Samedi 24 octobre 2009

Le temps s'écoule calmement maintenant, les jours raccourcissent, les nuits s'allongent. Cette nuit, ici aussi, on change d'heure. Demain, le jour aura disparu à 17h. Je perdrai une heure de clarté parce que je ne gagnerai rien le matin: en principe je dors à 8h. C'est Baltic qui joue le rôle du réveil matin, en général vers 9h. Pas très matinal, je vous le concède, mais je me couche en général vers 1h donc une nuit de huit heures, c'est plutôt raisonnable. J'ai toujours été plutôt un oiseau de nuit. De toute façons, d'ici quelques temps, je me lèverai avant le soleil puisque, à cette latitude (68°N), il restera sous la couette, traduisez sous l'horizon, 24h/24h pendant un bon mois. La nuit polaire. Pas la nuit noire en permanence, l'astre solaire nous gratifiera tout de même d'une certaine clarté un moment dans la journée. Par contre pour soigner son bronzage, pas terrible...
Je me doute bien que certains ne m'envient pas de me retrouver dans cette ambiance d'hiver nocturne et froid et pour rien au monde ils n'aimeraient se retrouver dans une telle situation. Soit, mais ils se priveraient alors d'un spectacle exceptionnel de la nature, visible en période hivernale sur la grande scène céleste dans les hautes latitudes (65°N-75°N), au delà du cercle polaire: les aurores boréales.
Depuis trois jours, le ciel est vierge de tout nuage, conditions idéales pour l'observation de ce phénomène quand il se manifeste.
Hier soir, j'ai donc eu droit à ma première aurore boréale ! Etonnant, ça a commencé comme une colonne de fumée qui se déplace poussée par un vent inexistant, les formes sont changeantes, la couleur vire au vert. Oui, un peu comme des nuages verts.
Ça a duré une bonne heure, je pense.
La veille il y avait eu une autre (que je n'ai pas vue), beaucoup plus spectaculaire d'après les photos qu'on m'a montrées.
Je ne vais pas faire la fine bouche pour la première, même si elle n'a pas été grandiose. Il y en aura d'autres pendant les mois qui viennent.
Dès que j'aurai des images plus spectaculaires, je vous les montrerai accompagnées d'une explication du phénomène.
Voici deux photos prises hier soir. Admirez également la pureté du ciel, la Grande Ourse était là aussi.




A part cette grande nouveauté pour moi, pas grand chose a vous raconter pour cette semaine.

Trois jours d'une météo merveilleusement agréable m'ont permis de passer ces journées sur l'eau pour aller à la rencontre des orques qui ne sont apparemment pas pressés de venir par ici, ou plutôt ce sont les harengs qu'ils suivent qui ne le sont pas. Donc, patience, patience...
Cela m'a donné l'occasion de me lever un peu plus tôt et d'admirer le lever de soleil. Comment font-ils pour avoir une telle palette de couleurs célestes dans ces régions ? (les couleurs qui apparaissent sur le blog sont, hélas,  moins flamboyantes que dans la réalité).






Le petit port de Skrova, à environ cinq milles de Svolvaer.


Pyguargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla), le plus grand des aigles, jusqu'à 2,40m d'envergure. Assez répandu dans la région, de même que son cousin, l'aigle royal. J'en vois pratiquement tous les jours. Il y a quelque temps, l'un d'entre eux était dans le port, poursuivi par une bonne trentaine de goélands essayant de chasser cet intrus pour le moins encombrant.

Autre spectacle quotidien

Et toujours les yeux au ciel






Time is going quietly now, days shorten, nights get longer. Tonight,  it will be winter time here aswell. Tomorrow,  daylight will vanish at 5 p.m.. I’ll loose one daylight hour: usually, I sleep at 8 a.m..
Baltic is the alarm clock, about 9 a.m. every morning. Not so early but I go to bed usually around 1 a.m., so it's an 8 hours night which is quite reasonnable. I have always been a night bird. Anyway, very soon I will wake up before the sun because under this latitude (68°N), it will stay under the horizon 24 hours a day for more than one month. The polar night. Not a dark night all the time, the sun will send us some light for a while during the day. Well, to get sun tanned, not the best...
I can imagine some do not envy me to be in that black and cold winter atmophere and for nothing in the world they would like to be in that situation. Well, they would  deprive themselves of an exceptionnal show of the nature, visible only in winter time in the sky in the high latitudes (65°N-75°N), beyond the  polar circle: the northern lights.
For the last 3 days, the sky has been absolutely free of clouds, ideal conditions to see this phenomenon when it happens.
Yesterday night, it was my first northern light ! Amazing, it started like a smoke column moving blowed by an inexisting wind, changing shapes, colour turning to green. Yes, like green clouds.
It has lasted about 1 hour , I think.
The previous night it has been another one (I did not see it), much more spectacular according to the pictures I’ve seen.
I must not be fussy for the first one, even if it was not  so spectacular. There will be some more for sure during the coming months.
As soon I will have more spectacular pictures, I will show them with some explanations of the phenomenon.
2 pictures from yesterday night. Look how the sky is pure, the Ursa major is there aswell.





Except this great new thing for me, nothing special to say about this week.
3 days with a wonderful weather allowed me to go at sea to look for killer whales who are not in a hurry to come here, or it’s rather the herrings they follow which are not in a hurry. So, be patient....
So, I woke up earlier and could admire the beautiful sunrise.
How are they doing to be able to have such a palette for the colours in the sky uphere ?
(Colours which are showed on the blog are far less flaming than they are actually).





The small harbour of Skrova, about 5 milles from Svolvaer.



White-tailed eagle (Haliaeetus albicilla), the largest eagle, a wingspan up to 2.40 m.
Quite common in the area, as is its cousin, the golden eagle. I can see one of these almost everyday. Some days ago, there was one in the harbour, followed by about 30 seagulls trying to chase this troublesome fellow.



Everyday show



And always eyes toward the sky







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Par Marc - Publié dans : Le voyage
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Vendredi 23 octobre 2009


à Sylvie
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Par Marc - Publié dans : La photo du jour
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Vendredi 16 octobre 2009

Après une escapade d'une semaine en direction du Sud de l'archipel des Lofoten, me voilà revenu à Svolvaer, mon port d'attache hivernal.
Cette petite croisière côtière a été émaillée de conditions météorologiques pour le moins variées.
Dans cette région du Nord de l'Europe, la météo est aussi lunatique qu'une diva caractérielle. Instabilité totale, changements d'humeur permanents, caprices instantanés, crises d'hystérie soudaines.
Les prévisions météorologiques sont.... ce qu'elles sont, c'est à dire qu'elles ont bien du mal à suivre les frasques de la prima dona.
Heureusement les côtes ne manquent pas d'abri, ports de pêche ou petites baies où on peut trouver un ponton ou se mettre au mouillage si ce n'est pas trop profond.
Après avoir été bloqué par un coup de vent pendant deux jours dans le port de Stamsund, j'ai repris ma route avec l'intention de m'arrêter dans un petit fjord, le Nysfjord, réputé pour son village de pêcheurs et un bel environnement. Environ deux heures de navigation. Le temps est assez calme.

Et voilà que la Castafiore se réveille: le calme est interrompu par quelques rafales passagères à près de trente noeuds amenant son lot de grain de pluie ou de neige. La mer devient noire comme de l'encre parsemée de blancs moutons. Souvent, ça ne dure pas très longtemps.

Du Nysfjord je ne verrais même pas l'entrée, dissimulée dans un gros nuage plein de neige.
Tant pis, je m'y arrêterai au retour. Direction Reine, port de pêche (encore !) et village. L'endroit est considéré comme un des plus beaux sites des Lofoten: le port est dominé par des pics et des falaises tout proches de la mer.
Effectivement, magnifique et... sinistre: le ciel est sombre, plombé. Paysage en noir, gris et blanc.

Je m'amarre le long d'un ponton, il n'y a personne et la nuit tombe d'autant plus vite que les nuages lui apportent une contribution efficace. Il n'y a donc pas que la nuit qui tombe, tous aux abris.... Pluie mêlée de neige, en quantité...
Et le vent !
On m'avait prévenu: "tu verras, à Reine, le vent "tombe" des montagnes. Violent"
Et c'est vrai ! Quelle violence ! Toute la nuit, des rafales, très fortes, font siffler les haubans, trembler le gréement, taper les drisses, danser la coques, grincer les amarres sur les taquets.
Pas vraiment bien dormi.
Au matin, toujours gris, foncé, toujours des rafales, moins fortes et plus espacées. Tiens, il ne pleut pas.
Pas vraiment envie de rester là, même si c'est le soit disant plus beau site de l'archipel.
Pas de connexion Internet pour voir les prévisions, toujours une indication même si la cantatrice se mêle de ce qui ne la regarde pas.
Un coup d'oeil par dessus la jetée me montre que "dehors" ça a l'air assez calme.
Vite, départ avant que les vocalises commencent.
Direction le Nysfjord.
Même menu qu'hier pour l'instant: calme provisoire, des petits grains de neige séparés parfois par une illusoire éclaircie ensoleillée.

Et, comme je viens de le dire le calme n'a été que provisoire: de nouveau des violentes rafales mais pas de vagues car le vent vient de la côte toute proche. L'abri du Nysfjord sera quand même le bien venu, il n'est plus qu'à deux milles.
Et voilà que le pilote automatique se met à faire n'importe quoi, ou plutôt ne fonctionne plus. Au pire moment. Trente noeuds, épais grain de neige et il faut que je barre.
Et dire que chaque jour j'apprécie encore plus la vision panoramique depuis l'intérieur du bateau, ce qui permet de naviguer confortablement en ce mois d'octobre au Nord du cercle polaire arctique.
Me voilà sur un bateau "normal": dehors dans le cockpit même s'il ne fait pas beau.
Mais ce n'est pas tout: plus de GPS, plus de cartographie électronique.
Apparemment gros problème électrique.
Si le temps était correct, ça ne serait pas trop gênant: je sais où je suis, je suis passé au même endroit hier, je fais des petites distances.
Mais là, sans visibilité dans les fortes giboulées de neige, c'est pas idéal. Est-ce encore un coup de la diva qui a fait péter les plombs en faisant ses vocalises matinales ?
J'arrête le bateau, le vent ne me porte pas à la côte, et, moi qui n'aime pas l'électricité, je me lance à l'aventure dans les ampères, les volts, les fusibles et les interrupteurs.
Je parviens à faire fonctionner le pilote automatique, l'ordinateur et son écran se montrent collaborants et m'affichent de nouveau les contours côtiers et les cailloux qui traînent à droite, à gauche et même au milieu. Par contre le petit bateau rouge censé représenter Vò lu Mondu sur l'écran a disparu. Je le retrouverais dix minutes plus tard en essayant de me rappeler comment avait fait mon ami Jonas lors de l'installation du logiciel l'hiver dernier. Tak Jonas !
Par contre pour le GPS, qui s'allume, fait bip bip et rien d'autre, ça a l'air plus grave.
Heureusement, j'en ai un de secours qui fonctionne lui, même s'il m'affiche que les batteries sont faibles.
Je remets en route mais pas vers le Nysfjord dont l'ouverture est de nouveau bien dissimulée dans la nébulosité ambiante.
Bon, retour à Stamsund, à moins que ça se calme un peu auquel cas je pourrais aller jusqu'à Henningsvaer où j'avais déjà fait escale.
Effectivement, Bianca a changé d'avis, une fois de plus, et le vent qui était d'Ouest a tourné au Sud-Ouest ce qui me permet de dérouler la trinquette et d'allonger un peu la foulée même si les vagues se sont bien formées avec cette nouvelle orientation.
Le port d'Henningsvaer est un très bon abri avec ce vent de secteur Sud Ouest.

En me promenant dans le village je rencontre une biologiste, Heike, dans son centre de recherche scientifique link. Elle étudie les orques en les enregistrant grâce à un hydrophone. Les orques sont des animaux qu'on pourrait qualifier de bavards: vivant en groupes familiaux, ils communiquent entre eux en émettant des vocalises et des "clics" qui leur sont utiles pour l'écholocation: ils disposent d'une sorte de radar naturel qui leur permet de se localiser et de repérer les proies.
Chaque groupe dispose d'un dialecte spécifique.
Les enregistrements obtenus par Heike lui permettent d'étudier ces différents groupes d'orques.
Notre conversation me donne des indications précieuses pour aller à la rencontre de ces mammifères marins.
Je m'engage à lui faire part de mes observations et de lui donner les photos qui lui permettront une identification des individus, et donc des groupes, rencontrés.
Pendant les trois jours suivants la diva est en vacances très loin d'ici et il fait un temps magnifique (pas tout le temps quand même), sans vent, même s'il ne fait pas bien chaud, environ 3°C.

Trois jours sur l'eau à guetter l'éventuelle apparition d'ailerons fendant les eaux du fjords.
Rien, ils ne sont pas encore là. Trois jours quand même bien agréables sur l'eau.
Puis retour à Svolvaer mardi après-midi, une tempête est annoncée pour mercredi. Pas de caprice cette fois, elle arrive pile à l'heure avec ses 35 noeuds, 40 dans les rafales. Même les bateaux de pêche sont à quai.
 











































































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Par Marc - Publié dans : Le voyage
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Jeudi 8 octobre 2009
Quelques nouvelles après ma petite farce du dernier article.
Tout d'abord merci à ceux qui m'ont envoyé des messages sympas une fois remis de leurs émotions après avoir cru dans un premier temps que c'était vrai.
D'autres qui n'ont lu que la première partie m'imaginent réellement sur le retour....
Quant à Max en Belgique, il est déçu que ce ne soit pas vrai, il pensait ainsi pouvoir me racheter mon bateau ! Désolé, Max.
Ensuite, réponse à certaines qui me demandent des nouvelles de Baltic: elle va très bien, même si elle est très très prudente quand elle ose sortir du bateau de crainte de se trouver nez à nez avec Zoé, la chatte du bateau voisin. Faut dire que cette dernière vient la narguer sur le bateau et "la discussion" à travers le hublot est pour le moins musclée et bruyante !
Sinon, elle grandit vite (cinq mois et demi) et a une énergie parfois explosive qui rend difficile la lecture ou l'utilisation de l'ordinateur. Je vous passe les détails....


Le temps s'étant mis au très beau sur les Lofoten, j'ai repris la mer pour un petit cabotage vers le sud de l'archipel.
Dans un premier temps, il me fallait trouver un endroit approprié pour échouer le bateau dans le but de changer l'hélice.
Une erreur de calcul du fournisseur sur les caractéristiques de l'hélice a fait que celle-ci n'est pas adaptée et que le bateau n'atteint pas les performances que je serais en droit d'attendre.
Donc, une nouvelle hélice a été fabriquée, je viens de la recevoir et je vais donc la mettre à la place de l'ancienne.
L'avantage d'avoir deux quilles et de se trouver dans des régions à marée est qu'il est possible de se poser à marée basse.
J'ai déjà repéré un tout petit fjord dont le fond est sablonneux et qui se découvre entièrement à marée basse. C'est là que l'opération va se dérouler.
J'y arrive à marée haute et, après avoir mis une ancre à l'avant et une autre à l'arrière avec 1,70 m de hauteur d'eau, il n'y a qu'à attendre que la mer se retire et que le bateau se pose en douceur sur son lit de sable.


































Le marnage (différence entre hautes eaux et basses eaux) aujourd'hui est de 2,70 m
Il n'y a pas la moindre ondulation sur l'eau ce qui fait que, occupé à faire ma pâte à pain, je ne me suis même pas rendu compte que le bateau était posé sur ses quilles et son safran.




















L'opération a duré dix minutes à peine puis il a fallu attendre quatre heures pour que le bateau flotte à nouveau, ce qui a porté à 1 h du matin.
J'ai déplacé le bateau de quelques centaines de mètres vers le large pour la fin de la nuit afin de pouvoir partir dans la matinée, histoire de ne pas me retrouver posé de nouveau au moment du départ. J'essaye de lui apprendre à marcher sur ses deux pieds mais c'est pas encore très au point...
De nouveau une très belle journée, sans vent, ce qui me permet de me rendre compte de l'effet du changement d'hélice: les performances sont améliorées de 1,5 à 2 noeuds et Vò lu Mondu atteint enfin une vitesse normale pour un bateau de sa taille, 6 noeuds en vitesse de croisière avec encore une bonne réserve de puissance.


Quelle belle journée ! Et quelle belle agréable sensation que de naviguer au bord des montagnes qui ont déjà mis leur bonnet blanc automnal ! Elles ne sont pas très hautes, cinq à six cent mètres, mais le fait qu'elles soient si près de la mer les fait paraître beaucoup plus élevées.






Je m'arrête en milieu de journée dans le très joli petit village d'Henningsvaer. Village de pêche tout en longueur autour de son port. Belles maisons colorées comme toujours. Le tour en est vite fait et, comme la saison de pêche à la morue n'a pas encore commencé, je n'y croise pratiquement personne et tout est fermé. Même pas un bistrot ouvert. Hors saison.





















Un coup de vent étant annoncé pour les jours qui viennent et n'ayant pas envie de rester ici pour attendre des jours meilleurs, je me remets en route en milieu d'après midi pour un autre port, Stamsund, à deux heures de navigation. D'après ce que je sais, c'est une petite ville avec un port de pêche important. Ce sera peut-être un peu plus animé, même si, là aussi, la saison de pêche n'a pas encore commencé.
Qu'est ce que j'apprécie d'avoir enfin une bonne vitesse et de pouvoir accélérer pour éviter un énorme nuage noir avec des grains de pluie qui se déplace dans ma direction.


Le temps est en train de changer et la dernière demi heure est bien ventée (25 noeuds), j'arrive juste à temps pour m'installer le long d'un ponton accueillant. Maintenant, Eole peut s'exprimer avec toute sa vigueur, je suis à l'abri. Et, à l'heure où je suis en train d'écrire, il ne se gène pas pour donner de la voix dans les haubans et ça devrait durer quarante huit heures.
La dernière heure de navigation m'a offert un magnifique spectacle lumineux.
Alors que je quitte le pur ciel bleu des trois derniers jours, un cortège de nuages arrive du Sud et le jeu de lumière avec le soleil qui essaye de faire de la résistance est extraordinaire, incroyables changements de couleurs entre les bleus, les gris, les jaunes, les noirs.
Magiques lumières du Nord....






 















Some news after my little joke in the last article.
First, many thanks to those who have sent me friendly messages after some emotions because they thought it was true.
Some who have read only the first part of the article imagine I’m really on my way back...
Concerning Max in Belgium, he’s a bit desapointed because it’s not true, he thought he could buy my boat ! Sorry Max.
Then, an answer to those who ask me news from Baltic: she is very well, even she is very very careful when she goes out of the boat, afraid to meet again Zoe, my neighbours cat.
Zoe comes on the boat to cheek Baltic and the "discussion" through the porthole is pretty loud !
She is growing quite fast (five and a half months) and she has so much energy it’s sometimes difficult to read or use the computer.



Beautiful weather being back on the Lofoten islands, I start sailing again to the south of the archipelago.
First, I have to find a good spot to beach the boat as I have to replace the propeller.
Due to a wrong calculation of the propeller at the factory, this one is not appropriate and the boat is very slow.
So a new propeller has been made and I just got it.
The advantage to have 2 keels and to be in a tidal area is that it’s possible to beach at low tide.
I’ve already spot a little fjord with a sandy bottom where there is no water any more at low tide.
I come there at high tide and, anchored in front and at the back, with 1.70 m water deep, I just have to wait the water goes off and the boat stands gently on the sandy bed.









































The tidal range is at the moment 2.70 m.
The water being absolutely still, I even did not feel when the boat was standing on her keels and rudder.




















The operation took only ten minuts and then I had to wait four hours for the boat was floating again, till 1 o’clock at night.
At that time I moved the boat a few hundreds meters offshore to be able to sail away in the morning at low tide.
And again a beautiful day, with no wind, so I can test the new propeller:  the performances improve for
1.5 to 2 knots and Vò lu Mondu has now a "normal" speed for a boat of her size, 6 knots cruising speed with plenty of spare power.

What a beautiful day ! And what a pleasant feeling to sail next to the mountains with their autumnal white hat ! They are not very high, 5 to 6 hundreds meters, but, as they are so close to the sea, they look much higher.

I stop around noon in a beautiful small village, Henningsvaer. It’s a fishing village streched along its harbour. As always, nice colored houses. It’s very quick to go around and, as the fishing season has not started yet, I did not see almost anybody and everything is closed.
Off season.























A gale being forecasted for the next days and as I don’t wish to stay here to wait for a better weather,
I keep going in the afternoon to another harbour, Stamsund, 2 hours away.
According to what I know, it’s a small town with an important fishing harbour.
Maybe it will be a bit more living, even if there aswell, the fishing season has not started.




It’s so good to have a good speed and to be able to speed up to escape a huge black cloud with rain showers coming towards me.

The wheather is changing and the last half an hour has been pretty windy (25 knots), I am just in time to moor along a welcoming pontoon.
Now it can blow strongly, I am well sheltered. And at the moment, while I’m writing it’ s blowing hard and it should last 48 hours.

The last sailing hour gave me a tremendous light show.
As I’m leaving the pure blue sky, a procession of clouds comes from the south and the light game with the sun is wonderful, incredible colour changes beetween blues, greys, yellows, blacks.
Magical lights of the North...























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Par Marc - Publié dans : Le voyage
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Dimanche 4 octobre 2009

Un an déjà. Un an que mes amarres ont été lovées sur le pont de Vò lu Mondu pour la première fois au départ du Grau du Roi.
L'heure de faire un bilan ? Bof, pas trop mon truc. Déjà que je ne fais pas de programme, manquerait plus que je fasse un bilan.
Quelques observations quand même.
2000 kilomètres de navigation fluviale, plus de 2000 milles de navigation maritime.
Beaucoup de très bons moments, d'autres moins agréables aussi pour être honnête.
Des paysages magnifiques, des lumières extraordinaires, la compagnie des oiseaux, des belles rencontres mais aussi des vents quasi systématiquement peu collaborants ce qui a impliqué un très grand nombre d'heures de déplacement au moteur, pas très drôle, beaucoup de gris et peu de belles journées vraiment estivales.
Au bout du compte, (bon, c'est quand même parti pour être un bilan), ce nouveau mode de vie me convient-il ? Oui et non. Oui pour ce que je viens de citer et non parce que je crois que fatalement la routine vous rattrape tôt ou tard, la sournoise,
Lever l'ancre le matin, se remettre en route, pour aller où ? Au prochain mouillage après une journée de bruits mécaniques dans les oreilles, donc même pas de musique pendant ce temps, puis le trouver ce mouillage, en slalomant entre les vils rochers sous marins, mouiller l'ancre, une fois de plus, se pencher sur les problèmes récurrents de charge de batteries, et puis nettoyage du bateau, et zut, pas fais la vaisselle depuis 2 jours ! Et puis, faut faire à manger, encore et encore. Et la vaisselle encore....
La routine. Comme avant. Comme pour tout le monde au fond. Foutue routine !
Et les grands moments de solitude, pas toujours du monde à rencontrer dans ces mouillages déserts, l'impression d'être toujours hors saison...
Alors ?
Alors, j'ai pris la décision aujourd'hui. C'est décidé, je rentre.
Un an, ça suffit. N'est-ce pas déjà trop finalement ?
Non, c'est assez, je rentre. Plus envie.
Je pense que c'est mon dernier article sur le blog (le 100 ème!). Et même pas envie d'y mettre une photo...
Merci de m'avoir lu tous ces mois, j'espère que je ne vous ai pas trop cassé les pieds avec mes histoires.



Meuhhhh non, je rigole !!!!! Vous n'y avez pas cru quand même ?
Vous quitteriez la table du meilleur resto du monde, celui que même le Guide Michelin il n'a pas assez d'étoiles pour lui, après l'entrée pourtant délicieuse ? Et quand on voit ce qu'il y a à venir sur la carte....
Moi pas ! Bien trop gourmand, bien trop gourmet, bien trop boulimique.

Quand on vu des aurores comme celle-ci











                                                                                           des petits matins comme celui-ci
des journées comme ça

                                 ou comme ça
ou comme ça


des fins de journée comme celles-ci



des nuits comme ça...



Quand on a fait plein de très chouettes rencontres....















plus tous ceux dont je n'ai pas tiré le portrait...

et quand en plus on est passé par des moments "forts"












sans oublier mes copains de tous les jours...

































quand on a un super bateau....


une tellement bonne compagnie....


alors, il n'y a pas d'hésitation possible, je garde la barre dans une main, l'appareil photo dans une autre, la plume-clavier avec ce qui reste de doigts et ça continue.
Et puis, et puis, je n'ai pas encore goûté à l'hiver au delà du cercle polaire avec les aurores boréales en toile de fond, aux douceurs et senteurs méditerranéennes, pas plus que je n'ai rencontré les dauphins de l'Atlantique, les rorquals de la mer de Cortez, les baleines à bosses d'Alaska, ni tutoyé les glaces des canaux de Patagonie, pas plus qu'approché les coraux des lagons polynésiens, ni mouillé mon ancre au pied des pitons basaltiques des îles Marquises, ni sniffé les parfums des fleurs de tiaré et de frangipanier, sans parler de la vanille de Huahine, le tout accompagné des rencontres avec ceux qui vivent au bord des mers et océans alors que je vis au bord de la terre....
Il me semble que la routine n'est pas prête à s'inviter à bord ou alors si elle fait une tentative, elle ne sera pas la bienvenue.

Et puis ce mode de vie, loin du "toujours plus" qu’on voudrait nous faire croire tellement idéal, oui, il me convient très bien.
"Travailler plus pour gagner plus", comme disait il n’y a pas si longtemps un irresponsable notoire.
Pourquoi ?
Pour dépenser plus ? Pour avoir plus que le voisin ? Pour changer de bagnole, de télé, de cuisine ? Pour manger plus ? Plus de viande industrielle, plus de tout ce que nous proposent les grands groupes chimico-agro-alimentaires ? Plus plus plus, plus de production, plus de croissance, plus de bénéfices pour ceux qui ont déjà tellement plus que la plupart d’entre nous et qui se foutent que cette croissance se fasse au détriment de ceux qui bossent pour eux et de l’état de notre planète.
Ce mode de fonctionnement est une absurdité. Irresponsable et absurde. Droit dans le mur !
En ce qui me concerne, j’ai fait le choix d’une autre voie et ne suis pas près d’en changer. C'est ma modeste contribution au changement qui devrait absolument se faire pour que tout tourne rond et dans le bon sens.
Une vie simple, une nourriture simple, bonne, peu chère, en quantité raisonnable. Même ici en Norvège, un des pays les plus chers du monde,  mon budget ne va pas exploser au bout de deux mois.
Plus plus plus ? oui, d’accord à 100 %.
Plus de temps pour soi et pour les autres, plus de liberté, plus d’attention pour ce qui m’entoure, plus de disponibilité, plus de respect, plus de bien-être au bout du compte.
N’est-ce pas là le but majeur que tout un chacun devrait chercher à atteindre ?
Ce mode de vie différent n’est pas lié au bateau (qui me permet de voir du pays comme j’en ai envie, en douceur), il est possible de mille autres façons, à chacun de trouver ce qui lui convient le mieux.
Liberté de choix.

Vous continuez à m'accompagner ?

"Passer sa vie à cheminer le long d'une route droite, profondément encaissée entre de hauts talus, est faire médiocre usage des jours que le destin nous a accordés, tandis qu'ils peuvent être ensoleillés si l'on grimpe le talus pour flâner en liberté sur le vaste plateau qui le surmonte."
Alexandra David-Neel

4th of october 2008 - 4th of october 2009.
Already one year. One year ago, my mooring lines have been coiled on the deck of Vò lu Mondu for the first time at the start in Le Grau du Roi.
Time for an evaluation report ? Well, not my cup of tea. I don’t make any program, so, no evaluation report.
At least some observations.
2000 kms of river cruise, more than 2000 nautical miles sailing on the sea.
A lot of wonderful moments, some less pleasant ones to be honest.
Magnificent landscapes, incredible lights, birds company, very nice meetings but so many opposite winds which means a very large amount of motoring hours, not funny, a lot of grey skies and few nice summer days.
At the end (well, it’s started to be an evaluation report), is this way of life ok for me ?
Yes and no. Yes because of what I’ve just said and no because I believe that the routine is always on your way.
Anchor up in the morning, on the road again, to where ? To the next anchorage after a full day with mecanical noises in my hears, so not even music during that time, then find a good anchoring spot, going beetween treacherous under water rocks, drop anchor, one more time, look after recurrent battery charging problems, clean the boat, did not do the dishes for 2 days ! And cook again and again. And dishes again....
Routine. Like before. Like everybody after all. Bloody routine !
And loneliness, not always somebody to meet in deserted anchorages, the feeling to be off season all the time.
So ?
So, I took the decision today. It’s decided, I go back home.
One year, it’s enough. Is not it too much finally ?
No, it’s enough, I go back.
I think it’s my last article on the blog (hundredth article !) And I don’t feel like to put a picture in it....
Thanks to have read my words during all these months, I hope I did not bother you too much with my stories.



Noooooo, I’m joking !!!!! You did not believe it ?
Would you leave the table of the very best restaurant in the world after the delicious starter ?
And when you see what will come after on the menu....
Not me ! Much too greedy, much too gourmet, much too bulimic.


When you have seen such dawns











            early mornings like this










days like this


                                                                                        or like that












or that


sunsets like this


nights like that



When you have met so nice people





















add those I did not take pictures of

and when you have been through strong moments





not forget my everyday friends


























when you have such a good boat


and a so nice company....


so, no possible hesitation, I keep the helm in one hand, the camera in the other one, the keyboard with the spare fingers and keep on going.

And then, I do not have tasted the winter further north than polar circle with the polar lights, the sweetness and mediterranean scents, I do not have met Atlantic dolphins, fin whales in the sea of Cortez, humpbacks whales in Alaska,  I do not have touched the ice in Patagonian chanels, I do not have been close to corals in the lagoons of Polynesia, I have not anchored at the foot of the basaltic peaks of the Marquesas islands, I have not been bewitched  by the perfumes of the tiare and frangipani flowers, not talking about the vanilla from Huahine, all this with the meeting with those living next to the sea and oceans while I live next to the land....
It seems to me that routine is not close to come on board and if it tries to, it will not be welcome.

And this way of life, far from what it is said to be so ideal, yes, it’s absolutely suitable for me.
"Work more to earn more" ? Why ? To spend more ? To have more than the neighbour ? To replace car, tv, kitchen furniture ? To eat more ? More industrial meat, more of what offers us great chemical food processing companies ? More more more, more production, more growth, more benefits for those who own already much more than most of us and who don’t care that this growth is made on the back of those who work for them and dont’t care about the state of the planet.
This way to do it is an absurdity. Going strait in the wall !
I have made my choice for another way and I’m not about to change it.
Simple life, simple food, good, cheap, in reasonable quantity. Even here in Norway, one of the most expensive countries in the world, my budget will not explode after 2 months.
More more more ? Yes, 100 % ok.
More time for myself, more freedom, more attention for my environment,  more avaliability, more respect, more well-being at last.
Is not it the major goal everybody should try to reach ?
This different way of life is not linked to the boat (which allows me to travel as I wish, slowly), it’s possible in thousands of ways,  each one must find what is best for him.


You keep going with me ?

"to spend his life going along a strait road, deeply embanked is to do a poor use of the days that fate gave us,  whereas they could be sunny if you climb the bank to roam freely on the large plateau which  is over it."
Alexandra David-Neel

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Par Marc - Publié dans : Le voyage
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Présentation

  • : Le blog de Marc
  • volumondu
  • : voyage en bateau, nature, rencontres, photo, etc...
  • : Voyages

Où suis je ? Where I am.

68° 13.58' N  14° 34.00' E
SVOLVAER
Iles LOFOTEN
Norvège

Pile au milieu de la photo satellite.
Pour plus de précision, allez sur Google Earth et cherchez le nom du lieu
Right in the middle of the picture.
More details on Google earth, look for the place.


Trajet déjà parcouru

Prophétie indienne

"Seulement après que le dernier arbre a été coupé,
seulement après que la dernière rivière a été polluée,
seulement après que le dernier poisson a été pêché,
alors seulement vous vous rendrez compte que l'argent ne peut être mangé."

Paroles de la mer

"Si le large t'appelle, vas-y, ce n'est pas en regardant l'océan qu'on découvre la perle, mais en plongeant dedans.
Alors vas-y, plonge.
Plus tard tu découvriras que la perle et l'océan sont aussi en toi."
Philippe Pelen

Images Aléatoires

  • bernaches du Canada
  • Su-de-plage-hiver_0003_11.jpg
  • F20.jpg
  • P1010529.jpg
  • bécasseau de Bonaparte

Texte Libre

A consommer sans modération

"La vie c'est le truc qui passe pendant qu'on multiplie les projets."
John Lennon

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"Passer sa vie à cheminer le long d'une route droite, profondément encaissée entre de hauts talus, est faire médiocre usage des jours que le destin nous a accordés, tandis qu'ils peuvent être ensoleillés si l'on grimpe le talus pour flâner en liberté sur le vaste plateau qui le surmonte."
Alexandra David-Neel
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"7 heures du matin peut être. Je n'ai plus l'heure et je m'en moque."
Paul-Emile Victor
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"La seule chose dont on soit sûr à l'avance de l'échec, est celle que l'on ne tente pas."
Paul-Emile Victor
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"Je ne vois pas de délégation de nos Frères à quatre pattes.
Je ne vois pas de siège pour les Aigles.
Nous oublions et nous nous croyons supérieurs.
Mais nous ne sommes en fin de compte rien de plus qu'une partie de la Création. Et nous devons réfléchir pour comprendre où nous sommes situés.
Nous sommes quelque part entre la montagne et la fourmi.
Quelque part et seulement là comme une partie et parcelle de la Création."
Oren Lyons Iroquois Onondaga.
Extrait d'un appel aux organisations non gouvernementales des Nations Unies - Genève - Suisse - 1977.

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"La nature est lente mais sûre.
Elle ne travaille pas plus vite qu'elle n'a besoin de le faire.
Elle est la tortue qui remporte la course de la  persévérance."                                                                                                 

Henry David Thoreau
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"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
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"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde."
Barbay d'Aurevilly
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" Faites ce que vous êtes capables d'effectuer ou croyez pouvoir faire. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie."
Goethe

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"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre."
Marguerite Yourcenar
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"Il faut sauver les condors. Pas tellement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines pour les sauver. Car ce seront celles-là mêmes dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan, ornithologue du XIXe siècle
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