rigole !!!!! Vous n'y avez pas cru quand même ?
Vous quitteriez la table du meilleur resto du monde, celui que même le Guide Michelin il n'a pas assez d'étoiles pour lui, après l'entrée pourtant délicieuse ? Et quand on voit ce qu'il y a à venir sur la carte....
Moi pas ! Bien trop gourmand, bien trop gourmet, bien trop boulimique.

Quand on vu des aurores comme celle-ci











                                                                                           des petits matins comme celui-ci
des journées comme ça

                                 ou comme ça
ou comme ça


des fins de journée comme celles-ci



des nuits comme ça...



Quand on a fait plein de très chouettes rencontres....















plus tous ceux dont je n'ai pas tiré le portrait...

et quand en plus on est passé par des moments "forts"












sans oublier mes copains de tous les jours...

































quand on a un super bateau....


une tellement bonne compagnie....


alors, il n'y a pas d'hésitation possible, je garde la barre dans une main, l'appareil photo dans une autre, la plume-clavier avec ce qui reste de doigts et ça continue.
Et puis, et puis, je n'ai pas encore goûté à l'hiver au delà du cercle polaire avec les aurores boréales en toile de fond, aux douceurs et senteurs méditerranéennes, pas plus que je n'ai rencontré les dauphins de l'Atlantique, les rorquals de la mer de Cortez, les baleines à bosses d'Alaska, ni tutoyé les glaces des canaux de Patagonie, pas plus qu'approché les coraux des lagons polynésiens, ni mouillé mon ancre au pied des pitons basaltiques des îles Marquises, ni sniffé les parfums des fleurs de tiaré et de frangipanier, sans parler de la vanille de Huahine, le tout accompagné des rencontres avec ceux qui vivent au bord des mers et océans alors que je vis au bord de la terre....
Il me semble que la routine n'est pas prête à s'inviter à bord ou alors si elle fait une tentative, elle ne sera pas la bienvenue.

Et puis ce mode de vie, loin du "toujours plus" qu’on voudrait nous faire croire tellement idéal, oui, il me convient très bien.
"Travailler plus pour gagner plus", comme disait il n’y a pas si longtemps un irresponsable notoire.
Pourquoi ?
Pour dépenser plus ? Pour avoir plus que le voisin ? Pour changer de bagnole, de télé, de cuisine ? Pour manger plus ? Plus de viande industrielle, plus de tout ce que nous proposent les grands groupes chimico-agro-alimentaires ? Plus plus plus, plus de production, plus de croissance, plus de bénéfices pour ceux qui ont déjà tellement plus que la plupart d’entre nous et qui se foutent que cette croissance se fasse au détriment de ceux qui bossent pour eux et de l’état de notre planète.
Ce mode de fonctionnement est une absurdité. Irresponsable et absurde. Droit dans le mur !
En ce qui me concerne, j’ai fait le choix d’une autre voie et ne suis pas près d’en changer. C'est ma modeste contribution au changement qui devrait absolument se faire pour que tout tourne rond et dans le bon sens.
Une vie simple, une nourriture simple, bonne, peu chère, en quantité raisonnable. Même ici en Norvège, un des pays les plus chers du monde,  mon budget ne va pas exploser au bout de deux mois.
Plus plus plus ? oui, d’accord à 100 %.
Plus de temps pour soi et pour les autres, plus de liberté, plus d’attention pour ce qui m’entoure, plus de disponibilité, plus de respect, plus de bien-être au bout du compte.
N’est-ce pas là le but majeur que tout un chacun devrait chercher à atteindre ?
Ce mode de vie différent n’est pas lié au bateau (qui me permet de voir du pays comme j’en ai envie, en douceur), il est possible de mille autres façons, à chacun de trouver ce qui lui convient le mieux.
Liberté de choix.

Vous continuez à m'accompagner ?

"Passer sa vie à cheminer le long d'une route droite, profondément encaissée entre de hauts talus, est faire médiocre usage des jours que le destin nous a accordés, tandis qu'ils peuvent être ensoleillés si l'on grimpe le talus pour flâner en liberté sur le vaste plateau qui le surmonte."
Alexandra David-Neel

4th of october 2008 - 4th of october 2009.
Already one year. One year ago, my mooring lines have been coiled on the deck of Vò lu Mondu for the first time at the start in Le Grau du Roi.
Time for an evaluation report ? Well, not my cup of tea. I don’t make any program, so, no evaluation report.
At least some observations.
2000 kms of river cruise, more than 2000 nautical miles sailing on the sea.
A lot of wonderful moments, some less pleasant ones to be honest.
Magnificent landscapes, incredible lights, birds company, very nice meetings but so many opposite winds which means a very large amount of motoring hours, not funny, a lot of grey skies and few nice summer days.
At the end (well, it’s started to be an evaluation report), is this way of life ok for me ?
Yes and no. Yes because of what I’ve just said and no because I believe that the routine is always on your way.
Anchor up in the morning, on the road again, to where ? To the next anchorage after a full day with mecanical noises in my hears, so not even music during that time, then find a good anchoring spot, going beetween treacherous under water rocks, drop anchor, one more time, look after recurrent battery charging problems, clean the boat, did not do the dishes for 2 days ! And cook again and again. And dishes again....
Routine. Like before. Like everybody after all. Bloody routine !
And loneliness, not always somebody to meet in deserted anchorages, the feeling to be off season all the time.
So ?
So, I took the decision today. It’s decided, I go back home.
One year, it’s enough. Is not it too much finally ?
No, it’s enough, I go back.
I think it’s my last article on the blog (hundredth article !) And I don’t feel like to put a picture in it....
Thanks to have read my words during all these months, I hope I did not bother you too much with my stories.



Noooooo, I’m joking !!!!! You did not believe it ?
Would you leave the table of the very best restaurant in the world after the delicious starter ?
And when you see what will come after on the menu....
Not me ! Much too greedy, much too gourmet, much too bulimic.


When you have seen such dawns











            early mornings like this










days like this


                                                                                        or like that












or that


sunsets like this


nights like that



When you have met so nice people





















add those I did not take pictures of

and when you have been through strong moments





not forget my everyday friends


























when you have such a good boat


and a so nice company....


so, no possible hesitation, I keep the helm in one hand, the camera in the other one, the keyboard with the spare fingers and keep on going.

And then, I do not have tasted the winter further north than polar circle with the polar lights, the sweetness and mediterranean scents, I do not have met Atlantic dolphins, fin whales in the sea of Cortez, humpbacks whales in Alaska,  I do not have touched the ice in Patagonian chanels, I do not have been close to corals in the lagoons of Polynesia, I have not anchored at the foot of the basaltic peaks of the Marquesas islands, I have not been bewitched  by the perfumes of the tiare and frangipani flowers, not talking about the vanilla from Huahine, all this with the meeting with those living next to the sea and oceans while I live next to the land....
It seems to me that routine is not close to come on board and if it tries to, it will not be welcome.

And this way of life, far from what it is said to be so ideal, yes, it’s absolutely suitable for me.
"Work more to earn more" ? Why ? To spend more ? To have more than the neighbour ? To replace car, tv, kitchen furniture ? To eat more ? More industrial meat, more of what offers us great chemical food processing companies ? More more more, more production, more growth, more benefits for those who own already much more than most of us and who don’t care that this growth is made on the back of those who work for them and dont’t care about the state of the planet.
This way to do it is an absurdity. Going strait in the wall !
I have made my choice for another way and I’m not about to change it.
Simple life, simple food, good, cheap, in reasonable quantity. Even here in Norway, one of the most expensive countries in the world, my budget will not explode after 2 months.
More more more ? Yes, 100 % ok.
More time for myself, more freedom, more attention for my environment,  more avaliability, more respect, more well-being at last.
Is not it the major goal everybody should try to reach ?
This different way of life is not linked to the boat (which allows me to travel as I wish, slowly), it’s possible in thousands of ways,  each one must find what is best for him.


You keep going with me ?

"to spend his life going along a strait road, deeply embanked is to do a poor use of the days that fate gave us,  whereas they could be sunny if you climb the bank to roam freely on the large plateau which  is over it."
Alexandra David-Neel

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 23:00

Cartier, Rolex, Ferrari et j'en passe, les images, les icônes du luxe. D'aucuns voudraient nous faire croire que si on ne navigue pas dans ces eaux là, on est pas loin d'avoir gâché sa vie.
Si tel est le cas, je ne suis pas loin d'un immense gâchis. Je ne suis pas vraiment sur le chemin qui pourrait me mener vers ce genre de richesses.
Mon luxe à moi il ne se mesure pas à la satisfaction du banquier qui gère mon compte (surtout qu'il doit être tout sauf enthousiaste...).
Cela fait deux semaines que je suis à Svolvaer aux îles Lofoten et Vò lu Mondu n'a pas quitté le ponton le long duquel il danse tout en douceur au rythme des vagues qui parviennent à se faufiler derrière le brise-lame du port.

Depuis deux semaines le ciel répète ses gammes toujours sur la même partition. Pluie et vent. Du genre allegro forte. Les instruments à vent vont à nouveau donner de la voix cette nuit, 40 noeuds de vent prévus. Le grand orchestre, la grande symphonie....
J'aime ces moments-là quand les haubans sifflent, quand le gréement vibre, quand la pluie tambourine sur le pont, quand le bateau se dandine sur l'onde. Quand le bateau est bien à l'abri comme ici, bien sûr.
Tout comme j'aime ces soirées et ces nuits où on imaginerait pas qu'on soit sur l'eau tellement l'immobilité est totale.
Ça, ça fait partie de mon luxe. Vivre directement au contact de ces aléas météorologiques.
Je pourrais considérer ces humeurs célestes comme contrariantes car elles m'empêchent d'aller à la découverte des côtes des îles Lofoten, de leurs fjords, baies, plages de sable blanc, de leurs petits ports abritant bateaux de pêche et maisons rouges, et, si c'était le cas, j'aurais de quoi voir la vie en gris foncé tellement le ciel est souvent de cette même couleur.
Mais non, tout est bleu autour de moi. J'en profite, d'une autre manière que si le soleil pourfendait les habituels nuages, je profite d'avoir le temps. Le voilà le grand luxe, celui qui ne s'achète pas.
"Le temps c'est de l'argent", c'est ce que dit la sagesse populaire. Je pense que c'est une erreur de ramener le temps à une histoire d'argent ou même d'or. Il est bien plus précieux que ça.
On peut le prendre, on peut le donner.
Après tout, oui, le temps c'est de l'argent, quand il se transforme en salaire. Les employeurs achètent le temps des employés, et prélèvent aussi au passage une bonne part de leur énergie.
J'ai choisi de ne plus vendre mon temps. En espérant qu'il ne sera plus jamais à vendre...
Je profite de mon temps. A mon rythme. Je lis, j'observe, je réfléchis, je rêve, je me promène, je caresse mon chat, je l'écoute ronronner, je profite de tout, j'apprécie.
Un grand avantage, c'est que je peux recommencer chaque jour, ce n'est jamais fini.
Le temps de vivre tout simplement.
Quand je pense que certains "passent le temps" et que d'autres "tuent le temps"....
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"Il faut sauver les condors. Pas tellement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines pour les sauver. Car ce seront celles-là mêmes dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle

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Cartier, Rolex, Ferrari and so on, luxury images. Some would like us to believe if we dont sail in that kind of waters, we are not far to have wasted our life.
If it’s true, I’m very close to a huge waste. I’m not on the way which could lead me to that kind of wealth.
My own luxury is not to be measured to my banker’s satisfaction (he must be everything but happy....).
It’s now 2 weeks I’m in Svolvaer, Lofoten islands, and Vò lu Mondu didn’t left the pontoon where she is dancing softly on the waves which manage to come behind the wavebreaker.

From the last 2 weeks the sky is playing the same music. Rain and and wind. Allegro forte.
The wind instruments will play very loud tonight, 40 knots expected. The large orchestra, the great symphony...
I like those moments when the shrouds whistle, when the rig vibrates, when the rain drums on the deck, when the boat waddles. Well, only when the boat is well sheltered like here.
Just as I like those evenings and nights when we couldn’t imagine we are on the water as the stillness is perfect.
It’s really a part of my luxury. To live with these vagaries of the weather.
I could consider those celestial moods as frustrating because they prevent me to go and discover the coasts of the Lofoten islands, their fjords, bays, sandy beaches, small harbours sheltering fishing boats and red houses, and, if it was so, I really could see the life in dark grey as the sky is so often the same colour.
But noway, everything is blue around me. I take advantage of that, in another way than if the sun slays the clouds, I take advantage to have time. Here is the great luxury, the one which can’t be bought.
"Time is money" says the popular wisdom. I think it’s wrong to compare time with money or even gold. It’s much more precious than that.
One can take it, one can give it.
After all, yes, time is money, when it is turned in a salary. Employers buy their employees time and take a large part of their energy at the same time.
I have make the choice not to sell my time any more. Hoping it will never be for sale...
I take advantage of my time. At my pace. I read, I observe, I think, I dream, I go for a walk,
I pet my cat, I listen her purring, I take advantage of everything, I appreciate.
The best thing is I can do it again every day, it’s never finished.
Just the time to live.


"We must save the condors. Not much because we need the condors, but because we need to develop human qualities to save them. Because they will be the same as the ones we will need to save ourselves."
Mac Millan, ornithologist XIX century

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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 14:59
Tromsö, 69°39' Nord, je n'irai pas plus haut dans le septentrion. Environ 400 km au nord du cercle polaire arctique.
Tromsö, 62 000 habitants, c'est la grande ville du nord de la Norvège. Ville très active avec une
importante université, est, paraît-il très agréable à vivre.
Plusieurs musées intéressants dont le musée polaire avec des expositions consacrées aux grands explorateurs polaires norvégiens Roald Amundsen, le premier à atteindre le pôle Sud en 1911, et Fridtjof Nansen, prix Nobel de la paix en 1922.
J'aime bien l'architecture originale de la cathédrale arctique, un iceberg venu de la banquise pas si éloignée. On peut y voir le plus haut vitrail d'Europe.





C'est l'endroit que j'avais choisi pour passer l'hiver. Bien placé au milieu de la ville, le port ne dispose cependant pas de sanitaires, pas de possibilité d'avoir une connexion internet à bord (ce qui m'est bien pratique pour utiliser Skype le soir) donc obligation d'aller à la bibliothèque municipale, magnifique, pour m'occuper de mon courrier électronique et du blog. Pas très pratique. En plus,  c'est le port le plus cher de toute la Norvège.
Donc je vais chercher mon igloo ailleurs.
Après quelques jours à Tromsö, je reprends la voie du Sud, ou plutôt je prends la voie du Sud car c'est la première fois que je tourne le dos à l'étoile polaire depuis mon départ il y a presque un an.
Escale prévue à Harstad pour retrouver Rita et Jan rencontrés il y a quelques temps. Arrivé dans cette
ville, je leur téléphone et il me disent qu'ils sont dans leur maison d'été sur une île voisine, à une heure de navigation. Je m'y rends donc tout de suite.
C'est un plaisir de les voir à nouveau.








Un peu plus tard, arrive dans le port une magnifique goelette. Rita et Jan le connaissent bien car ils y sont équipiers bénévoles. Ce bateau, Anna Rogde, a été construit en.... 1868 ! 140 ans ! C'est un des plus anciens bateaux existant et qui navigue beaucoup en plus. Jusqu'à Brest il y a quelques années où il avait été invité pour un grand rassemblement de bateaux classiques.
Il appartient à une association qui en prend grand soin et le fait naviguer, aujourd'hui avec un groupe d'une vingtaine d'écoliers qui vont passer la nuit à bord.
Invitation à dîner sur le bateau ce soir.










Le surlendemain, retour à Harstad pour me mettre à l'abri, une tempête étant annoncée. Et elle arrivera bien en temps prévu, vent à 70 noeuds (130 km/h) par endroits, maximum 30 noeuds dans le port où je me suis réfugié.
Jan me conseille pour l'achat de matériel de pêche et m'indique comment l'utiliser.
M'ayant invité à dîner, il doit venir me chercher dans une heure et en attendant, j'essaye ma belle canne à pêche toute neuve depuis le bateau dans le port.
Dix minutes plus tard, je n'en reviens toujours pas, j'ai attrapé une morue d'environ 40 cm !
Me voilà bien embarrassé. Mon repas de ce soir étant déjà prévu chez mes amis, je la remets à l'eau non sans en avoir fait une photo juste pour la montrer à mon ami Jean-Claude qui devrait bien venir par ici s'il veut assouvir à coup sûr son instinct de prédateur aquatique. Histoire de lui faire oublier sa frustration baltique.
Je prends ensuite la direction des îles Lofoten, un peu plus au sud, où j'espère trouver mon endroit d'hivernage.
Alors que je suis en train de terminer la lecture de "Circumpolaris" E. Brossier, F. Pinczon du Sel, éd. Glenat, racontant le tour de l'Arctique par le voilier polaire Vagabond, le hasard fait que ce bateau  se trouve sur ma route. Son équipage n'est pas là, embarqué sur un autre bateau pour le passage du Nord-Est. dommage, j'aurais bien fait leur connaissance.link

Les deux jours suivants qui m'amèneront à la ville de Svolvaer dans les Lofoten seront bien agités et, comme toujours, le vent est de face. Ne tenant pas à tirer des bords dans ces 30 noeuds de vent, je fait, une fois de plus le trajet au moteur. Baltic se réfugie sur la bôme, sous la housse de grand voile, elle y passera tout le temps de la navigation.

L'approche des îles Lofoten est assez impressionnante avec ses pics montagneux qui tombent directement dans la mer. Bien souvent je ne vois pas les sommets encapuchonnés dans les nuages bien gris.



Svolvaer, "capitale" des Lofoten, 4500 habitants est un port important dans le Nord du pays, surtout en hiver, haute saison pour la pêche à la morue.

Eh bien, c'est là que je trouve mon havre hivernal.
Le port est au centre de cette petite ville, il y a un bâtiment tout neuf avec les sanitaires et, oh surprise, machine à laver et séchoir.
Je capte un réseau internet depuis le bateau. Pas le meilleur que j'ai eu jusqu'à maintenant, tout est lent
mais ça fera l'affaire. Même si pour alimenter le blog en photos il faudra que j'aille profiter d'une meilleure connexion à la bibliothèque.
Et, cerise sur le gâteau, j'ai des sympathiques voisins... marseillais ! dans un joli bateau classique de 1918.
A bord également Dick, le yorkshire, et Zoé, la chatte.
Très gentille Zoé, curieuse aussi. Dès le premier jour elle est venue me rendre visite dans le bateau et la rencontre avec Baltic a été, comment dire, un peu explosive.
Baltic n'a jamais vu d'autre chat que sa mère, son frère et sa soeur. Panique à bord, Elle sort comme une fusée du bateau avec Zoé à ses trousses et se retrouve... à l'eau !
Je la vois nager (fort bien) derrière le bateau et le temps que je me retourne pour prendre l'épuisette destinée à une telle situation, elle a disparu sous le ponton. Je vais pour la repêcher de l'autre côté mais elle ne ressort pas. Allongé sur le ponton, je ne la vois pas dessous, ne l'entends plus. Avec Patrick, le voisin, on l'appelle, on la cherche, rien. Je me dis que ce n'est pas possible qu'elle ait coulé si vite car elle nageait vraiment bien, mais où est-elle passée ?
Finalement, je l'aperçois entre deux lattes de bois du ponton. Elle a réussi à se hisser sur le flotteur du ponton mais elle ne peut sortir de son refuge sans se remettre à l'eau. Finalement, nous déclouons une des lattes et je récupère cette boule de poils dégoulinante, tremblante de peur et de froid.
Passage à la douche chaude pour la dessaler puis au séchoir à cheveux.
Depuis un jour et demi, elle n'a pas demandé à sortir.....
C'était la séquence émotion, bien forte pour tous les deux.

P.s.: s'il s'en trouvait certains pour s'inquiéter de me voir passer un hiver aussi loin de l'équateur, je peux les rassurer, je ne m'installe pas dans le congélateur, tout au plus dans le compartiment à légumes du frigo. En effet, grace au Gulf Stream qui apporte ses eaux chaudes depuis les environs du Golfe du Mexique, le climat est relativement tempéré pour de telles latitudes: le mois le plus froid est février avec des températures moyennes de -1 à -2° et au plus froid à -8°  pendant 3 à 4 jours (ou plutôt nuits)  l'année dernière. Quant à la mer, elle ne gèle jamais (+5° au plus froid), ce qui par un certain côté m'aurait arrangé, rapport à Baltic.....





Tromsö, 69°39’ North, I’ll not go further north. About 400 km north of the polar circle.

Tromsö, 62 000 inhabitants, it’s the large town in the northern part of Norway. This very active town with an important university is said to be very pleasant to live.
Some interesting museums, among those the polar museum with exhibitions dedicated to great polar explorers, Roald Amundsen, the first to reach the south pole in 1911, and Fridtjof Nansen, Peace Nobel price in 1922.
I like the original architecture of the arctic cathedrale, an iceberg come from the icepack.
One can see the highest stained glass window in Europe.






Tromsö is the place where I thought I could spend the winter. In the middle of the town, the harbour  does not have toilets and showers, no possibilities to get wireless internet on board (very useful to use Skype in the evening) so I would have to go to the beatiful public library to get my mails and to work on my blog. Not very convenient. And it’s the most expensive harbour in the whole Norway.
So, I’ll go somewhere else to find my igloo.
After a few days in Tromsö, I go southward for the time since I left almost one year ago.
Next port of call, Harstad, to see Rita and Jan I met a while ago. Once in the town, I call them and they
say they are in their summer cottage on a island, about an hour from Harstad. I go there immediately.
It’s a real pleasure to meet them again.








A little bit later, a wonderful old schooner comes along the quay. Rita and Jan know her very well as they are
volunteer crew. This boat, Anna Rogde, was built in.... 1868 ! 140 years ago ! She is one of the oldest boats still sailing and she sails much. She’s been to Brest some years ago as she was invited for a big boatshow.
She belongs to an association who takes great care of her et sails her, today she brings here about 20 school kids, they will spend the night on board.
Invited on board for diner tonight.





2 days later, back to Harstad to be sheltered, a storm beeing forecasted. And it comes, 70 knots wind in some places, 30 knots maximum in the marina where I stay.
Jan advises me about fishing gear and tells me how to use it.
As he invited me for diner, he is supposed to come and pick me up and as I’m waiting for him, I try my new fishing rod from the boat in the harbour.
10 minutes later, I still can’t believe it, I get a 40 cm cod !









My evening meal beeing allready planned, I put it back in the water after taking a picture so I can show it to my friend Jean-Claude who should come uphere if he wants to be sure to get fish. Just to forget his baltic frustration.
After a very nice evening with my friends, I make my way to the Lofoten islands further south where I hope to find my winter spot.
As I’m reading the book "Circumpolaris" E. Brossier, F. Pinczon du Sel, ed. Glenat, telling the trip around Arctic ocean with the polar sailing boat Vagabond, I meet this boat anchored. Her crew is not on board, as they are on an other boat going through the Northeast passage. It’s a pity, it would have been nice to meet them.link

The 2 next days bringing me to Svolvaer in the Lofoten will be pretty rough and, as usual, the wind is in the opposite direction. Not wishing to tack many times against a 30 knots wind, engine on all the time. Baltic finds shelter on the boom, inside the lazy bag. She stays there all the time while sailing.
As I come near the Lofoten islands, it’s more and more impressive with mountains falling down straight in the sea. Very often I can’t see the summits hidden in the grey clouds.

Svolvaer, "capital" of the Lofoten, 4500 inhabitants is an important harbour in the north of the country, especially in winter when it’s the cod fishing high season.

Well, it will be my winter haven.
The harbour is in the town center, with a brand new toilet block and even washing machine and dryer.

I get a wireless internet network in the boat. Not the very best I’ve had, pretty slow, but it will be ok. I will have to go to the public librairy for a better connexion to be able to download pictures in the blog.
And, cherry on the cake, I have friendly neighbours.... from Marseille ! Lovely classic boat launched in 1918.
Also on board, Dick, a yorkshire, and Zoe, the cat.
Zoe, very sweet and very curious. The first day she came to visit the boat and the meeting with Baltic has been, how to say, exploding.
Baltic have never seen another cat than her mother, brother and sister. Panic on board, she rushes out like a rocket with Zoe behind her and she falls in the water !
I see her swimming (very well) behind the boat and, as I turn back to get the landing net to catch her, she disappears  under the pontoon. I go on the other side to get her but she does not come out. I can’t see her, I can’t hear her. With Patrick, my neighbour, we call her, we look for her, nothing. I say to myself it’s not possible she sinks so quickly as she swims so well, but where is she ?
Finally, I see her beetween the planks of the pontoon. She was able to climb on the pontoon float but she can’t come out without going back in the water.
So, we dismantle a plank and I get that soaked fur ball, shaking because of fear and cold.
Then, a hot shower to take the salt off and hot air drying.
Since then she does not ask to go out....
That was the emotion sequence, quite strong for the 2 of us.

P.s.: if somebody is worrying to see me spending a winter so far from the equator, I can reassure them, I'm not in the freezer, maybe just in the vegetable compartment of the fridge. Indeed, thanks to the Gulf Stream bringing warm waters from the vicinity of the Gulf of Mexico, the climate is quite mild on those latitudes: the coldest month is february with average temperatures at -1° to -2°C, at the coldest -8°C for 3 or 4 days (or nights) last year.
About the sea, it never freezes (+5°C at the coldest), but in a way it would have been fine, concerning Baltic....

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"Passer sa vie à cheminer le long d'une route droite, profondément encaissée entre de hauts talus, est faire médiocre usage des jours que le destin nous a accordés, tandis qu'ils peuvent être ensoleillés si l'on grimpe le talus pour flâner en liberté sur le vaste plateau qui le surmonte."
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"7 heures du matin peut être. Je n'ai plus l'heure et je m'en moque."
Paul-Emile Victor
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"La seule chose dont on soit sûr à l'avance de l'échec, est celle que l'on ne tente pas."
Paul-Emile Victor
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"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

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"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
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"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
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"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
Barbay d'Aurevilly
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" Faites ce que vous êtes capables d'effectuer ou croyez pouvoir faire. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie."
Goethe

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"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre."
Marguerite Yourcenar
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"Il faut sauver les condors. Pas tellement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines pour les sauver. Car ce seront celles-là mêmes dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle
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